Toujours plus haut, toujours plus loin

10kms de Balma, et si on repartait s’entrainer…

1Dans la région toulousaine, 1er mai rime avec 10kms du CA Balma. Cette course est réputée pour être plus que roulante avec deux très longues lignes droites  que l’on fait en aller-retour et seulement 23m de dénivelé.
Après un échauffement pour une fois plutôt bien réalisé, je n’ai pas l’habitude de commencer mes courses comme cela, mais je me suis permis de faire un petit footing sur les 3 derniers kilomètres ainsi qu’une série de 5 accélérations, ça m’a permis de me rendre compte qu’il y avait beaucoup beaucoup de vent et qu’il va falloir se planquer au chaud dans les paquets.

Je pars tranquillement sous l’arche de départ à 7/8mn du départ, le vent est bien présent même au milieu de Balma. J’aperçois quelques coureurs qui était avec moi mercredi durant l’animation I-run, les handisports partent sous les encouragements, les élites commencent à ce placer, calma est bien connu pour avoir un parcours international avec des chrono de dingues qui tombent année après année.  Ca y est, il est l’heure plus que quelques secondes et on s’élance.

Je suis plutôt bien placé, dans les 100 premiers pour ne pas être gêné durant les premiers kilomètres, le départ est en léger faux plat, ça part de tous les cotés, pour ma part dès les 200 premiers mètres,je commence à lever le pied car avec l’adrénaline du départ je suis en 4’00mn/km et ça ne va pas durer longtemps, avec l’âge je commencerais presque à être raisonnable. Tous les meneurs d’allures partent comme des balles, je comprends tout a fait le 37’ mais le 40’ j’ai un peu de mal, bref, je fais m’a course, je me suis mis à coté d’un papi c’est les meilleurs meneurs, de vrai métronomes, on passe au 1er kilo en 4’18. Là déjà je commence à faire des dizaines de calculs (entre nous j’aurais pas du), soit continuer comme cela ou encore lever le pied pour me mettre à 4’35 comme j’avais prévu. J’y vais au feeling, légère montée, je m’accroche toujours au papi en débardeur bleu, on descend ensuite vers la boulangerie du grand rond point de l’entrée de Balma, c’est là que l’on va croiser une première fois les premiers qui ont une foulée et une allure de malade, je trouve ça assez cool de croiser les différents concurrents, ont peut encourager les amis que l’on retrouve, aujourd’hui j’ai pu apercevoir Stéphanie et Phil d’Auch, on passe le 2e kilo en 4’29, j’ai l’impression d’être à la bonne allure mais de pas loin d’être à bloc.
2On arrive dans le rond point ou je prends la corde, manquant de tomber a cause des petits plots qui délimitent le chemin, on relance, je tiens toujours mon papi mais je sens que ça commence à être dur, au bout d’une petite ligne droite, c’est un virage en épingle que je passe quasiment à l’arrêt car je suis à la corde, je force la relance pour ne pas rester coincé, on re passe dans le rond point pour remonter en direction de la ligne de départ, 3e kilo en 4’33. C’est une des seules bosses de la course, pas très dure, mais elle commence à tirer, c’est l’endroit où je commence à me faire rattraper par le meneur des 43’, au départ j’avais vu qu’il était très loin derrière moi du coup je savais que normalement ils allaient me rattraper, c’est chose faite, j’essaye d’emboiter le pas du meneur, j’y arrive 100m mais derrière c’est la première explosion, on arrive au 4e kilo en 4’42, c’est le début de la fin.

5Une légère pente où j’essaye de relâcher un maximum, on arrive au niveau de l’entrée du stade que l’on reverra uniquement à la fin, sur ce passage il y a pas mal de monde car les spectateurs pourront voir s’en bouger 4 passages de coureurs, plutôt pas mal.On repasse sous l’arche de départ à l’envers, puis on enchère une chicane pour se retrouver sur la très longue ligne droite le long des locaux de l’armée exposé en plein vent de ¾ face, j’ai beau essayé de me planquer, on est que 3 et en plus de cela je n’en peu plus. Je sais que l’on arrive au 5e et que mes temps n’arrêtent pas de baisser kilomètre après kilomètre, 5e kilo en 4’47, soit les 5 premiers kilomètres en 22’51, ce n’est pas trop mal, un rapide calcul et je me dis  qu’en finissant en force on pourrait refaire le coup de l’an dernier, mais voilà aujourd’hui la caisse n’est pas là. J’arrive au ravito, j’agrippe une bouteille et je commence à marcher pour boire tranquillement, j’ai pris 3 grains de raisins séchés, que j’essaye de faire passer c’est pas la meilleure idée que j’ai eu. Je reprends ma course, toujours en plein vent, c’est relativement désagréable, mon allure est a chier, je suis limite à 5’00 du kilo, c’est vraiment le drame, j’essaye de forcer jusqu’au 6e kilo au bout de la ligne droite, je passe en 5’17, c’est vraiment beaucoup trop,et comme l’an dernier au même endroit je vais capituler.

5Au bout de cette longue ligne droite, on va tourner vers la droite, j’ai encore le cardio a bloc et dans la tête je commence à lâcher, je sais que l’an dernier j’avais marché par là. On commence à croiser le meneur des 37, puis un peu de temps après les 40, tout défile et je suis encore à la ramasse, je vais faire le tour du rond point puis relâcher un petit peu juste après , je passe le 7e kilo en 4’50. Derrière je commence à entendre du bruit, et je vois une ombre avec un ballon, j’y crois pas trop, je suis en train de me faire rattraper par les 48’, là par contre je serre les dents pour ne pas me faire déposer, on remonte devant la boutique Running à Gramont puis on entre sur le retour de la grande ligne droite mais cette fois avec le vent dans le dos, kilo 8en 5’00.

J’en peu vraiment plus, le manque de préparation se fait vraiment sentir, je serre les dents, je ne veux pas me faire décrocher par le groupe mais j’ai même plus les jambes et pire dans se cas là, le mental n’y est pas non plus, je me fait dépasser à droite, à gauche, un peu avant le 9e, les bénévoles ont déplacé le ravito, je prends un verre et marche une dizaine de seconde ou un peu plus , puis je repars en essayant de me dire que maintenant il faut absolument arriver au bout. On passe la chicane au niveau de l’intermarché, plus que 800m, je tente d’accélérer, on tourne à droite pour aller vers le stade, certains sont arrivés depuis moment, je passe le portillon pour enfin arriver sur les 200 derniers mètres du stade, je lâche tout pour enfin passer la ligne dans le douleur.
4Je termine ce 10km en 48’25 , 576e/1095 participants avec presque 4’ de plus que l’an dernier…plus d’histoires, on repart et on va envoyer du lourd.

Test produit: Mizuno Mujin 2, la polyvalente

9Depuis plus de 6 mois, j’ai la chance de tester les Mizuno Mujin 2, modèle qui a connu une année 2015 plutôt formidable car Benoit Cori qui a quasiment tout gagné cette année (championnat de France, Templier) ou encore Nathalie Mauclair (championne du Monde) on tout raflé grâce à ce modèle de chaussures passent partout. tout d’abord j’étais intéresser de porter ce modèle car je voulais m’ligner sur la Saintélyon qui est le terrain idéal pour les Mujin 2 car le parcours est composé de 50% de route et 50% de chemin, disposant d’une rigidité suffisante et d’une accroche parfaite, ces dernière vous permettent de vous sentir à l’aise en permanence.

2Lorsque l’on glisse son pied dans cette chaussure, le chausson et très étroit, un peu comme sur des modèles Adidas, le deuième point surprenant concerne la rigidité de la chaussure, clairement on est sur un modèle typé trail, elle se doivent de l’être mais pour moi c’est beaucoup trop, ça peu en freiner quelques uns, mais j’ai persisté et je dois dire qu’il faut leur mettre environ 100kms pour pouvoir les faire et enfin se sentir bien avec. Le mesh de ces chaussures est relativement aéré ce qui permet de ne pas garder les pieds trempes après avoir traversé un champs rempli de rosée du matin ou autres petites rivières.
4Sur l’avant on retrouve le classique pare pire qui ne monte pas forcément haut et c’est plutôt bien d’ailleurs, quand car vous engagez assez sévèrement en descente, cela vous évite les fameux ongles noirs. Mais il est assez rigide pour qu’au moment où vous titiller un rocher bien ancré dans le sol en pleine montée, lorsque vous êtes fatigués, vous protéger.

3Le vrai secret de cette chaussure réside dans sa semelle qui est un bijou de technologie. Sa conception permet d’avoir assez de souplesse, ou peu le voir dans les lignes de flexions. Le Wet traction ainsi que la Xtaride permettent d’avoir une accroche quasi parfaite sur tous les terrains de jeu, boue, rocher, pré, sentier caillouteux, goudron, mais je suis vraiment surpris de la reprise que l’on peut avoir sur tous les terrains glissants, les petits patins sous formes de 4 plots aident à cela. Cela est surprenant car quand on regarde la vue de profil de cette semelle, elle n’est pas forcément prononcée, comme peut l’être une semelle de Speedcross par exemple pour tant le résultat est le même. A ce jour je compte plus de 200 bornes avec ces chaussures, et je ne note pas une seul millimètre d’usure alors que je les ai bien malmenée à la fois sur goudron mais surtout en montagne lors de mes sorties en Ariège par exemple.

