Toujours plus haut, toujours plus loin

Trail de la Cournudère, un retour sur les chemins bien agréable (23Km 1300mD+)

T3P 2016 -077dDepuis 6 semaines, j’ai pu reprendre la course et mon seul objectif était de retrouver la forme et m’affiner un petit peu. J’ai donc entrepris le plan Bleu du programme Jack Daniels essentiellement basé sur de l’endurance, par contre je n’ai pas plus de 500m de D+. Retrouvant la forme petit à petit, je me suis dit que ça serait dommage de ne pas accrocher un dossard avant de partir en congé, je regarde le calendrier et mon choix c’est porté sur le Trail de la Cournudère, une nouvelle épreuve sur la frontière entre la Haute Garrone et l’Ariège à Arbas. Un petit 20kms et 1200m de D+, ça devrait me régler mon compte et clôturer un premier beau cycle de reprise après un début d’année catastrophique.
Arbas n’est qu’à une heure de Toulouse, j’arrive 50mn avant le départ pour aller retirer mon dossard et récupérer, je décide de m’échauffer tranquillement à remontant le parcours à l’envers pour voir les 2 derniers kilomêtres. Je regrette déjà d’avoir laissé mes batons à la maison. Je repars ensuite vers le départ pour recevoir le brief. Là, l’organisateur nous annonce qu’il y a pas mal de bêtes sur la crête et que le parcours est légèrement modifié soit 2/3 kilomètres de plus et à peu près le même dénivelé, tout le monde se regarde, 3 bornes en montagne ça peut être vite long…

Le départ est donné, on part du village (405m) en gros paquet, il y a environ 200 coureurs inscrits, au pout de 800m, on tourne pour rentrer sur un chemin bien humide. Je met un bon moment à trouver mon rythme, au pout d’une kilomètre j’ai les molets qui sont tendus comme des élastiques et sui me font un mal de chien, j’ai déjà vécu ça un paquet de fois, je sais que je peux forcer ça va finir par ce calmer mais quand… Je suis parti au milieu du paquet, je me fait doubler un petit peu au début mais après je trouve un rythme qui me convient bien, une paire de batons m’aurais bien aidé. Je continu mon bonhomme de chemin alternant marche et course dès que la pente me le permet, la pente moyenne est de 18%. On va sortir du bois au niveau d’une jolie ferme avec une vue imprenable sur la vallée, pour retrouver la route sur quelques mêtres au niveau de Herran(800m), on est quasiment à la moitié de la montée, je profite du ravitallement pour boire un verre de coca et 2 abricots, il reste encore un gros morceau avant d’aller sur la crête.
DSC_0040On sort du village jusqu’à l’antenne téléphonique, puis re belotte, on rentre dans la forêt mais là avec deux invités de plus, l’humidité et le brouillard/vapeur, au bout de 500m je suis complètement trempe, la montée se fait par accoups entre faux plat montant et grosse bosse, on va grimper sérieusement jusqu’à une croix qui signe le premier gros effort. IMG_2336Derrière le terrain se veut un peu plus facile avec quelques petits faux plats ou je relâche complètement, je me permet même de bien dérouler en reprenant quelques coureurs mais je ne suis pas dupe, un petit coup d’oeil sur ma montre, il manque encore pas mal de dénivelé. ça ne loupe pas, le terrain se redresse, je lève la tête et là un vrai mur, The big bosse, on est 3 ou 4, il y a des coureurs qui ont is le clignotant, elle est courte mais impressionnante, plus de 40% à mon avis, une des plus raide que j’ai rencontré en course, il faut mettre les mains en permanence.IMG_2339 Chacun essaye de trouver son chemin, puis d’un seul coup on arrive dans de l’herbe à vache, d’ailleurs un troupeau de brebis cherche de l’ombre, encore un petit effort et me voilà en haut de la crête de la Cournudère (1543m), c’est juste magnifique, on est au dessus de la mer de nuage, c’est aussi pour ça que l’on aime le trail.IMG_2342

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On va longer la crête, on essaye d’en prendre plein les yeux puis vient l’instant tant redouté pour moi, la descente! On arrive à un croisement, en fait c’est l’endroit ou se rejoigne les 2 courses (notamment celle de 50km), la descente est aussi sèche que l’on monté que l’on vient de faire, ça va durer presque un kilomètre mais le terrain est tellement bon et souple que ça passe bien. Va s’en suivre un long faux plat descendant ou je peux courir à mon aise en essayant d’allonger la foulée, je me relâche un maximum également pour éviter de me crisper et d’enflammer les isquios. On rentre dans un sous bois, je suis avec un autre coureur mais apparement le rythme que j’impose lui convient il reste dans mes pas, on envoie quand même pas mal tout ça jusqu’au ravito. Là je décide de faire une pause pour faire le plein niveau sucre avec pas mal de coca et fruits secs. Se profile maintenant les 6 derniers kilomètres, on re rentre dans le sous bois, c’est très humide,beaucoup de boue, je commence à descendre mais à force les jambes sont de plus en plus dures, la lucidité n’est plus trop au rendez vous, par deux fois j’ai les chevilles qui vrillent mais surtout j’ai failli rouler 2 pelles à deux beaux chênes en manquant des virages, ça sent la fin, je double quelques coureurs sur la fin, puis je déboule enfin sur le chemin sur lequel je me suis entrainé quelques heures au paravant , je déboule enfin sur la route, une dernière accélération, je franchis la ligne d’arrivée de ce trail de 23kms et 1300m de D+ en 3h06’31 » à la 80e place sur 177 coureurs, c’est pas si mal, on voit clairement que la remise en question au niveau de l’entrainement commence à payer… Suite à l’automne…
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Test chaussures: Kalenji Kiprace 3, la perfection

Kalenji Kiprace 3

Vue 3dDepuis un peu plus de 3 ans avec notamment l’intégration de Thierry Treuil dans l’équipe Developpment produits Trail chez Kalenji, la qualité des chaussures à pris un vrai tournant. De mon coté ma dernière expéreience avec Kalenji en trail datait de 2013 à mon retour du Marathon des sables ou j’avais pu courir avec les Kapteren XT3, qui étaient assez lourdes et une accroche pas forcément prononcée. En 2014 avait été lancé la Kapteren Race, qui était la version course de la XT4, premier vrai modèle développé entre la marque  et Thierry Treuil, dèjà à l’époque on retrouvait tous les marqueurs que l’on retrouve aujourd’hui: légèreté, dynamisme, accroche
2016-07-10_00-06-33Depuis 3 ans, je n’ai jamais rééssayé une paire trail de la marque, portant pour des modèles plutôt Salomon avec les Sense 3, les Sense 4 Soft Groud, les S-Lab XT6 ou autres Mizuno, des modèles relativement onéreux et au final qui m’ont pas donné des sensations extraordinaires si ce n’est peut être les Sense.
C’est en lisant tous les tests sur les chaussures trail 2016 ce début d’année que j’ai eu une réelle envie de me procurer ces Kiprace 3, mais ça n’a pas été sans mal, le modèle n’a été disponible que mi-juin à cause d’un problème de production. Je pense que Kalenji à eu un sérieux manque à gagner car les coureurs s’équipent en début d’année en vue de faire les chaussures pour les gros évènements estivaux.

