Toujours plus haut, toujours plus loin

CR Course: Trail du Pastel, une belle réussite

img_0052Après mon marathon de Toulouse, je voulais capitaliser sur ma préparation et m’aligner sur une course pour courir avec 100% de plaisir, j’aurais pu choisir un 10kms, mais en vue de la saison 2017 qui se veut quasiment toute tournée vers le trail, j’ai décidé de m’inscrire à Balma sur les 22kms du trail du Pastel, l’étape la plus longue.
La veille j’avais essayé de définir mon blanc de course, 22kms, 2h tel était le deal avec moi même, bon ça c’était tranquillement assis dans mon canapé. Quand j’arrive pour retirer mon dossard, il commence à pleuvoir, il a plu la veille en continue, et surtout, la veille au soir sur le même parcours il y avais déjà le 22kms nocturne, je m’attends donc à un terrain plus que glissant.
A 9h00, le départ est donné depuis la salle polyvalente de Balma, non loin du départ traditionnel de la course des 10kms de Balma. On s’élance le long de l’Hers, non loin de la rocade, le sentier est humide et le départ est relativement rapide, histoire d’étirer le peloton. Certains sont partis en chaussures de routes, le gars devant moi tombe 2 fois en 1km, je me dis qu’il est pas au bout de ces surprises. Pour ma part le chrono affiche 4’44, puis 4’41, je sens que le cardio est assez haut, mais je suis venu pour tenter quelque chose et non pas faire une simple balade. Au 3e kilo, on arrive au niveau de la route de Quinte Fonsegrives que j’emprunte tous les 15j pour aller à l’usine. On remonte, toujours sur le goudron, j’essaye de rester au contact d’un petit groupe de 4, je me dis qu’à un moment donné ça va monter et on va bien finir par ralentir, 4’48, le 4e en 4’46, je suis bien en avance sur le plan de marche. C’est à ce moment là qu’il se met à bien pleuvoir. Je suis parti en short, mais j’ai quand même pris ma veste Salomon Bonati, qui je le sais n’est pas le meilleur des matos, car elle n’évacue pas du tout la transpiration, et je sais que je vais finir avec 2l d’eau dans les manches.
Ca y est, on commence à rentrer dans un sous bois, le sentier rend plutôt bien, je sais que l’on va finir noir de boue, donc pas de détail, je préfère rester en plein milieu c’est à dire dans la merde plutôt que de me la jouer effarouché sur les bas cotés sur l’herbe, on est encore au niveau des derniers lotissements de Balma, on longe donc les jardins des maisons, pour se manger une première cotes de 100m raide comme la fin d’un pic dans les Pyrénées. On continu en jouant à saute mouton autour du ruisseau, et là j’avoue que c’est sacrément humide voir marécageux, en plus de cela il commence à tomber des trombes. On va sortir de ce premier sous bois, pour déboucher sur une route perdue, j’en profite pour relancer et conserver mon principal objectif qui est toujours de rattraper le coureur qui a devant moi, on plonge à l’orée du bois en sautant un grand faussé.2016-11-21_00-10-40Voilà la partie la plus sauvage et la plus technique de la matinée qui se situe au niveau du 8e km, les organisateurs se sont amusés à jouer aux montagnes russes dans le bois par petite bosses de 20-50m. Sur terrain sec ça doit déjà être technique mais là c’est holidays on ice, toutes les 30s, il y a un coureur qui fini le cul par terre, dans les montées tout le monde se pousse, s’entraide, ou double à travers le bois, pour éviter de pratiquer le sentier boueux. Le pire se produit sur une grosse descente, où l’on a placé une corde de 40m, il y a tellement de coureurs accrochés que l’on se croirait à une épreuve de force basque. Le drame se produit, je me prends une belle bûche sur la fin en tombant sur les poignets, j’ai cru pendant 3′ que je me l’était encore cassé, mais ça tient. On va tous remonter, je suis dans un groupe de 4 qui à une allure plutôt correcte, on va sortir de ce bois, traverser un champs détrempé pour remonter sur la départementale.
Là pas de détail, ils pleut des sauts d’eau, on y voit rien du tout, mais on allonge la foulée comme des dingues car au moins on peut courir. Ca va pas durer, on tourne sur la droite, j’essaye de voir le nombres de coureurs devant moi, il n’y en a pas tant que ça, je dois pas être si mal au niveau du classement. On va arriver au niveau du ravitaillement soit la mi course, mais pas d’arrêt au stand, j’ai tout ce qu’il faut car je cours avec la sac 3l Salomon, du coup tout se fera en autosuffisance. On remonte un petit tape cul, pour se retrouver sur la route, puis on bascule.
Enfin de la descente, là clairement je ne ferais pas des enjambés de 2m comme cela si j’étais sur un Ultra car je le payerais 20 bornes plus tard, mais aujourd’hui pas de détail, on va tourner sur une chemin en herbe le long d’un champs, c’est plutôt stable, mais il faut faire gaffe aux nids de poules. J’ai une dizaine de coureurs devant moi, alors j’envois comme un dératé pour essayer de rattraper se beau monde. J’arrive au niveau d’une bifurcation entre le 18 et le 22, je prends donc à droite sur le grand parcours, puis j’enchaine les relances en me retrouvant quasiment tout seul, je déboule ensuite au niveau du chemin le long du ruisseau, là clairement c’est la marre des canards, et c’est pas évident du tout de conserver une vrai allure soutenue.
Je n’ai croisé personne qui revenait en face de moi, cela veut dire que la tête de course n’est vraiment pas loin. On retrouve la route pour 200m, les signaleurs sont trempes, ils savent plus où se mettre. L’un d’eux, me dit  » c’est une boucle à dans 15’….normalement », on échange un sourire et je me lance donc dans cette boucle. Au début ça va, je rattrape un coureur devant moi, puis je vois que certains autres devant moi, zigzaguent entre les genets et rentrent dans le bois, 3′ plus tard, me voilà au même endroit, par contre j’avais pas bien envisagé ce que j’allais rencontrer au niveau du bois. C’est THE COTE de la course 1km avec pas loin de 15% de moyenne et des pourcentages à 29% sur Strava, ça pique, c’est le seule endroit ou je vais vraiment marcher car il y a tellement de boue que l’on peut pas courir même à petite foulée, du coup ça créé un petit bouchon, on est 5 à la file indienne. On va arriver à la fin de ce Tourmalet, pour faire le retour au départ très raide, on passe sur un tapis de chronométrage, c’est vrai que la gruge pourrait être facile à cet endroit là, surtout pour les concurrents que je vois de l’autre coté. On va descendre vers le signaleur qui m’a encouragé, j’aurais mis 19′, peut être qu’il avait l’allure des premiers en tête :-).trail-du-pastel-260A partir de ce point là, je vais avoir la banane quasiment jusqu’à la fin, en effet au niveau du croisement,16e km, on reprend le chemin en sens inverse pendant 1km, du coup on croise tous les concurrents, et vu le nombre que je croise, je plais à dire que je suis en train de faire un coup. Je rentre dans un petit bois très clairsemé, pour en ressortir de l’autre coté, je lève les yeux la dernière côte du parcours, il y a 4/5 coureurs à aller chercher, dès les premiers mètres, j’en mange un mais maintenant je comprends pourquoi je les voyais marcher. Je décide de raccourcir la foulée à mort et de faire la monter en trottinant même à très faible allure, mais j’avance plus que les autres, je suis rapidement en haut.
Ca commence à redescendre, j’essaye de m’arracher, pour recoller à un petit groupe, j’arrive pas à combler le trou, surtout qu’il nous refond passer par l’endroit où l’on a eu le ravito et c’est rempli de boue. On rentre dans un lotissement, je me dis que ça y est, à partir de là il faut débrancher le cerveau mais surtout ça « devrait » descendre jusqu’à l’arrivée.Les kilomètres s’enchainent, 4’45, 4’54,4’21, je suis à bloc, 14925236_673240309518538_356642386861791695_n2016-11-21_00-10-13je commence à entendre le speaker, j’ai déposé 3 coureurs dans le dernier kilo, je franchis la ligne 2h06’30 », 32e sur 300 participants et 18e sénior, éclaté mais heureux d’avoir rien laché!

Powerbar : 30 ans déjà et pas mal de changements

img_2222Lorsque j’ai eu l’occasion de tester les produits Powerbar, j’ai sauté sur l’occasion car je suis un grand aficionados de la marque et de certains produits que j’utilise tout au cours de l’année, notamment lors de mes entrainements vélo. Mais aujourd’hui le focus se fera sur les produits que j’ai particulièrement utilisé durant ces 3 derniers mois pour la prépa marathon.
Produits à utiliser avant l’effort:

isoactive-600g-powder-orange_600x600Isoactive: c’est la boisson à l’effort que l’on peut trouver sous plusieurs parfum: Orange, citron, fruits rouges. Je l’utilise depuis des années et j’apprécie particulièrement le parfum citron qui n’est pas forcément trop sucré et que l’on peut boire pendant des heures sans forcément en avoir ras le bol. Elle est composée de 5 ÉLECTROLYTES (sodium, chlorure, potassium, magnésium et calcium), éléments que l’on perd lors de la transpiration.

5electrolytes-drink-mango-passionfruit-neu-570x486px5 Electrolytes: On est sur le même principe que la boisson a l’effort précédente mais pensé pour le traileur. En effet le conditionnement est sous le format d’un gros type d’aspirine, et le produit identique à un gros dolipranne. Par contre c’est là que le bas blesse pour moi, on est sur un produit qui est légèrement effervescent et pour moi ça ne passe pas, le gout n’est pas franc. Les comprimés se dissolvent intégralement. 10 comprimés produisent jusqu’à 7,5 litres de boisson sportive.Les arômes Pamplemousse rose et Lemon Tonic Boost contiennent 75 mg de caféine par comprimé, ce qui peut augmenter les capacités de concentration. Pour ma part je n’ai jamais pu aller au fond des 1l. J’accroche sur le principe pas sur le gout.