6Les Mujin 2 ont un drop de 12mm ce qui est est dans la normale pour une chaussure universelle mais qui surtout peut être un bon allié sur de l’ultra trail par exemple. De plus en plus de coureurs qui s’étaient tournés vers des chaussures a très faible drop sur trail commencent à en revenir car les chocs sévères et répétés ne sont pas les meilleurs amis du 0 drop, chacun voit midi à sa porte.
78La semelle intérieure est quand à elle mono densité, elle est relativement fine et pas du tout ortholite, donc il ne faut pas compter dessus pour avoir un meilleur maintient du pied

En conclusion, ces Mizuno Mujin 2 ne sont pas une réelle surprise pour moi et elles répondent parfaitement à la demande, être polyvalente! Souvent les chaussures trails ont la fâcheuse habitude d’être trop typée trail, et lorsque l’on habite pas au pied du Mont Blanc ou du Vignemale, nos sortis sont plutôt 5 bornes sur du goudron pour se rendre en sous bois ou sur sentiers c’est donc particulièrement agréable de conserver ces sensations du début à la fin de la sortie.
Léger petit défaut pour moi, leur rigidité ainsi que leur poids, 325g pour du 42, je fais du 45 donc j’ai drois à quelques grammes en plus, mais c’est presque acceptable.
Clairement si j’avais du très long à faire, je pense que c’est le modèle vers lequel je me tournerais…

1Prix: 140€

Où les trouver: http://www.mizunoshop.fr/p/wave-mujin-16557.html

Test produit : Le sac Ultrabag Pro WAA 3l, petit mais costaud…

2016-04-20_22-38-39La marque WAA ultra équipement n’est plus a présenter, sa gamme de produits est assez courte mais joue sur l’efficacité. Après avoir créé le buzz avec la recherche de #WAAExpert en fin d’année dernière, on voit de plus en plus d’utilisateurs de ces produits qui ont pour but : légèreté et efficacité.

J’utilise l’Ultrabag depuis maintenant un peu plus d’un an, c’est évident que coté légèreté on ne fait pas mieux, 139g sur la balance c’est limite le poids d’un tee shirt à manches longues alors imaginez…

Très simpliste basé sur le principe sac/veste comme le produit Salomon, on a une seule poche dorsale qui permet d’intégrer une poche à eau d’1L, un bonnet, une paire de gants, et la veste ultra  rain jaccket par exemple, mais on peut également mettre des objets plus volumineux. Toutes les semaines je m’en sert pour mettre mes chaussures de piste, je fais mon run jusqu’au stade avec le sac et les chaussures dans le dos, rien ne bouge.

Sur l’avant, on va retrouver 2 poches sur les bretelles qui permettent de mettre un tube de gel, une barre ou encore un iphone 6 en forçant un peu. Sur ces mêmes bretelles, on va retrouver 2 poches pour pouvoir glisser les fioles de 500ml.

2016-04-20_22-39-50Pour moi un des seuls défaut que j’ai trouvé à ce sac concerne le maintient des fioles. J’ai l’habitude d’utiliser des fioles de 500ml souple de chez Salomon, lorsqu’elles sont pleine, ça fonctionne plutôt bien, il y a un élastique qui les empêches de tomber, sauf que dès que l’on commence à boire, le maintient ne se fait plus et il faut les enfoncer au fond de la poche pour éviter qu’elles ne tombent, ou faire un double tour avec l’élastique mais c’est ennuyant. J’ai également essayé un autre dispositif avec des bouteilles de Powerade, sauf qu’avec le poids les bouteilles on tendances à ballotter fortement, sur une sortie longue je ne m’en suis pas trop rendu compte, mise à part le lendemain où j’avais l’impression d’avoir pris 2000 crochets du droit et du gauche dans les côtes.

Pour éviter se ballotement il y a une première sangle sur le haut de la poitrine et comme sangle de rappel sur le bas, c’est un élastique qui passe à travers un simple clip. L’idée est simple, légère et bonne, ça mériterait d’avoir un dispositif supplémentaire au milieu pour éviter le bâillement des bretelles au milieu.
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Le dernier détail qui a eu le don de m’énerver lors de mes entrainements, c’est une broutille mais qui répété des milliers de fois peu vous rendre fou, c’est le bruit. En effet, ce sac est fabriqué à partir d’une matière imperméabilisante notamment au niveau des bretelles, et si vous avez un kway ou autres vestes avec une matière glissante, le sac glisse et frotte en permanence ce qui est assez désagréable, clairement ça aurait mérité de mettre des bandes antidérapante sous les brettelles, ce qui aurait également évité que le sac glisse sous l’effet du poids des bidons.

Coté positif, le sac existe en 2 tailles S/M et L/XL, ce qui permet de s’ajuster assez bien au buste, le plus dur est de trouver le bon angle, étant donné que le sac glisse il faut arriver à le positionner. La poche principale est totalement imperméable, j’ai fait une sortie sous un gros orage et l’ensemble de mes affaires sont restées sèches.

En conclusion, quand on commence par le prix, l’Ultrabag attire notre regard, car il joue clairement sur les terrains des sacs « entrée de gamme » comme Decathlon avec la légèreté en l’ingéniosité en plus. WAA nous fait envie avec ces coureurs élites comme Antoine Guillon qui est capable de gagner le Grand Raid de la Réunion avec ce sac là, mais pour le commun des mortels, ça serait du suicide de s’élancer sur Ultra avec cet équipement, pour moi, si vous êtes un coureur amateur sans trop de prétentions, je pense que l’on peut monter sur des trails de 40/50kms et c’est déjà pas mal. Son coté multi activités pourrait également intéresser les cyclistes et autres randonneurs.

Prix : 59€
Où l’acheter : http://www.waa-ultra.com/fr/sacs-a-dos/824-ultra-bag-pro-3l-bidon-jaune.html

Vers une sortie de crise ?

d-ans-avec-la-flèche-concept-de-croissance-64049467Voilà 3 mois que je n’ai rédigé aucun billet. Tout d’abord c’est pour une bonne raison qui est plutôt professionnelle, en effet depuis le 1 janvier 2016, j’ai été promu au sein de ma société ce qui me fait voyager encore plus qu’avant (on était déjà sur des bases élevées en terme de déplacements), les heures s’enchainent et on est toujours en train de se (re)-dire, j’ai pas le temps d’aller courir il faut que je finalise se dossier qui ne peut pas attendre.
1ère erreur! On a toujours le temps, où du moins on doit le prendre car à un moment donné ou à un autre ça va lâcher, toujours se trouver un exutoire qui en plus ne peut vous faire que du bien.
2ème erreur, plus d’activité, des restos tous les deux jours, un McDo à chaque fois que l’on attend un avion, un morceau de pizza par ci par là, bref 3 mois et déjà +6kgs!!! Il va falloir le double pour perdre tout cela et à quel prix?

Tout cela n’est pas arrivé par hasard, en tout début d’année, lorsque je partageais mon calendrier, j’en avais l’eau à la bouche, Ecotrail, Course du Viaduc, Grand raide  des Pyrénées. Oui mais voilà, depuis la fin de l’année et même certainement avant, un douleur sous le pied ne me lâchais pas, très douloureux le matin au réveil sur les premiers pas, je ne me suis pas forcément écouté, j’ai continué, j’ai forcé et malheureusement depuis mi janvier, j’ai du m’arrêté.

Le trop plein de boulot, la prise de responsabilités, une douleur persistante au pied droit, la prise de poids, voilà que 3 mois après je dis Stop, et si tout ça était étroitement lié?
Tout d’abord prendre du recul, se reposer, relâcher, ne plus courir et faire quelques sorties pour le fun, mais pas évident quand on courrait 4/5 fois semaines de ne plus avoir ce rythme, d’être essouffler au bout de 2kms… J’ai éloigner tous mes objectifs qui étaient plutôt ambitieux, je ne peux plus m’entrainer 10h par semaine, il faut trouver la raison, trouver une place pour la famille, le sport et le boulot ce n’est pas évident mais ça commence à s’organiser.

Bref, j’espère que cette fois c’est la bonne, la douleur est un poil présente, reste à retrouver la forme, à allonger la foulée et qui sait, la 2e partie de l’année pourrait revenir comme la fin de l’an dernier ou tout commençait à sourire…

CR Course : Premier de l’année, Trail des coteaux

Trail des coteaux 2016 284Cette course me tient énormément à cœur car c’est ici que tout à débuter au niveau Trail lorsque j’avais disputer la première édition du Trail des coteaux à Pechbonieux, une éditions dantesque qui avait pris part sous un épais manteau neigeux, d’ailleurs il y avait un tiers des participants qui n’avaient pas pris le départ, pour ma part ça avait été une révélation mais surtout un régal.