Le dernier souvenir que j’avais des chaussures Kalenji était lourdes et rigides, lorsque l’on chausse ces Kiprace 3, c’est tout le contraire, de vrais chaussons, ultra légères, avec un poids de 270g en 43 (-15g Vs 2015). Niveau confort, c’est juste sensationnel, j’ai les pieds fin et je nage pas dans la te box, mais cette dernière conviendra à la plupart d’entre vous. Les matériaux utilisés ont l’air d’être robustes mais sont également très souple ce qui rend le déroulé du pied quasi parfait.
2Même si Décathlon ne préconise pas forcément ces chaussures pour de l’ultra, on y est tellement bien que je me demande si ça ne vaudrait pas le coup pour autant, il n’y a qu’a voir Thierry Breuil vainqueur de la nouvelle course des Templiers avec ce même modèle, par contrer je pense qu’il vaut mieux avoir un poids inférieur à 75kgs. L’amorti CS est en fait une zone évidé, ce qui emprisonne un espace d’air sous l’épine calcanéenne, allié au drop de 6mm on a un parfait compromis entre relance et dynamisme.
3Le confort a été soigné, en effet passer 6-8h avec ces chaussures au pieds, il est évident qu’il faut que les moindres détails soient soignés, on peut voir ci dessus la tige qui remonte juste ce qu’il faut pour avoir un bon maintient sans causer d’ampoules, le contrefort est rigide sans être dur. On a une parfaite symétrie sur la chaussure, le modèle étant universel, c’est également pourquoi je m’y sent si bien en ce moment.
45Sur l’avant, on est pas en reste avec, on le voit sur la photo ci dessus, des bandes thermocollées font le tour de l’avant du pied avec des renforts qui remontent au niveau du medio pied. Ces bandes ne serrent pas forcement par contre elles participent au dynamisme général mais également à la solidité de l’ensemble, je n’ai qu’un peu plus de 100kms avec ces chaussures, mais l’on sent que l’on est pas du tout sur un modèle type Salomon Sense ou au bout de 300 bornes tu vas les jeter à la poubelle.
6Qui dit trail, dit protection, les Kiprace 3 intègre un pare pierre qui remonte assez haut et protège le gros orteil sans pour autant gêner  au moment du déroulé de la foulée. Il peut parraitre fin, on verra dans 500 bornes si l’avant est toujours dans cet état là.
Coté détail on notera l’apparition d’une petite poche au niveau de la languette qui sert à remiser les lacets, on trouve depuis longtemps se détail sur les Salomons ou encore les Asics. Certains trouveront ça inutile, pire ne le verront même pas, pour moi c’est primordial ça évite de faire des doubles noeuds, en plus ici détail ultime les lacets sont plats et donc une fois bien serrés ils ne bougent pas, mais en plus une fois rangés dans cette pochette vous êtes paré pour 100 bornes.
7La languette pour moi est juste parfaite assez fine, pour ne pas absorber de la l’énergie au moment du dérouler du pied, mais assez épaisse pour pouvoir avoir un serrage des lacets uniforme et suffisant sans point de compression, on reconnait peut être là l’ancienne expérience Adidas de Thierry Breuil. J’ai cependant un gros regret qui m’empêche de donner 99/100 à cette chaussure. Après une bonne sortie longue et même courte , je fais chaque fois la même constatation, la languette glisse du coup de pied et se met sur le coté. Là, il y a a prendre le meilleur d’autres marques comme Salomon ou Nike, où la languette forme comme un chausson autour du pied, si la Kiprace 4 intégrait ça on atteindrait le nirvana.
8Parlons de la semelle intérieure qui est un détail invisible mais qui a grandement son importance dans le succès ou l’échec d’une course (frottement, ampoules…). Ici on est sur une semelle intérieure mono densité assez fine, pour allez gratter les grammes nécessaires.
Elle est thermoformer et ça on le sens clairement dans les appuis au niveau de la stabilité, très simple mais efficace.
910Gardons le meilleurs pour la fin, l’accroche! C’est ça qui a fait la différence sur le terrain.
La semelle est composée de crampons multidirectionnels haut de 5mm relativement espacés pour éviter le bourrage, j’avoue que depuis que je les ai il doit faire plus de 30° à chaque sortie donc niveau bourrage, je repasserais. On constate qu’il y a des crampons qui débordent sur toute la périphérie, cela permet d’après kalenji d’avoir une meilleure stabilité notamment dans les virage. C’est assez difficile à vérifier, je suis d’accaord pour la stabilité, mais pas forcément dans les virages, car pour avoir marché avec l’extérieur du pied sur un petit tronc, mon pied à bel et bien tourné.
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Vous l’aurez compris je suis vraiment sous le charme de cette chaussure, pour des raisons évidentes: le confort est surprenant, les petits détails sont là pour que l’on s’y sente bien. Elles sont ultra légère 270g pour une paire de chaussure de trail c’est pas mal du tout, on vient concurrencer les modèles Salomon, Brooks…
Mais surtout son comportement dans les chemins est exceptionnel, j’ai eu l’occasion de faire des séances de Fartlek, sortie longue et pas mal en endurance, à chaque fois elles réagissent, elles s’adaptent!
Ma seule incertitude concerne la durabilité, je m’entraine sur terrain mixte, goudron, sentier, chemin et mes crampons ont déjà perdu 1mm sur l’avant, je viendrais mettre à jour l’article vers 300kms…
Vous l’aurez compris pour le prix, il ne faut pas se priver, elles font certainement mieux que des paires à plus de 200€, mais surtout elles font le job! Great job Kalenji.

Prix: 79,99€
Où les acheter: http://www.kalenji.fr/chaussure-trail-running-homme-kiprace-trail-3-orange-id_8351037

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RUN Magazine, un petit encart sur le Marathon de Berlin

13558960_513150778895077_8046532142440955662_oCette avec un grand plaisir qu’il y a quelques moi j’ai eu l’occasion de répondre à quelques questions d’une journaliste en rapport avec mon dernier marathon de Berlin.
De manière générale, l’article complet est relativement bien tourné et donne envie d’y retourner.