2015-energize-mangotropcial_0_600x600Barres New Energize: Sur le principe j’adhère totalement, c’est la mise à jour des traditionnels barres Energize que j’avale par dizaine durant l’année surtout le parfum mangue Passion, du coup la promesse se voulait belle en ré interprétant la précédente uniquement avec des éléments naturels. On retrouve les parfums les plus improbables:
– Bella Italia: Saveur tomate
– Gigerbread: gingembre et pain d’épice
-Mangue tropical: mangue
– Original Almond Vanilla : amande vanille
– Salty Peanuts: cacahuète
Sur le plan gustatif, les parfums me font vraiment envie, le problème subvient lors de la première bouchée, la barre est composée de flocon d’avoine et fruits sec en morceaux. En effet la texture a complètement changée, elle n’est plus collante, mais qu’est ce qu’elle est pâteuse, c’est très sec. Je ne suis jamais arrivé à plus de la moitié de la barre. Pour moi je ne retrouve pas le gout franchement sucré que je recherche lorsque j’ouvre une barre après une heure d’efforts j’ai vainement envie que le sucre reste sur le bout de la langue, ce n’est pas du tout le cas, je resterais donc sur les Energize Classique.

energize-muffin-caramel-vanilla_1_600x600Energize Muffin: c’est la petite nouveauté dans la gamme Energize et là par contre j’ai vraiment aimé et je le dis haut et fort. Le problème dans les gâteaux sport fait pour l’avant course et tout particulièrement l’avant marathon c’est qu’après un tout petit morceau c’est très vite encoeurant,ici gout et texture sont particulièrement agréable tout simplement car on est sur des petits muffins. Comme tous ces gâteaux c’est assez facile à faire (niveau 2 ans, j’ai fait participer ma fille pour vérifier…), la cuisson quant à elle se fait soit au four soit au micro onde. Et le petit plus, ils sont personnalisables avec ce que vous voulez, voyez ci dessous, j’ai choisi l’option gourmand. Niveau apport ça à l’air de bien fonctionner, car ce matin là j’ai cartonné au semi de tournefeuille.
2016-10-17_22-50-55
Pendant l’effort:
powergel-tropicalfruit-gross_600x600Powergel Original: là encore on est sur une un produit historique de la gamme depuis 1996. Enormément utilisé par les triathlètes et par les coureurs US (je m’en suis rendu compte lors du marathon de NY), ce produit est le contre pied parfait des barres New Energize, là vous voulez du sucre c’est à l’état pur avec un goût fruité très prononcé. Le gros avantage réside dans son emballage qui est très pratique a transporté ou a ouvrir d’un coup de dent. Certains parfums comportent même d la caféine.

Après l’effort:
570x486_2014-natural-protein-blueberry_600x600Natural Protein: les barres protéinées sont en principe toutes semblables c’est à dire très compactes pas facile à mâcher mais qui font du bien après une grosse séance. Là on est en face d’un produit qui affiche la couleur, naturel, végan, basée sur une première partie de cacahuètes, et amandes mélangées à des myrtilles. Le goût n’est pas désagréable, l’effet qui rassasie ce fait sentir assez vite, par contre un petit goût farineux nous laisse sur notre fin.

570x486_2016-pp-52-chocolate-mintProtein Plus 30% & 52%: j’ai gardé le meilleur pour la fin ou faim… Je m’entraine principalement entre midi et deux et ma pause déjeuner passe assez vite et je mange en principe en 10mn, du coup vers 15h j’ai souvent un petit creux, avec un petit coup de fatigue et c’est à ce moment là que j’ai pris pour la première fois ces barres. Là le double effet kiss cool, ça fait du bien mais surtout le gout menthe chocolat type after eight est tout simplement une tuerie.

Vous l’aurez compris, la marque Powerbar fête déjà ces 30 ans, mais lorsqu’elle a soufflé ses bougies, elle a vraiment décidé de renouveler complètement certains de ces produits phares. Certaines recettes ont marché d’autre non, dans tous les cas ça ne vous laissera pas indifférent.

Où trouver les produits: https://www.powerbar.eu/fr_FR/

Sac « Gilet hydratation » Kalenji, une petite révolution mais pas encore abouti

gilet_running_sans_flask_gris_kalenji_8378324_1011376Ce sac je l’ai attendu voir même désiré, lorsqu’au printemps dernier, les principaux acteurs de la presse trail running était invité pour le traditionnel testing annuel, j’avais été particulièrement séduit par cette innovation Kalenji qui est de proposé en version grand public un produit en « rupture » co développer avec le champion Thierry Breuil: le « Gilet hydratation ».
Le principe est le même que la référence du marché que je possède en version 5l, la veste hydratation Salomon S Lab à un modeste coup de 149€. J’en ai essayé pas mal d’autres entre temps mais aucun ne me procurait la sensation parfaite d’enfiler un gilet sans manche sur lequel on vient greffer 2 flasques souples. Les matériaux utilisés étant légers et durable ça en fait un allier parfait.
Donc quand j’ai pu voir les premières photos, l’esthétique me plaisait particulièrement ainsi que son coté évolutif, déjà utilisé par Kalenji dans son sac  0-10l.
Le teasing étant parfait, le prix révolutionnaire 39,90€, je pense que je suis allé tous les mois chez Décathlon pour voir si le précieux était sortit.
1er échec: ma déception commençait à s’amplifier, en effet, c’était au moment ou j’attendais la sortie des Kalenji Kiprace Trail 3,et ce fut le même combat, apparement un manque de fiabilisation sur un sous traitant, et voilà que la marque ne tient plus aucun délais, après avoir créé le besoin impossible de servir le client, dans la gestion marketing on repassera. Mon sentiment est qu’ils ont perdu un paquet de ventes, quand on sort son matos Trail en Mai/juin, la plupart des coureurs se sont déjà équipés et on va difficilement acheter 2 sacs.

Passé cette déception, je recherchait vraiment un produit encore plus light que mon 5l, donc j’ai quand même fait l’acquisition de ce gilet. Coté look, plutôt sobre, il est noir et la poche arrière bariolée noir/gris/blanc, en parfait accord avec ma tenue trail Adidas 2015 spécial Wawrinka (en hommage à son short, d’ailleurs c’est grâce à ce short improbable que Tom Tout m’avait reconnu lors de la Venasque 2015 :-)). Le tissus employé est en mesh plutôt technique, rien à voir avec les première bretelle mal taillés des sac Queshua de l’époque qui étaient rigide comme des battons, clairement un travail sur la physionomie des coureurs à été faite et lorsqu’on l’enfile, on sent bien que l’on est pile à la croisé des chemins entre un textile et un sac. Comme Salomon, il est disponible en 2 tailles pour épouser au mieux les formes XS/S ou M/L. Avec mes 1m75, j’ai pris le M/L et ça fonctionne plutôt bien, par contre quid des gars qui achètent du XL? Je pense que cous allez avoir l’impression de porter une capuche… La légèreté est au rendez vous avec ces 124g qui en fait quasiment un des sac les plus light du marché.img_3183

Ses fonctionnalités:
La raison première de l’achat d’un sac comme celui ci avec une capacité aussi réduite est pour moi d’avoir un porte gourde plus la possibilité de mettre une veste light dans le dos  et 2 barres céréales mais clairement le commun des mortels n’achètera pas ça pour faire un ultra de 170 bornes.
Les portes gourdes: 2e promesse, 2e échec, là encore lors du testing presse on nous vends que se sac avec les 2 gourdes qui ont été développées spécialement en 400ml sont un mix parfait, à l’heure ou j’écrit cet article toujours pas de flasque de 400ml. A que cela ne tienne, je dispose de 6 flask souple Salomon, donc j’essaye de les enfiler, ça fonctionne, mais à mon avis ce n’est pas l’idéal surtout quand les flasques sont pleines et qu’à chaque impact de pas, elles remontent et veulent sortir. Seule solution: boire et replier les pipettes à l’intérieur en forçant. Bon là je ne leur en veux pas, c’est un produit Kalenji et non Salomon.img_3185Au niveau des poches, il y a l’essentiel, sous les flasques on va retrouver une poche de chaque coté, ou l’on pourra glisser téléphone, gels, barres céréales, il faut cependant faire attention, là aussi les objets remontent, clairement, une poche avec fermeture ne sera pas du luxe pour les objets de valeurs ou les clés. Pour moi la problématique sur la poche dorsale, on va pas ré inventer le fil à couper le beurre, mais le principe est de recevoir une veste plus le matos obligatoire (couverture de survie, gobelet…) pour un trail court/moyen. Sur la volumétrie, on y est rien a redire sur la praticité on repasse. Le système de fermeture de cette poche qui est en fait un scratch sur le haut pourrait être interessant si ce n’est qu’elle est ouverte sur les coté, on ne sait pourquoi, mais si vous avec un objet lourd et que vous voulez refaire votre lacets, prévoyez de ramasser les affaires par terre qui tombe.img_3184Dernier point, la fermeture sur l’avant: pour moi la référence incontesté est Salomon avec leur système tout con, un élastique qui reste souple suivant les vêtements que l’on enfile plus un petit crochet qui vient se clipper. Ici, on retrouve un petit crochet qui vient se clipper sur une couture spécifique (ok ça fonctionne), mais au lieu d’avoir un élastique on se retrouve avec un morceau de tissu épais, et on gros noeud à la base. Bilan: un point de compression, et des irritations impensables (à cause d’un détail c’est dommage….) Dernier point, je pense que l’idéal pour avoir un maintient parfait, c’est d’avoir à minima 3 sangles, malheureusement pour moi, celui que j’ai acheté n’en possédait que 2 du coup ça me fait une ouverture béante au milieu et un mauvais maintient.
2016-10-01_16-37-08Pour conclure, je dirais que Kalenji a mis la charrue avant les boeufs. Faire un lancement produit alors que le SOP (Start Of Production, j’ai appris le mot aujourd’hui en formation donc je le place) n’est pas connu/maitrisé est une grosse erreur pour une marque qui veut se faire un nom… Sur le produit, la promesse est belle, le prix est hallucinant et pour le commun des mortels, ce produit « entré de gamme » fera l’affaire à 100% et c’est peut être la cible de client recherchée par kalenji (le néo traileur, à petit budget qui s’équipe de A à Z à moins de 150€). Mais pour le traileur confirmé qui a l’habitude du beau matos tous ces petits détails font la différences et si on m’avait donné l’occasion de tester ce produit avant de l’acheter je pense que je n’aurais pas franchis le pas.
Après je connais la faculté de remise en question de Kalenji (j’ai testé le premier modèle Kalenji trail et les dernières Kiprace 3, on a l’impression qu’ils ont fait un bon de 10 ans en avant), j’ai envie de dire revoyez la copie et étonnez nous, vous en êtes capables.

