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Toujours plus haut, toujours plus loin

Articles dans la catégorie Courses

Saison 2017 me voilà !

2016 devait être mes grands débuts pour participer à des trails d’homme, c’est à dire supérieur à 80kms, la porte de l’ultra en vue des faire des points pour un éventuel UTMB ou Diagonale des fous… mais ça c’était sur le papier. Le sort en a décidé autrement…
Du coup on reporte tout ça sur 2017, et cette foi j’espère qu’il n’y aura pas de faux départ ! Une chose est sure, je ne me battrais certainement plus contre un objectif chronométrique car mon souhait est de faire une saison quasiment dédié au trail voilà les grands jalons du premier semestre 2017 :

  • 8 janvier 2017 : Trail des coteaux de Bellevue, 21kms, 400mD+
  • 22 janvier 2017 : La romeufontaine , 25 kms, 900mD+
  • 04 Février 2017 : La nébuleuse Forest trail, 25kms, 500mD+
  • 26 Février 2017 : Trail préparation Ventoux
  • 4 Mars 2017 : La boucle du Bassac, 17kms, 200mD+
  • 19 Mars 2017 : Trail du ventoux, 46kms, 2085mD+
  • 30 Avril 2017 : Trail des 2 tours, 36kms, 2000mD+
  • 21 Mai 2017 : Fest trail ou Zegama ?
  • 11 Juin 2017 : Trail de Gavarnie, 42kms, 3048mD+
  • 4 Juillet 2017 : Celestrail, 83kms, 5000mD+

Concernant le second semestre, un rendez vous est déjà pris sur l’Endurance Trail, 100km et 4910mD+.

Si j’arrive entier fin 2017, je devrais être gonflé comme un coucou pour 2018 et de très grosses échéances !

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Bilan de l’année running 2016, finalement une belle réussite!

L’année 2016 aura été en dent de scie, remonté à bloc en début d’année avec des objectifs dantesques comme l’Ecotrail de Paris 80km ou encore le Grand Raid des Pyrénées, je n’ai pu m’aligner sur aucune des deux courses. Pourtant mon entrainement fin décembre 2015 et début janvier avait commencé sur des chapeaux de roues, certainement trop car une vilaine douleur est apparue à ce moment là au niveau de la voute plantaire du pied gauche. Impossible de poser le pied le matin au réveil, un mal terrible. J’ai donc réduit mon niveau d’entrainement jusqu’à 0 à fin janvier, le premier objectif d’ultra s’évaporait. S’en est suivi 3 pauvres run en 3 mois dont une course pour le Forest Trail avec mes collègues de boulot (une obligation J ) puis l’errance totale et surtout de nombreux kilos en plus accumulés au fil des mois. Marre de ne plus fermer mes pantalons de costard et d’en acheter avec une taille de plus, le mois de mai est le mois de la reprise, la douleur est toujours un peu présente, mais j’opte pour la méthode bourrin a savoir augmenter un peu le kilométrage et je m’aperçois que même si ça me tire un peu, je reprends plaisir à courir.
La découverte de la méthode Jack Daniels va changer complètement la deuxième partie de saison. Basée sur des sorties en endurances importantes, je vais me lancer dans un plan de remise à niveau intermédiaire (bleu) qui va me faire borner 65/70kms hebdomadairement durant 8 semaines, je clôturerais ce cycle par un petit trail dans les Pyrénées bien sympa. Lancé comme un fou je vais m’inscrire aux 10kms de Colomiers, semi marathon de Toulouse, Semi marathon de Tournefeuille et pour clôturer tout ça au marathon de Toulouse pour m’attaquer à mon RP. Le bilan après quelques mois est ultra positif, ça fait plus de 3 ans que j’étais très loin de mes chronos et me voilà à -2mn sur 10, -1mn sur semi et à 5mn de mon RP sur le marathon si l’on m’avait dit ça en mars j’aurais signé de suite. La forme est revenu autant physiquement que physiologiquement.
Bref le post marathon a été un peu compliqué j’en enchainé quasiment 6 mois sans aucune pauses du coup, le contre coup c’est fait sentir et il m’a fallut légèrement coupé pour me relancer sur un petit plan trail en vu de ma dernière course de la saison sur le trail du Pastel ou tous ces efforts ont bel et bien payés car je termine 32e de cette course. Lancé, le mois de décembre, est sur une très bonne dynamique car mon plan 2017 est quasiment arrêté (ça fera d’ailleurs l’objet du prochain billet) et la prochain trail se profile déjà à l’horizon !

Les courses et résultats de 2016

L’année 2016 en chiffre un record!
Petit oeil dans le rétro:

Vive 2016 ! 2017 j’arrive…

 

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Watch Fifty Shades Darker (2017) Movie Online Streaming & Download

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Quality : HD
Title : Fifty Shades Darker
Director : James Foley.
Writer :
Release : 2017-02-08
Language : English.
Runtime : 118 min.
Genre : Drama, Romance.

Synopsis :
Movie Fifty Shades Darker was released in February 8, 2017 in genre Drama. James Foley was directed this movie and starring by Dakota Johnson. This movie tell story about When a wounded Christian Grey tries to entice a cautious Ana Steele back into his life, she demands a new arrangement before she will give him another chance. As the two begin to build trust and find stability, shadowy figures from Christian’s past start to circle the couple, determined to destroy their hopes for a future together.

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CR course: Semi de Tournefeuille 2016, la dernière étape avant la grosse échéance