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Jack Daniels, non pas le whisky la méthode d’entraînement US

A933Ca fait environ 2 ans que je regarde de près cette méthode Jack Daniel solide base d’entrainement pour des milliers d’américains. Tout d’abord qui est Jack Daniels, entraineur et chercheur depuis la nuit des temps au sein des meilleures Universités US, il est nommé « meilleur coach du monde » par la magazine Runners’s World. Il a entrainé des centaines de coureurs qui au final ont glané plus de 31 titres nationaux, 130 podiums US, mais également des champion du monde, et même des champions Olympiques. Je n’ai pas la présentation d’être l’un d’un, mais la base line de son bouquin est de dire que la méthode est adaptable du coureur débutant jusqu’à l’élite.
La première version de son livre est sortie en 1988, on est aujourd’hui à la 3e version car l’auteur est continuellement en train de mettre à jour certains détails.
J’ai franchis le pas car depuis 3 mois, Daniels’ Running Fomula à été traduit et adapté en français et est paru aux éditions @mphora, le travail n’a pas été simple car toutes les données sont en miles, au US le premier jour de la semaine est le dimanche bref, c’est pas du système métrique.

La première partie concerne les principes généraux liés à l’entrainement avec les principes de base comme la cadence et le fameux 180 pas /mn, il nous apprend également à rythmer nos respiration, j’avoue avoir essayé dernièrement et c’est pas évident de se concentrer sur le nombre de foulées vs la respiration… On s’attarde en suite sur l’aspect cardiaque ainsi que les intensité avec la définition de:
– l’allure E: endurance fondamentale
– l’allure M: Marathon
– l’allure T: au seuil (threshold)
– l’allure I: Intervalle (VMA)
– l’allure R: : répartition VMA courte
Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous pouvez constater que je résume mes séances via ces acronymes.

La deuxième partie est le coeur de la méthode qui est basée sur le système VDOT, soit la VO2 ou V(.) = V dot.
Il a examiné pendant des années des allures de champions comme des débutants a Vo2max cela lui a permis de construire des table de VDOT ou l’on peut se retrouver avec sa dernière meilleure performance (5km / 10km /semi ou marathon) qui correspond à une valeur de VDOT que l’on réutilisera pour trouver nos intensités pour la suite.
Certains sites vous donne ces valeurs http://runsmartproject.com/calculator/ pour vous établir la VDOT.

Par exemple ma VDOT du moment est 47,9 (elle évolue avec vos performances)
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Le dernier tiers est consacré au plans:
– Améliorer sa condition physique
– 800m
-1500m au 3000m
– 5K au 10K
– Semi marathon
– Marathon avec différentes méthodes

Le principe de cette méthode est assez simple tout est orienté sur l’endurance, il faut choisir un total kms hebdomadaire 65km/90km jusqu’à 200 pour les élites. Pour ma part et en fonction de ma disponibilité je suis parti sur 65kms qui est le mini.
Il conviendra de courir cette distance avec le nombre de sorties que l’on souhaite 4 ou 7, on intégrera 2 sorties qualitatives nommée Q1 et Q2, sur du 10km on aura des séances I et R alors que sur un plan marathon on aura du M et T, le principe est de borner.
Ca peut paraitre très brutal, mais l’on voit que les résultats des coureurs américains ont changés depuis une décennie et que le temps moyen sur un marathon à dominance américaine est inférieur aux marathons français.

Dans tous les cas, j’avais envie d’évoluer de changer des choses, depuis 4 semaines, je me suis lancé dans le plan bleu « Améliorer sa condition physique » pour enchainer au milieu de l’été sur la prépa marathon en vue de Toulouse en Octobre…Will see.

Daniels’ running Formula aux Editions @mphora
Prix: 24,95€
Où le trouver: http://ed-amphora.fr/produit/sports-dendurance/daniels-running-formula/

Les événements marques, de la stratégie marketing à l’état pur

adidas_boost_leader_42Depuis 3/4 ans et la tendance autour du running n’est plus a démontrer, il y a un tel engouement que les marques n’ont plus qu’à tendre le bras. Travaillant moi même dans le marketing, je me plais à analyser certaines animations ou lancement produits qui sont tout a fait duplicables dans d’autres domaines que le sport.
Je voulais m’attarder sur ce que j’appelle les « évènements marques ». Les marques ne peuvent pas se passer de la communication papier dans les traditionnelles revues de jogging, il faut être présent dans les nouveautés produits, dans les gros dossiers de tests (The big test shoes..), c’est ce que l’on appelle les communiqués de presse rédigés par les marques elles mêmes.
Les sites internet sont également là pour rentrer un peu plus dans le détail avec les fiches techniques, les photos HD, les comparaisons versus les autres produits de la gamme mais tout cela est essentiellement de l’info descendante et passive.

Depuis 2 / 3 ans, les marques rivalisent d’ingéniosité pour arriver a placer leurs produits pour être beaucoup plus agressif et faire de la communication virale, je pense qu’elles ne s’attendaient pas à un tel succès, mais le client/utilisateur s’est tellement pris au jeu que l’on use et abuse de la méthode.

nike-run-club-sao-pauloJe pense que la première marque à avoir mis ça en place est Nike avec le NRC (Nike Running Club), l’objectif réaliser un entraînement collectif animé par des Pacer/Coach tout le temps bénévoles en echange d’équipement ou chaussures. Certains entrainments rassemblaient plus de 60 coureurs  ce qui a l’époque était considérable mais l’idée générale était plus de se retrouver et de faire un run collectif plutôt que de vendre du produit, même si la plupart des couleurs venaient habillé en Nike.

unnamed-1024x512Par la suite, Adidas qui était surtout sur un segment performance, a senti le vent tourner et à l’occasion de son méga lancement autour des modèles Boost, la marque à créer les Battle, le principe, l’ensemble des quartier de Paris s’afrontent autour de plusieurs évènements et marquent des points pour arriver jusqu’à l’étape ultime la Finale ou un quartier est sacré. Cet évènement est animé par des leader habillés de la tête aux pieds en Adidas, ils ont un accès privilégié aux dernières nouveautés. Mais ces leader ne sont pas là pour rien, ils animent leur communauté également habillé aux couleurs du quartier mais doivent diffuser un max d’infos sur les résaux sociaux, il ne se passe pas un jour sans que l’on voit des photos. Le coût pour la marque est dérisoire mais la porté n’a pas de limite et même bien en dehors de Paris et de la France

13173712_101201153631870_8669805021999742719_nDu coup tout le monde s’y met, même Salomon qui est plutôt destiné à l’outdoor veut sa part du gâteau en lançant sa gamme city trail. Pour associer les coureurs urbain, j’ai eu l’occasion de participer à la dernière opération Aperun, le priincipe: essayer des chaussures de la marque animé par un ambassadeur de la marque qui anime également quelques entrainements dans la ville toute l’année, puis s’en suit un apéro où l’on fini de discuter trail, course et produits.

13124520_881354358643250_5964718755665584344_nLes marques excellent dans ces évènements mais elles ne sont plus seulent a vouloir prendre une part du gâteau. Depuis peu, même les distributeurs, les magasins spécialisés, créés de évènements autour du marque où l’on fait venir un représentant d’une marque et on essaye ces produits. Irun a clairement décidé d’adopter cette stratégie pour deux raisons, les gros évènements sont à 90% sur Paris et la province à quelque fois du mal avec ça et se sent un peu laissé de coté. Du coup les provinciaux veulent aussi faire leur selfie sous une bannière d’une marque et faire un run collectif. Mais le double effet kiss cool pour ces distributeurs c’est que ça génère du cash directement car une fois sur place, le coureur/client dans se cas là se laisse vite tenter par la dernière nouveauté.