Prix: 39,90€
où le trouver : avec de la chance en magasin.
2016-10-01_16-39-25

CR course: Semi de Tournefeuille 2016, la dernière étape avant la grosse échéance

img_9644Ce matin, on est à 3 semaines du Marathon de Toulouse et le semi marathon de Tournefeuille est une étape incontournable pour moi depuis quelques années, j’en suis à ma 4e participation avec mon meilleur temps de 1h37. Après m’a course au semi de Toulouse il y a 15j et mes 1h36, l’objectif est simple passer sous 1h35, ainsi ça validerait l’ensemble de ma préparation avec un très gros volume, mais surtout, ça me donnerait la confiance pour aller chatouiller mon RP sur marathon.
Après un bon échauffement ou j’ai pas mal transpiré et j’ai fait monter le cardio, j’ai pas du tout froid ce qui est de bonne augure, je m’installe dans le sas 1h30 – 1h40, c’est la nouveauté de ce semi pour fluidifier le départ. A 10h00 pétante nous voilà parti sur la Route de Tarbes, au bout de 500m, on rejoint la longue Avenue Général Leclerc au niveau du rond point , ou la jonction avec les 1000 concurrents du 10kms s’opère, heureusement il y a un terre plein au milieu donc tout ce beau monde reste tranquille, je passe le km1 en 4’23 en ayant ralenti l’allure. Il y a des meneurs d’allures en 1h35 mais ils sont derrière moi et je ne les sens pas trop bien donc j’ai décidé de faire ma course tranquillement, on passe le touch, ce chemin je le connais par coeur, je viens régulièrement m’entrainer dans le coin, déjà le km2 en 4’24, là je fait un rapide check up et décide d’aller le plus loin possible en 4’25 et on verra plus tard si ça vient à exploser. On va tourner sur la gauche pour rentrer au niveau de l’entrée du lac de la Ramée, où il y a pas mal de monde pour encourager car c’est un carrefour stratégique ou on repassera plusieurs fois. On continu sur le chemin goudronné au niveau du manège puis le long du gymnase, là un groupe de musique bien sympa est là, ça fait toujours plaisir, un petit geste de salut et on enchaine par une petite difficulté progressive. Au niveau de l’angle du terrain de foot, c’est la mini bosse du parcours, je multiplie la cadence et je passe tranquillement alors que le gars derrière moi est en train de souffler comme un boeuf, ça continu à monter jusqu’au ras du lac. Maintenant il est temps de relâcher, les bras, la foulée, une grande inspiration, tout semble allez pour le mieux même même si je dois pas avoir trop de marge. A cet endroit, on commence à croiser dans l’autre sens les premiers du 10kms et même en 5e position le premier du semi, toujours aussi impressionnant. Le bitume est plutôt bon, on arrive au demi tour, depuis le kilomètre précédent, j’ai un écart avec ma montre, tant pis, ça va pas changer la donne, km 5, 4’26.20161002155333-16d27536-meOn est maintenant face au gros flot du peloton, j’aperçois les meneurs du 1h35 qui est pas trop touffu, les plus fournis seront 1h45 mais surtout 2h00 avec un bon nombres de femmes, mais ça va encore très loin, ils sont pas arrivés. Pour ma part, je suis avec un gars qui doit avoir la cinquantaine et qui court à mon allure, je décide de rester avec lui, c’est toujours mieux que de se battre tout seul, on repasse devant le groupe de jazz, puis après une longue ligne droite, l’organisation a changer le parcours, on va tourner sur la droite sur un sentier, il y a une poussière terrible avec tous les coureurs, un légère bosse pour sortir du sous bois et nous re voilà sur le bitume. Ca va nous ramener au niveau de l’entrée du lac, à ce moment là on est 4/5 coureurs et ça fluctue entre 4’20 et 4’25. En sortant du lac, je sais que l’on est face à une longue ligne droite jusqu’au 9e, j’essaye d’être le plus régulier possible et au moment de la séparation entre le 10 et le semi, mon acolyte prend la direction du 10 alors que j’étais persuadé qu’il était sur le semi. Je me retrouve donc tout seul sur cette 2e très grande ligne droite, le long de la route avec une longue file de bagnole et sont lot de conducteurs en colères qui vont être en retard un dimanche matin….pour aller chercher le pain..Bref. Je sais que l’on arrive bientôt au ravito du 10e alors je décide de prendre un Gel Apurna que j’ai en test en ce moment. Je passe les 10kms en 43’57, les 2 dernières années je n’aurait même pas fait ça sur un 10.
Je me suis emmener mon porte gourde car je l’aurais également durant le marathon, la tenue sera là même aussi. On redescends un petit peu, pour arriver à mi course, là on est sur un trottoir pour arriver à l’entrée du golf, je coupe par la route car j’ai peur de me faire une cheville sur la route, on tourne à droite, pour entamer la plus longue ligne droite de la course, presque 2,5kms. On est au 11e km, je le passe en 4’25, ça commence a tergiverser dans me tête, en construisant plusieurs scénarios, le 1er tenir, le second, ralentir pour rester en dessous de 4’35 et du coup faire mon temps souhaité, je décide de tenir le plus longtemps possible à l’allure actuelle. La première partie de cette ligne droite se fait sur un chemin gravillonné mais qui rend bien, à ce moment là je rejoint une coureuse qui était dans le sas avec moi ainsi qu’un autre coureur, les 2 sont à mon allure, je décide de rester à coté. On va ensuite rejoindre, la route qui est le long du lac, puis prendre un sentier qui lui est pas top surtout quand vous ressentez les cailloux remonter dans les pompes a travers le boost de mes Boston 5, 13e km en 4’28, ça tient toujours. A cet endroit là, une nana qui sort de je ne sais où manque de me percuter, elle ne fait pas la course, mais rejoint son copain qui est juste derrière moi, elle va tenir 400m et exploser, du moins elle me gènera plus. On va prendre à droite au niveau de l’entrée du lac comme au début de la course, il y a toujours autant d’ambiance, c’est également à ce moment à que je vois Sylvain Gobain, en route vers son RP. On repasse au niveau du groupe de musique au 15ekm, là c’est le money time, j’ai lâché mes deux compères et je suis avec un black plutôt sympa qui a l’air de plus avoir de marge comme moi. On remonte la seule difficulté de ce parcours, mais là ça tire fort et je sens que je perds en vitesse. Je décide de prendre un nouveau gel pour pas prendre une hypo, le gars a coté me dit que c’est son 3e semi en 4 semaines et qu’il en peu plus, je lui répond que je ne suis pas loin non plus mais qu’il faut pas qu’on lache il ne reste que 5kms.
On s’accroche, on arrive au demi tour avec le ravito, je chope une bouteille d’eau. Les ravitos sont juste parfait, il y a de tout, et même des bouteilles à moitié remplie, si toutes les courses pouvait être comme cela. _dsc0331_01On passe le 17e en 4’27, c’est quasiment gagné, je sais que je vais remplir mon contrat si je ne lâche rien. Au 18e, sur le coté j’aperçois un meneur des 1h35, vu qu’ils étaient que 2, j’espère que l’autre est toujours ok , et à ce moment là je suis bien content d’avoir décidé de partir seul. On sort du lac, pour rentrer pour la dernière fois sur l’avenue du Général Leclerc, je passe le km19. Tout lacher quitte à vomir sur le bas coté, c’est jouable de faire un vrai bon temps, je suis tout seul, j’ai un point de mire avec un coureur devant moi.  Après 500m je l’avale, on arrive au rond point où il faut traverser la grande route, je récupère encore un coureur, ça y est je suis au km20, en 4’24. Pas mal de monde se promène sur les bas coté et encourage, je tire sur les bras agrandit la foulée, j’arrive au dernier rond point, on m’annonce 300m, je me fais un dernier sprint avec un triathlète qui me tape sur l’épaule, encore quelques metres et je franchis la ligne.img_0217Je termine ce semi de Tournefeuille en 1h33’50, 120e/780, presque 2’30 qu’il y a 15j, c’est sur je vais tenter quelque chose au Marathon de Toulouse.2016-10-02_15-44-30

