CR Course: Triathlon M de Biscarrosse, on passe aux choses sérieuses

Au début de l’été, et suite à ma première expérience sue le S de L’isle Jourdain, je m’étais mis en recherche de nouvelles courses. J’avais bien trouvé le M de Saint Jean de Luz, mais il se trouve que lorsque j’ai voulu m’inscrire, c’était déjà complet. Du coup en regardant le calendrier de la ligue Aquitaine, mon attention c’est portée sur le M de Biscarrosse, car on pouvait mixer week end sympathique et course.
Finalement, on ne passera pas le week end là bas, je suis donc parti le matin même, 3h de voiture, c’est que Bisca n’est pas a coté de Toulouse. Arrivé sur place autour de 11H30, j’en profite pour retirer mon dossard avec en cadeau une serviette micro fibres qui sera bien utile dans le parc à vélo. Le site de la course est simplement extraordinaire, le plan d’eau est gigantesque, mais ce qui attire mon attention rapidement ce sont des personnes se promenant dans l’eau à plus de 100m du rivage avec de l’eau uniquement au niveau des chevilles, on ne vas se noyer.

Après un petit échauffement à vélo pour reconnaitre les 3/4 premiers kilomètres du parcours vélo, je me retrouve dans le parc à vélo pour ranger mes affaires, mine de rien c’est mon 4e triathlon de l’année, on commence à avoir des petits repères, je corrige certains défauts, j’adopte des petits tuyaux comme le fait de scotcher mon ravito sur le cadre (la dernière fois j’ai fait toute la course sans ravito c’était un poil rude). Pour la natation ce coup ci je n’hésite pas une seconde, 1,5km de natation je prends ma combi et si je pouvais cacher un flotteur je le ferais :-).

C’est l’heure, on est environ plus de 400 au départ, et vu la configuration du plan d’eau, le départ se fera à plus de 200m du bord au ras du « grand large », en gros tu as de l’eau jusqu’à la taille au niveau du départ et 10m plus loin, il y a 10m de fond… Le parcours est le suivant, tout droit sur 200m, on prendra la boué main droite, un grand bord de 800m, un autre virage main droite de 100m, encore main droite sur 300m, puis finalement main gauche sur 100m, et en gros la natation se termine au milieu du plan d’eau car on a pied.Le départ est donné, je me suis mis sur le coté gauche pour ne pas me retrouver dans le paquet, ça se resserre rapidement, mais globalement, pas de stress j’arrive à la première bouée. Deux, trois coup de poing plus tard, j’en fait le tour et me voilà sur le grand bord que je redoute tant, car là si c’est la panique ça va être très long. Je vais adopter une cadence de respiration d’un mouvement, une respiration, échangeant toutes les 10 fois, je perds certainement du temps, mais pour la première fois je vais nager relâché et ça va même me paraitre amusant, tout se passe bien sur 500m, mais après je ne sais pas si c’est le soleil que l’on a en pleine figure, ou le début de fatigue, j’ai une vilaine tendance à nager en zigzag, en gros je suis entre 2 nageurs de mon niveau, et toute les minutes je vais en taper un comme une boule de flipper. Je me retourne de temps en temps pour savoir si je ferme la marche, il y a encore un peu de monde, et il y a un gros paquet devant moi, je me dis à ce moment là que ça peut être pas mal. Encore un effort pour aller chercher la troisième bouée et enfin me voilà visant la dernière, je regarde ma montre qui m’indique déjà 1500m alors qu’il reste 300m, je ne sais pas si c’est les zigzag, mais j’ai du certainement rallonger, par contre au niveau du chrono, je suis même étonné mais c’est ce que j’espérait. Un dernier effort, je fais le tour de la dernière bouée, encore un petit bout et je vais avoir pied. Je déclenche la montre pour T1 qui démarre dans l’eau du coup, je suis à 35′,281e , c’est nul pour les bon nageur mais honnêtement je m’attendais à plus compliqué à mon niveau.
La difficulté c’est plutôt T1, d’une vous êtes mort de la natation et en plus il faut courir avec de l’eau jusqu’au genoux sur 200m, comme beaucoup de nageur, j’en profite pour tomber la combi dans l’eau, je remonte des nageurs et on arrive au parc à vélo, pas de moquettes, mais des bons graviers qui fracassent les pieds, mon vélo est quasiment à l’opposé c’est la loose. J’enfile mes chaussures de vélo et c’est parti. T1:5’00