L’objectif de l’assemble de ces évènements marques est le même, toucher un maximum de personnes en direct, celles qui vont venir à l’évènement (certains courent 10 fois par ans, mais uniquement autour des ces sorties), puis par effet boule de neige, chacun va rentrer et publier sa sortie sur Facebook, Instagram, Twitter ce qui touchera des centaines d’autres contacts. Lorsque l’on analyse la viralité de l’événement je suis certains qu’une battle Adidas touche plus de 100 000 personnes, combien aurait toucher une pub dans jogging? (10 000?)
Dans tous les cas ce n’est pas près de s’arrêter vu le business que ça génère, je dirais même que l’investissement des marques va continuer à s’intensifier et déborder de créativité.

J’ai lu pour vous: Coureur de l’extrême

2016-06-26_15-12-59J’ai mis un petit peu de temps avant d’acheter se livre, je ne sais pas trop pourquoi, ou peut être que si. Lire un bouquin sur l’Ultra, c’est directement se donner envie de s’inscrire à l’UTMB. C’est un peu comme regarder Top Chef le ventre vide, il faut être suicidaire…
Coureur de l’extrême est un livre écrit par Vincent Hulin, un coureur lambda ancien judoka de bon niveau qui s’est mis à au trail après avoir fait le tour des courses mais pas forcément des 5 bornes, voyez plutôt, marathon de Paris, 100kms de Millau puis une dizaine de marathon avec les principaux majors (Londres, Boston, Berlin…).
Comme de nombreux coureurs du moment, il pensait avoir fait le tour de la course à pied sur route, jusqu’à ce qu’un collègue lui demande: « ça te tenterais le Diagonale des fous? », autant vous dire que comme première barre, il l’a mise bien haute!!

On part donc dans un récit de préparation a cette grosse épreuve, puis l’on suit Vincent kilo après kilo dans sa souffrance, ces hallucinations, ses moments complices avec ces proches, bref on vit la course.
Après ça…rien que ces deux mots pourrait suffir , qui a-t-il de plus difficile que la diagonale des fous. Comptez sur l’auteur pour trouver des épreuves à son niveau.
En l’espace de deux ans, il nous rend compte des ces récits sur:
– UTMB
– Le marathon des Sables
– Le Tor des Géants

Ce bouquin rassemble l’ensemble des CR que l’on pourrait trouver sur un blog de passionné, il en a fait un livre, j’avoue mettre replongé dans mes souvenirs notamment sur le récit du Marathon des Sables (quand on fait parti de cette communauté c’est gravé à vie..). On peut se demander si l’auteur n’est pas suicidaire, enchainer de telle grosses courses, il a eu de la chance, aucune blessures, un juste équilibre perso/pro, mais je pense que ça n’a pas du être facile tous les jours, en tout cas je me suis régalé et j’ai particulièrement voyagé grâce à lui.

Coureur de l’extrême de Vincent Hulin aux Editions de l’Onde

Où le trouver: Amazon
Prix:15€

Le première livre de Pascal Silvestre: Marathon

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Lorsque je me suis mis fortement à courir, comme tous les coureurs débutants, je me suis mis à bouquiner, à lire des revues de course à pied mais j’ai surtout surfer à travers de nombreux sites et blogs running dont un petit nouveau Runners.fr.Le nombre d’abonnées Facebook et twitter ne dépassaient pas une petite centaine mais c’était sans compter sur l’acharnement de son réac chef Pascal Silvestre.
Pascal je ne l’ai jamais rencontré, mais j’ai l’impression de le connaitre comme si j’avais déjà fait 50 footings avec lui. Tout d’abord c’est un gars simple qui n’en fait pas trop, pas une grande gueule et pourtant star de Soir 3 du Télégramme :-), avec plus de 50 marathons (je n’ai pas le nombre sous les 3h mais je sais que c’est impressionnant), un record à 2h39, il force le respect en tant que sportif!.
Mais Pascal c’est également un mec avec le coeur sur le main, toujours là pour répondre à un mail ou un commentaire, je me plais à lire ces édito du lundi qui sont de temps en temps pure fiction, mais qui quelques fois sont bien réels. J’ai encore cette anecdote en tête ou je sais qu’il avait peter son oriflamme lors du marathon de Paris en tant que meneur d’allure 3h, mais pour pas déstabiliser son groupe, il l’a tenue dans la main et torche le marathon cette année là en 2h59’59, un coeur gros comme ça je vous dis!
Et en plus c’est un amoureux de New York, que de points en communs.

Lorsque je vois sur la toile qu’il a écrit un roman qui est en fait une compilation de nouvelles, j’ai pas hésiter longtemps pour me le procurer. Il m’aura fallut une soirée pour le commencer, pour le dévorer et pour chialer une histoire sur deux.
Comment ne pas s’identifier à Matthieu mais surtout Bertrand en voyage d’affaire à New York qui s’entraine en cachette et qui veut faire le marathon de Paris… on dirait m’a vie (a part que je m’entraine en plein jour).

Pascal, merci pour ce bouquin, merci pour ces histoires, je ne sais toujours pas si c’est de la fiction ou des brèves de vie, mais en tout cas merci pour ce livre et à très vite pour le Tome II.

Marathon, de Pascal Silvestre, Edition JC Lattès
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rix: 17€
Où l’acheter: ici

Reprise!! Entrainements, courses et Blog…

13238915_589165997925970_3027584812836696756_nLa motivation était partie depuis quelques temps, il est toujours difficile de prendre ces marques professionnellement et sportivement quand vous partez en déplacement en permanence, même si j’ai toujours essayé d’allier boulot et plaisir en glissant ma paire de running entre mes dossiers et mes caleçons.
Pourtant j’avais de très beau objectifs, j’étais inscrit au 80kms de l’éco trail de Paris, La course de viaduc et au GRP 80, oui mais ça c’était au mois de décembre après mon marathon à Berlin, une petite douleur me titillait mais je n’ai pas forcément écouté mon corps, j’ai voulu continuer mais ça à lâcher.
Verdict: inflammation du tendon au niveau de la voute plantaire (une simili aponévrose), impossible de se lever le matin sans une terrible douleur au niveau du pied, j’ai complètement coupé, l’envie a disparu, plus de motivation pour y aller le matin, à midi, c’est tellement facile de rester assis sur ça chaise et de dire que l’on est débordé (ce qui est un peu le cas quand même). Oui mais après 7 ans de running, de drogue dure, tu ne peux pas arrêter comme cela et dans un petit coin de la tête tu as envie de repartir, tu commence par reprendre tes achats compulsifs de chaussures, de magazines, de livres, tu lis l’ensemble de ces récits et tu commences à t’y remettre.
Le déclic, l’envie de changer, de pouvoir fermer ces pantalons de costards mais surtout d’essayer de nouvelles méthodes. A la lecture du livre sur la méthode Jack Daniel, j’ai décidé de repartir. Je vais écrire un article très prochainement sur ce bouquin car je pense que c’est particulièrement intéressant.
Le plan « Remise à niveau m’a intéressé », j’ai commencé à retraiter sérieusement début juin, mais cette semaine a été vraiment révélatrice, pas forcément de douleurs donc on je vais poursuivre ce plan pour retrouver les bonnes sensations.