CR Course: Semi marathon de Toulouse 2016, la bonne nouvelle

IMG_6313Aujourd’hui j’avais décidé de m’inscrire au semi marathon de Toulouse, la première fois que j’ai couru ce semi (mon premier), c’était en 2009 déjà en mode préparatoire pour le marathon de Toulouse. Cette année j’y reviens pour la même chose, mais vraiment en mode décontract, je souhaite plutôt faire une sortie longue à allure très régulière soit 4’45/km soit 1h40, c’est déjà une sortie longue correcte, mais c’est surtout pour me rassurer en vue du marathon qui approche.
Le départ est donné, je sais que le premier kilomètre est un peu tendu car il y a pas mal de relance, la route est très étroite et le peloton est nerveux. Je me force à ralentir car je vais vraiment vite, mais pas forcément en sur régime, je passe le km1 en 4’23, pas moyen je ne suis pas venu pour exploser, alors je lève le pieds. On continu en remontant vers le rond point de la rocade, un gars du peloton imite, un enfant qui encourage sa mère, tout le monde se marre, ça détend l’atmosphère. On redescend vers les magasins de motos, km2 en 4’35, décidément je n’arrive pas à lever le pied. On continu devant le chemin bucolique et la vue splendide des camps de gitans, pour les mecs qui viennent de loin, c’est pas le plus beau parcours de Toulouse, ils prennent de l’eau au niveau des compteurs, il y a des fuites partout, du coup on court dans la flotte, km3 en 4’33, là je fais un petit point dans ma tête, jambes : OK, mental : OK, volonté : OK, on oublie le plan tranquilou et on passe en mode régulier autour de 4’35-4’40, d’autant plus que je suis dans un petit groupe de 6/7 coureurs qui me protègent du vent, je n’ai aucun intérêt à me retrouver seul. On passe devant le Ginestou (centre d’épuration), on est chanceux aujourd’hui le vent est dans le bon sens, on a pas le droit aux odeurs, on continu au niveau du demi tour pour passer sous le canal du midi, j’aime bien ces tunnels où le seul bruit que tu entends c’est les pas des coureurs, il faut être vigilant au niveau de la sortie avec un bon faux plat montant, mais aujourd’hui tout a décidé de me sourire, je raccourci ma foulée et dépose mes collègues de droite et de gauche. Sur la rive gauche, le revêtement n’est pas bon du tout et je suis derrière un gars qui a décidé de courir en plein milieu, pas forcément pour bloquer mais il pense qu’il est tout seul. On passe au km6 en 4’42. DSC_6446Première difficulté, on change de rive en passant sur la passerelle au dessus du Canal, la monté est courte ça se fait bien, je me retrouve de l’autre coté c’est déjà le premier ravito, je prend un gobelet d’eau une gorgé ou du moins j’essaye, je ne sais pas boire dans un verre en courant, le reste je m’asperge la figure pour me rafraichir même si aujourd’hui la température est idéale. Je suis derrière un couple qui me semble être exactement à l’allure que je cible, je reste au « chaud » derrière, on va descendre tout le canal pour se retrouver au niveau des ponts jumeaux, légère descente, je relâche mes bras fortement, on passe une chicane pour se retrouver dans l’avenue principale qui va nous emmener au stade, petit bilan, tout va bien, souffle Ok, et surtout j’ai l’impression que le cardio est parfait et même assez bas. J’arrive au niveau d’Ernest Wallon, le temple, on boucle les 10 premiers kilomètres en 46’23 !

C’est maintenant que ça va se compliquer, il faut faire au moins au si bien pour ne pas avoir l’air d’un con. Je prends un gel dans ma ceinture, c’est toujours aussi dégelasse quand ils sont sucrés, je prends également un verre d’eau, pour faire passer tout ça et on est reparti pour un tour. Je suis toujours avec le même couple, pour la bonne raison, qu’ils sont des métronomes parfait et ça m’évite de contrôler ma montre, je préfère courir comme cela, même si a force j’arrive à enregistrer les bonnes allures mentalement. On repasse devant les motos, le camps de gitans, Ginestou, km14 en 4’36/km, ça tient, ça va toujours, mais de coup de moins bien, je sais que sur semi c’est vers le 17e que tu peux ressentir ça, alors on va y aller dans l’ordre. On arrive au niveau du canal du midi avec le tunnel souterrain, je remonte le même faux plat montant mais à ce moment là je décroche complètement le couple et les 2 coureurs qui nous suivaient, à ce moment là, je me pose une question rapide : tu ralentis comme ça tu reste avec eux et tu es sur de finir dans le tempo ? ou tu continus à accélèrer progressivement pour faire un beau finish, ok je choisi l’option 2 quitte à exploser au 18e. On arrive au niveau de la passerelle, en redescendant, je jette un coup d’oeil à gauche pour voir ou est le couple, j’ai leur ai mis 150m, ça va le faire. Je prends un verre d’eau à la volée et là erreur tragique, les mecs m’ont filé un verre d’eau pétillante, j’adore ça à table, mais en pleine course ça surprend. Bref, on est du bon coté du chemin, l’asphalte est bon, il y a juste 4 vieux sur ma gauche qui me saoule, les mecs râles car c’est dimanche et ils ne peuvent pas faire du vélo comme ils veulent, il y a vraiment des cons partout (les gars sont a la retraite) allez y lundi matin, ou au pire encouragez nous ça fera plaisir ! km17 en 4’35, je fais un petit calcul en gros il reste 22mn a serrer les dents, c’est el money time mais je peux réussir mon coup. Au bout de 500m je prends un autre gel « coup de fouet » qu’ils l’appellent J c’est le moment pour qu’il soit efficace. J’aperçois les ponts jumeaux au loin, je relâche un maximum, un ou deux coureurs commencent à donner le ton en passant relativement fort sur ma gauche et en même temps, je rattrape régulièrement des coureurs qui sont partis un poil trop vite. On arrive enfin en haut des ponts jumeaux, je négocie rapidement la chicane pour me retrouver dans la longue ligne droite, c’est le moment de se faire mal et de se rentrer dedans, ici il ne faut pas regretter, je me dis même que je peux passer sous les 1h37. J’accélère, je me fixe un coureur et je vais le chercher, dès que je le passe, j’en prends un autre en ligne de mire, km 19 en 4’25. J’essaye de tout optimiser, je me place a la corde sur la route, je monte quelque fois sur le trottoir, on passe devant le stade, je continu d’accélèrer de doubler, j’entre aperçois l’arriver sur ma gauche mais il me reste une boucle, on arrive au niveau du km20, 4’12’/km , j’aurais fait la deuxième boucle de 10km en 45’16, négative split ! 2016-09-18_14-50-27IMG_7229IMG_7230
Ne plus penser à rien, forcer, tirer les bras, allonger la foulée, je rattrape encore des coureurs, on tourne a gauche au niveaux des salles du Toac, on longe la tribune et enfin on entre sur le stade et ça piste en terre battue, je continue d’accélérer, je vais rattraper 4 coureurs dans ce dernier tour, km21 en 4’06 pas mal, dernière ligne droite et je franchis la ligne en 1h36’25 à la 184e place / 800, 88e SEN.
Wahou, méga satisfaction, pour un gars qui était venu faire une sortie longue, je repars avec une belle marque, tous les voyants sont aux verts, et la prépa fonctionne à merveille, ça reste ma 2e meilleure marque derrière mon RP de 1h32’01

CR Course: Les Boulevards de Colomiers 2016, enfin satisfait.

IMG_4500Premier week end de Septembre c’est le traditionnel 10kms de reprise à Colomiers, autrement dit, un départ à moins de 2kms ça ne se refuse pas, j’ai déjà couru 6 éditions sur 8, c’est vraiment une course qui me tient à coeur. De plus ce matin ,’avais inscrit mini Tom à la course enfant alors c’était l’excitation pour toute la petite famille.
Arrivé à 9h00 sur place, il y avait déjà pas mal de petits pour la course des 2009-2007 avec 1km à parcourir, le départ est donné, Thomas à bloc comme jamais se met bien devant pour ne pas être gêné (comme quoi il apprend pas mal d’une course à l’autre), sauf que 1km c’est pas long mais à 6 ans le point de coté arrive rapidement, je le retrouve à 300m de l’arrivée pour l’encouragé un dernier petit effort et le voilà sur la ligne d’arrivée pour aller récupérer une nouvelle médaille de champion.IMG_4287Suite à ça je part m’entrainer, de mon coté aussi j’apprends avec le temps, il fait très chaud mais justement le but est de transpirer en faisant monter le cardio tranquillement, après 4kms me voilà de retour au niveau de la ligne de départ, où je croise des têtes connues comme Sylvain Gobin, ou encore Benoit Dumet, ces deux la finiront sur la boite.