IMG_1527Placé très tôt dans le calendrier, deuxième weekend de janvier, c’est l’occasion rêvée d’accrocher un dossard et de valider les grosses semaines que j’ai enchainées durant les vacances de Noël entre le foie gras et la buche de noël. Il ne fait pas forcément très froid ce matin là, mais la pluie est au rendez vous. J’ai choisi de m’aligner sur le grand parcours de 21kms et de 400m de D+, en ayant l’écotrail en tête il va falloir que j’allonge les distances tout en gardant l’allure, mon objectif est simple, finir autour de 2h00, l’an dernier j’avais fait 2h26 et j’avais été à la ramasse (lire le récit de la 6e édition2014).
Comme chaque année, le départ est donné à Saint Loup de Cammas, à un peu plus de 2kms de l’arrivée, c’est idéal pour s’échauffer, le tout sous la flotte. J’arrive sur la ligne où je croise Stéphane qui est encore plus en canne que d’habitude. Il y a vraiment du monde, la première édition on était à peine 150 aujourd’hui plus de 400.

2016-01-24_22-47-32Le départ est donné, je sais que le premier kilo zigzague dans le village pour vite emprunter un chemin en faux plat descendant qui va allonger le peloton et si l’on veut pas se retrouver dans les bouchons, c’est là que ça se passe, il faut absolument envoyer, vient une bosse au 2,5kms pour ensuite replonger vers Montberon. C’est là 3e fois que je fais ce trail, je sais donc qu’on peut allonger sur ces chemins qui sont plutôt en bon état car après la cote dans le village qui fait monter le cardio, on va rentrer dans le bois pour en ressortir 13kms plus loin et vue la flotte qu’il est tombée, ça va être mouvant.
Le début n’est pas forcément problématique, car l’on peut courir sur les bas coté même si ça y est j’ai un kilo de boue de chaque coté, le tout est de trouvé 2/3 coureurs à son allure et de garder un rythme régulier, chose que je fais. Il y a énormément de relances, en fait on ne part pas bien loin dans la commune, c’est plutôt des montagnes russes.
Vers le 12kms, c’est la jonction avec le petit parcours dans THE montée, il y a tellement de boue que la moitié des coureurs finissent sur le cul ou à plat ventre, sur les 30 derniers mètres, il y a même une corde. Depuis l’an dernier et l’acquisition de mes Slab 3 Soft Ground je suis ultra satisfait, presque 300 bornes avec et les crampons sont toujours efficaces, j’en ai vu devant moi finir dans le décors alors que je restais tranquillement debout, ça a été un net avantage durant la course. Sur plus d’une kilomètre je me retrouve derrière un petit bouchon pas facile à gérer car les coureurs du 12 ne sont pas à la même allure que nous, un peu plus loin on va encore bifurquer pour faire une boucle supplémentaire. On part assez loin en faux plat montant, puis place à de belles descentes que je négocie particulièrement bien, j’ai pas peur de me faire un adducteurs, c’est peut être ça la différence.
On arrive dans la dernière partie en sous bois, on longe un ruisseau, pour le traverser un peu plus loin et effectuer tout le retour en devers, là c’est hollidays on ice J.
Trail des coteaux 2016 1865Ca y est j’aperçois la station d’épuration, je sais que l’on est à la fin du parcours, du moins maintenant il va falloir remonter un chemin en terre pour retrouver le goudron sur la partie haute, encore une fois, on fait la jonction avec le 12, mais là fini de rigoler, il me reste un poil d’énergie alors j’essaye de gratter des places, je remonte pas mal de coureurs, et pour mon moral c’est sacrement bon, il y a deux ans j’en pouvais plus à ce niveau là, voilà le stade, encore un petit effort, on contourne le gymnase, un dernier effort, je franchis la ligne d’arrivée.

Je termine 172/403 en 2h06’53 soit 20’ de mieux que l’année dernière, en peu en dessous de l’objectif mais quand je vois le chantier avec les kilos de boues sous les shoes ça fait quand même plaisir, et je suis prêt pour enchainer.


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Et pour 2016 on se prévoit quoi?

2016 nous voilà, pour l’instant tous les voyants sont au vert, j’ai fini 2015 sur une note très positive, j’ai également coupé une semaine mais me voilà déjà tourné vers mes 2 méga objectifs de 2016:
Les 80kms de l’Ecotrail de Paris, le 19/03en-tete-eco-trail-2016
Puis si je suis tiré au sort enfin une apparition chez les grands avec les 80kms du GRP, le 26/08
12341163_202043703463982_6836257946204695473_nEntre temps je suis inscrit également à la course du Viaduc, une course qui a lieu tous les 2 ans et qui se permet de faire un aller retour sur le viaduc de millau, le 22/05
11060163_785003618283209_1056270474298731302_nEt bien sur l’année sera ponctué de trail et autre course dans le sud ouest pour réaliser ma prépa sur ces different événements…
2016-01-02_15-49-50
2016-01-02_15-44-00Malgré mon changement de poste professionnel, je vais essayer d’encore mieux m’organiser pour pouvoir faire 5 sorties par semaine, définitivement perdre 3kgs pour être finissure de tous ces évènements et accumuler des points en vu d’un futur Grand Raid de la Réunion qui sait…
Coté chrono, passer sous les 42′ au 10kms serait un bon début pour mon retour sur route durant le deuxième semestre.

Bilan de l’année 2015: pas si mal malgré un début difficile

2016-new-year-ss-1920A l’heure où je suis en train d’écrire cet article je suis plutôt satisfait de mon année 2015. Si je me souviens bien, j’avais rédigé un passage à la même époque l’an dernier que le plaisir était retrouvé même si je me trouvais relativement loin de mon niveau. Cette année de transition autant sur le plan familial (la petite famille va bien, on trouve nos marques avec la petite dernière) que professionnel ( j’arrive à me dégager des créneaux entre midi et 14h, mais la dernière promotion va rajouter énormément de charge).

Le premier trimestre à été complètement catastrophique, suite à mon opération des dents de sagesses, j’ai souffert le martyr pendant plus de 8 semaines ce qui a ruiner mes plans de prépa de début d’année où je voulais consolider ma vitesse.

Malgré cela, j’avais prévu 3 pics:
– 20kms du Trail des Citadelles
– 42kms du Trail de Venasque
– Marathon de Berlin
où il faut l’avouer je me suis purement régalé, même si j’en ai bavé au niveau du trail de Venasque.
Puis pour clôturer le tout, je me suis régalé à préparer les 10kms de Ramonville pour finir 2015 sur une note extrêmement positive ou je signe mon meilleur chrono depuis 2 ans.

Revenons sur 2015 avec quelques chiffres:

2016-01-01_22-05-102016-01-01_22-07-24Vs 2014 la progression est quand même importante je n’avais fait que 1576kms, cette année presque les 2000 avec 1912kms soit une hausse de 17,5%

Pour le dénivelé 18 170m en 2014 et seulement 15 177m cette année, quasi -15% je ne suis presque pas allé à la montagne, même pour préparer le trail de Venasque ce qui ma valut une terrible defaillance sur cette course. C’est le point d’amélioration sur 2016 vu les objectifs ambitieux que je me suis fixé.

En course ça donne quoi?

Cette année je me suis aligné sur 12 courses soit une de moins que l’an dernier 5 trails conséquents et 7 courses sur route
2016-01-01_22-56-05Pour conclure, je dirais que je me suis pris une grosse cartouche en trail au premier semestre du à mon opération à mon manque de foncier et surtout de dénivelé. Le second gros objectif avec le marathon de Berlin a été préparé en conséquent même si je ne passe pas sous les 3h45, j’ai été réaliste et le contrat est quasi rempli, je fini merveilleusement bien l’année avec la Béhobia et Ramonville ce qui met mon moral à bloc!

Bref je suis tourné vers 2016 avec 3 méga objectifs:

  • Eco trail de Paris
  • Grand Raid des Pyrénées 80kms (si tiré au sort)
  • Marathon sur S2 (pas la destination encore, mais pourquoi pas Venise…)

AU revoir 2015 et welcome 2016

Le test complet de la montre GPS POLAR V800

2015-10-22_22-44-51Le marché des montre GPS est de plus en plus chargé après avoir couru de longues années avec la même montre, la multiplicité des modèles haut de gamme comme la Polar V800, La Garmin Fenix 3 ou encore la Suunto Ambit 3 donne envie de faire des infidélités à sa marque préférée. Durant 6 semaines j’ai eu la chance de pouvoir tester la Polar V800 grâce à l’agence Bernascom, qui je le précise n’influe nullement dans la rédaction de mon test.
La marque finlandaise Polar c’est fait un peu remuer ces derniers temps, après avoir été le leader incontesté et même pour certains le créateur des premiers modèles de cardiofréquencemètre, les premières montres intégrant un système GPS ont vraiment tardées à venir laissant la place à tous les concurrents. Je vois encore aujourd’hui des coureurs avec leur GPS déporté sur le bras et leur montre RSX 800. Sur le papier cette V800 à tout d’une grande, découvrant là.