A force de courir en souriant vous vous doutez bien que je vais pas faire le tour du lotissement pour rien, ça me trotte trop dans la tête, je vais me mettre un objectif marathon on verra plus tard pour le chrono, mais c’est décidé je serais au départ de Toulouse pour mon 9e marathon (j’ai déjà l’eau à la bouche avec un tout nouveau parcours!)

Donc on s’y remet, retour sur les sentier, sur les courses préparatoires et surtout sur le blog où j’essayerais de vous faire partager tous ces moments.

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10kms de Balma, et si on repartait s’entrainer…

1Dans la région toulousaine, 1er mai rime avec 10kms du CA Balma. Cette course est réputée pour être plus que roulante avec deux très longues lignes droites  que l’on fait en aller-retour et seulement 23m de dénivelé.
Après un échauffement pour une fois plutôt bien réalisé, je n’ai pas l’habitude de commencer mes courses comme cela, mais je me suis permis de faire un petit footing sur les 3 derniers kilomètres ainsi qu’une série de 5 accélérations, ça m’a permis de me rendre compte qu’il y avait beaucoup beaucoup de vent et qu’il va falloir se planquer au chaud dans les paquets.

Je pars tranquillement sous l’arche de départ à 7/8mn du départ, le vent est bien présent même au milieu de Balma. J’aperçois quelques coureurs qui était avec moi mercredi durant l’animation I-run, les handisports partent sous les encouragements, les élites commencent à ce placer, calma est bien connu pour avoir un parcours international avec des chrono de dingues qui tombent année après année.  Ca y est, il est l’heure plus que quelques secondes et on s’élance.

Je suis plutôt bien placé, dans les 100 premiers pour ne pas être gêné durant les premiers kilomètres, le départ est en léger faux plat, ça part de tous les cotés, pour ma part dès les 200 premiers mètres,je commence à lever le pied car avec l’adrénaline du départ je suis en 4’00mn/km et ça ne va pas durer longtemps, avec l’âge je commencerais presque à être raisonnable. Tous les meneurs d’allures partent comme des balles, je comprends tout a fait le 37’ mais le 40’ j’ai un peu de mal, bref, je fais m’a course, je me suis mis à coté d’un papi c’est les meilleurs meneurs, de vrai métronomes, on passe au 1er kilo en 4’18. Là déjà je commence à faire des dizaines de calculs (entre nous j’aurais pas du), soit continuer comme cela ou encore lever le pied pour me mettre à 4’35 comme j’avais prévu. J’y vais au feeling, légère montée, je m’accroche toujours au papi en débardeur bleu, on descend ensuite vers la boulangerie du grand rond point de l’entrée de Balma, c’est là que l’on va croiser une première fois les premiers qui ont une foulée et une allure de malade, je trouve ça assez cool de croiser les différents concurrents, ont peut encourager les amis que l’on retrouve, aujourd’hui j’ai pu apercevoir Stéphanie et Phil d’Auch, on passe le 2e kilo en 4’29, j’ai l’impression d’être à la bonne allure mais de pas loin d’être à bloc.
2On arrive dans le rond point ou je prends la corde, manquant de tomber a cause des petits plots qui délimitent le chemin, on relance, je tiens toujours mon papi mais je sens que ça commence à être dur, au bout d’une petite ligne droite, c’est un virage en épingle que je passe quasiment à l’arrêt car je suis à la corde, je force la relance pour ne pas rester coincé, on re passe dans le rond point pour remonter en direction de la ligne de départ, 3e kilo en 4’33. C’est une des seules bosses de la course, pas très dure, mais elle commence à tirer, c’est l’endroit où je commence à me faire rattraper par le meneur des 43’, au départ j’avais vu qu’il était très loin derrière moi du coup je savais que normalement ils allaient me rattraper, c’est chose faite, j’essaye d’emboiter le pas du meneur, j’y arrive 100m mais derrière c’est la première explosion, on arrive au 4e kilo en 4’42, c’est le début de la fin.

5Une légère pente où j’essaye de relâcher un maximum, on arrive au niveau de l’entrée du stade que l’on reverra uniquement à la fin, sur ce passage il y a pas mal de monde car les spectateurs pourront voir s’en bouger 4 passages de coureurs, plutôt pas mal.On repasse sous l’arche de départ à l’envers, puis on enchère une chicane pour se retrouver sur la très longue ligne droite le long des locaux de l’armée exposé en plein vent de ¾ face, j’ai beau essayé de me planquer, on est que 3 et en plus de cela je n’en peu plus. Je sais que l’on arrive au 5e et que mes temps n’arrêtent pas de baisser kilomètre après kilomètre, 5e kilo en 4’47, soit les 5 premiers kilomètres en 22’51, ce n’est pas trop mal, un rapide calcul et je me dis  qu’en finissant en force on pourrait refaire le coup de l’an dernier, mais voilà aujourd’hui la caisse n’est pas là. J’arrive au ravito, j’agrippe une bouteille et je commence à marcher pour boire tranquillement, j’ai pris 3 grains de raisins séchés, que j’essaye de faire passer c’est pas la meilleure idée que j’ai eu. Je reprends ma course, toujours en plein vent, c’est relativement désagréable, mon allure est a chier, je suis limite à 5’00 du kilo, c’est vraiment le drame, j’essaye de forcer jusqu’au 6e kilo au bout de la ligne droite, je passe en 5’17, c’est vraiment beaucoup trop,et comme l’an dernier au même endroit je vais capituler.

5Au bout de cette longue ligne droite, on va tourner vers la droite, j’ai encore le cardio a bloc et dans la tête je commence à lâcher, je sais que l’an dernier j’avais marché par là. On commence à croiser le meneur des 37, puis un peu de temps après les 40, tout défile et je suis encore à la ramasse, je vais faire le tour du rond point puis relâcher un petit peu juste après , je passe le 7e kilo en 4’50. Derrière je commence à entendre du bruit, et je vois une ombre avec un ballon, j’y crois pas trop, je suis en train de me faire rattraper par les 48’, là par contre je serre les dents pour ne pas me faire déposer, on remonte devant la boutique Running à Gramont puis on entre sur le retour de la grande ligne droite mais cette fois avec le vent dans le dos, kilo 8en 5’00.