img_9644Ce matin, on est à 3 semaines du Marathon de Toulouse et le semi marathon de Tournefeuille est une étape incontournable pour moi depuis quelques années, j’en suis à ma 4e participation avec mon meilleur temps de 1h37. Après m’a course au semi de Toulouse il y a 15j et mes 1h36, l’objectif est simple passer sous 1h35, ainsi ça validerait l’ensemble de ma préparation avec un très gros volume, mais surtout, ça me donnerait la confiance pour aller chatouiller mon RP sur marathon.
Après un bon échauffement ou j’ai pas mal transpiré et j’ai fait monter le cardio, j’ai pas du tout froid ce qui est de bonne augure, je m’installe dans le sas 1h30 – 1h40, c’est la nouveauté de ce semi pour fluidifier le départ. A 10h00 pétante nous voilà parti sur la Route de Tarbes, au bout de 500m, on rejoint la longue Avenue Général Leclerc au niveau du rond point , ou la jonction avec les 1000 concurrents du 10kms s’opère, heureusement il y a un terre plein au milieu donc tout ce beau monde reste tranquille, je passe le km1 en 4’23 en ayant ralenti l’allure. Il y a des meneurs d’allures en 1h35 mais ils sont derrière moi et je ne les sens pas trop bien donc j’ai décidé de faire ma course tranquillement, on passe le touch, ce chemin je le connais par coeur, je viens régulièrement m’entrainer dans le coin, déjà le km2 en 4’24, là je fait un rapide check up et décide d’aller le plus loin possible en 4’25 et on verra plus tard si ça vient à exploser. On va tourner sur la gauche pour rentrer au niveau de l’entrée du lac de la Ramée, où il y a pas mal de monde pour encourager car c’est un carrefour stratégique ou on repassera plusieurs fois. On continu sur le chemin goudronné au niveau du manège puis le long du gymnase, là un groupe de musique bien sympa est là, ça fait toujours plaisir, un petit geste de salut et on enchaine par une petite difficulté progressive. Au niveau de l’angle du terrain de foot, c’est la mini bosse du parcours, je multiplie la cadence et je passe tranquillement alors que le gars derrière moi est en train de souffler comme un boeuf, ça continu à monter jusqu’au ras du lac. Maintenant il est temps de relâcher, les bras, la foulée, une grande inspiration, tout semble allez pour le mieux même même si je dois pas avoir trop de marge. A cet endroit, on commence à croiser dans l’autre sens les premiers du 10kms et même en 5e position le premier du semi, toujours aussi impressionnant. Le bitume est plutôt bon, on arrive au demi tour, depuis le kilomètre précédent, j’ai un écart avec ma montre, tant pis, ça va pas changer la donne, km 5, 4’26.20161002155333-16d27536-meOn est maintenant face au gros flot du peloton, j’aperçois les meneurs du 1h35 qui est pas trop touffu, les plus fournis seront 1h45 mais surtout 2h00 avec un bon nombres de femmes, mais ça va encore très loin, ils sont pas arrivés. Pour ma part, je suis avec un gars qui doit avoir la cinquantaine et qui court à mon allure, je décide de rester avec lui, c’est toujours mieux que de se battre tout seul, on repasse devant le groupe de jazz, puis après une longue ligne droite, l’organisation a changer le parcours, on va tourner sur la droite sur un sentier, il y a une poussière terrible avec tous les coureurs, un légère bosse pour sortir du sous bois et nous re voilà sur le bitume. Ca va nous ramener au niveau de l’entrée du lac, à ce moment là on est 4/5 coureurs et ça fluctue entre 4’20 et 4’25. En sortant du lac, je sais que l’on est face à une longue ligne droite jusqu’au 9e, j’essaye d’être le plus régulier possible et au moment de la séparation entre le 10 et le semi, mon acolyte prend la direction du 10 alors que j’étais persuadé qu’il était sur le semi. Je me retrouve donc tout seul sur cette 2e très grande ligne droite, le long de la route avec une longue file de bagnole et sont lot de conducteurs en colères qui vont être en retard un dimanche matin….pour aller chercher le pain..Bref. Je sais que l’on arrive bientôt au ravito du 10e alors je décide de prendre un Gel Apurna que j’ai en test en ce moment. Je passe les 10kms en 43’57, les 2 dernières années je n’aurait même pas fait ça sur un 10.
Je me suis emmener mon porte gourde car je l’aurais également durant le marathon, la tenue sera là même aussi. On redescends un petit peu, pour arriver à mi course, là on est sur un trottoir pour arriver à l’entrée du golf, je coupe par la route car j’ai peur de me faire une cheville sur la route, on tourne à droite, pour entamer la plus longue ligne droite de la course, presque 2,5kms. On est au 11e km, je le passe en 4’25, ça commence a tergiverser dans me tête, en construisant plusieurs scénarios, le 1er tenir, le second, ralentir pour rester en dessous de 4’35 et du coup faire mon temps souhaité, je décide de tenir le plus longtemps possible à l’allure actuelle. La première partie de cette ligne droite se fait sur un chemin gravillonné mais qui rend bien, à ce moment là je rejoint une coureuse qui était dans le sas avec moi ainsi qu’un autre coureur, les 2 sont à mon allure, je décide de rester à coté. On va ensuite rejoindre, la route qui est le long du lac, puis prendre un sentier qui lui est pas top surtout quand vous ressentez les cailloux remonter dans les pompes a travers le boost de mes Boston 5, 13e km en 4’28, ça tient toujours. A cet endroit là, une nana qui sort de je ne sais où manque de me percuter, elle ne fait pas la course, mais rejoint son copain qui est juste derrière moi, elle va tenir 400m et exploser, du moins elle me gènera plus. On va prendre à droite au niveau de l’entrée du lac comme au début de la course, il y a toujours autant d’ambiance, c’est également à ce moment à que je vois Sylvain Gobain, en route vers son RP. On repasse au niveau du groupe de musique au 15ekm, là c’est le money time, j’ai lâché mes deux compères et je suis avec un black plutôt sympa qui a l’air de plus avoir de marge comme moi. On remonte la seule difficulté de ce parcours, mais là ça tire fort et je sens que je perds en vitesse. Je décide de prendre un nouveau gel pour pas prendre une hypo, le gars a coté me dit que c’est son 3e semi en 4 semaines et qu’il en peu plus, je lui répond que je ne suis pas loin non plus mais qu’il faut pas qu’on lache il ne reste que 5kms.
On s’accroche, on arrive au demi tour avec le ravito, je chope une bouteille d’eau. Les ravitos sont juste parfait, il y a de tout, et même des bouteilles à moitié remplie, si toutes les courses pouvait être comme cela. _dsc0331_01On passe le 17e en 4’27, c’est quasiment gagné, je sais que je vais remplir mon contrat si je ne lâche rien. Au 18e, sur le coté j’aperçois un meneur des 1h35, vu qu’ils étaient que 2, j’espère que l’autre est toujours ok , et à ce moment là je suis bien content d’avoir décidé de partir seul. On sort du lac, pour rentrer pour la dernière fois sur l’avenue du Général Leclerc, je passe le km19. Tout lacher quitte à vomir sur le bas coté, c’est jouable de faire un vrai bon temps, je suis tout seul, j’ai un point de mire avec un coureur devant moi.  Après 500m je l’avale, on arrive au rond point où il faut traverser la grande route, je récupère encore un coureur, ça y est je suis au km20, en 4’24. Pas mal de monde se promène sur les bas coté et encourage, je tire sur les bras agrandit la foulée, j’arrive au dernier rond point, on m’annonce 300m, je me fais un dernier sprint avec un triathlète qui me tape sur l’épaule, encore quelques metres et je franchis la ligne.img_0217Je termine ce semi de Tournefeuille en 1h33’50, 120e/780, presque 2’30 qu’il y a 15j, c’est sur je vais tenter quelque chose au Marathon de Toulouse.2016-10-02_15-44-30

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CR Course: Semi marathon de Toulouse 2016, la bonne nouvelle

IMG_6313Aujourd’hui j’avais décidé de m’inscrire au semi marathon de Toulouse, la première fois que j’ai couru ce semi (mon premier), c’était en 2009 déjà en mode préparatoire pour le marathon de Toulouse. Cette année j’y reviens pour la même chose, mais vraiment en mode décontract, je souhaite plutôt faire une sortie longue à allure très régulière soit 4’45/km soit 1h40, c’est déjà une sortie longue correcte, mais c’est surtout pour me rassurer en vue du marathon qui approche.
Le départ est donné, je sais que le premier kilomètre est un peu tendu car il y a pas mal de relance, la route est très étroite et le peloton est nerveux. Je me force à ralentir car je vais vraiment vite, mais pas forcément en sur régime, je passe le km1 en 4’23, pas moyen je ne suis pas venu pour exploser, alors je lève le pieds. On continu en remontant vers le rond point de la rocade, un gars du peloton imite, un enfant qui encourage sa mère, tout le monde se marre, ça détend l’atmosphère. On redescend vers les magasins de motos, km2 en 4’35, décidément je n’arrive pas à lever le pied. On continu devant le chemin bucolique et la vue splendide des camps de gitans, pour les mecs qui viennent de loin, c’est pas le plus beau parcours de Toulouse, ils prennent de l’eau au niveau des compteurs, il y a des fuites partout, du coup on court dans la flotte, km3 en 4’33, là je fais un petit point dans ma tête, jambes : OK, mental : OK, volonté : OK, on oublie le plan tranquilou et on passe en mode régulier autour de 4’35-4’40, d’autant plus que je suis dans un petit groupe de 6/7 coureurs qui me protègent du vent, je n’ai aucun intérêt à me retrouver seul. On passe devant le Ginestou (centre d’épuration), on est chanceux aujourd’hui le vent est dans le bon sens, on a pas le droit aux odeurs, on continu au niveau du demi tour pour passer sous le canal du midi, j’aime bien ces tunnels où le seul bruit que tu entends c’est les pas des coureurs, il faut être vigilant au niveau de la sortie avec un bon faux plat montant, mais aujourd’hui tout a décidé de me sourire, je raccourci ma foulée et dépose mes collègues de droite et de gauche. Sur la rive gauche, le revêtement n’est pas bon du tout et je suis derrière un gars qui a décidé de courir en plein milieu, pas forcément pour bloquer mais il pense qu’il est tout seul. On passe au km6 en 4’42. DSC_6446Première difficulté, on change de rive en passant sur la passerelle au dessus du Canal, la monté est courte ça se fait bien, je me retrouve de l’autre coté c’est déjà le premier ravito, je prend un gobelet d’eau une gorgé ou du moins j’essaye, je ne sais pas boire dans un verre en courant, le reste je m’asperge la figure pour me rafraichir même si aujourd’hui la température est idéale. Je suis derrière un couple qui me semble être exactement à l’allure que je cible, je reste au « chaud » derrière, on va descendre tout le canal pour se retrouver au niveau des ponts jumeaux, légère descente, je relâche mes bras fortement, on passe une chicane pour se retrouver dans l’avenue principale qui va nous emmener au stade, petit bilan, tout va bien, souffle Ok, et surtout j’ai l’impression que le cardio est parfait et même assez bas. J’arrive au niveau d’Ernest Wallon, le temple, on boucle les 10 premiers kilomètres en 46’23 !