On y est c’est le départ, mon objectif espéré est de finir entre 42/43′ soit mon meilleur chrono depuis au moins 3 ans. Je me suis positionner dans les -45′ soit relativement proche de devant car je n’ai pas envie de galérrer à doubler ou de me faire gérer. On part en descendant, le peloton s’étire relativement vite jusqu’à la station total pour arriver sur l’allée des Comminges, une très longue ligne droite, déjà un petit ravito avec de l’eau, je n’hésite pas il fait plus de 28°C, cela fait plusieurs semaines que je m’entraine sur ces chemins, donc je sais exactement me positionner sur la route pour optimiser ma course. On passe le 1km en 4’06 donc un peut trop rapide. On va zigzaguer dans le quartier pour débouler au niveau du Boulevard Général de Gaulle qui fait plus de 1,5km, au km2 4’07, encore rapide, il faudrait pas que je paye ça plus tard.
J’arrive au niveau du rond point, où toute la petite famille m’attend Agathe comprise, un grand sourire, un coucou, je sui relativement bien.IMG_2857 Depuis 200m je commence à me situer par rapport à un petit groupe, mais j’ai du mal à voir l’allure, je ne sais pas si ils sont en 4’10 ou 4’15 et j’ai surtout pas envie de me cramer. On va tourner au niveau du crematorium km3 en 4’09. Je commence à croire à la bonne surprise même si je commence à avoir une respiration un poil difficile. Le passage qui suit je l’ai visualisé des dizaines de fois quand je passe là le matin, on arrive au vrai ravito, il faut le dire vite, ça se résume à de l’eau, j’aurais voulu prendre 2 verres, un pour boire et l’autre pour m’asperger mais le gars devant m’en dépossède, c’est pas grave on continu en descendant devant l’immeuble YMCA, un grand virage à 90° sur un trottoir, je relâche pas mal car je sais qu’une cote arrive, km4 en 4’12.
On y est cette difficulté est ridicule mais quand on déboule à 14km/h voir plus ça tire énormément, je passe devant l’église où nous allons faire le baptème d’Agathe dimanche prochain, j’aperçois même le curé sur la gauche. Ici le revêtement est complètement dégradé, il vaut mieux se mettre au milieu de la route pour éviter de se faire une cheville, on passe la place de la bascule, puis le grand rond point de Total, où tout il y a beaucoup de monde qui encourage,  km5 en 4’13, soit 20’51, clairement je suis trop rapide mais si ça tenait, je pense que 42′ ça pourrait tenir. On va remonter au niveau du rond point du départ, c’est parti pour la deuxième partie avec encore une fois la grande allée des Comminges, là je ne loupe pas le verre d’eau car je commence à me déshydrater rapidement et ça annonce rien de bon, au bout de l’allée km6 en 4’15 on va rentrer dans le money time.IMG_4598J’essaye désespérément de m’entourer car je sens que ça va coincer, il me faut 2 ou 3 coureurs surtout pour ne pas lacher. Devant moi il y a une jeune, elle doit avoir 15/16 ans elle est tout juste impressionnante, sa foulée est très légère alors je décide de rester à coté, on va faire un morceau jusqu’au km7 en 4’06 pour débouler au rond point où sont Vanessa et les enfant, et je vais y rentrer tout seul, un gars me dit même que je suis dans les 90 premiers (à vue de nez), IMG_2860encore un grand coucou aux enfants, c’est vrai que par rapport à certaines années je suis pas trop mal. Mais post 7kms, en principe c’est le mini mur, c’est là où il ne faut rien lâcher. Là, je suis dans la foulée d’un gars d’Airbus, sur 300m ça allait mais petit à petit je me suis rendu compte que le gars était en train d’exploser donc j’ai continuer seul jusqu’au Crematorium, j’attends le ravito comme le messi tellement j’ai la gorge sèche, on va d’abord passer au niveau du km8 en 4’13, c’est là que ça va se dégrader.
Depuis 10′ j’ai dans la tête que je vais marcher 4 » au niveau du ravito pour boire calmement mais surtout j’ai le cardio au rupteur, on arrive au ravito et se passe ce que j’avais calculé, je repars assez vite mais laisse trainer une bonne dizaine /quinzaine de secondes, j’ai vraiment chaud le final va être hard mais je n’ai pas envie de lâcher un si beau début de course. J’essaye de rattraper mon retard en repartant, mais on arrive déjà en bas de la côte au km9 en 4’28 (j’ai bien perdu 15 »), là tout monde lâcherait tout ce qu’il a le problème c’est que j’ai plus rien dans les chaussettes je suis vraiment explosé. Au niveau du presbytère, je vais même craquer une seconde fois, je suis vidé, je vais marché 4-5m mais à ce moment là je me fais doubler par Cullina, l’ancien demi de mêlée de Colomiers, alors j’emboite sa foulée et je vais serrer les dents jusqu’à la fin pour enfin passer la ligne d’arrivée en 42’26 je termine 106e sur 880 concurrents, je suis heureux car ça fait plus de 3 ans que je n’ai pas eu un si beau chrono, l’investissement paye, l’entrainement paye et les kilos en moins également, RDV au semi de Toulouse le 18/09 où l’on essayera de valider une certaine allure marathon.IMG_4809

Trail de la Cournudère, un retour sur les chemins bien agréable (23Km 1300mD+)

T3P 2016 -077dDepuis 6 semaines, j’ai pu reprendre la course et mon seul objectif était de retrouver la forme et m’affiner un petit peu. J’ai donc entrepris le plan Bleu du programme Jack Daniels essentiellement basé sur de l’endurance, par contre je n’ai pas plus de 500m de D+. Retrouvant la forme petit à petit, je me suis dit que ça serait dommage de ne pas accrocher un dossard avant de partir en congé, je regarde le calendrier et mon choix c’est porté sur le Trail de la Cournudère, une nouvelle épreuve sur la frontière entre la Haute Garrone et l’Ariège à Arbas. Un petit 20kms et 1200m de D+, ça devrait me régler mon compte et clôturer un premier beau cycle de reprise après un début d’année catastrophique.
Arbas n’est qu’à une heure de Toulouse, j’arrive 50mn avant le départ pour aller retirer mon dossard et récupérer, je décide de m’échauffer tranquillement à remontant le parcours à l’envers pour voir les 2 derniers kilomêtres. Je regrette déjà d’avoir laissé mes batons à la maison. Je repars ensuite vers le départ pour recevoir le brief. Là, l’organisateur nous annonce qu’il y a pas mal de bêtes sur la crête et que le parcours est légèrement modifié soit 2/3 kilomètres de plus et à peu près le même dénivelé, tout le monde se regarde, 3 bornes en montagne ça peut être vite long…

Le départ est donné, on part du village (405m) en gros paquet, il y a environ 200 coureurs inscrits, au pout de 800m, on tourne pour rentrer sur un chemin bien humide. Je met un bon moment à trouver mon rythme, au pout d’une kilomètre j’ai les molets qui sont tendus comme des élastiques et sui me font un mal de chien, j’ai déjà vécu ça un paquet de fois, je sais que je peux forcer ça va finir par ce calmer mais quand… Je suis parti au milieu du paquet, je me fait doubler un petit peu au début mais après je trouve un rythme qui me convient bien, une paire de batons m’aurais bien aidé. Je continu mon bonhomme de chemin alternant marche et course dès que la pente me le permet, la pente moyenne est de 18%. On va sortir du bois au niveau d’une jolie ferme avec une vue imprenable sur la vallée, pour retrouver la route sur quelques mêtres au niveau de Herran(800m), on est quasiment à la moitié de la montée, je profite du ravitallement pour boire un verre de coca et 2 abricots, il reste encore un gros morceau avant d’aller sur la crête.
DSC_0040On sort du village jusqu’à l’antenne téléphonique, puis re belotte, on rentre dans la forêt mais là avec deux invités de plus, l’humidité et le brouillard/vapeur, au bout de 500m je suis complètement trempe, la montée se fait par accoups entre faux plat montant et grosse bosse, on va grimper sérieusement jusqu’à une croix qui signe le premier gros effort. IMG_2336Derrière le terrain se veut un peu plus facile avec quelques petits faux plats ou je relâche complètement, je me permet même de bien dérouler en reprenant quelques coureurs mais je ne suis pas dupe, un petit coup d’oeil sur ma montre, il manque encore pas mal de dénivelé. ça ne loupe pas, le terrain se redresse, je lève la tête et là un vrai mur, The big bosse, on est 3 ou 4, il y a des coureurs qui ont is le clignotant, elle est courte mais impressionnante, plus de 40% à mon avis, une des plus raide que j’ai rencontré en course, il faut mettre les mains en permanence.IMG_2339 Chacun essaye de trouver son chemin, puis d’un seul coup on arrive dans de l’herbe à vache, d’ailleurs un troupeau de brebis cherche de l’ombre, encore un petit effort et me voilà en haut de la crête de la Cournudère (1543m), c’est juste magnifique, on est au dessus de la mer de nuage, c’est aussi pour ça que l’on aime le trail.IMG_2342

IMG_2349

On va longer la crête, on essaye d’en prendre plein les yeux puis vient l’instant tant redouté pour moi, la descente! On arrive à un croisement, en fait c’est l’endroit ou se rejoigne les 2 courses (notamment celle de 50km), la descente est aussi sèche que l’on monté que l’on vient de faire, ça va durer presque un kilomètre mais le terrain est tellement bon et souple que ça passe bien. Va s’en suivre un long faux plat descendant ou je peux courir à mon aise en essayant d’allonger la foulée, je me relâche un maximum également pour éviter de me crisper et d’enflammer les isquios. On rentre dans un sous bois, je suis avec un autre coureur mais apparement le rythme que j’impose lui convient il reste dans mes pas, on envoie quand même pas mal tout ça jusqu’au ravito. Là je décide de faire une pause pour faire le plein niveau sucre avec pas mal de coca et fruits secs. Se profile maintenant les 6 derniers kilomètres, on re rentre dans le sous bois, c’est très humide,beaucoup de boue, je commence à descendre mais à force les jambes sont de plus en plus dures, la lucidité n’est plus trop au rendez vous, par deux fois j’ai les chevilles qui vrillent mais surtout j’ai failli rouler 2 pelles à deux beaux chênes en manquant des virages, ça sent la fin, je double quelques coureurs sur la fin, puis je déboule enfin sur le chemin sur lequel je me suis entrainé quelques heures au paravant , je déboule enfin sur la route, une dernière accélération, je franchis la ligne d’arrivée de ce trail de 23kms et 1300m de D+ en 3h06’31 » à la 80e place sur 177 coureurs, c’est pas si mal, on voit clairement que la remise en question au niveau de l’entrainement commence à payer… Suite à l’automne…
T3P 2016 -297d

Test chaussures: Kalenji Kiprace 3, la perfection

Kalenji Kiprace 3

Vue 3dDepuis un peu plus de 3 ans avec notamment l’intégration de Thierry Treuil dans l’équipe Developpment produits Trail chez Kalenji, la qualité des chaussures à pris un vrai tournant. De mon coté ma dernière expéreience avec Kalenji en trail datait de 2013 à mon retour du Marathon des sables ou j’avais pu courir avec les Kapteren XT3, qui étaient assez lourdes et une accroche pas forcément prononcée. En 2014 avait été lancé la Kapteren Race, qui était la version course de la XT4, premier vrai modèle développé entre la marque  et Thierry Treuil, dèjà à l’époque on retrouvait tous les marqueurs que l’on retrouve aujourd’hui: légèreté, dynamisme, accroche
2016-07-10_00-06-33Depuis 3 ans, je n’ai jamais rééssayé une paire trail de la marque, portant pour des modèles plutôt Salomon avec les Sense 3, les Sense 4 Soft Groud, les S-Lab XT6 ou autres Mizuno, des modèles relativement onéreux et au final qui m’ont pas donné des sensations extraordinaires si ce n’est peut être les Sense.
C’est en lisant tous les tests sur les chaussures trail 2016 ce début d’année que j’ai eu une réelle envie de me procurer ces Kiprace 3, mais ça n’a pas été sans mal, le modèle n’a été disponible que mi-juin à cause d’un problème de production. Je pense que Kalenji à eu un sérieux manque à gagner car les coureurs s’équipent en début d’année en vue de faire les chaussures pour les gros évènements estivaux.