1- Le contenu de la boite

  • Cardiofréquencemètre Polar V800
  • Émetteur de fréquence cardiaque Polar H7
  • Câble USB personnalisé
  • Guide de démarrage Polar V800

La V800 se décline sous 4 packs, avec et sans cardio et en bleu ou noir. De toutes les montres GPS que j’ai pu avoir, c’est celle qui sans aucun doute est la plus discrète et ressemble le plus à une montre de tous les jours pour pouvoir aller travailler sans qu’un collègue vous lance une blague à deux balles (tu es aveugles, ils sont assez gros les chiffres…) Son cadrant en aluminium légèrement épais et discret et effilé type montre Cartier, il y a peu de boutons, le principal surmonté de rouge Start, des boutons de navigation Up et Down, et sur la droite on retrouve le bouton Pause/Back et la lumière Light.2015-10-22_22-46-08Lorsque l’on retourne la montre, on aperçoit une sorte de perçage qui est en fait la broche sur laquelle on vient brancher le câble spécifique, il faut trouver le coup mais je trouve ça relativement facile et efficace, non pas comme sur la Suunto par exemple.
2015-12-28_21-39-542015-12-28_21-42-072015-12-28_21-43-042- Démarrage

Une fois la montre sortie de la boite, on peut commencer à la paramétrer soit directement sur la montre soit par l’intermédiaire de Polarflow (https://flow.polar.com/settings)2015-10-22_22-52-08 2015-10-22_22-53-42La première connexion est relativement longue car comme si dans mon cas le firmware n’est pas à jour, cela peu prendre plus d’une dizaine de minutes. Prenez également votre temps pour pouvoir charger la montre à 100%, ainsi vous pourrez vous apercevoir de l’autonomie de la montre.

3-Réaliser une première sortie avec la V800

Réaliser une sortie avec la V800 est on ne peut plus facile, il suffit de presser le bouton rouge pour sélectionner l’activité que vous désirez faire, par exemple « Course ». La montre capte les satellites relativement vite entre (20s et 1mn) suivant si vous avez voyagez entre 2 sorties. Puis vous presser Start et c’est parti!
Ce que j’aime tout particulièrement c’est al précision du cardio et sa réactivité notamment lors des fractionnées, on voit que c’est là que la marque excelle. Mais ce que j’aime encore plus c’est le débrief de la sortie sur PolarFlow.2015-12-28_22-02-562015-12-28_22-04-38

4- Les menus

4.1- Statut
Le menu statut permet de voir via le tracker d’activité où en est notre pourcentage d’activité de la journée, il ajoute également toutes les sorties ou exercices que vous enchainez ainsi la montre estime votre seuil de récupération. Autant vous le dire elle nous aime pas trop nous runners car après avoir enchainé 3 séances d’affilées, vous êtes direct en surentrainement.
2015-12-28_22-14-512015-12-28_22-16-084.2- Journal
Le menu journal permet de parcourir l’ensemble des sorties effectuées, de revenir sur les différentes statistiques, on retrouve exactement les mêmes fenêtres qu’une fois une simple sortie effectuées.
2015-12-28_22-36-402015-12-28_22-40-352015-12-28_22-46-202015-12-28_22-51-562015-12-28_22-56-34
4.3- Réglages
2015-12-28_23-00-10Le menu réglages permet de régler directement sur la montre les éléments personnels comme le poids, l’âge, le sexe, son niveau de performances..
Vient après les réglages de la montre avec tout ce qui est sons et vibrations, j’aime particulièrement ces options tout comme sur ma Fenix 3, cela permet de faire des séances vraiment intense sans se soucier de la montre une seule seconde, on sait quand changer d’allure, accélère ou ralentir.On peut régler les différentes plages de FCM pour également faire sonner la montre, il y a le réglage du tour automatique ou encore l’autopause. Les choix de l’affichage des vitesses mn/km ou km/h. C’est un net avantage par rapport à beaucoup de concurrentes où l’on est obligé de passer par des sites comme Movescount ou encore Garmin Connect.

4.4- Tests/Chrono/Favoris
Pour moi ces 3 autres menus sont plutôt secondaires, il n’apportent pas grand chose, pré enregistrer un test de demi cooper sur la montre ou encore juste faire chronomètre peut être fait sans ces menus

Derniers point que j’ai pas mal utilisé est le rétro éclairage qui est relativement performant.
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Ces montres sont des petits bijoux, une des raisons actuelles du pourquoi je suis chez Garmin concerne uniquement la possibilité de rentrer tout son plan d’entrainement sur le site pour le transférer sur la montre et se laisser guider ensuite durant la séance.

La V800 et PolarFlow permettent de faire cela également mais je n’ai pas eu l’occasion de le tester du coup je vous conseille l’excelentissime test du collègue Coureur Du Chablais, allez également jeter un coup d’oeil sur la partie orientation ça peut aider à décider les traiteurs.
http://coureurduchablais.com/2014/11/test-polar-v800/#laltimetrie

5- Autonomie

Concernant l’autonomie en mode montre on dépasse allègrement la semaine complète, je me suis amusé a l’utilisé également uniquement pour mes sorties, là on est plus de l’ordre de 12h, ce qui est largement suffisant pour tous les pistards ou autres routiers mais aura du mal a séduire les amateurs d’ultra c’est pas 80% de la populations, mais tous les coureurs de trail qui veulent mettre ce prix là dans une montre même s’ils ne font que des courses natures, ils sont dans un coin de la tête un jour de faire du long et la montre devra suivre…Mais les marathoniens seront séduis c’est sur.

6- Conclusion

Cette Polar V800 est vraiment réussie, tout d’abord comme montre, elle se porte au quotidien et sait rester discrète. L’accroche des GPS et rapide, et ne se fait plus par boitier déporté comme là longtemps fait Polar. J’ai beaucoup aimé le fait de pouvoir changer les différents paramètres directement sur la montre sans passer par une interface quelconque.
La partie qui me séduit pas et qui chez moi pousse à l’acte d’achat concerne la planification d’entrainements, ici ça n’a rien d’intuitif, il faut en plus mettre ça sur des jours précis, et je ne sais pas forcément à l’avance quand va être ma séance de fractionnés. Le top niveau pour ça était la bonne vieille et regretté Garmin 310 XT…
Mais pour finir sur des notes positives, j’ai particulièrement aimé la précision du GPS et l’interface PolarFlow qui permet d’analyser toutes les données post sorties.
La Polar V800 aura sa clientèle à n’en pas douter!

Où la trouver: http://www.polar.com/fr/produits/ameliorez_votre_condition_physique/course_a_pied_multisport/v800
Prix: 449,90€

Test produit: Le Sac Karkoa, l’outil parfait pour transporter ces affaires au boulot.

2015-12-19_20-36-27La marque Karkoa n’est pas forcément très connue au sein du milieu des runners, mais elle ne va pas tarder à l’être. Le concept est ultra simple, un sac à dos plutôt chic, le mien ne possède que des couleurs sobres, il est relativement rigide, son esthétique ne fait pas sac de sport, mais il est bourré de bon sens à l’intérieur.

Le sac Karkoa est conçu comme un meuble multi case, pour éviter d’avoir l’ensemble de ces affaires trempent entre la sortie du midi et le soir ou vous rentrez tranquillement chez vous. Qui n’a pas connu la serviette détrempée sur sa veste de running que l’on doit remettre le lendemain par 2°, tout comme sa ceinture cardio qui n’arrive plus à sécher…bref Karkoa créa le compartimentage.

Comme je le disais ce sac est plutôt esthétique et passe partout, si on ne connait pas son utilité, on pourrait dire que c’est un banal sac d’ordinateur. La parti dorsale est rembourrée, le sac tient particulièrement bien sur le dos pour la simple raison que le coureur est souvent adepte du « vélotaf », c’est pour cela que l’on retrouve une sangle au niveau poitrine.2015-12-19_21-35-33

Sur le haut du sac on retrouve un compartiment fermé où l’on peut glisser téléphone, portefeuille et  clés.  2015-12-19_21-53-542015-12-19_22-23-14

Sur le bas, on retrouve le compartiment pour les chaussures, ce dernier est doublé avec un tissu imperméable pour pouvoir y mettre les chaussures trempes ou pleines de boues.
C’est un peu le point noir de ce sac, si vous chaussez 36, vous n’aurez aucun problème, si comme moi vous êtes plutôt sur du 45, ça commence à se compliquer, et si en plus vous êtes possesseur de Hoka Speedgoat alors là, c’est carrément un challenge. Le sac entier aurait vraiment mériter d’être plus grand avec 5 ou 10l de plus.
2015-12-19_22-34-01 2015-12-19_22-35-09Le compartiment principal incorpore plusieurs options:

  • une sorte d’élastique en néoprenne qui s’ajustera pour retenir différentes taille de bouteilles, 50, 75cl ou même des gourdes de vélo.
  • une poche spécifique pour mettre l’ensemble de votre linge sale qui retient à la fois l’humidité mais également les odeurs, pour m’a part j’ai utilisé ce sac tous les jours et il était sous mon bureau toute la journée, s’il n’avait pas été efficace, je pense que mes collègue seraient venus me le signaler.
  • une poche trousse de toilette transparente, pensé si vous avez à prendre l’avion, il suffit juste de la décrocher pour la présenter au contrôle.   2015-12-19_22-44-352015-12-19_22-45-062015-12-19_22-45-42

Dans ce même compartiment on retrouve un filin qui sert à retenir tablette, ou autres papiers important que nous vous voulez ne pas voir se balader au milieu de vos affaires.
2015-12-19_22-46-24Ce compartiment n’est pas très grand non plus, une fois que vous avez mis collant , maillot à manche longue et surtout serviette, il ne contient plus rien, d’autant plus que l’on peut séparer l’espace chaussure grâce à une toile amovible à l’aide d’une fermeture éclair.
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2015-12-19_23-10-11Pour résumer, ce sac Karkoa est une excellent trouvaille, si vous ne voulez pas être fiché comme le runner de l’entreprise, ou le branleur qui arrive avec son sac qui pue, ce dernier incarne classe et élégance pourtant toutes vos affaires de running sont à l’intérieur.
Même après la sortie, il ne laissera rien paraitre.. Mon seul reproche est qu’il n’est pas assez grand , mon test c’est déroulé pendant deux mois à l’automne, je n’imagine même pas l’hiver avec les vestes et autres, c’est pour cela que la marque vient de sortir un sac classique, et même une gamme féminine

Où l’acheter: http://karkoa.com/fr/sac/11-sac-de-sport-smartbag25-karkoa.html#/couleur-ceramic_blue

Prix: 69€

CR 10kms de Ramonville, finir en beauté…

IMG_4389Le post marathon de Berlin n’a pas été forcément facile car je n’avais rien planifié si ce n’est une éventuelle participation à la Saintélyon. Des problèmes logistiques m’ont vite fait oublier Lyon, et je me suis recentré sur un éventuel 50kms à Toulouse, mais encore une fois, ma vie professionnelle me rattrape et me dégager de longues séances en allant à Dubaï, au Portugal ou encore à Paris serait contre productif, je décide donc de m’inscrire aux 10kms de Ramonville avec un objectif chronométrique annoncé de 42’30. EN une soirée je me constitue mon plan d’entrainement en 6 semaines avec 4 sorties semaines, avec la possibilité de rentrer ma sortie longue même le vendredi pour conserver du temps avec ma famille, sur le papier parfait!

Ce dimanche matin, lorsque je me présente sur la ligne de départ, il fait 2°C, autant vous dire que je ne fait pas le malin, mais je suis quand même en court pour être à l’aise. Le départ est donné en haut du pont qui surplombe la N113, on part donc en faux plat descendant, très vite sur les 200 premièrs mètres, pas loin de 18km/h, avec un méchant virage à angle droit en bas, bilan, tu as intérêt à bien placer tes pieds à cet endroit là. Cette course met en place des meneurs, il y a un ballon 43’, ma stratégie est de le tenir en restant au chaud et sortir les 2 derniers kilomètres. Je vois le ballon je m’en rapproche, mais là 300 coureurs doivent passer entre deux poteaux de bois d’1,20m de large, clairement le départ n’est pas situé au bon endroit,  le peloton est beaucoup trop compact. Au bout du 1er kilo j rattrape le meneur en 4’12, pour moi il doivent être en 4’20 et j’avoue qu’ils se cherchent un peu. On est sur une belle ligne droite, une coureuse demande au meneur si on est pas trop vite apparement non, mais ça n’est pas très régulier, il y a un brouillard de malade et qui devient de plus en plus épais car on s’approche du Canal du midi.  On monte sur le petit pont multi centenaire (encore une relance), je passe le km2 en 4’14. Courir au bord du canal est toujours top en terme de sensations, jusqu’à ce qu nous arrivions à un espèce d’escallier en colimaçon pour prendre 6m de D+ tout en courant à 14km/h et avec du monde partout. On est au tout début de la course j’ai du gaz, mais je me dit qu’au 8e ça sera plus compliqué. Une fois en haut, je relâche au maximum, , on re traverse le canal, sur la droite, le paparazzi Rémy Jegard. On revient vers le départ pour clôturer la première boucle en passant sur le chemin étroit au km3 en 4’22.
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Je suis toujours plutôt à l’aise, toujours collé à Laurent le meneur, on ne se connait que par l’intermédiaire de Facebook, c’est déjà lui qui m’avait emmener au 10 de labège, il ne le sait certainement pas mais il accompagnait un collègue et j’étais au cul pour tenir bon. On repasse sur les traces de la première boucle, mais ce coup ci au lieu de tourner à droite vers le canal, on continu tout droit, le km 4 est avalé en 4’17. A ce moment là je ne sais pas si c’est moi où les meneurs mais je me retrouve complètement décroché comme s’ils avaient mi un coup de cul pour rattraper du temps alors que j’essaye de rester le plus régulier possible, on arrive à Port Tolosa, un lieu improbable à Toulouse que j’arrête, on se croirait typiquement dans un port de plaisance au bord de la mer, l’été c’est extra, sauf que la mer est à 150 bornes et que l’on est sur le Canal du Midi. ? e fais très attention à mes pieds car c’est très humide, le sol est une sorte de béton ciré et je n’ai pas du tout envie de finir dans la flotte par 2°, on fait le tour du port pour arriver au km5 en 4’11. On remonte le long de grand immeuble, là j’avoue que c’est mon coup de moins bien de la course, j’ai toujours les ballons en vue, mais dans la tête c’est en train de lacher et je me dit aller encore 2 bornes et tu marcheras 10m, pessimisme sors de ce corps, j’ai également très soif, je suis parti sans gel et sans eau, ça tombe bien, on arrive à un virage en épingle avec le ravito, je me précipite sur une tranche d’orange pour avoir le gout sucré sur les lèvre  ainsi qu’un foutu gobelet d’eau qui s’écrase dans ma main, bref je bois une gorgée, je m’asperge, tout ça en ralentissant un poil mais en tenant le coup. On arrive au km6 en 4’21.

Ce virage nous à ramené sur la première chemin en direction du canal toujours encombré de brouillard, mais comparé au premier passage, il y’a pas mal de monde qui c’est mis dans le virage pour encourager les coureurs, une fois le premier pont passé, on redescend, j’essaye d’accéder pour ne pas décrocher les ballons qui doivent être 100m devant moi, on passe le km 7 en 4’22. Il ne me reste que 3 bornes, j’arrête pas de me rentrer ça en tête de tenir le coup et de forcer et d’arriver à tenir un objectif. Puis arrive le colimaçon et bang! On passe ça en force, j’allonge la foulée pour arriver en haut et enfin relâcher les bras.

On repasse le canal pour cette fois repasser sous l’arche de départ, on fini la deuxième boucle, pour entamer la dernier coup de collier. remonter le pont est un petit effort surtout à ce moment là de la course, en face le 3e et les 4,4,6 premiers dont Arelien Jean qui est toujours en cannes, ils en finissent, je passe le km8 en 4’26, ne pas faiblir rattraper les ballons voilà l’objectif.

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On est sur une belle avenue je serre les dents, je mène un petit groupe de 3 et on essaye de  conserver le tempo. On longe la 113, certains commence à exploser, et mettent le clignotant, d’autres finissent en beauté en aallongeant la foulée, 2 virages à 90, on recroiser le peloton des gars un peu plus lent, partout où je peux couper je le fait, puis on remonte sur le pont de la 113 pour passer sur la 113, encore une relance et un effort pour passer le km9 en 4’15. Maintenant ne plus réfléchir, fermer les yeux et tenir, j’entends le speaker qui est au stade. Sous l’arche il reste 800m, je suis derrière 2 coureurs, un en peu plus, j’ai l’impression qu’il va mourrir et l’autre lui hurle dessus pour qu’il tienne bon, il le pousse dans le dos, je relâche sur la descente, on est sur le bord du stade, plus que 500m, une dernière petite montée, je rentre dans le stade pour un ultime tour de piste les ballons sons à 50m mais clairement ils sont bien plus vite que 43’, je vais y arriver, 200m, dernière ligne droite, je vois la ligne le chrono et je passe la fameuse ligne quasiment avec les ballons en 3’59, je stoppe ma montre 42’49, soit 29’’ de plus que mon objectif mais putain que c’est bon, j’ai eu ce que je venais chercher ces dernières semaines d’entrainements ont payé.Je termine 332e sur 1223 coureurs et 178e sénior.

C’est une excellent fin d’année, de très bonnes bases pour 2016 ou on ira chercher un Sub 42’, mais au moins je sais où il va falloir que je force. Prochain rendez vous le Forest Trail en février. Sur ce coupure annuelle e ton profite des fêtes.