C’est maintenant que ça va se compliquer, il faut faire au moins au si bien pour ne pas avoir l’air d’un con. Je prends un gel dans ma ceinture, c’est toujours aussi dégelasse quand ils sont sucrés, je prends également un verre d’eau, pour faire passer tout ça et on est reparti pour un tour. Je suis toujours avec le même couple, pour la bonne raison, qu’ils sont des métronomes parfait et ça m’évite de contrôler ma montre, je préfère courir comme cela, même si a force j’arrive à enregistrer les bonnes allures mentalement. On repasse devant les motos, le camps de gitans, Ginestou, km14 en 4’36/km, ça tient, ça va toujours, mais de coup de moins bien, je sais que sur semi c’est vers le 17e que tu peux ressentir ça, alors on va y aller dans l’ordre. On arrive au niveau du canal du midi avec le tunnel souterrain, je remonte le même faux plat montant mais à ce moment là je décroche complètement le couple et les 2 coureurs qui nous suivaient, à ce moment là, je me pose une question rapide : tu ralentis comme ça tu reste avec eux et tu es sur de finir dans le tempo ? ou tu continus à accélèrer progressivement pour faire un beau finish, ok je choisi l’option 2 quitte à exploser au 18e. On arrive au niveau de la passerelle, en redescendant, je jette un coup d’oeil à gauche pour voir ou est le couple, j’ai leur ai mis 150m, ça va le faire. Je prends un verre d’eau à la volée et là erreur tragique, les mecs m’ont filé un verre d’eau pétillante, j’adore ça à table, mais en pleine course ça surprend. Bref, on est du bon coté du chemin, l’asphalte est bon, il y a juste 4 vieux sur ma gauche qui me saoule, les mecs râles car c’est dimanche et ils ne peuvent pas faire du vélo comme ils veulent, il y a vraiment des cons partout (les gars sont a la retraite) allez y lundi matin, ou au pire encouragez nous ça fera plaisir ! km17 en 4’35, je fais un petit calcul en gros il reste 22mn a serrer les dents, c’est el money time mais je peux réussir mon coup. Au bout de 500m je prends un autre gel « coup de fouet » qu’ils l’appellent J c’est le moment pour qu’il soit efficace. J’aperçois les ponts jumeaux au loin, je relâche un maximum, un ou deux coureurs commencent à donner le ton en passant relativement fort sur ma gauche et en même temps, je rattrape régulièrement des coureurs qui sont partis un poil trop vite. On arrive enfin en haut des ponts jumeaux, je négocie rapidement la chicane pour me retrouver dans la longue ligne droite, c’est le moment de se faire mal et de se rentrer dedans, ici il ne faut pas regretter, je me dis même que je peux passer sous les 1h37. J’accélère, je me fixe un coureur et je vais le chercher, dès que je le passe, j’en prends un autre en ligne de mire, km 19 en 4’25. J’essaye de tout optimiser, je me place a la corde sur la route, je monte quelque fois sur le trottoir, on passe devant le stade, je continu d’accélèrer de doubler, j’entre aperçois l’arriver sur ma gauche mais il me reste une boucle, on arrive au niveau du km20, 4’12’/km , j’aurais fait la deuxième boucle de 10km en 45’16, négative split ! 2016-09-18_14-50-27IMG_7229IMG_7230
Ne plus penser à rien, forcer, tirer les bras, allonger la foulée, je rattrape encore des coureurs, on tourne a gauche au niveaux des salles du Toac, on longe la tribune et enfin on entre sur le stade et ça piste en terre battue, je continue d’accélérer, je vais rattraper 4 coureurs dans ce dernier tour, km21 en 4’06 pas mal, dernière ligne droite et je franchis la ligne en 1h36’25 à la 184e place / 800, 88e SEN.
Wahou, méga satisfaction, pour un gars qui était venu faire une sortie longue, je repars avec une belle marque, tous les voyants sont aux verts, et la prépa fonctionne à merveille, ça reste ma 2e meilleure marque derrière mon RP de 1h32’01

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CR Course: Les Boulevards de Colomiers 2016, enfin satisfait.

IMG_4500Premier week end de Septembre c’est le traditionnel 10kms de reprise à Colomiers, autrement dit, un départ à moins de 2kms ça ne se refuse pas, j’ai déjà couru 6 éditions sur 8, c’est vraiment une course qui me tient à coeur. De plus ce matin ,’avais inscrit mini Tom à la course enfant alors c’était l’excitation pour toute la petite famille.
Arrivé à 9h00 sur place, il y avait déjà pas mal de petits pour la course des 2009-2007 avec 1km à parcourir, le départ est donné, Thomas à bloc comme jamais se met bien devant pour ne pas être gêné (comme quoi il apprend pas mal d’une course à l’autre), sauf que 1km c’est pas long mais à 6 ans le point de coté arrive rapidement, car hire in northern ireland belfast, je le retrouve à 300m de l’arrivée pour l’encouragé un dernier petit effort et le voilà sur la ligne d’arrivée pour aller récupérer une nouvelle médaille de champion.IMG_4287Suite à ça je part m’entrainer, de mon coté aussi j’apprends avec le temps, il fait très chaud mais justement le but est de transpirer en faisant monter le cardio tranquillement, après 4kms me voilà de retour au niveau de la ligne de départ, où je croise des têtes connues comme Sylvain Gobin, ou encore Benoit Dumet, ces deux la finiront sur la boite.

On y est c’est le départ, mon objectif espéré est de finir entre 42/43′ soit mon meilleur chrono depuis au moins 3 ans. Je me suis positionner dans les -45′ soit relativement proche de devant car je n’ai pas envie de galérrer à doubler ou de me faire gérer. On part en descendant, le peloton s’étire relativement vite jusqu’à la station total pour arriver sur l’allée des Comminges, une très longue ligne droite, déjà un petit ravito avec de l’eau, je n’hésite pas il fait plus de 28°C, cela fait plusieurs semaines que je m’entraine sur ces chemins, donc je sais exactement me positionner sur la route pour optimiser ma course. On passe le 1km en 4’06 donc un peut trop rapide. On va zigzaguer dans le quartier pour débouler au niveau du Boulevard Général de Gaulle qui fait plus de 1,5km, au km2 4’07, encore rapide, il faudrait pas que je paye ça plus tard.
J’arrive au niveau du rond point, où toute la petite famille m’attend Agathe comprise, un grand sourire, un coucou, je sui relativement bien.IMG_2857 Depuis 200m je commence à me situer par rapport à un petit groupe, mais j’ai du mal à voir l’allure, je ne sais pas si ils sont en 4’10 ou 4’15 et j’ai surtout pas envie de me cramer. On va tourner au niveau du crematorium km3 en 4’09. Je commence à croire à la bonne surprise même si je commence à avoir une respiration un poil difficile. Le passage qui suit je l’ai visualisé des dizaines de fois quand je passe là le matin, on arrive au vrai ravito, il faut le dire vite, ça se résume à de l’eau, j’aurais voulu prendre 2 verres, un pour boire et l’autre pour m’asperger mais le gars devant m’en dépossède, c’est pas grave on continu en descendant devant l’immeuble YMCA, un grand virage à 90° sur un trottoir, je relâche pas mal car je sais qu’une cote arrive, km4 en 4’12.
On y est cette difficulté est ridicule mais quand on déboule à 14km/h voir plus ça tire énormément, je passe devant l’église où nous allons faire le baptème d’Agathe dimanche prochain, j’aperçois même le curé sur la gauche. Ici le revêtement est complètement dégradé, il vaut mieux se mettre au milieu de la route pour éviter de se faire une cheville, on passe la place de la bascule, puis le grand rond point de Total, où tout il y a beaucoup de monde qui encourage, km5 en 4’13, soit 20’51, clairement je suis trop rapide mais si ça tenait, je pense que 42′ ça pourrait tenir. On va remonter au niveau du rond point du départ, c’est parti pour la deuxième partie avec encore une fois la grande allée des Comminges, là je ne loupe pas le verre d’eau car je commence à me déshydrater rapidement et ça annonce rien de bon, au bout de l’allée km6 en 4’15 on va rentrer dans le money time.IMG_4598J’essaye désespérément de m’entourer car je sens que ça va coincer, il me faut 2 ou 3 coureurs surtout pour ne pas lacher. Devant moi il y a une jeune, elle doit avoir 15/16 ans elle est tout juste impressionnante, sa foulée est très légère alors je décide de rester à coté, on va faire un morceau jusqu’au km7 en 4’06 pour débouler au rond point où sont Vanessa et les enfant, et je vais y rentrer tout seul, un gars me dit même que je suis dans les 90 premiers (à vue de nez), IMG_2860encore un grand coucou aux enfants, c’est vrai que par rapport à certaines années je suis pas trop mal. Mais post 7kms, en principe c’est le mini mur, c’est là où il ne faut rien lâcher. Là, je suis dans la foulée d’un gars d’Airbus, sur 300m ça allait mais petit à petit je me suis rendu compte que le gars était en train d’exploser donc j’ai continuer seul jusqu’au Crematorium, j’attends le ravito comme le messi tellement j’ai la gorge sèche, on va d’abord passer au niveau du km8 en 4’13, c’est là que ça va se dégrader.
Depuis 10′ j’ai dans la tête que je vais marcher 4 » au niveau du ravito pour boire calmement mais surtout j’ai le cardio au rupteur, on arrive au ravito et se passe ce que j’avais calculé, je repars assez vite mais laisse trainer une bonne dizaine /quinzaine de secondes, j’ai vraiment chaud le final va être hard mais je n’ai pas envie de lâcher un si beau début de course. J’essaye de rattraper mon retard en repartant, mais on arrive déjà en bas de la côte au km9 en 4’28 (j’ai bien perdu 15 »), là tout monde lâcherait tout ce qu’il a le problème c’est que j’ai plus rien dans les chaussettes je suis vraiment explosé. Au niveau du presbytère, je vais même craquer une seconde fois, je suis vidé, je vais marché 4-5m mais à ce moment là je me fais doubler par Cullina, l’ancien demi de mêlée de Colomiers, alors j’emboite sa foulée et je vais serrer les dents jusqu’à la fin pour enfin passer la ligne d’arrivée en 42’26 je termine 106e sur 880 concurrents, je suis heureux car ça fait plus de 3 ans que je n’ai pas eu un si beau chrono, l’investissement paye, l’entrainement paye et les kilos en moins également, RDV au semi de Toulouse le 18/09 où l’on essayera de valider une certaine allure marathon.IMG_4809