Le dernier souvenir que j’avais des chaussures Kalenji était lourdes et rigides, lorsque l’on chausse ces Kiprace 3, c’est tout le contraire, de vrais chaussons, ultra légères, avec un poids de 270g en 43 (-15g Vs 2015). Niveau confort, c’est juste sensationnel, j’ai les pieds fin et je nage pas dans la te box, mais cette dernière conviendra à la plupart d’entre vous. Les matériaux utilisés ont l’air d’être robustes mais sont également très souple ce qui rend le déroulé du pied quasi parfait.
2Même si Décathlon ne préconise pas forcément ces chaussures pour de l’ultra, on y est tellement bien que je me demande si ça ne vaudrait pas le coup pour autant, il n’y a qu’a voir Thierry Breuil vainqueur de la nouvelle course des Templiers avec ce même modèle, par contrer je pense qu’il vaut mieux avoir un poids inférieur à 75kgs. L’amorti CS est en fait une zone évidé, ce qui emprisonne un espace d’air sous l’épine calcanéenne, allié au drop de 6mm on a un parfait compromis entre relance et dynamisme.
3Le confort a été soigné, en effet passer 6-8h avec ces chaussures au pieds, il est évident qu’il faut que les moindres détails soient soignés, on peut voir ci dessus la tige qui remonte juste ce qu’il faut pour avoir un bon maintient sans causer d’ampoules, le contrefort est rigide sans être dur. On a une parfaite symétrie sur la chaussure, le modèle étant universel, c’est également pourquoi je m’y sent si bien en ce moment.
45Sur l’avant, on est pas en reste avec, on le voit sur la photo ci dessus, des bandes thermocollées font le tour de l’avant du pied avec des renforts qui remontent au niveau du medio pied. Ces bandes ne serrent pas forcement par contre elles participent au dynamisme général mais également à la solidité de l’ensemble, je n’ai qu’un peu plus de 100kms avec ces chaussures, mais l’on sent que l’on est pas du tout sur un modèle type Salomon Sense ou au bout de 300 bornes tu vas les jeter à la poubelle.
6Qui dit trail, dit protection, les Kiprace 3 intègre un pare pierre qui remonte assez haut et protège le gros orteil sans pour autant gêner  au moment du déroulé de la foulée. Il peut parraitre fin, on verra dans 500 bornes si l’avant est toujours dans cet état là.
Coté détail on notera l’apparition d’une petite poche au niveau de la languette qui sert à remiser les lacets, on trouve depuis longtemps se détail sur les Salomons ou encore les Asics. Certains trouveront ça inutile, pire ne le verront même pas, pour moi c’est primordial ça évite de faire des doubles noeuds, en plus ici détail ultime les lacets sont plats et donc une fois bien serrés ils ne bougent pas, mais en plus une fois rangés dans cette pochette vous êtes paré pour 100 bornes.
7La languette pour moi est juste parfaite assez fine, pour ne pas absorber de la l’énergie au moment du dérouler du pied, mais assez épaisse pour pouvoir avoir un serrage des lacets uniforme et suffisant sans point de compression, on reconnait peut être là l’ancienne expérience Adidas de Thierry Breuil. J’ai cependant un gros regret qui m’empêche de donner 99/100 à cette chaussure. Après une bonne sortie longue et même courte , je fais chaque fois la même constatation, la languette glisse du coup de pied et se met sur le coté. Là, il y a a prendre le meilleur d’autres marques comme Salomon ou Nike, où la languette forme comme un chausson autour du pied, si la Kiprace 4 intégrait ça on atteindrait le nirvana.
8Parlons de la semelle intérieure qui est un détail invisible mais qui a grandement son importance dans le succès ou l’échec d’une course (frottement, ampoules…). Ici on est sur une semelle intérieure mono densité assez fine, pour allez gratter les grammes nécessaires.
Elle est thermoformer et ça on le sens clairement dans les appuis au niveau de la stabilité, très simple mais efficace.
910Gardons le meilleurs pour la fin, l’accroche! C’est ça qui a fait la différence sur le terrain.
La semelle est composée de crampons multidirectionnels haut de 5mm relativement espacés pour éviter le bourrage, j’avoue que depuis que je les ai il doit faire plus de 30° à chaque sortie donc niveau bourrage, je repasserais. On constate qu’il y a des crampons qui débordent sur toute la périphérie, cela permet d’après kalenji d’avoir une meilleure stabilité notamment dans les virage. C’est assez difficile à vérifier, je suis d’accaord pour la stabilité, mais pas forcément dans les virages, car pour avoir marché avec l’extérieur du pied sur un petit tronc, mon pied à bel et bien tourné.
1112
Vous l’aurez compris je suis vraiment sous le charme de cette chaussure, pour des raisons évidentes: le confort est surprenant, les petits détails sont là pour que l’on s’y sente bien. Elles sont ultra légère 270g pour une paire de chaussure de trail c’est pas mal du tout, on vient concurrencer les modèles Salomon, Brooks…
Mais surtout son comportement dans les chemins est exceptionnel, j’ai eu l’occasion de faire des séances de Fartlek, sortie longue et pas mal en endurance, à chaque fois elles réagissent, elles s’adaptent!
Ma seule incertitude concerne la durabilité, je m’entraine sur terrain mixte, goudron, sentier, chemin et mes crampons ont déjà perdu 1mm sur l’avant, je viendrais mettre à jour l’article vers 300kms…
Vous l’aurez compris pour le prix, il ne faut pas se priver, elles font certainement mieux que des paires à plus de 200€, mais surtout elles font le job! Great job Kalenji.

Prix: 79,99€
Où les acheter: http://www.kalenji.fr/chaussure-trail-running-homme-kiprace-trail-3-orange-id_8351037

2016-07-10_23-39-06

RUN Magazine, un petit encart sur le Marathon de Berlin

13558960_513150778895077_8046532142440955662_oCette avec un grand plaisir qu’il y a quelques moi j’ai eu l’occasion de répondre à quelques questions d’une journaliste en rapport avec mon dernier marathon de Berlin.
De manière générale, l’article complet est relativement bien tourné et donne envie d’y retourner.

IMG_2220

Jack Daniels, non pas le whisky la méthode d’entraînement US

A933Ca fait environ 2 ans que je regarde de près cette méthode Jack Daniel solide base d’entrainement pour des milliers d’américains. Tout d’abord qui est Jack Daniels, entraineur et chercheur depuis la nuit des temps au sein des meilleures Universités US, il est nommé « meilleur coach du monde » par la magazine Runners’s World. Il a entrainé des centaines de coureurs qui au final ont glané plus de 31 titres nationaux, 130 podiums US, mais également des champion du monde, et même des champions Olympiques. Je n’ai pas la présentation d’être l’un d’un, mais la base line de son bouquin est de dire que la méthode est adaptable du coureur débutant jusqu’à l’élite.
La première version de son livre est sortie en 1988, on est aujourd’hui à la 3e version car l’auteur est continuellement en train de mettre à jour certains détails.
J’ai franchis le pas car depuis 3 mois, Daniels’ Running Fomula à été traduit et adapté en français et est paru aux éditions @mphora, le travail n’a pas été simple car toutes les données sont en miles, au US le premier jour de la semaine est le dimanche bref, c’est pas du système métrique.

La première partie concerne les principes généraux liés à l’entrainement avec les principes de base comme la cadence et le fameux 180 pas /mn, il nous apprend également à rythmer nos respiration, j’avoue avoir essayé dernièrement et c’est pas évident de se concentrer sur le nombre de foulées vs la respiration… On s’attarde en suite sur l’aspect cardiaque ainsi que les intensité avec la définition de:
– l’allure E: endurance fondamentale
– l’allure M: Marathon
– l’allure T: au seuil (threshold)
– l’allure I: Intervalle (VMA)
– l’allure R: : répartition VMA courte
Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous pouvez constater que je résume mes séances via ces acronymes.

La deuxième partie est le coeur de la méthode qui est basée sur le système VDOT, soit la VO2 ou V(.) = V dot.
Il a examiné pendant des années des allures de champions comme des débutants a Vo2max cela lui a permis de construire des table de VDOT ou l’on peut se retrouver avec sa dernière meilleure performance (5km / 10km /semi ou marathon) qui correspond à une valeur de VDOT que l’on réutilisera pour trouver nos intensités pour la suite.
Certains sites vous donne ces valeurs http://runsmartproject.com/calculator/ pour vous établir la VDOT.