Test produits: Le pack marathon Overstim

2015-11-11_22-13-10Lors de mes premiers marathons, si il y a une chose que je ne prenais pas à la légère c’est la prise de gels.Entre temps, j’ai essayé d’autres  choses, du solide, ou uniquement en prenant des ravitos sur les tables, mais forcé de constater que de temps en temps ça ne marche pas,et l’autonomie est peut être le premier levier du succès.
Cette année, j’ai voulu reprendre pas mal de base, dont celle ci, j’ai donc récupéré un pack marathon Overstim qui contenait:

  • Malto saveur XXX, 500g
  • GatoSport, saveur Caramel, 500g
  • 4 gels Energix saveur Caramel beurre salé
  • 2 gels antioxydant, Saveur Cola et Citron
  • 1 gel coup de fouet, A gel Red Tonic
  • Boisson d’attente à la vanille, 200ml
  • 1 porte gels

IMG_00053 jours avant le grand départ du marathon c’est « Glucides Time », moi je suis très vieille école, je me suis toujours gavé de pâtes avant les jours de matchs et je remet ça vielle de course. Manger des pâtes pendant 3j, vous pouvez vite finir avec +3kgs sur la balance c’est pour cela que l’on a crée le Malto.
« La maltodextrine est un mélange de différents sucres obtenus par hydrolyse partielle de l’amidon de blé ou de maïs. Les longues chaines glucidiques de l’amidon sont hydrolysées, c’est à dire décomposées dans le but d’obtenir des glucides de plus petite taille.

Les produits obtenus par cette transformation reçoivent un indice appelé DE (Dextrose Equivalent) correspondant au degré d’hydrolyse de l’amidon. Plus le DE sera élevé, plus la proportion en sucres simples à chaîne courte sera importante dans la maltodextrine. »

A partir du jeudi, je me balade avec ma bouteille d’1l à la main ou j’ai intégré le malto saveur pêche, j’avais eu l’occasion d’essayer d’autres parfum, comme fruits rouge, agrumes ou neutre, celui là est sort du lot car on boit sans s’en apercevoir.

IMG_0006Le gatosport est un classique paris les classiques, autant les autres produits sont sujets à discussion avec les autres coureurs mais ce produit est utilisé par beaucoup d’entre nous. Il a pour avantages d’être particulièrement nutritif, mais surtout digeste pour éviter d’avoir 500g de gâteau sur l’estomac pendant le marathon. Pour ma part je partais à Berlin, j’ai donc préparé ce gâteau en moins de 2’, puis passé au four à 180°  pendant une grosse demi heure. Une fois prêt j’en ai mis la moitié dans mon sac car il se conserve 2-3j, mais j’ai également gardé l’autre moitié au congélateur pour une prochaine course. Je pense avoir gouté un paquet de parfums, amande, chocolat, poire chocolat, nature avec pépites de chocolat, celui ci était au caramel avec des morceaux, ce qui n’était pas top pour la conservation car le caramel fondait, mais au gout assez sympa.

L’hydratation pré course est relativement important pour arriver à stabiliser un indice glycémique assez haut sans pour autan atteindre un pic important dès le premier kilomètre  ou même ne pas tomber en hypoglycémie lié au stress du départ. Ce produit peu allègrement être remplacé par une petite bouteille d’eau dans laquelle on ajoute une peu de jus de pomme par exemple. Ici la boisson est à l’orange , vanille ou bien neutre.

Mais le nerf de la guerre se situe ailleurs où plutôt dans les gels. Ici on trouve les grands détracteurs qui pensent que l’on peut courir avec 3 morceaux de sucres et de l’eau, pour ma part même si je n’arrive pas à quantifier le bienfait des gels sur l’épreuves. Lors du marathon de Berlin, je n’ai pas eu de coup de moins bien en privilégiant une prise de gel tous les 5 kilomètres juste avant les ravitaillements pour ne pas garder une saveur ultra sucré dans la bouche qui me donnerait soif pendant de longues minutes. La marque privilégie le fait de prendre des gels Energix tous les 5kms puis un Antioxydant au 10e et 20e, cette fois ci j’ai été très bien servi car les Energix était saveur caramel beurre salé, je préfère 10 fois la saveur de sel au sucre même en trail, le fait de couper avec des gels sucré coca et citron enlève la lassitude. Sur la fin quand les jambes commencent à ne plus répondre on utilise le coup de fouet et le Red Tonic au 40e à l’Eucalyptus, je n’en prendrais pas 20 mais l’effet « Vicks » et fraicheur dans les bronches fait son effet.
La seule remarque que je peut faire concerne la texture, j’ai l’habitude d’utiliser des gels classiques à l’entrainement qui on une texture épaisse, il faut donc plus déglutir mais les gouts sont respectés. Ici c’était des Gels liquide XL, comme leur nom l’indique beaucoup plus liquide, ça arrive donc beaucoup plus vite, je pense en avoir fini aucun dans leur totalité.

Une fois votre médaille autour du coup, le dernier produit que l’on peut utiliser mais qui n’est pas dans le pack est la boisson de récupération, là j’avoue que je peux essayer tous les parfums, je ne m’y ferais jamais, le produit est relativement épais on à un peu l’impression de boire une Guiness, il y a à boire et à manger. L conseil de la marque, le diluer avec du lait.

Vous l’aurez compris, le marché des produits énergétiques est très large et ne cesse de se diversifier avec l’arrivée de nouvelles marques. Il est primordial d’essayer 100% des produits à l’entrainement pour valider que vous supportez bien les goûts et les textures. Ces packs on également l’avantage d’avoir un prix d’appel intéressant, mais je préfère le reconstituer avec des gouts qui qui me donnent envie de les déguster.

Où le trouver:  Sur le site d’Overstim
A quel prix: 39,90€

CR Course: Behobia – San Sebastian, de la folie au pays basque!

logo_behobiaLorsque l’on m’a parlé de cette course, je suis tout d’abord allez voir sur internet et je me suis vite aperçu que ce n’était pas un 20kms comme les autres. Tout d’abord les inscriptions sont closes en 48h, c’est une course des plus populaire en Espagne avec plus de 35000 coureurs. Couplé à ça, elle se situe dans une de mes régions préférées: le pays basque espagnol. J’avais donc coché la jour des inscriptions pour faire parti de la fête.
Tout démarre la veille de la course, retrait des dossards dans le grand stade d’Anoeta, le temple de la Real Sociedad, c’est toujours impressionnant. Puis on se dirige vers le vélodrome à l’expo du running pour retirer le tee shirt et découvrir les dernière nouveauté, le tout étant sponsorisé par Adidas, Boost par si, Boost par là, BoostBehobiaSS! Pour finir on achète un ticket de train à 1€ pour se rendre au départ.
En ce dimanche matin, le soleil n’est pas levé que je pars du vieux Bayonne tout endormi pour me rendre à San Sebastian, après 45’ de route, j’arrive dans le centre pour me garer non loin du stade. Comme des dizaines de coureurs je rejoint l’ Eskatren qui doit m’emmener à Hendaye, ça part de là, il y a un train toute les 15’ pour échelonner l’arrivée des coureurs suivant les vagues de départ (comme au marathon de Paris, la première vague part à 10h00 quand les derniers partirons à 11h00, limite le premier sera dans la douche…) mais ça évite les grosses affluences dans le train. C’est assez silencieux ou pas, derrière mois 4 fétardes rentrent de boite, elles comprennent pas bien pourquoi le wagon est plein de mecs en short et débardeur à 7h30 du mat! Bref nous arrivons à Hendaye, coté français, là une armada de bus nous attends pour nous emmener de l’autre coté de la frontière à Behobia, paradis de la bouteille de Ricard à 12€, du jambon sur l’os et des citrons de sangria, bref c’est relativement moche, c’est une ville frontière comme le Pas de la Case ou le Pertuis. J’ai 1h30 à tuer, alors je me balade, je pars découvrir l’arche de départ, le 1er kilomètre puis je reviens vers le centre pour aller prendre un café serré comme tous les espagnols.

1h00 plus tard et après un petit échauffement pour faire monter la température, je n’ai pas non plus besoin de forcer, tellement il fait chaud, il doit déjà faire 19/20° alors qu’il n’est pas 10h00 du matin, on est bien en Espagne, la musique est terriblement forte, les mecs parlent fort comme jamais mais au moins il y a de l’ambiance! C’est au tour des fauteuils puis des rollers de s’élancer, je suis bluffé, j’aperçois un unijambiste en roller qui va faire la course avec des cannes, quand on sait les difficultés du parcours, respect.