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Trail de la Cournudère, un retour sur les chemins bien agréable (23Km 1300mD+)

T3P 2016 -077dDepuis 6 semaines, j’ai pu reprendre la course et mon seul objectif était de retrouver la forme et m’affiner un petit peu. J’ai donc entrepris le plan Bleu du programme Jack Daniels essentiellement basé sur de l’endurance, par contre je n’ai pas plus de 500m de D+. Retrouvant la forme petit à petit, je me suis dit que ça serait dommage de ne pas accrocher un dossard avant de partir en congé, je regarde le calendrier et mon choix c’est porté sur le Trail de la Cournudère, une nouvelle épreuve sur la frontière entre la Haute Garrone et l’Ariège à Arbas. Un petit 20kms et 1200m de D+, ça devrait me régler mon compte et clôturer un premier beau cycle de reprise après un début d’année catastrophique.
Arbas n’est qu’à une heure de Toulouse, j’arrive 50mn avant le départ pour aller retirer mon dossard et récupérer, je décide de m’échauffer tranquillement à remontant le parcours à l’envers pour voir les 2 derniers kilomêtres. Je regrette déjà d’avoir laissé mes batons à la maison. Je repars ensuite vers le départ pour recevoir le brief. Là, l’organisateur nous annonce qu’il y a pas mal de bêtes sur la crête et que le parcours est légèrement modifié soit 2/3 kilomètres de plus et à peu près le même dénivelé, tout le monde se regarde, 3 bornes en montagne ça peut être vite long…

Le départ est donné, on part du village (405m) en gros paquet, il y a environ 200 coureurs inscrits, au pout de 800m, on tourne pour rentrer sur un chemin bien humide. Je met un bon moment à trouver mon rythme, au pout d’une kilomètre j’ai les molets qui sont tendus comme des élastiques et sui me font un mal de chien, j’ai déjà vécu ça un paquet de fois, je sais que je peux forcer ça va finir par ce calmer mais quand… Je suis parti au milieu du paquet, je me fait doubler un petit peu au début mais après je trouve un rythme qui me convient bien, une paire de batons m’aurais bien aidé. Je continu mon bonhomme de chemin alternant marche et course dès que la pente me le permet, la pente moyenne est de 18%. On va sortir du bois au niveau d’une jolie ferme avec une vue imprenable sur la vallée, pour retrouver la route sur quelques mêtres au niveau de Herran(800m), on est quasiment à la moitié de la montée, je profite du ravitallement pour boire un verre de coca et 2 abricots, il reste encore un gros morceau avant d’aller sur la crête.
DSC_0040On sort du village jusqu’à l’antenne téléphonique, puis re belotte, on rentre dans la forêt mais là avec deux invités de plus, l’humidité et le brouillard/vapeur, au bout de 500m je suis complètement trempe, la montée se fait par accoups entre faux plat montant et grosse bosse, on va grimper sérieusement jusqu’à une croix qui signe le premier gros effort. IMG_2336Derrière le terrain se veut un peu plus facile avec quelques petits faux plats ou je relâche complètement, je me permet même de bien dérouler en reprenant quelques coureurs mais je ne suis pas dupe, un petit coup d’oeil sur ma montre, il manque encore pas mal de dénivelé. ça ne loupe pas, le terrain se redresse, je lève la tête et là un vrai mur, The big bosse, on est 3 ou 4, il y a des coureurs qui ont is le clignotant, elle est courte mais impressionnante, plus de 40% à mon avis, une des plus raide que j’ai rencontré en course, il faut mettre les mains en permanence.IMG_2339 Chacun essaye de trouver son chemin, puis d’un seul coup on arrive dans de l’herbe à vache, d’ailleurs un troupeau de brebis cherche de l’ombre, encore un petit effort et me voilà en haut de la crête de la Cournudère (1543m), c’est juste magnifique, on est au dessus de la mer de nuage, c’est aussi pour ça que l’on aime le trail.IMG_2342

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On va longer la crête, on essaye d’en prendre plein les yeux puis vient l’instant tant redouté pour moi, la descente! On arrive à un croisement, en fait c’est l’endroit ou se rejoigne les 2 courses (notamment celle de 50km), la descente est aussi sèche que l’on monté que l’on vient de faire, ça va durer presque un kilomètre mais le terrain est tellement bon et souple que ça passe bien. Va s’en suivre un long faux plat descendant ou je peux courir à mon aise en essayant d’allonger la foulée, je me relâche un maximum également pour éviter de me crisper et d’enflammer les isquios. On rentre dans un sous bois, je suis avec un autre coureur mais apparement le rythme que j’impose lui convient il reste dans mes pas, on envoie quand même pas mal tout ça jusqu’au ravito. Là je décide de faire une pause pour faire le plein niveau sucre avec pas mal de coca et fruits secs. Se profile maintenant les 6 derniers kilomètres, on re rentre dans le sous bois, c’est très humide,beaucoup de boue, je commence à descendre mais à force les jambes sont de plus en plus dures, la lucidité n’est plus trop au rendez vous, par deux fois j’ai les chevilles qui vrillent mais surtout j’ai failli rouler 2 pelles à deux beaux chênes en manquant des virages, ça sent la fin, je double quelques coureurs sur la fin, puis je déboule enfin sur le chemin sur lequel je me suis entrainé quelques heures au paravant , je déboule enfin sur la route, une dernière accélération, je franchis la ligne d’arrivée de ce trail de 23kms et 1300m de D+ en 3h06’31 » à la 80e place sur 177 coureurs, c’est pas si mal, on voit clairement que la remise en question au niveau de l’entrainement commence à payer… Suite à l’automne…
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10kms de Balma, et si on repartait s’entrainer…

1Dans la région toulousaine, 1er mai rime avec 10kms du CA Balma. Cette course est réputée pour être plus que roulante avec deux très longues lignes droites  que l’on fait en aller-retour et seulement 23m de dénivelé.
Après un échauffement pour une fois plutôt bien réalisé, je n’ai pas l’habitude de commencer mes courses comme cela, mais je me suis permis de faire un petit footing sur les 3 derniers kilomètres ainsi qu’une série de 5 accélérations, ça m’a permis de me rendre compte qu’il y avait beaucoup beaucoup de vent et qu’il va falloir se planquer au chaud dans les paquets.

Je pars tranquillement sous l’arche de départ à 7/8mn du départ, le vent est bien présent même au milieu de Balma. J’aperçois quelques coureurs qui était avec moi mercredi durant l’animation I-run, les handisports partent sous les encouragements, les élites commencent à ce placer, calma est bien connu pour avoir un parcours international avec des chrono de dingues qui tombent année après année.  Ca y est, il est l’heure plus que quelques secondes et on s’élance.

Je suis plutôt bien placé, dans les 100 premiers pour ne pas être gêné durant les premiers kilomètres, le départ est en léger faux plat, ça part de tous les cotés, pour ma part dès les 200 premiers mètres,je commence à lever le pied car avec l’adrénaline du départ je suis en 4’00mn/km et ça ne va pas durer longtemps, avec l’âge je commencerais presque à être raisonnable. Tous les meneurs d’allures partent comme des balles, je comprends tout a fait le 37’ mais le 40’ j’ai un peu de mal, bref, je fais m’a course, je me suis mis à coté d’un papi c’est les meilleurs meneurs, de vrai métronomes, on passe au 1er kilo en 4’18. Là déjà je commence à faire des dizaines de calculs (entre nous j’aurais pas du), soit continuer comme cela ou encore lever le pied pour me mettre à 4’35 comme j’avais prévu. J’y vais au feeling, légère montée, je m’accroche toujours au papi en débardeur bleu, on descend ensuite vers la boulangerie du grand rond point de l’entrée de Balma, c’est là que l’on va croiser une première fois les premiers qui ont une foulée et une allure de malade, je trouve ça assez cool de croiser les différents concurrents, ont peut encourager les amis que l’on retrouve, aujourd’hui j’ai pu apercevoir Stéphanie et Phil d’Auch, on passe le 2e kilo en 4’29, j’ai l’impression d’être à la bonne allure mais de pas loin d’être à bloc.
2On arrive dans le rond point ou je prends la corde, manquant de tomber a cause des petits plots qui délimitent le chemin, on relance, je tiens toujours mon papi mais je sens que ça commence à être dur, au bout d’une petite ligne droite, c’est un virage en épingle que je passe quasiment à l’arrêt car je suis à la corde, je force la relance pour ne pas rester coincé, on re passe dans le rond point pour remonter en direction de la ligne de départ, 3e kilo en 4’33. C’est une des seules bosses de la course, pas très dure, mais elle commence à tirer, c’est l’endroit où je commence à me faire rattraper par le meneur des 43’, au départ j’avais vu qu’il était très loin derrière moi du coup je savais que normalement ils allaient me rattraper, c’est chose faite, j’essaye d’emboiter le pas du meneur, j’y arrive 100m mais derrière c’est la première explosion, on arrive au 4e kilo en 4’42, c’est le début de la fin.