Maintenant on arrive à ce que je maitrise un peu mieux, je monte sur le vélo, le drafting n’est pas autorisé et le parcours fait 43kms et dès le parc à vélo, on se mange une bosse qui fait monter le cardio et qui brule un peu les cuisses, mais je sais qu’il faut forcer d’entrée car il y a une courte mais grosse descente en suivant ou je vais aller chercher un petit 62km/h alors que tout le monde récupère, moi je vais bourriner encore sur la bosse suivante, du coup dès le départ, je remonte énormément de coureurs. A partir de là je ne connais pas le circuit, je ne sais pas trop comment appréhender la course dans sa globalité, car on court pas 43kms,comme 10, mais en fait je décide que si, et une fois que j’aurais monté la plaque, elle ne descendra plus. On passe comme des balles dans Biscarosse Plage, j’aurais bien aimé qu’on longe le borde de mer, mais on va tourner une rue avant, dommage ça aurait donné du charme à la course. En sortant de la ville, dans la troisième et dernière bosse du circuit, un gars costaud va me doubler,et je vais sucer la roue pendant 5 bonnes minutes, mais surtout ce gars là est très régulier. J’ai retrouver un deuxième souffle, on se regroupe avec 3 /4 coureurs en repassant sur la ligne de départ pour le 2e tour, on s’écarte correctement car les arbitres surveillent, mais je sais que je peux faire exploser tout ce beau monde dans la côte, je laisse la plaque,  et je force, plus personne autour. Je bois et mange régulièrement car durant toute la course on est tellement à bloc que je ne veux pas me chopper une fringale. Maintenant que j’ai fini la première boucle c’est plus facile de prendre les bonnes trajectoires mais surtout de produire les bons efforts. Les mecs que je rattrape semblent être des bon rouleurs, je me fixe en permanence des points de mires et je vais les chercher les uns derrières les autres. Tout ça jusqu’à un moment ou une féminine me double, c’est le premier vélo qui me double depuis 30 bornes, je force colle à la roue et je produit l’effort pendant que l’on double un mec de Saintes qui me gueule dessus en me disant que c’est pas normal de faire ça, je luis demande si il est fond car dans 2mn il ne verra plus de la journée. Il m’a tellement énervé que je serre les prolongateurs et je ne vais plus bouger mais je vais manger des coureurs jusqu’au parc à vélo.
Je fais le 115e temps, en remontant 92 coureurs  en 1h14 et 34,2km/h. Encore une fois, c’est un véritable constat mais mes moyens sont limités, il faut que je change le pédalier pour monter un 52 ou 54, mais surtout il faut que je trouve une paire de roue , en 50 ou 60, je suis certain de pouvoir aller chercher de l’inertie pour récupérer 2-3km/h

T2, c’est beaucoup plus facile, je trottine jusqu’à ma position, je jette mes shooes puis enfile les chaussures de running, la casquette est c’est parti , bilan 1’40

Place à la course à pied, ça fait plus de 5 semaines que je suit un plan 10kms concocté par le coach, j’avais pour taget de réaliser 41’30 (temps a rélaiser sur un 10kms sec et pas avec 2h d’effort dans les pattes en amont), du coup je me suis mis en tête de tester entre 4’15 et 4’30, mais ça cétait avant. Pour moi, les Landes = longues lignes droites et plates. Notre 10km est en fait un 11 mais surtout il est sur la piste cyclable qui fait les montagnes russes dans la fôret: 200m de D+ avec de vrais belles mines.
Idem, je suis en mode guerrier, dès le départ, on remonte la même côte que l’on a fait en vélo, en haut j’ai un point de coté, exactement comme la dernière fois à la Ramée. Pas de stress, grandes expirations, je relâche les bras et continu mon périple. Les chronos tombent, 4’40, 4’45…c’est pas top, mais je mange pas mal de coureurs en perditions. Au 3e, je croise le 1er qui a vraiment une foulée de dingue, pour penser à autre chose, et surtout savoir combien je suis, je me mets machinalement à compter les coureurs croisés. On arrive au premier ravito où je vais prendre un verre d’eau, certains s’arrêtent, je continu ma route. C’est vraiment les montagnes russes, je repère les femmes pour savoir combien j’ai devant, il y en a au moins 8. J’arrive à force à mi course, où l’on relève notre dossard pour éviter la triche, je suis en gros 154e! A ce moment là, je me dit banco, tu remontes 50 personnes! Je repart gonflé à bloc, je monte la moindre bosse en force alors que les autres commencent à marcher, et je compte le nombre de coureurs que je passe. J’en ai déjà passé plus de 25, le dernier kilomètre est la cote du départ mais en sens inverse, du coup de lâche vraiment tout (dernier kilo couru à 3’49), il m’aura fallut 52′ pour les 11km soit 4’45, loin de l’objectif mais satisfait, 52e temps, 65 places gagnées.

Je termine donc ce M méga satisfait au global en 2h49’02 à la 124e/400, 62e de ma catégorie, encore des progrès à faire en natation durant cet hiver, quelques updates sur le vélo et 2018 devrait s’annoncer au top!!

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