H-5’, tout le monde rentre dans les Sas, le mien c’est le vert avec des meneurs allant de 1h20 à 1h35, je suis devant un peu malgré mois mais ça me permettra de ne pas me faire bousculer ou de ne pas être dans un bouchon pour m’a part je souhaite faire la course entre 5’00 et 4’45/km, je ne souhaite pas forcément me rentrer dedans, l’objectif est uniquement de me faire plaisir et de forcer un peu en vue de clôturer une belle semaine d’entrainement.carreraip_behobia_san_sebastian_ja27_1110h00, c’est le grand départ pour les élites qui mettrons à peine plus d’1h00 pour rallier l’arrivée. 10h04, c’est au tour du groupe vert de s’élancer devant beaucoup de public sur tout le long du Rio Bidassoa, on est sur un léger faux plat descendant, je tourne le premier kilo en 4’30 autant vous dire que comme d’habitude je suis parti trop vite, et ça ne va pas s’arranger tellement on a d’encouragements, on arrive dans Irun, les gens sont descendus dans la rue, à ce moment là je pense au marathon de Toulouse ou à pas mal d’endroits tu es seul avec les moineaux et les corbeaux, ici no way. On arrive à une légère cote dans Irun, où l’on aperçoit un nombre incalculable de coureurs, on est en plein centre ville, on va tourner à 90° dans un rond points pour affronter la première difficulté de 1,5km en monté régulière mais si comme moi on est parti un peu vite, on a le cardio qui reste coincé en haut et le mollets qui se contractent, mais pour l’instant ça va. Le plus gênant, c’est le vent de face car on est particulièrement exposé plus la chaleur qui devient important, j’ai cru voir sur un panneau de pharmacie 24°, au mois de novembre on est pas forcément habitué à s’entrainer avec des températures comme cela. On arrive enfin en haut de la bute au niveau du rond point puis vient le temps de la descente et surtout de la recup de cette première manche, je relâche les bras, respire à plein poumons et je passe au 5e kilo en 22’59, pas si mal sur des bases d’1h32 mais le pire est à venir.

 

behobia-sansebastian-2014-perfilA partir de là, adieu les routes bucoliques, on passe sur un échangeur de national pour attaquer THE difficulté de la journée, une montée sur plus de 1800m entre 3 et 4%. Tout d’abord le contexte, on est sur une 2×2 voie, la circulation est dévié sur l’autre coté de la route et des milliers de coureurs sont sur le bord de la route, les gars sont montés en vélo à pied, il y en a tout le long, je prends un gel en bas, heureusement que j’ai mis ça dans la poche, car il n’y a aucun ravitaillement solide sur tout le parcours. Pour les premiers ça ne pose pas de problèmes, mais je pense aux gars qui vont finir à 13 ou 14h00 avec plus de 2 ou 3h sous un grand cagnard il y a moyen d’avoir un gros coup de moins bien. Revenons à la difficulté, je serre les dents, certes je ne cours plus à 13km/h mais dans ma tête c’est la grosse difficulté ça devrait aller par la suite alors je me fais violence pour arriver en haut en force. Là haut, il y a la police les public ne peut pas être aussi proche qu’il le souhaiterait c’est dommage mais on l’impression de monter le tourmalet, Aupa, Animo, Venga! Vega! de la folie. Après la monté vient la descente, re belote, j’essaie de me relâcher pour faire descendre le cardio pour affronter la suite, on passe devant une gare du matin que je reconnais, je cherche l’ombre sur le bord de la route. A ce niveau il y a des coureurs qui entament une grosse desséchée, les mecs sont à fond, ça peut être une bonne tactique moi j’essaye d’être régulier, je passe le 10e kilo en 47’56 (24’53 sur le second 5000).

 

5796073911091200wOn rentre dans Errenteria, sur plus de 3kms c’est vraiment de al folie, le terrain est assez plat, on est à l’abri du vent, mais c’est incroyable l’ambiance qu’il peut y avoir, on a droit au traditionnelle pancarte Euskal Libre, les portraits des indépendantistes à libérer, bref on est au pays basque et surtout ils sont fier d’être basque et ils vous le montrent et de quelle manière! Je dirais à peu près tous les 3kms il y a un ravitaillement en eau et quelques fois eau + boisson énergétique, je teste à ce moment là, mais vraiment mauvaise idée, je tombe sur une mixture ultra sucré, il me faudra 3 gobelet d’eau pour me rincer la bouche. Au 12,5km, j’avais pas du tout identifier cette difficulté sur le parcours, on se retrouve face à un tape cul comme on dit dans le vélo avec 500m à 5%, à ce niveau là de la course, je commence à être entamé physiquement, un petit propose des oranges sur le bord de la route, j’ai saisie une au passage, deuxième mauvais choix elle est amère comme pas possible. Je dois marché 10m pour baisser mon cardio, ça me tire partout, mais les gars vous poussent tellement, Venga, venge Bertrand (le nom est marqué sur le dossard), je redémarre pour enfin arriver au sommet. De là haut, on aperçoit tout le port industriel de San  Sebastian, 2e vision choc, c’est assez glop, on est face à un cargo avec 3 immenses tas de déchets métalliques concassés, on repassera pour la beauté du parcours, tout ce qui m’intéresse c’est que l’on redescends et que la fin approche, je me met à regarder ma montre toutes les 2 minutes, ce n’est jamais bon signe. Je pas au 15e km en 1h12’51 (24’55 sur le 3e 5000).

 

5546797951877120wJe reprends un gel à ce moment là pour essayer de bien finir, je relance le long du port et sur la fin, il ne reste plus que 4 kms, et nous voilà enfin à la dernière difficulté, 1km entre 3 et 5% après plus d’1h20 de course, j’en chie, il n’y a pas d’autres mots. Mais à partir de là c’est l’endroit magique du parcours du 16e à l’arrivée, il a du monde partout avec une ambiance limite Marathon de New York, voir plus. Animo, Animo Aupa, personne n’ose marché dans cette cote, j’ai vu des coureurs se mettre derrière d’autres en difficultés et les pousser dans le dos pour en venir en bout, on vous tend une bouteille d’eau , des sucres, des oranges bref on vous porte. J’ai trouvé cette dernière difficulté relativement dure, certainement parce que je suis parti beaucoup trop vite et que je le paye maintenant. J’en vois enfin le bout , on est sur la hauteur de San Sebastian et dans un quartier plutôt bobo je dirais mais avec toujours avec cette ferveur. A partir de cet endroit je sais que c’est gagné, on entre aperçoit la mer, il ne reste plus que 3km, dans la descente je me fais manger pas un paquet de coureur, mais c’est pas grave, en bas, je prends 5’’ pour boire un dernier coup, la longue ligne droite nous emmène directement au niveau de la corniche, un virage à 90°, on longe la plage des surfeurs , 5068319284527104w4603098208141312wc’est de la folie tellement il y a du monde qui encourage, il y a des arches tous les 100m, ce dernier kilo me parait interminable, mais je serre les dents, allonge là foulée et j’en viens enfin à bout, je passe l’arche d’arrivée en 1h38’’11 à la 5749e position sur 35000 coureurs. Une sacrée expérience cette Behobia – San Sebastian, si vous êtes en recherche de course à ambiance, le pays basque vous tend les bras.

 

Video de la sortie trail du Pic du Cagire (1912m)

Test produit: Tee shirt running Kiprun Cardio Kalenji

11Depuis que je cours, j’ai eu bon nombres de tee shirt que ce soit que je me sois acheté pour m’entrainer mais également que j’ai pu avoir lors des diverses courses de l’année. D’ailleurs dernièrement j’ai triller et j’en ai donné une bonne cinquantaine dans la bene à textile en espérant que ça re serve. Tout ça pour en venir à ma dernière visite chez Décathlon, où je fais toujours un petit détour par le rayon running pour savoir si Kalenji ou Quechua propose des nouveautés, ce qui est souvent le cas il faut l’avouer, leur centre de R&D est relativement performant, il n’a qu’un seul problème il est dans le nord sinon il y a longtemps que j’aurais postulé car ça doit être vraiment le pied (sans aucun jeu de mot) de pouvoir travailler sur sa passion et en plus de ça de créer des articles innovant, c’est l’ingénieur qui parle.

Ce n’est pas forcément nouveau chez eux mais ça ne date pas non plus de 3 ans, Kalenji à sorti un tee shirt qui se veut non compressif mais près du corps avec des électrodes cardio intégrées et 2 pressions sur l’avant près à accueillir votre dispositif cardio compatible. J’avoue que j’ai de suite flashé pour se tee shirt, non pas pas pour son look qui est d’un sombre mortel mais plutôt pour sa fonctionnalité. Je sors de 3 mois de prépa marathon ou ma ceinture Garmin m’a juste fait un trou entre les pectoraux, c’est la première fois que ça me fait ça, pourtant j’ai couru pendant 2 ans avec la ceinture de la 310XT et je n’avais jamais connu de problèmes, idem pour la Suunto et la Polar que j’essaye actuellement. Pour le coté confort et nouveauté j’ai donc craqué.1

Kalenji ne classe pas se tee shirt en tant que vêtement compressif mais je doit avouer qu’il est quand même très très près du corps, et avec ma forme du moment, il épouse bien ma silhouette pas forcément avantageuse. Mais en effet avec une composition à 97% Polyamide et 3%Elestanne on est plus sur un vêtement ajusté que compressif. Le maillage est different à plusieurs endroit su corps, où plutôt le tissage avec un fil blanc qui représente une alvéole pour avoir cette impression de carbone, un effet assez réussi car l’on pense que le tee shirt est composé de plusieurs plaques alors qu’il est quasiment sans couture, ce qui est juste parfait. La seule différence se situe sur les flancs. On retrouve le sigle Kalenji sur la manche droite ainsi qu’une sorte de « X » sur le milieu de la poitrine qui donne de la vie au coté bionique du tee shirt que l’on détaillera en suivant.32

L’un des avantages du coté près du corps et d’éviter les frottements avec le tissus qui pourrait se balader, j’ai effectuer ma sortie la plus longue de ma prépa marathon soit 2h30 et je suis rentré sans aucun problème au niveau des aisselles par exemples, endroit où certains coureurs sont sensibles.4

J’ai également été bluffé par le coté évacuation de la transpiration, sur cette même sortie, j’aurais en temps normal même avec un tee shirt technique classique, fini trempe car je transpire pas mal. Ici, rien de tout cela, tout d’abord le tissus ne retient pas la transpiration,grâce à la technologie Equaera, et il a un pouvoir séchant qui est juste incroyable. Juste un détail ça beau être la même technologie les tee shirt à 2€ sèche beaucoup moins vite…à méditer.