5Une légère pente où j’essaye de relâcher un maximum, on arrive au niveau de l’entrée du stade que l’on reverra uniquement à la fin, sur ce passage il y a pas mal de monde car les spectateurs pourront voir s’en bouger 4 passages de coureurs, plutôt pas mal.On repasse sous l’arche de départ à l’envers, puis on enchère une chicane pour se retrouver sur la très longue ligne droite le long des locaux de l’armée exposé en plein vent de ¾ face, j’ai beau essayé de me planquer, on est que 3 et en plus de cela je n’en peu plus. Je sais que l’on arrive au 5e et que mes temps n’arrêtent pas de baisser kilomètre après kilomètre, 5e kilo en 4’47, soit les 5 premiers kilomètres en 22’51, ce n’est pas trop mal, un rapide calcul et je me dis  qu’en finissant en force on pourrait refaire le coup de l’an dernier, mais voilà aujourd’hui la caisse n’est pas là. J’arrive au ravito, j’agrippe une bouteille et je commence à marcher pour boire tranquillement, j’ai pris 3 grains de raisins séchés, que j’essaye de faire passer c’est pas la meilleure idée que j’ai eu. Je reprends ma course, toujours en plein vent, c’est relativement désagréable, mon allure est a chier, je suis limite à 5’00 du kilo, c’est vraiment le drame, j’essaye de forcer jusqu’au 6e kilo au bout de la ligne droite, je passe en 5’17, c’est vraiment beaucoup trop,et comme l’an dernier au même endroit je vais capituler.

5Au bout de cette longue ligne droite, on va tourner vers la droite, j’ai encore le cardio a bloc et dans la tête je commence à lâcher, je sais que l’an dernier j’avais marché par là. On commence à croiser le meneur des 37, puis un peu de temps après les 40, tout défile et je suis encore à la ramasse, je vais faire le tour du rond point puis relâcher un petit peu juste après , je passe le 7e kilo en 4’50. Derrière je commence à entendre du bruit, et je vois une ombre avec un ballon, j’y crois pas trop, je suis en train de me faire rattraper par les 48’, là par contre je serre les dents pour ne pas me faire déposer, on remonte devant la boutique Running à Gramont puis on entre sur le retour de la grande ligne droite mais cette fois avec le vent dans le dos, kilo 8en 5’00.

J’en peu vraiment plus, le manque de préparation se fait vraiment sentir, je serre les dents, je ne veux pas me faire décrocher par le groupe mais j’ai même plus les jambes et pire dans se cas là, le mental n’y est pas non plus, je me fait dépasser à droite, à gauche, un peu avant le 9e, les bénévoles ont déplacé le ravito, je prends un verre et marche une dizaine de seconde ou un peu plus , puis je repars en essayant de me dire que maintenant il faut absolument arriver au bout. On passe la chicane au niveau de l’intermarché, plus que 800m, je tente d’accélérer, on tourne à droite pour aller vers le stade, certains sont arrivés depuis moment, je passe le portillon pour enfin arriver sur les 200 derniers mètres du stade, je lâche tout pour enfin passer la ligne dans le douleur.
4Je termine ce 10km en 48’25 , 576e/1095 participants avec presque 4’ de plus que l’an dernier…plus d’histoires, on repart et on va envoyer du lourd.

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CR Course : Premier de l’année, Trail des coteaux

Trail des coteaux 2016 284Cette course me tient énormément à cœur car c’est ici que tout à débuter au niveau Trail lorsque j’avais disputer la première édition du Trail des coteaux à Pechbonieux, une éditions dantesque qui avait pris part sous un épais manteau neigeux, d’ailleurs il y avait un tiers des participants qui n’avaient pas pris le départ, pour ma part ça avait été une révélation mais surtout un régal.

IMG_1527Placé très tôt dans le calendrier, deuxième weekend de janvier, c’est l’occasion rêvée d’accrocher un dossard et de valider les grosses semaines que j’ai enchainées durant les vacances de Noël entre le foie gras et la buche de noël. Il ne fait pas forcément très froid ce matin là, mais la pluie est au rendez vous. J’ai choisi de m’aligner sur le grand parcours de 21kms et de 400m de D+, en ayant l’écotrail en tête il va falloir que j’allonge les distances tout en gardant l’allure, mon objectif est simple, finir autour de 2h00, l’an dernier j’avais fait 2h26 et j’avais été à la ramasse (lire le récit de la 6e édition2014).
Comme chaque année, le départ est donné à Saint Loup de Cammas, à un peu plus de 2kms de l’arrivée, c’est idéal pour s’échauffer, le tout sous la flotte. J’arrive sur la ligne où je croise Stéphane qui est encore plus en canne que d’habitude. Il y a vraiment du monde, la première édition on était à peine 150 aujourd’hui plus de 400.

2016-01-24_22-47-32Le départ est donné, je sais que le premier kilo zigzague dans le village pour vite emprunter un chemin en faux plat descendant qui va allonger le peloton et si l’on veut pas se retrouver dans les bouchons, c’est là que ça se passe, il faut absolument envoyer, vient une bosse au 2,5kms pour ensuite replonger vers Montberon. C’est là 3e fois que je fais ce trail, je sais donc qu’on peut allonger sur ces chemins qui sont plutôt en bon état car après la cote dans le village qui fait monter le cardio, on va rentrer dans le bois pour en ressortir 13kms plus loin et vue la flotte qu’il est tombée, ça va être mouvant.
Le début n’est pas forcément problématique, car l’on peut courir sur les bas coté même si ça y est j’ai un kilo de boue de chaque coté, le tout est de trouvé 2/3 coureurs à son allure et de garder un rythme régulier, chose que je fais. Il y a énormément de relances, en fait on ne part pas bien loin dans la commune, c’est plutôt des montagnes russes.
Vers le 12kms, c’est la jonction avec le petit parcours dans THE montée, il y a tellement de boue que la moitié des coureurs finissent sur le cul ou à plat ventre, sur les 30 derniers mètres, il y a même une corde. Depuis l’an dernier et l’acquisition de mes Slab 3 Soft Ground je suis ultra satisfait, presque 300 bornes avec et les crampons sont toujours efficaces, j’en ai vu devant moi finir dans le décors alors que je restais tranquillement debout, ça a été un net avantage durant la course. Sur plus d’une kilomètre je me retrouve derrière un petit bouchon pas facile à gérer car les coureurs du 12 ne sont pas à la même allure que nous, un peu plus loin on va encore bifurquer pour faire une boucle supplémentaire. On part assez loin en faux plat montant, puis place à de belles descentes que je négocie particulièrement bien, j’ai pas peur de me faire un adducteurs, c’est peut être ça la différence.
On arrive dans la dernière partie en sous bois, on longe un ruisseau, pour le traverser un peu plus loin et effectuer tout le retour en devers, là c’est hollidays on ice J.
Trail des coteaux 2016 1865Ca y est j’aperçois la station d’épuration, je sais que l’on est à la fin du parcours, du moins maintenant il va falloir remonter un chemin en terre pour retrouver le goudron sur la partie haute, encore une fois, on fait la jonction avec le 12, mais là fini de rigoler, il me reste un poil d’énergie alors j’essaye de gratter des places, je remonte pas mal de coureurs, et pour mon moral c’est sacrement bon, il y a deux ans j’en pouvais plus à ce niveau là, voilà le stade, encore un petit effort, on contourne le gymnase, un dernier effort, je franchis la ligne d’arrivée.

Je termine 172/403 en 2h06’53 soit 20’ de mieux que l’année dernière, en peu en dessous de l’objectif mais quand je vois le chantier avec les kilos de boues sous les shoes ça fait quand même plaisir, et je suis prêt pour enchainer.


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Et pour 2016 on se prévoit quoi?

2016 nous voilà, pour l’instant tous les voyants sont au vert, j’ai fini 2015 sur une note très positive, j’ai également coupé une semaine mais me voilà déjà tourné vers mes 2 méga objectifs de 2016:
Les 80kms de l’Ecotrail de Paris, le 19/03en-tete-eco-trail-2016
Puis si je suis tiré au sort enfin une apparition chez les grands avec les 80kms du GRP, le 26/08
12341163_202043703463982_6836257946204695473_nEntre temps je suis inscrit également à la course du Viaduc, une course qui a lieu tous les 2 ans et qui se permet de faire un aller retour sur le viaduc de millau, le 22/05
11060163_785003618283209_1056270474298731302_nEt bien sur l’année sera ponctué de trail et autre course dans le sud ouest pour réaliser ma prépa sur ces different événements…
2016-01-02_15-49-50
2016-01-02_15-44-00Malgré mon changement de poste professionnel, je vais essayer d’encore mieux m’organiser pour pouvoir faire 5 sorties par semaine, définitivement perdre 3kgs pour être finissure de tous ces évènements et accumuler des points en vu d’un futur Grand Raid de la Réunion qui sait…
Coté chrono, passer sous les 42′ au 10kms serait un bon début pour mon retour sur route durant le deuxième semestre.