J’en peu vraiment plus, le manque de préparation se fait vraiment sentir, je serre les dents, je ne veux pas me faire décrocher par le groupe mais j’ai même plus les jambes et pire dans se cas là, le mental n’y est pas non plus, je me fait dépasser à droite, à gauche, un peu avant le 9e, les bénévoles ont déplacé le ravito, je prends un verre et marche une dizaine de seconde ou un peu plus , puis je repars en essayant de me dire que maintenant il faut absolument arriver au bout. On passe la chicane au niveau de l’intermarché, plus que 800m, je tente d’accélérer, on tourne à droite pour aller vers le stade, certains sont arrivés depuis moment, je passe le portillon pour enfin arriver sur les 200 derniers mètres du stade, je lâche tout pour enfin passer la ligne dans le douleur.
4Je termine ce 10km en 48’25 , 576e/1095 participants avec presque 4’ de plus que l’an dernier…plus d’histoires, on repart et on va envoyer du lourd.

Test produit: Mizuno Mujin 2, la polyvalente

9Depuis plus de 6 mois, j’ai la chance de tester les Mizuno Mujin 2, modèle qui a connu une année 2015 plutôt formidable car Benoit Cori qui a quasiment tout gagné cette année (championnat de France, Templier) ou encore Nathalie Mauclair (championne du Monde) on tout raflé grâce à ce modèle de chaussures passent partout. tout d’abord j’étais intéresser de porter ce modèle car je voulais m’ligner sur la Saintélyon qui est le terrain idéal pour les Mujin 2 car le parcours est composé de 50% de route et 50% de chemin, disposant d’une rigidité suffisante et d’une accroche parfaite, ces dernière vous permettent de vous sentir à l’aise en permanence.

2Lorsque l’on glisse son pied dans cette chaussure, le chausson et très étroit, un peu comme sur des modèles Adidas, le deuième point surprenant concerne la rigidité de la chaussure, clairement on est sur un modèle typé trail, elle se doivent de l’être mais pour moi c’est beaucoup trop, ça peu en freiner quelques uns, mais j’ai persisté et je dois dire qu’il faut leur mettre environ 100kms pour pouvoir les faire et enfin se sentir bien avec. Le mesh de ces chaussures est relativement aéré ce qui permet de ne pas garder les pieds trempes après avoir traversé un champs rempli de rosée du matin ou autres petites rivières.
4Sur l’avant on retrouve le classique pare pire qui ne monte pas forcément haut et c’est plutôt bien d’ailleurs, quand car vous engagez assez sévèrement en descente, cela vous évite les fameux ongles noirs. Mais il est assez rigide pour qu’au moment où vous titiller un rocher bien ancré dans le sol en pleine montée, lorsque vous êtes fatigués, vous protéger.

3Le vrai secret de cette chaussure réside dans sa semelle qui est un bijou de technologie. Sa conception permet d’avoir assez de souplesse, ou peu le voir dans les lignes de flexions. Le Wet traction ainsi que la Xtaride permettent d’avoir une accroche quasi parfaite sur tous les terrains de jeu, boue, rocher, pré, sentier caillouteux, goudron, mais je suis vraiment surpris de la reprise que l’on peut avoir sur tous les terrains glissants, les petits patins sous formes de 4 plots aident à cela. Cela est surprenant car quand on regarde la vue de profil de cette semelle, elle n’est pas forcément prononcée, comme peut l’être une semelle de Speedcross par exemple pour tant le résultat est le même. A ce jour je compte plus de 200 bornes avec ces chaussures, et je ne note pas une seul millimètre d’usure alors que je les ai bien malmenée à la fois sur goudron mais surtout en montagne lors de mes sorties en Ariège par exemple.

6Les Mujin 2 ont un drop de 12mm ce qui est est dans la normale pour une chaussure universelle mais qui surtout peut être un bon allié sur de l’ultra trail par exemple. De plus en plus de coureurs qui s’étaient tournés vers des chaussures a très faible drop sur trail commencent à en revenir car les chocs sévères et répétés ne sont pas les meilleurs amis du 0 drop, chacun voit midi à sa porte.
78La semelle intérieure est quand à elle mono densité, elle est relativement fine et pas du tout ortholite, donc il ne faut pas compter dessus pour avoir un meilleur maintient du pied

En conclusion, ces Mizuno Mujin 2 ne sont pas une réelle surprise pour moi et elles répondent parfaitement à la demande, être polyvalente! Souvent les chaussures trails ont la fâcheuse habitude d’être trop typée trail, et lorsque l’on habite pas au pied du Mont Blanc ou du Vignemale, nos sortis sont plutôt 5 bornes sur du goudron pour se rendre en sous bois ou sur sentiers c’est donc particulièrement agréable de conserver ces sensations du début à la fin de la sortie.
Léger petit défaut pour moi, leur rigidité ainsi que leur poids, 325g pour du 42, je fais du 45 donc j’ai drois à quelques grammes en plus, mais c’est presque acceptable.
Clairement si j’avais du très long à faire, je pense que c’est le modèle vers lequel je me tournerais…

1Prix: 140€

Où les trouver: http://www.mizunoshop.fr/p/wave-mujin-16557.html

Test produit : Le sac Ultrabag Pro WAA 3l, petit mais costaud…

2016-04-20_22-38-39La marque WAA ultra équipement n’est plus a présenter, sa gamme de produits est assez courte mais joue sur l’efficacité. Après avoir créé le buzz avec la recherche de #WAAExpert en fin d’année dernière, on voit de plus en plus d’utilisateurs de ces produits qui ont pour but : légèreté et efficacité.

J’utilise l’Ultrabag depuis maintenant un peu plus d’un an, c’est évident que coté légèreté on ne fait pas mieux, 139g sur la balance c’est limite le poids d’un tee shirt à manches longues alors imaginez…

Très simpliste basé sur le principe sac/veste comme le produit Salomon, on a une seule poche dorsale qui permet d’intégrer une poche à eau d’1L, un bonnet, une paire de gants, et la veste ultra  rain jaccket par exemple, mais on peut également mettre des objets plus volumineux. Toutes les semaines je m’en sert pour mettre mes chaussures de piste, je fais mon run jusqu’au stade avec le sac et les chaussures dans le dos, rien ne bouge.

Sur l’avant, on va retrouver 2 poches sur les bretelles qui permettent de mettre un tube de gel, une barre ou encore un iphone 6 en forçant un peu. Sur ces mêmes bretelles, on va retrouver 2 poches pour pouvoir glisser les fioles de 500ml.

2016-04-20_22-39-50Pour moi un des seuls défaut que j’ai trouvé à ce sac concerne le maintient des fioles. J’ai l’habitude d’utiliser des fioles de 500ml souple de chez Salomon, lorsqu’elles sont pleine, ça fonctionne plutôt bien, il y a un élastique qui les empêches de tomber, sauf que dès que l’on commence à boire, le maintient ne se fait plus et il faut les enfoncer au fond de la poche pour éviter qu’elles ne tombent, ou faire un double tour avec l’élastique mais c’est ennuyant. J’ai également essayé un autre dispositif avec des bouteilles de Powerade, sauf qu’avec le poids les bouteilles on tendances à ballotter fortement, sur une sortie longue je ne m’en suis pas trop rendu compte, mise à part le lendemain où j’avais l’impression d’avoir pris 2000 crochets du droit et du gauche dans les côtes.