Par exemple ma VDOT du moment est 47,9 (elle évolue avec vos performances)
2016-07-09_17-22-00

 

 

 

 

 

 
Le dernier tiers est consacré au plans:
– Améliorer sa condition physique
– 800m
-1500m au 3000m
– 5K au 10K
– Semi marathon
– Marathon avec différentes méthodes

Le principe de cette méthode est assez simple tout est orienté sur l’endurance, il faut choisir un total kms hebdomadaire 65km/90km jusqu’à 200 pour les élites. Pour ma part et en fonction de ma disponibilité je suis parti sur 65kms qui est le mini.
Il conviendra de courir cette distance avec le nombre de sorties que l’on souhaite 4 ou 7, on intégrera 2 sorties qualitatives nommée Q1 et Q2, sur du 10km on aura des séances I et R alors que sur un plan marathon on aura du M et T, le principe est de borner.
Ca peut paraitre très brutal, mais l’on voit que les résultats des coureurs américains ont changés depuis une décennie et que le temps moyen sur un marathon à dominance américaine est inférieur aux marathons français.

Dans tous les cas, j’avais envie d’évoluer de changer des choses, depuis 4 semaines, je me suis lancé dans le plan bleu « Améliorer sa condition physique » pour enchainer au milieu de l’été sur la prépa marathon en vue de Toulouse en Octobre…Will see.

Daniels’ running Formula aux Editions @mphora
Prix: 24,95€
Où le trouver: http://ed-amphora.fr/produit/sports-dendurance/daniels-running-formula/

Les événements marques, de la stratégie marketing à l’état pur

adidas_boost_leader_42Depuis 3/4 ans et la tendance autour du running n’est plus a démontrer, il y a un tel engouement que les marques n’ont plus qu’à tendre le bras. Travaillant moi même dans le marketing, je me plais à analyser certaines animations ou lancement produits qui sont tout a fait duplicables dans d’autres domaines que le sport.
Je voulais m’attarder sur ce que j’appelle les « évènements marques ». Les marques ne peuvent pas se passer de la communication papier dans les traditionnelles revues de jogging, il faut être présent dans les nouveautés produits, dans les gros dossiers de tests (The big test shoes..), c’est ce que l’on appelle les communiqués de presse rédigés par les marques elles mêmes.
Les sites internet sont également là pour rentrer un peu plus dans le détail avec les fiches techniques, les photos HD, les comparaisons versus les autres produits de la gamme mais tout cela est essentiellement de l’info descendante et passive.

Depuis 2 / 3 ans, les marques rivalisent d’ingéniosité pour arriver a placer leurs produits pour être beaucoup plus agressif et faire de la communication virale, je pense qu’elles ne s’attendaient pas à un tel succès, mais le client/utilisateur s’est tellement pris au jeu que l’on use et abuse de la méthode.

nike-run-club-sao-pauloJe pense que la première marque à avoir mis ça en place est Nike avec le NRC (Nike Running Club), l’objectif réaliser un entraînement collectif animé par des Pacer/Coach tout le temps bénévoles en echange d’équipement ou chaussures. Certains entrainments rassemblaient plus de 60 coureurs  ce qui a l’époque était considérable mais l’idée générale était plus de se retrouver et de faire un run collectif plutôt que de vendre du produit, même si la plupart des couleurs venaient habillé en Nike.

unnamed-1024x512Par la suite, Adidas qui était surtout sur un segment performance, a senti le vent tourner et à l’occasion de son méga lancement autour des modèles Boost, la marque à créer les Battle, le principe, l’ensemble des quartier de Paris s’afrontent autour de plusieurs évènements et marquent des points pour arriver jusqu’à l’étape ultime la Finale ou un quartier est sacré. Cet évènement est animé par des leader habillés de la tête aux pieds en Adidas, ils ont un accès privilégié aux dernières nouveautés. Mais ces leader ne sont pas là pour rien, ils animent leur communauté également habillé aux couleurs du quartier mais doivent diffuser un max d’infos sur les résaux sociaux, il ne se passe pas un jour sans que l’on voit des photos. Le coût pour la marque est dérisoire mais la porté n’a pas de limite et même bien en dehors de Paris et de la France

13173712_101201153631870_8669805021999742719_nDu coup tout le monde s’y met, même Salomon qui est plutôt destiné à l’outdoor veut sa part du gâteau en lançant sa gamme city trail. Pour associer les coureurs urbain, j’ai eu l’occasion de participer à la dernière opération Aperun, le priincipe: essayer des chaussures de la marque animé par un ambassadeur de la marque qui anime également quelques entrainements dans la ville toute l’année, puis s’en suit un apéro où l’on fini de discuter trail, course et produits.

13124520_881354358643250_5964718755665584344_nLes marques excellent dans ces évènements mais elles ne sont plus seulent a vouloir prendre une part du gâteau. Depuis peu, même les distributeurs, les magasins spécialisés, créés de évènements autour du marque où l’on fait venir un représentant d’une marque et on essaye ces produits. Irun a clairement décidé d’adopter cette stratégie pour deux raisons, les gros évènements sont à 90% sur Paris et la province à quelque fois du mal avec ça et se sent un peu laissé de coté. Du coup les provinciaux veulent aussi faire leur selfie sous une bannière d’une marque et faire un run collectif. Mais le double effet kiss cool pour ces distributeurs c’est que ça génère du cash directement car une fois sur place, le coureur/client dans se cas là se laisse vite tenter par la dernière nouveauté.

L’objectif de l’assemble de ces évènements marques est le même, toucher un maximum de personnes en direct, celles qui vont venir à l’évènement (certains courent 10 fois par ans, mais uniquement autour des ces sorties), puis par effet boule de neige, chacun va rentrer et publier sa sortie sur Facebook, Instagram, Twitter ce qui touchera des centaines d’autres contacts. Lorsque l’on analyse la viralité de l’événement je suis certains qu’une battle Adidas touche plus de 100 000 personnes, combien aurait toucher une pub dans jogging? (10 000?)
Dans tous les cas ce n’est pas près de s’arrêter vu le business que ça génère, je dirais même que l’investissement des marques va continuer à s’intensifier et déborder de créativité.

J’ai lu pour vous: Coureur de l’extrême

2016-06-26_15-12-59J’ai mis un petit peu de temps avant d’acheter se livre, je ne sais pas trop pourquoi, ou peut être que si. Lire un bouquin sur l’Ultra, c’est directement se donner envie de s’inscrire à l’UTMB. C’est un peu comme regarder Top Chef le ventre vide, il faut être suicidaire…
Coureur de l’extrême est un livre écrit par Vincent Hulin, un coureur lambda ancien judoka de bon niveau qui s’est mis à au trail après avoir fait le tour des courses mais pas forcément des 5 bornes, voyez plutôt, marathon de Paris, 100kms de Millau puis une dizaine de marathon avec les principaux majors (Londres, Boston, Berlin…).
Comme de nombreux coureurs du moment, il pensait avoir fait le tour de la course à pied sur route, jusqu’à ce qu’un collègue lui demande: « ça te tenterais le Diagonale des fous? », autant vous dire que comme première barre, il l’a mise bien haute!!

On part donc dans un récit de préparation a cette grosse épreuve, puis l’on suit Vincent kilo après kilo dans sa souffrance, ces hallucinations, ses moments complices avec ces proches, bref on vit la course.
Après ça…rien que ces deux mots pourrait suffir , qui a-t-il de plus difficile que la diagonale des fous. Comptez sur l’auteur pour trouver des épreuves à son niveau.
En l’espace de deux ans, il nous rend compte des ces récits sur:
– UTMB
– Le marathon des Sables
– Le Tor des Géants

Ce bouquin rassemble l’ensemble des CR que l’on pourrait trouver sur un blog de passionné, il en a fait un livre, j’avoue mettre replongé dans mes souvenirs notamment sur le récit du Marathon des Sables (quand on fait parti de cette communauté c’est gravé à vie..). On peut se demander si l’auteur n’est pas suicidaire, enchainer de telle grosses courses, il a eu de la chance, aucune blessures, un juste équilibre perso/pro, mais je pense que ça n’a pas du être facile tous les jours, en tout cas je me suis régalé et j’ai particulièrement voyagé grâce à lui.

Coureur de l’extrême de Vincent Hulin aux Editions de l’Onde

Où le trouver: Amazon
Prix:15€

Le première livre de Pascal Silvestre: Marathon

front view of blank book  on white background

Lorsque je me suis mis fortement à courir, comme tous les coureurs débutants, je me suis mis à bouquiner, à lire des revues de course à pied mais j’ai surtout surfer à travers de nombreux sites et blogs running dont un petit nouveau Runners.fr.Le nombre d’abonnées Facebook et twitter ne dépassaient pas une petite centaine mais c’était sans compter sur l’acharnement de son réac chef Pascal Silvestre.
Pascal je ne l’ai jamais rencontré, mais j’ai l’impression de le connaitre comme si j’avais déjà fait 50 footings avec lui. Tout d’abord c’est un gars simple qui n’en fait pas trop, pas une grande gueule et pourtant star de Soir 3 du Télégramme :-), avec plus de 50 marathons (je n’ai pas le nombre sous les 3h mais je sais que c’est impressionnant), un record à 2h39, il force le respect en tant que sportif!.
Mais Pascal c’est également un mec avec le coeur sur le main, toujours là pour répondre à un mail ou un commentaire, je me plais à lire ces édito du lundi qui sont de temps en temps pure fiction, mais qui quelques fois sont bien réels. J’ai encore cette anecdote en tête ou je sais qu’il avait peter son oriflamme lors du marathon de Paris en tant que meneur d’allure 3h, mais pour pas déstabiliser son groupe, il l’a tenue dans la main et torche le marathon cette année là en 2h59’59, un coeur gros comme ça je vous dis!
Et en plus c’est un amoureux de New York, que de points en communs.

Lorsque je vois sur la toile qu’il a écrit un roman qui est en fait une compilation de nouvelles, j’ai pas hésiter longtemps pour me le procurer. Il m’aura fallut une soirée pour le commencer, pour le dévorer et pour chialer une histoire sur deux.
Comment ne pas s’identifier à Matthieu mais surtout Bertrand en voyage d’affaire à New York qui s’entraine en cachette et qui veut faire le marathon de Paris… on dirait m’a vie (a part que je m’entraine en plein jour).