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Watch The Lego Batman Movie (2017) Movie Online Streaming & Download

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Quality : HD
Title : The Lego Batman Movie
Director : Chris McKay.
Writer : Chris McKenna,Erik Sommers,Seth Grahame-Smith.
Release : 2017-02-08
Language : English.
Runtime : 104 min.
Genre : Fantasy, Action, Animation, Comedy, Family.

Synopsis :
Movie The Lego Batman Movie was released in February 8, 2017 in genre Fantasy. Chris McKay was directed this movie and starring by Will Arnett. This movie tell story about In the irreverent spirit of fun that made “The Lego Movie” a worldwide phenomenon, the self-described leading man of that ensemble—Lego Batman—stars in his own big-screen adventure. But there are big changes brewing in Gotham, and if he wants to save the city from The Joker’s hostile takeover, Batman may have to drop the lone vigilante thing, try to work with others and maybe, just maybe, learn to lighten up.

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CR 10kms de Ramonville, finir en beauté…

IMG_4389Le post marathon de Berlin n’a pas été forcément facile car je n’avais rien planifié si ce n’est une éventuelle participation à la Saintélyon. Des problèmes logistiques m’ont vite fait oublier Lyon, et je me suis recentré sur un éventuel 50kms à Toulouse, mais encore une fois, ma vie professionnelle me rattrape et me dégager de longues séances en allant à Dubaï, au Portugal ou encore à Paris serait contre productif, je décide donc de m’inscrire aux 10kms de Ramonville avec un objectif chronométrique annoncé de 42’30. EN une soirée je me constitue mon plan d’entrainement en 6 semaines avec 4 sorties semaines, avec la possibilité de rentrer ma sortie longue même le vendredi pour conserver du temps avec ma famille, sur le papier parfait!

Ce dimanche matin, lorsque je me présente sur la ligne de départ, il fait 2°C, autant vous dire que je ne fait pas le malin, mais je suis quand même en court pour être à l’aise. Le départ est donné en haut du pont qui surplombe la N113, on part donc en faux plat descendant, très vite sur les 200 premièrs mètres, pas loin de 18km/h, avec un méchant virage à angle droit en bas, bilan, tu as intérêt à bien placer tes pieds à cet endroit là. Cette course met en place des meneurs, il y a un ballon 43’, ma stratégie est de le tenir en restant au chaud et sortir les 2 derniers kilomètres. Je vois le ballon je m’en rapproche, mais là 300 coureurs doivent passer entre deux poteaux de bois d’1,20m de large, clairement le départ n’est pas situé au bon endroit,  le peloton est beaucoup trop compact. Au bout du 1er kilo j rattrape le meneur en 4’12, pour moi il doivent être en 4’20 et j’avoue qu’ils se cherchent un peu. On est sur une belle ligne droite, une coureuse demande au meneur si on est pas trop vite apparement non, mais ça n’est pas très régulier, il y a un brouillard de malade et qui devient de plus en plus épais car on s’approche du Canal du midi.  On monte sur le petit pont multi centenaire (encore une relance), je passe le km2 en 4’14. Courir au bord du canal est toujours top en terme de sensations, jusqu’à ce qu nous arrivions à un espèce d’escallier en colimaçon pour prendre 6m de D+ tout en courant à 14km/h et avec du monde partout. On est au tout début de la course j’ai du gaz, mais je me dit qu’au 8e ça sera plus compliqué. Une fois en haut, je relâche au maximum, , on re traverse le canal, sur la droite, le paparazzi Rémy Jegard. On revient vers le départ pour clôturer la première boucle en passant sur le chemin étroit au km3 en 4’22.
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Je suis toujours plutôt à l’aise, toujours collé à Laurent le meneur, on ne se connait que par l’intermédiaire de Facebook, c’est déjà lui qui m’avait emmener au 10 de labège, il ne le sait certainement pas mais il accompagnait un collègue et j’étais au cul pour tenir bon. On repasse sur les traces de la première boucle, mais ce coup ci au lieu de tourner à droite vers le canal, on continu tout droit, le km 4 est avalé en 4’17. A ce moment là je ne sais pas si c’est moi où les meneurs mais je me retrouve complètement décroché comme s’ils avaient mi un coup de cul pour rattraper du temps alors que j’essaye de rester le plus régulier possible, on arrive à Port Tolosa, un lieu improbable à Toulouse que j’arrête, on se croirait typiquement dans un port de plaisance au bord de la mer, l’été c’est extra, sauf que la mer est à 150 bornes et que l’on est sur le Canal du Midi. ? e fais très attention à mes pieds car c’est très humide, le sol est une sorte de béton ciré et je n’ai pas du tout envie de finir dans la flotte par 2°, on fait le tour du port pour arriver au km5 en 4’11. On remonte le long de grand immeuble, là j’avoue que c’est mon coup de moins bien de la course, j’ai toujours les ballons en vue, mais dans la tête c’est en train de lacher et je me dit aller encore 2 bornes et tu marcheras 10m, pessimisme sors de ce corps, j’ai également très soif, je suis parti sans gel et sans eau, ça tombe bien, on arrive à un virage en épingle avec le ravito, je me précipite sur une tranche d’orange pour avoir le gout sucré sur les lèvre  ainsi qu’un foutu gobelet d’eau qui s’écrase dans ma main, bref je bois une gorgée, je m’asperge, tout ça en ralentissant un poil mais en tenant le coup. On arrive au km6 en 4’21.

Ce virage nous à ramené sur la première chemin en direction du canal toujours encombré de brouillard, mais comparé au premier passage, il y’a pas mal de monde qui c’est mis dans le virage pour encourager les coureurs, une fois le premier pont passé, on redescend, j’essaye d’accéder pour ne pas décrocher les ballons qui doivent être 100m devant moi, on passe le km 7 en 4’22. Il ne me reste que 3 bornes, j’arrête pas de me rentrer ça en tête de tenir le coup et de forcer et d’arriver à tenir un objectif. Puis arrive le colimaçon et bang! On passe ça en force, j’allonge la foulée pour arriver en haut et enfin relâcher les bras.

On repasse le canal pour cette fois repasser sous l’arche de départ, on fini la deuxième boucle, pour entamer la dernier coup de collier. remonter le pont est un petit effort surtout à ce moment là de la course, en face le 3e et les 4,4,6 premiers dont Arelien Jean qui est toujours en cannes, ils en finissent, je passe le km8 en 4’26, ne pas faiblir rattraper les ballons voilà l’objectif.

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On est sur une belle avenue je serre les dents, je mène un petit groupe de 3 et on essaye de  conserver le tempo. On longe la 113, certains commence à exploser, et mettent le clignotant, d’autres finissent en beauté en aallongeant la foulée, 2 virages à 90, on recroiser le peloton des gars un peu plus lent, partout où je peux couper je le fait, puis on remonte sur le pont de la 113 pour passer sur la 113, encore une relance et un effort pour passer le km9 en 4’15. Maintenant ne plus réfléchir, fermer les yeux et tenir, j’entends le speaker qui est au stade. Sous l’arche il reste 800m, je suis derrière 2 coureurs, un en peu plus, j’ai l’impression qu’il va mourrir et l’autre lui hurle dessus pour qu’il tienne bon, il le pousse dans le dos, je relâche sur la descente, on est sur le bord du stade, plus que 500m, une dernière petite montée, je rentre dans le stade pour un ultime tour de piste les ballons sons à 50m mais clairement ils sont bien plus vite que 43’, je vais y arriver, 200m, dernière ligne droite, je vois la ligne le chrono et je passe la fameuse ligne quasiment avec les ballons en 3’59, je stoppe ma montre 42’49, soit 29’’ de plus que mon objectif mais putain que c’est bon, j’ai eu ce que je venais chercher ces dernières semaines d’entrainements ont payé.Je termine 332e sur 1223 coureurs et 178e sénior.

C’est une excellent fin d’année, de très bonnes bases pour 2016 ou on ira chercher un Sub 42’, mais au moins je sais où il va falloir que je force. Prochain rendez vous le Forest Trail en février. Sur ce coupure annuelle e ton profite des fêtes.