Pour éviter se ballotement il y a une première sangle sur le haut de la poitrine et comme sangle de rappel sur le bas, c’est un élastique qui passe à travers un simple clip. L’idée est simple, légère et bonne, ça mériterait d’avoir un dispositif supplémentaire au milieu pour éviter le bâillement des bretelles au milieu.
2016-04-20_22-46-26
Le dernier détail qui a eu le don de m’énerver lors de mes entrainements, c’est une broutille mais qui répété des milliers de fois peu vous rendre fou, c’est le bruit. En effet, ce sac est fabriqué à partir d’une matière imperméabilisante notamment au niveau des bretelles, et si vous avez un kway ou autres vestes avec une matière glissante, le sac glisse et frotte en permanence ce qui est assez désagréable, clairement ça aurait mérité de mettre des bandes antidérapante sous les brettelles, ce qui aurait également évité que le sac glisse sous l’effet du poids des bidons.

Coté positif, le sac existe en 2 tailles S/M et L/XL, ce qui permet de s’ajuster assez bien au buste, le plus dur est de trouver le bon angle, étant donné que le sac glisse il faut arriver à le positionner. La poche principale est totalement imperméable, j’ai fait une sortie sous un gros orage et l’ensemble de mes affaires sont restées sèches.

En conclusion, quand on commence par le prix, l’Ultrabag attire notre regard, car il joue clairement sur les terrains des sacs « entrée de gamme » comme Decathlon avec la légèreté en l’ingéniosité en plus. WAA nous fait envie avec ces coureurs élites comme Antoine Guillon qui est capable de gagner le Grand Raid de la Réunion avec ce sac là, mais pour le commun des mortels, ça serait du suicide de s’élancer sur Ultra avec cet équipement, pour moi, si vous êtes un coureur amateur sans trop de prétentions, je pense que l’on peut monter sur des trails de 40/50kms et c’est déjà pas mal. Son coté multi activités pourrait également intéresser les cyclistes et autres randonneurs.

Prix : 59€
Où l’acheter : http://www.waa-ultra.com/fr/sacs-a-dos/824-ultra-bag-pro-3l-bidon-jaune.html

Vers une sortie de crise ?

d-ans-avec-la-flèche-concept-de-croissance-64049467Voilà 3 mois que je n’ai rédigé aucun billet. Tout d’abord c’est pour une bonne raison qui est plutôt professionnelle, en effet depuis le 1 janvier 2016, j’ai été promu au sein de ma société ce qui me fait voyager encore plus qu’avant (on était déjà sur des bases élevées en terme de déplacements), les heures s’enchainent et on est toujours en train de se (re)-dire, j’ai pas le temps d’aller courir il faut que je finalise se dossier qui ne peut pas attendre.
1ère erreur! On a toujours le temps, où du moins on doit le prendre car à un moment donné ou à un autre ça va lâcher, toujours se trouver un exutoire qui en plus ne peut vous faire que du bien.
2ème erreur, plus d’activité, des restos tous les deux jours, un McDo à chaque fois que l’on attend un avion, un morceau de pizza par ci par là, bref 3 mois et déjà +6kgs!!! Il va falloir le double pour perdre tout cela et à quel prix?

Tout cela n’est pas arrivé par hasard, en tout début d’année, lorsque je partageais mon calendrier, j’en avais l’eau à la bouche, Ecotrail, Course du Viaduc, Grand raide  des Pyrénées. Oui mais voilà, depuis la fin de l’année et même certainement avant, un douleur sous le pied ne me lâchais pas, très douloureux le matin au réveil sur les premiers pas, je ne me suis pas forcément écouté, j’ai continué, j’ai forcé et malheureusement depuis mi janvier, j’ai du m’arrêté.

Le trop plein de boulot, la prise de responsabilités, une douleur persistante au pied droit, la prise de poids, voilà que 3 mois après je dis Stop, et si tout ça était étroitement lié?
Tout d’abord prendre du recul, se reposer, relâcher, ne plus courir et faire quelques sorties pour le fun, mais pas évident quand on courrait 4/5 fois semaines de ne plus avoir ce rythme, d’être essouffler au bout de 2kms… J’ai éloigner tous mes objectifs qui étaient plutôt ambitieux, je ne peux plus m’entrainer 10h par semaine, il faut trouver la raison, trouver une place pour la famille, le sport et le boulot ce n’est pas évident mais ça commence à s’organiser.

Bref, j’espère que cette fois c’est la bonne, la douleur est un poil présente, reste à retrouver la forme, à allonger la foulée et qui sait, la 2e partie de l’année pourrait revenir comme la fin de l’an dernier ou tout commençait à sourire…

CR Course : Premier de l’année, Trail des coteaux

Trail des coteaux 2016 284Cette course me tient énormément à cœur car c’est ici que tout à débuter au niveau Trail lorsque j’avais disputer la première édition du Trail des coteaux à Pechbonieux, une éditions dantesque qui avait pris part sous un épais manteau neigeux, d’ailleurs il y avait un tiers des participants qui n’avaient pas pris le départ, pour ma part ça avait été une révélation mais surtout un régal.

IMG_1527Placé très tôt dans le calendrier, deuxième weekend de janvier, c’est l’occasion rêvée d’accrocher un dossard et de valider les grosses semaines que j’ai enchainées durant les vacances de Noël entre le foie gras et la buche de noël. Il ne fait pas forcément très froid ce matin là, mais la pluie est au rendez vous. J’ai choisi de m’aligner sur le grand parcours de 21kms et de 400m de D+, en ayant l’écotrail en tête il va falloir que j’allonge les distances tout en gardant l’allure, mon objectif est simple, finir autour de 2h00, l’an dernier j’avais fait 2h26 et j’avais été à la ramasse (lire le récit de la 6e édition2014).
Comme chaque année, le départ est donné à Saint Loup de Cammas, à un peu plus de 2kms de l’arrivée, c’est idéal pour s’échauffer, le tout sous la flotte. J’arrive sur la ligne où je croise Stéphane qui est encore plus en canne que d’habitude. Il y a vraiment du monde, la première édition on était à peine 150 aujourd’hui plus de 400.