Pascal, merci pour ce bouquin, merci pour ces histoires, je ne sais toujours pas si c’est de la fiction ou des brèves de vie, mais en tout cas merci pour ce livre et à très vite pour le Tome II.

Marathon, de Pascal Silvestre, Edition JC Lattès
P
rix: 17€
Où l’acheter: ici

Reprise!! Entrainements, courses et Blog…

13238915_589165997925970_3027584812836696756_nLa motivation était partie depuis quelques temps, il est toujours difficile de prendre ces marques professionnellement et sportivement quand vous partez en déplacement en permanence, même si j’ai toujours essayé d’allier boulot et plaisir en glissant ma paire de running entre mes dossiers et mes caleçons.
Pourtant j’avais de très beau objectifs, j’étais inscrit au 80kms de l’éco trail de Paris, La course de viaduc et au GRP 80, oui mais ça c’était au mois de décembre après mon marathon à Berlin, une petite douleur me titillait mais je n’ai pas forcément écouté mon corps, j’ai voulu continuer mais ça à lâcher.
Verdict: inflammation du tendon au niveau de la voute plantaire (une simili aponévrose), impossible de se lever le matin sans une terrible douleur au niveau du pied, j’ai complètement coupé, l’envie a disparu, plus de motivation pour y aller le matin, à midi, c’est tellement facile de rester assis sur ça chaise et de dire que l’on est débordé (ce qui est un peu le cas quand même). Oui mais après 7 ans de running, de drogue dure, tu ne peux pas arrêter comme cela et dans un petit coin de la tête tu as envie de repartir, tu commence par reprendre tes achats compulsifs de chaussures, de magazines, de livres, tu lis l’ensemble de ces récits et tu commences à t’y remettre.
Le déclic, l’envie de changer, de pouvoir fermer ces pantalons de costards mais surtout d’essayer de nouvelles méthodes. A la lecture du livre sur la méthode Jack Daniel, j’ai décidé de repartir. Je vais écrire un article très prochainement sur ce bouquin car je pense que c’est particulièrement intéressant.
Le plan « Remise à niveau m’a intéressé », j’ai commencé à retraiter sérieusement début juin, mais cette semaine a été vraiment révélatrice, pas forcément de douleurs donc on je vais poursuivre ce plan pour retrouver les bonnes sensations.

A force de courir en souriant vous vous doutez bien que je vais pas faire le tour du lotissement pour rien, ça me trotte trop dans la tête, je vais me mettre un objectif marathon on verra plus tard pour le chrono, mais c’est décidé je serais au départ de Toulouse pour mon 9e marathon (j’ai déjà l’eau à la bouche avec un tout nouveau parcours!)

Donc on s’y remet, retour sur les sentier, sur les courses préparatoires et surtout sur le blog où j’essayerais de vous faire partager tous ces moments.

13501992_793699967397339_1129899630217512711_n

10kms de Balma, et si on repartait s’entrainer…

1Dans la région toulousaine, 1er mai rime avec 10kms du CA Balma. Cette course est réputée pour être plus que roulante avec deux très longues lignes droites  que l’on fait en aller-retour et seulement 23m de dénivelé.
Après un échauffement pour une fois plutôt bien réalisé, je n’ai pas l’habitude de commencer mes courses comme cela, mais je me suis permis de faire un petit footing sur les 3 derniers kilomètres ainsi qu’une série de 5 accélérations, ça m’a permis de me rendre compte qu’il y avait beaucoup beaucoup de vent et qu’il va falloir se planquer au chaud dans les paquets.

Je pars tranquillement sous l’arche de départ à 7/8mn du départ, le vent est bien présent même au milieu de Balma. J’aperçois quelques coureurs qui était avec moi mercredi durant l’animation I-run, les handisports partent sous les encouragements, les élites commencent à ce placer, calma est bien connu pour avoir un parcours international avec des chrono de dingues qui tombent année après année.  Ca y est, il est l’heure plus que quelques secondes et on s’élance.

Je suis plutôt bien placé, dans les 100 premiers pour ne pas être gêné durant les premiers kilomètres, le départ est en léger faux plat, ça part de tous les cotés, pour ma part dès les 200 premiers mètres,je commence à lever le pied car avec l’adrénaline du départ je suis en 4’00mn/km et ça ne va pas durer longtemps, avec l’âge je commencerais presque à être raisonnable. Tous les meneurs d’allures partent comme des balles, je comprends tout a fait le 37’ mais le 40’ j’ai un peu de mal, bref, je fais m’a course, je me suis mis à coté d’un papi c’est les meilleurs meneurs, de vrai métronomes, on passe au 1er kilo en 4’18. Là déjà je commence à faire des dizaines de calculs (entre nous j’aurais pas du), soit continuer comme cela ou encore lever le pied pour me mettre à 4’35 comme j’avais prévu. J’y vais au feeling, légère montée, je m’accroche toujours au papi en débardeur bleu, on descend ensuite vers la boulangerie du grand rond point de l’entrée de Balma, c’est là que l’on va croiser une première fois les premiers qui ont une foulée et une allure de malade, je trouve ça assez cool de croiser les différents concurrents, ont peut encourager les amis que l’on retrouve, aujourd’hui j’ai pu apercevoir Stéphanie et Phil d’Auch, on passe le 2e kilo en 4’29, j’ai l’impression d’être à la bonne allure mais de pas loin d’être à bloc.
2On arrive dans le rond point ou je prends la corde, manquant de tomber a cause des petits plots qui délimitent le chemin, on relance, je tiens toujours mon papi mais je sens que ça commence à être dur, au bout d’une petite ligne droite, c’est un virage en épingle que je passe quasiment à l’arrêt car je suis à la corde, je force la relance pour ne pas rester coincé, on re passe dans le rond point pour remonter en direction de la ligne de départ, 3e kilo en 4’33. C’est une des seules bosses de la course, pas très dure, mais elle commence à tirer, c’est l’endroit où je commence à me faire rattraper par le meneur des 43’, au départ j’avais vu qu’il était très loin derrière moi du coup je savais que normalement ils allaient me rattraper, c’est chose faite, j’essaye d’emboiter le pas du meneur, j’y arrive 100m mais derrière c’est la première explosion, on arrive au 4e kilo en 4’42, c’est le début de la fin.

5Une légère pente où j’essaye de relâcher un maximum, on arrive au niveau de l’entrée du stade que l’on reverra uniquement à la fin, sur ce passage il y a pas mal de monde car les spectateurs pourront voir s’en bouger 4 passages de coureurs, plutôt pas mal.On repasse sous l’arche de départ à l’envers, puis on enchère une chicane pour se retrouver sur la très longue ligne droite le long des locaux de l’armée exposé en plein vent de ¾ face, j’ai beau essayé de me planquer, on est que 3 et en plus de cela je n’en peu plus. Je sais que l’on arrive au 5e et que mes temps n’arrêtent pas de baisser kilomètre après kilomètre, 5e kilo en 4’47, soit les 5 premiers kilomètres en 22’51, ce n’est pas trop mal, un rapide calcul et je me dis  qu’en finissant en force on pourrait refaire le coup de l’an dernier, mais voilà aujourd’hui la caisse n’est pas là. J’arrive au ravito, j’agrippe une bouteille et je commence à marcher pour boire tranquillement, j’ai pris 3 grains de raisins séchés, que j’essaye de faire passer c’est pas la meilleure idée que j’ai eu. Je reprends ma course, toujours en plein vent, c’est relativement désagréable, mon allure est a chier, je suis limite à 5’00 du kilo, c’est vraiment le drame, j’essaye de forcer jusqu’au 6e kilo au bout de la ligne droite, je passe en 5’17, c’est vraiment beaucoup trop,et comme l’an dernier au même endroit je vais capituler.

5Au bout de cette longue ligne droite, on va tourner vers la droite, j’ai encore le cardio a bloc et dans la tête je commence à lâcher, je sais que l’an dernier j’avais marché par là. On commence à croiser le meneur des 37, puis un peu de temps après les 40, tout défile et je suis encore à la ramasse, je vais faire le tour du rond point puis relâcher un petit peu juste après , je passe le 7e kilo en 4’50. Derrière je commence à entendre du bruit, et je vois une ombre avec un ballon, j’y crois pas trop, je suis en train de me faire rattraper par les 48’, là par contre je serre les dents pour ne pas me faire déposer, on remonte devant la boutique Running à Gramont puis on entre sur le retour de la grande ligne droite mais cette fois avec le vent dans le dos, kilo 8en 5’00.

J’en peu vraiment plus, le manque de préparation se fait vraiment sentir, je serre les dents, je ne veux pas me faire décrocher par le groupe mais j’ai même plus les jambes et pire dans se cas là, le mental n’y est pas non plus, je me fait dépasser à droite, à gauche, un peu avant le 9e, les bénévoles ont déplacé le ravito, je prends un verre et marche une dizaine de seconde ou un peu plus , puis je repars en essayant de me dire que maintenant il faut absolument arriver au bout. On passe la chicane au niveau de l’intermarché, plus que 800m, je tente d’accélérer, on tourne à droite pour aller vers le stade, certains sont arrivés depuis moment, je passe le portillon pour enfin arriver sur les 200 derniers mètres du stade, je lâche tout pour enfin passer la ligne dans le douleur.
4Je termine ce 10km en 48’25 , 576e/1095 participants avec presque 4’ de plus que l’an dernier…plus d’histoires, on repart et on va envoyer du lourd.

Suivez moi sur Facebook

Follow me !

Qui suis-je

Records CAP
- 5km: 19'31 (Larra,2012)
- 10km: 40'44 (Toulouse,2012)
- Semi: 1h32'01 (Carcassonne, 2012)
- Marathon: 3h21'22 (Paris, 2012)