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CR Course: Behobia – San Sebastian, de la folie au pays basque!

logo_behobiaLorsque l’on m’a parlé de cette course, je suis tout d’abord allez voir sur internet et je me suis vite aperçu que ce n’était pas un 20kms comme les autres. Tout d’abord les inscriptions sont closes en 48h, c’est une course des plus populaire en Espagne avec plus de 35000 coureurs. Couplé à ça, elle se situe dans une de mes régions préférées: le pays basque espagnol. J’avais donc coché la jour des inscriptions pour faire parti de la fête.
Tout démarre la veille de la course, retrait des dossards dans le grand stade d’Anoeta, le temple de la Real Sociedad, c’est toujours impressionnant. Puis on se dirige vers le vélodrome à l’expo du running pour retirer le tee shirt et découvrir les dernière nouveauté, le tout étant sponsorisé par Adidas, Boost par si, Boost par là, BoostBehobiaSS! Pour finir on achète un ticket de train à 1€ pour se rendre au départ.
En ce dimanche matin, le soleil n’est pas levé que je pars du vieux Bayonne tout endormi pour me rendre à San Sebastian, après 45’ de route, j’arrive dans le centre pour me garer non loin du stade. Comme des dizaines de coureurs je rejoint l’ Eskatren qui doit m’emmener à Hendaye, ça part de là, il y a un train toute les 15’ pour échelonner l’arrivée des coureurs suivant les vagues de départ (comme au marathon de Paris, la première vague part à 10h00 quand les derniers partirons à 11h00, limite le premier sera dans la douche…) mais ça évite les grosses affluences dans le train. C’est assez silencieux ou pas, derrière mois 4 fétardes rentrent de boite, elles comprennent pas bien pourquoi le wagon est plein de mecs en short et débardeur à 7h30 du mat! Bref nous arrivons à Hendaye, coté français, là une armada de bus nous attends pour nous emmener de l’autre coté de la frontière à Behobia, paradis de la bouteille de Ricard à 12€, du jambon sur l’os et des citrons de sangria, bref c’est relativement moche, c’est une ville frontière comme le Pas de la Case ou le Pertuis. J’ai 1h30 à tuer, alors je me balade, je pars découvrir l’arche de départ, le 1er kilomètre puis je reviens vers le centre pour aller prendre un café serré comme tous les espagnols.

1h00 plus tard et après un petit échauffement pour faire monter la température, je n’ai pas non plus besoin de forcer, tellement il fait chaud, il doit déjà faire 19/20° alors qu’il n’est pas 10h00 du matin, on est bien en Espagne, la musique est terriblement forte, les mecs parlent fort comme jamais mais au moins il y a de l’ambiance! C’est au tour des fauteuils puis des rollers de s’élancer, je suis bluffé, j’aperçois un unijambiste en roller qui va faire la course avec des cannes, quand on sait les difficultés du parcours, respect.

H-5’, tout le monde rentre dans les Sas, le mien c’est le vert avec des meneurs allant de 1h20 à 1h35, je suis devant un peu malgré mois mais ça me permettra de ne pas me faire bousculer ou de ne pas être dans un bouchon pour m’a part je souhaite faire la course entre 5’00 et 4’45/km, je ne souhaite pas forcément me rentrer dedans, l’objectif est uniquement de me faire plaisir et de forcer un peu en vue de clôturer une belle semaine d’entrainement.carreraip_behobia_san_sebastian_ja27_1110h00, c’est le grand départ pour les élites qui mettrons à peine plus d’1h00 pour rallier l’arrivée. 10h04, c’est au tour du groupe vert de s’élancer devant beaucoup de public sur tout le long du Rio Bidassoa, on est sur un léger faux plat descendant, je tourne le premier kilo en 4’30 autant vous dire que comme d’habitude je suis parti trop vite, et ça ne va pas s’arranger tellement on a d’encouragements, on arrive dans Irun, les gens sont descendus dans la rue, à ce moment là je pense au marathon de Toulouse ou à pas mal d’endroits tu es seul avec les moineaux et les corbeaux, ici no way. On arrive à une légère cote dans Irun, où l’on aperçoit un nombre incalculable de coureurs, on est en plein centre ville, on va tourner à 90° dans un rond points pour affronter la première difficulté de 1,5km en monté régulière mais si comme moi on est parti un peu vite, on a le cardio qui reste coincé en haut et le mollets qui se contractent, mais pour l’instant ça va. Le plus gênant, c’est le vent de face car on est particulièrement exposé plus la chaleur qui devient important, j’ai cru voir sur un panneau de pharmacie 24°, au mois de novembre on est pas forcément habitué à s’entrainer avec des températures comme cela. On arrive enfin en haut de la bute au niveau du rond point puis vient le temps de la descente et surtout de la recup de cette première manche, je relâche les bras, respire à plein poumons et je passe au 5e kilo en 22’59, pas si mal sur des bases d’1h32 mais le pire est à venir.

 

behobia-sansebastian-2014-perfilA partir de là, adieu les routes bucoliques, on passe sur un échangeur de national pour attaquer THE difficulté de la journée, une montée sur plus de 1800m entre 3 et 4%. Tout d’abord le contexte, on est sur une 2×2 voie, la circulation est dévié sur l’autre coté de la route et des milliers de coureurs sont sur le bord de la route, les gars sont montés en vélo à pied, il y en a tout le long, je prends un gel en bas, heureusement que j’ai mis ça dans la poche, car il n’y a aucun ravitaillement solide sur tout le parcours. Pour les premiers ça ne pose pas de problèmes, mais je pense aux gars qui vont finir à 13 ou 14h00 avec plus de 2 ou 3h sous un grand cagnard il y a moyen d’avoir un gros coup de moins bien. Revenons à la difficulté, je serre les dents, certes je ne cours plus à 13km/h mais dans ma tête c’est la grosse difficulté ça devrait aller par la suite alors je me fais violence pour arriver en haut en force. Là haut, il y a la police les public ne peut pas être aussi proche qu’il le souhaiterait c’est dommage mais on l’impression de monter le tourmalet, Aupa, Animo, Venga! Vega! de la folie. Après la monté vient la descente, re belote, j’essaie de me relâcher pour faire descendre le cardio pour affronter la suite, on passe devant une gare du matin que je reconnais, je cherche l’ombre sur le bord de la route. A ce niveau il y a des coureurs qui entament une grosse desséchée, les mecs sont à fond, ça peut être une bonne tactique moi j’essaye d’être régulier, je passe le 10e kilo en 47’56 (24’53 sur le second 5000).

 

5796073911091200wOn rentre dans Errenteria, sur plus de 3kms c’est vraiment de al folie, le terrain est assez plat, on est à l’abri du vent, mais c’est incroyable l’ambiance qu’il peut y avoir, on a droit au traditionnelle pancarte Euskal Libre, les portraits des indépendantistes à libérer, bref on est au pays basque et surtout ils sont fier d’être basque et ils vous le montrent et de quelle manière! Je dirais à peu près tous les 3kms il y a un ravitaillement en eau et quelques fois eau + boisson énergétique, je teste à ce moment là, mais vraiment mauvaise idée, je tombe sur une mixture ultra sucré, il me faudra 3 gobelet d’eau pour me rincer la bouche. Au 12,5km, j’avais pas du tout identifier cette difficulté sur le parcours, on se retrouve face à un tape cul comme on dit dans le vélo avec 500m à 5%, à ce niveau là de la course, je commence à être entamé physiquement, un petit propose des oranges sur le bord de la route, j’ai saisie une au passage, deuxième mauvais choix elle est amère comme pas possible. Je dois marché 10m pour baisser mon cardio, ça me tire partout, mais les gars vous poussent tellement, Venga, venge Bertrand (le nom est marqué sur le dossard), je redémarre pour enfin arriver au sommet. De là haut, on aperçoit tout le port industriel de San  Sebastian, 2e vision choc, c’est assez glop, on est face à un cargo avec 3 immenses tas de déchets métalliques concassés, on repassera pour la beauté du parcours, tout ce qui m’intéresse c’est que l’on redescends et que la fin approche, je me met à regarder ma montre toutes les 2 minutes, ce n’est jamais bon signe. Je pas au 15e km en 1h12’51 (24’55 sur le 3e 5000).

 

<img class="aligncenter size-large wp-image-2449" src="http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/11/5546797951877120w-425×640.jpeg" alt="5546797951877120w" width="425" height="640" srcset="http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/11/5546797951877120w-425×640 se puede comprar viagra en la farmacia.jpeg 425w, http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/11/5546797951877120w-100×150.jpeg 100w, http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/11/5546797951877120w-199×300.jpeg 199w, http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/11/5546797951877120w-300×452.jpeg 300w, http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/11/5546797951877120w.jpeg 637w » sizes= »(max-width: 425px) 100vw, 425px » />Je reprends un gel à ce moment là pour essayer de bien finir, je relance le long du port et sur la fin, il ne reste plus que 4 kms, et nous voilà enfin à la dernière difficulté, 1km entre 3 et 5% après plus d’1h20 de course, j’en chie, il n’y a pas d’autres mots. Mais à partir de là c’est l’endroit magique du parcours du 16e à l’arrivée, il a du monde partout avec une ambiance limite Marathon de New York, voir plus. Animo, Animo Aupa, personne n’ose marché dans cette cote, j’ai vu des coureurs se mettre derrière d’autres en difficultés et les pousser dans le dos pour en venir en bout, on vous tend une bouteille d’eau , des sucres, des oranges bref on vous porte. J’ai trouvé cette dernière difficulté relativement dure, certainement parce que je suis parti beaucoup trop vite et que je le paye maintenant. J’en vois enfin le bout , on est sur la hauteur de San Sebastian et dans un quartier plutôt bobo je dirais mais avec toujours avec cette ferveur. A partir de cet endroit je sais que c’est gagné, on entre aperçoit la mer, il ne reste plus que 3km, dans la descente je me fais manger pas un paquet de coureur, mais c’est pas grave, en bas, je prends 5’’ pour boire un dernier coup, la longue ligne droite nous emmène directement au niveau de la corniche, un virage à 90°, on longe la plage des surfeurs , 5068319284527104w4603098208141312wc’est de la folie tellement il y a du monde qui encourage, il y a des arches tous les 100m, ce dernier kilo me parait interminable, mais je serre les dents, allonge là foulée et j’en viens enfin à bout, je passe l’arche d’arrivée en 1h38’’11 à la 5749e position sur 35000 coureurs. Une sacrée expérience cette Behobia – San Sebastian, si vous êtes en recherche de course à ambiance, le pays basque vous tend les bras.