Sur la poitrine on va donc retrouver le fameux dispositif cardiaque composé de deux pressions en attente qui viendra reprendre votre émetteur. On retrouve ces 2 pressions car le récepteur Géaunote (Décathlon) est conçu pour être clippé de la sorte et heureusement pour moi c’est le même système que l’on retrouve sur les récepteurs Polar et Garmin, dommage qu’il n’y ai pas une référence pour les possesseurs de Suunto, ils seront obliger de se procurer un tee shirt similaire chez Salomon mais pas au même prix.567

Venir clipper l’émetteur n’est pas chose compliqué, il faut maintenant que le système principal via les fameuses électrodes fonctionne. Une de mes craintes était que le tee shirt ne vienne pas assez en adhérence pour que les électrodes viennent détecter les battements cardiaques. Ce n’est pas le cas (ou du moins parfois,on y reviendra plus tard), le tee shirt comme je le disait en début de test est limite compressif ce qui fait que les électrodes sont tout le temps en contact.
L’autre raison de mon achat était que la ceinture garmin vient me blesser en permanence, j’ai pu lire sur le net que je ne suis pas le seul dans ce cas là, elle à tendance à vriller au niveau du capteur, ce qui rend le bord abrasif et blessant, avec ce tee shirt, une fois en place, ce problème disparaît de suite, on a mis une pièce de tissu entre la ceinture et le capteur, c’est nettement plus agréable.8

Coté confort, je donne un 5 étoiles, c’es peut être mon embonpoint du moment, mais sur une sortie de 2h30, le tee shirt n’a jamais bougé d’un poil, il n’est pas remonté comme j’ai pu lire ailleurs, peut être car j’avais une ceinture porte gourde, mais même sur des sorties plus courtes j’ai eu le même comportement, par contre un défaut en cette période estivale, il est noir et et il tient très chaud, au mois d’aout c’est pas évident. Par contre j’y vois un net avantage, c’est de l’utiliser comme première couche dès cet automne et surtout cet hiver, le tout en alliant le confort en n’ayant pas l’effet de la ceinture qui remonte en permanence.

Comment ça marche?

Pas besoin d’être ingénieur, normalement votre émetteur est déjà paré avec votre montre donc elle doit le trouver du premier coup. Ensuite vous avez clippé votre émetteur et enfilé le tee shirt. Il ne reste plus qu’aux émetteurs à trouver les battements cardiaques pour venir les afficher sur la montre.
Autant vous le dire de suite, pour mon cas (je le précise), entre 30 et 40% du temps ça n’a pas marché, en plus sur la fenix 3 si ça ne marche pas au moment ou vous lancer votre activité, ça ne va pas chercher l’info durant la sortie, du coup c’est peine perdu. J’ai eu beau essayé de mouiller les électrodes, d’appuyer dessus pour qu’elles trouvent les battements, rien à faire, j’ai donc fait quelques sorties avec un beau tee shirt mais loin d’être connecté.
Heureusement ce n’est pas le cas tout le temps, j’ai pu exploiter les données après coup, il ne semble pas y avoir de manque d’infos par rapport à une ceinture.

En conclusion, je dirais qu’un tee shirt cardio à ce prix là (24,90€), on a pas trop de question à se poser sachant qu’une ceinture seule vaut en moyenne 50€. L’inconvenant du tee shirt VS la ceinture, c’est ,si comme moi vous vous entrainez plusieurs jours d’affilés, à moins que vous aimez  les odeurs parfumées et les fringues humides…
Le confort est le point principal du produit qui peut être porté même sans l’émetteur. Par contre le point noir pour moi est la variabilité des électrodes à capter la fréquence cardiaque, que je n’ai pas du tout en temps normal avec ma ceinture. L’autre point de vigilance, c’est l’entretient, il est passé une vingtaine de fois à la machine, ça n’a pas l’air de l’avoir abimer mais il faut être vigilant pour notamment ne pas le mettre au sèche linge avec les autres affaires…

Cette innovation (qui n’en n’est pas une pour moi, Adidas et Salomon ayant tout deux lancé un tee shirt de ce type ) a été présenté lors de la soirée innovation 2015 au centre R&D de Décathlon.

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Où le trouver: http://www.decathlon.fr/tee-shirt-kiprun-cardio-id_8328859.html

Prix: 24,90€

J’ai lu pours vous : Trail running, préparez vos défis

2015-10-03_23-58-38Grâce au partenariat mis en place entre la Runnosphère et les éditions @mphora depuis quelques années maintenant, j’ai sauté sur l’occasion quand on m’a proposé de lire le bouquin co-écrit par Sylvain Bazin et Jean-Marc Delorme. Sylvain Bazin est pour une moi une figure du trail running, pas forcément pour ces courses mêmes si il possède un sacré palmarès, mais plutôt pour ses périples sur les GR de France et de Navarre. J’adore suivre ces pérégrinations, à chaque fois c’est une aventure humaine, le trail running à l’état pur… Jean Marc Delorme n’est pas en reste, cet entraineur reconnu, est là pour nous donner toute son expertise.

Revenons à cet ouvrage, destiné aux traileurs débutants comme aux confirmés, j’ai trouvé que ce livre était bien écrit, très bien illustré mais il ne va pas pour autant bouleverser ma manière de courir ou de préparer mes compétitions à part peut être le laïus sur le préparation mentale.

Le bouquin est composé de 7 grands chapitres :

  • Prendre la clé des chemins : on explique le b-a ba du trail running avec les principaux termes et les principales actions comme les montées les descentes, à savoir où l’on doit s’engager et où l’on doit marcher, pour les nouveaux venus de la route faire une compétition en marchant peut être déroutant, mais courir dans une pente à >15% n’est pas donné à tout le monde.
  • Allonger les distances : l’un des objectifs de ce chapitre est d’apprendre la progressivité, on ne va pas se lancer dans un ultra trail après une première course réussie. Il y a des paliers à franchir et si l’ultra trail est un objectif en soi il peut se planifier sur 2 à 3 saisons consécutives en acquérant les bases de l’endurance et de la résistance.
  • Aborder une épreuve et ses spécificités : ici toutes les grandes classiques sont passées en revues comme la SaintéLyon avec la description du profil, les temps médians, les conseils pour aborder la course et même un plan d’entrainement. Tous ces chapitres sont ponctués de témoignages de grands champions comme Le Saux et même d’anonymes ce qui rend le bouquin relativement interactif.2015-10-04_00-05-48
  • Vers la performance : les premiers conseils pour améliorer sa performance avec des séances VMA et au seuil, la partie PPG est également abordée.
  • Prévention, nutrition et podologie : quelques conseils sur la gestion de l’alimentation avant course, en course et sur la récupération sont bien utiles, concernant la partie sur la podologie, je vous conseille d’avoir l’estomac bien accroché car elle est très bien illustrée ce qui à le mérite de retenir les choses à pas faire.
  • Les blessures du traileur : on apprend ainsi la différence blessures que l’on peut se faire en fonction des terrains que l’on pratique, mais surtout comment peut-on les éviter
  • La préparation mentale : partie qui est pour moi la plus intéressante car nouvelle avec la routine de performance par exemple…2015-10-04_00-06-21

Vous l’aurez compris, ce livre vous sera très bénéfique si vous avez décidé de franchir le pas et de venir vous frotter aux hautes montagnes et aux joies du trail running. Par contre si vous courez une dizaine de trails par an allant du trail urbain à l’ultra, je ne suis pas sur que ce livre soit une révolution pour vous mais les témoignages et les astuces des champions vous serviront toujours.

Où l’acheter : http://www.ed-amphora.fr/fr/product/sports-d-endurance-553/trail-running-10879
Prix : 24,95€

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Qui suis-je

Records CAP
- 5km: 19'31 (Larra,2012)
- 10km: 40'44 (Toulouse,2012)
- Semi: 1h32'01 (Carcassonne, 2012)
- Marathon: 3h21'22 (Paris, 2012)