2016-01-24_22-47-32Le départ est donné, je sais que le premier kilo zigzague dans le village pour vite emprunter un chemin en faux plat descendant qui va allonger le peloton et si l’on veut pas se retrouver dans les bouchons, c’est là que ça se passe, il faut absolument envoyer, vient une bosse au 2,5kms pour ensuite replonger vers Montberon. C’est là 3e fois que je fais ce trail, je sais donc qu’on peut allonger sur ces chemins qui sont plutôt en bon état car après la cote dans le village qui fait monter le cardio, on va rentrer dans le bois pour en ressortir 13kms plus loin et vue la flotte qu’il est tombée, ça va être mouvant.
Le début n’est pas forcément problématique, car l’on peut courir sur les bas coté même si ça y est j’ai un kilo de boue de chaque coté, le tout est de trouvé 2/3 coureurs à son allure et de garder un rythme régulier, chose que je fais. Il y a énormément de relances, en fait on ne part pas bien loin dans la commune, c’est plutôt des montagnes russes.
Vers le 12kms, c’est la jonction avec le petit parcours dans THE montée, il y a tellement de boue que la moitié des coureurs finissent sur le cul ou à plat ventre, sur les 30 derniers mètres, il y a même une corde. Depuis l’an dernier et l’acquisition de mes Slab 3 Soft Ground je suis ultra satisfait, presque 300 bornes avec et les crampons sont toujours efficaces, j’en ai vu devant moi finir dans le décors alors que je restais tranquillement debout, ça a été un net avantage durant la course. Sur plus d’une kilomètre je me retrouve derrière un petit bouchon pas facile à gérer car les coureurs du 12 ne sont pas à la même allure que nous, un peu plus loin on va encore bifurquer pour faire une boucle supplémentaire. On part assez loin en faux plat montant, puis place à de belles descentes que je négocie particulièrement bien, j’ai pas peur de me faire un adducteurs, c’est peut être ça la différence.
On arrive dans la dernière partie en sous bois, on longe un ruisseau, pour le traverser un peu plus loin et effectuer tout le retour en devers, là c’est hollidays on ice J.
Trail des coteaux 2016 1865Ca y est j’aperçois la station d’épuration, je sais que l’on est à la fin du parcours, du moins maintenant il va falloir remonter un chemin en terre pour retrouver le goudron sur la partie haute, encore une fois, on fait la jonction avec le 12, mais là fini de rigoler, il me reste un poil d’énergie alors j’essaye de gratter des places, je remonte pas mal de coureurs, et pour mon moral c’est sacrement bon, il y a deux ans j’en pouvais plus à ce niveau là, voilà le stade, encore un petit effort, on contourne le gymnase, un dernier effort, je franchis la ligne d’arrivée.

Je termine 172/403 en 2h06’53 soit 20’ de mieux que l’année dernière, en peu en dessous de l’objectif mais quand je vois le chantier avec les kilos de boues sous les shoes ça fait quand même plaisir, et je suis prêt pour enchainer.


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Et pour 2016 on se prévoit quoi?

2016 nous voilà, pour l’instant tous les voyants sont au vert, j’ai fini 2015 sur une note très positive, j’ai également coupé une semaine mais me voilà déjà tourné vers mes 2 méga objectifs de 2016:
Les 80kms de l’Ecotrail de Paris, le 19/03en-tete-eco-trail-2016
Puis si je suis tiré au sort enfin une apparition chez les grands avec les 80kms du GRP, le 26/08
12341163_202043703463982_6836257946204695473_nEntre temps je suis inscrit également à la course du Viaduc, une course qui a lieu tous les 2 ans et qui se permet de faire un aller retour sur le viaduc de millau, le 22/05
11060163_785003618283209_1056270474298731302_nEt bien sur l’année sera ponctué de trail et autre course dans le sud ouest pour réaliser ma prépa sur ces different événements…
2016-01-02_15-49-50
2016-01-02_15-44-00Malgré mon changement de poste professionnel, je vais essayer d’encore mieux m’organiser pour pouvoir faire 5 sorties par semaine, définitivement perdre 3kgs pour être finissure de tous ces évènements et accumuler des points en vu d’un futur Grand Raid de la Réunion qui sait…
Coté chrono, passer sous les 42′ au 10kms serait un bon début pour mon retour sur route durant le deuxième semestre.

Bilan de l’année 2015: pas si mal malgré un début difficile

2016-new-year-ss-1920A l’heure où je suis en train d’écrire cet article je suis plutôt satisfait de mon année 2015. Si je me souviens bien, j’avais rédigé un passage à la même époque l’an dernier que le plaisir était retrouvé même si je me trouvais relativement loin de mon niveau. Cette année de transition autant sur le plan familial (la petite famille va bien, on trouve nos marques avec la petite dernière) que professionnel ( j’arrive à me dégager des créneaux entre midi et 14h, mais la dernière promotion va rajouter énormément de charge).

Le premier trimestre à été complètement catastrophique, suite à mon opération des dents de sagesses, j’ai souffert le martyr pendant plus de 8 semaines ce qui a ruiner mes plans de prépa de début d’année où je voulais consolider ma vitesse.

Malgré cela, j’avais prévu 3 pics:
– 20kms du Trail des Citadelles
– 42kms du Trail de Venasque
– Marathon de Berlin
où il faut l’avouer je me suis purement régalé, même si j’en ai bavé au niveau du trail de Venasque.
Puis pour clôturer le tout, je me suis régalé à préparer les 10kms de Ramonville pour finir 2015 sur une note extrêmement positive ou je signe mon meilleur chrono depuis 2 ans.

Revenons sur 2015 avec quelques chiffres:

2016-01-01_22-05-102016-01-01_22-07-24Vs 2014 la progression est quand même importante je n’avais fait que 1576kms, cette année presque les 2000 avec 1912kms soit une hausse de 17,5%

Pour le dénivelé 18 170m en 2014 et seulement 15 177m cette année, quasi -15% je ne suis presque pas allé à la montagne, même pour préparer le trail de Venasque ce qui ma valut une terrible defaillance sur cette course. C’est le point d’amélioration sur 2016 vu les objectifs ambitieux que je me suis fixé.

En course ça donne quoi?

Cette année je me suis aligné sur 12 courses soit une de moins que l’an dernier 5 trails conséquents et 7 courses sur route
2016-01-01_22-56-05Pour conclure, je dirais que je me suis pris une grosse cartouche en trail au premier semestre du à mon opération à mon manque de foncier et surtout de dénivelé. Le second gros objectif avec le marathon de Berlin a été préparé en conséquent même si je ne passe pas sous les 3h45, j’ai été réaliste et le contrat est quasi rempli, je fini merveilleusement bien l’année avec la Béhobia et Ramonville ce qui met mon moral à bloc!

Bref je suis tourné vers 2016 avec 3 méga objectifs:

  • Eco trail de Paris
  • Grand Raid des Pyrénées 80kms (si tiré au sort)
  • Marathon sur S2 (pas la destination encore, mais pourquoi pas Venise…)

AU revoir 2015 et welcome 2016

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Qui suis-je

Records CAP
- 5km: 19'31 (Larra,2012)
- 10km: 40'44 (Toulouse,2012)
- Semi: 1h32'01 (Carcassonne, 2012)
- Marathon: 3h21'22 (Paris, 2012)