 

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Marathon de Berlin: le retour du sourire

2015-10-01_21-41-32Amoureux du marathon, et amateur de vitesse, ne cherchez plus cette course est faite pour vous. Berlin fait parti des 6 World Marathon Majors avec Londres,Tokyo, New York, Chicago et Boston. J’ai eu la chance de courir de New York en 2011, et quand en début d’année j’ai été tiré au sort pour participer à celui de Berlin, je savais que j’allais vivre un grand moment sur la « terre » des records du monde.

Après un levé plutôt tardif, un morceau de gateau sport avalé en deux temps trois mouvements, je pars de l’appart où je loge à pieds pour me rendre au départ non loin de la porte de Brandebourg. Il ne fait pas vraiment chaud ce matin (9°C), mais à force je commence à avoir l’habitude des petites combines, ça sera mon 8e marathon. Je suis parti bien couvert, même avec une veste, j’ai prévu pas mal d’affaires de rechanges que je laisserais dans le dropbag aux consignes. On croirait un pèlerinage, des dizaines, que dis-je des centaines de coureurs convergent vers le point de départ, c’est là que l’on voit que c’est un vrai grand marathon international, il y a toutes les nationalités, les Danois sont en force je dirais pas loin de 10 000, Suédois, beaucoup d’américains, des Australiens (j’ai entendu 350), Mexicains … et bien sur des français mais je trouve la colonie très timide et sur le parcours je n’entendrais quasiment jamais des encouragements français. Après une bonne demi heure de marche, j’arrive enfin à la porte, un petit clin d’oeil, rendez vous dans 42kms… A partir de là c’est la Rigueur Allemande! Pas moyen d’esquiver un passage où de tourner dans le mauvais sens, il y a un passage unique qui vous emmène jusqu’au parc en face du Reichtag, ici, il faut montrer patte blanche, ou plutôt son bracelet que l’organisation vous a sceller au bras. Les consignes sont ultra bien réparties, par 200, je trouve directe la mienne, il est 8h20, j’ai une quarantaine de minutes pour aller sur la ligne de départ. Je dépose donc mes affaires tout en évitant de tremper mes chaussettes dans la rosée du matin puis je me dirige vers le départ. Ici on retrouve les scénarios classiques des marathons mais spécialement lors de très grandes courses, il y a un toilette pour 100 coureurs, bilan ça bouche sur le périf micheline, des queues de plus 80m pour aller pisser, je suis ravi d’être un homme et je m’en vais de ce pas trouver un arbre à mon gout, mais que vois-je des mademoiselles pas trop farouches qui font de même planquées derrière une brindille d’herbe et une feuille de houx… en tout cas elles ont éviter une bonne demi heure de queue. A partir de là on se retrouve sur le périph piéton du parc et direction les voies pour rentrer dans son SAS de départ, le mien est E: 3h30 – 3h50. On est tous là à attendre avec notre poncho Adidas je précise Boost, il rebondi quand on le jette par terre :-), à 8h45 le speaker lance la course des fauteuils roulant, nous on est à l’ombre et j’avoue que l’on se pelle, tout le monde élabore sa stratégie de course, mois également, avec peut être une première erreur. J’aperçois les meneurs d’allure des 3h30 très loin derrière mois et donc les 3h45 encore plus loin minimum 400m, je décide donc que je ferais le parcours en solo en espérant garder le rythme même quand les jambes seront lourdes. Sur le coté la télé allemande fait un direct, certains coureurs essaye de toucher la tête de la présentatrice avec le poncho Boost mais sans succès (on s’amuse comme l’on peu. Attention 1’ to go lance le speaker, je tombe le poncho, allume ma montre, 3, 2,1: c’est parti!c4150927bmarathont-002Je suis dans le bloc E, il y a pas mal de monde devant moi mais je suis plutôt bien placé, après un peu plus de 3’ je vais atteindre la ligne de départ, j’enclenche mon chrono, nous y voilà, l’heure de vérité. Ca fait penser au Champs, l’avenue du 17 juin est tout simplement gigantesque et il faut bien ça pour allonger le peloton de plus de 41 200 participants, comme d’habitude, il y a un tel flux de coureurs que l’on se sent porter, soulever par les autres et que dire de l’euphorie à ce moment là, on est fier de vivre un moment que ça. bilan des courses, je n’arrive pas du tout à réguler ma foulée et je suis beaucoup trop vite, je me force à ralentir pour passer le 1km en 5’02, je n’ai pas bien regardé le parcours, je préfère avoir la surprise de ce que je vais voir. On continu donc cette longue ligne droite où l’on va tomber sur un énorme rond point, c’est qu’il paraît que le monsieur à la moustache il voyait grand à l’époque… je prends à droite, ça fait comme le tour de France lorsqu’il arrive dans des ronds points à bloc et qu’ils se partagent pour se retrouver à la sortie comme une vague d’eau, pour nous c’est pareil, on continu pour arriver un peu plus loin à l’Université de Technologie (oui je lis l’allemand ne vous déplaise). Au bout de cette ligne droite nous allons prendre à gauche pour remonter un léger faux plat montant, j’essaye désespérément de réguler mon allure mais il n’y a rien à faire 5’08 /5’11/5’01 au 4e je me dis que les jambes sont là que ça peut être une très belle journée, mais à chaque fois que je me dis ça en principe je prends une belle claque au 30e et je paye mon arrogance. Il y a énormément de monde on retourne vers le centre ville et surtout vers le départ, vu que les familles n’ont pas pu rentrer avec nous, elles se sont toutes postées à ce niveau là, c’est de la folie, un contingent de Suisse est sur le coté, avec des cloches de fou, le bruit est dément! Je passe au 5km en 26’01 soit 19’’ sur le plan de marche, le problème c’est que ma montre est déphasée  par rapport aux bornes et en plus j’ai pas de bracelet avec mes allures cibles, juste de vague idées comme 26’ au 5 et 53’ au 10…).

On va  poursuivre en repassant au niveau du Reichtag, pour continuer vers la grande Université de Berlin, là il faut se méfier car l’on est obligé de relancer sur ce faux plat montant, on est sur les rails du tramway, je me méfie de ne pas me faire une cheville, on encore très nombreux. C’est malheureux mais même après 9kms il m’est impossible de trouver un petit groupe à mon allure qui me permettrait de me planquer jusqu’au 30e, vu que le SAS étale plus de 20’, il y a même des mecs en 4’55, c’est donc difficile de se réguler. On va tourner sur nouvelle avenue TortStrasse, c’est énorme, on voit quasiment jusqu’à 2kms et c’est noir de monde, c’est là que je me dit qu’il y avait vraiment du monde devant. J’arrive au 10e en 52’16 soit 1’04 d’avance, je commence à m’enflammer, je fais et refais des calculs dans la tête en me disant que ça peut le faire et plutôt bien même.

On continu encore et toujours sur cette longue avenue sur 1km puis l’on prend à droite sur AlexanderPlatz, je m’y suis rendu la veille croyant qu’il y a fait quelque chose à voir, c’est juste la croisée des chemins dans le centre ville, et actuellement c’est une beuverie géante car c’est une un immense beergarden où l’on mange des Currywrüst avec une grande blonde (je parle de la bière bien sur!!!), pour ceux qui ne remettraient pas cette place, c’est là ou il y a l’antenne géante.

A cet endroit là, l’ambiance est garantie, car c’est un des endroits animés de Berlin, on continu tout droit pour tourner vers une autre avenue mais bien ombragé avec un très large terre plein central avec de l’herbe, du coup on retrouve de l’ombre et je n’y crache pas dessus car il commence à faire chaud. Je me suis bien ravitaillé sur tous les ratios, du coup une envie pressante se fait ressentir, il fa falloir que je mette le clignotant, c’est à cet endroit là que je fais le faire et perdre 45’ au passage. On va ensuite enjamber le Spree au niveau du pont qui est en face de St Mickael. Au rond point de Moritzplatz on passe le 15kms que je franchis en 1h19’15 au lieu de 1h20, en fait je m’aperçois en écrivant cet article que m’a montre était décalé de plus de 400m et j’ai mal calculé mon avance je croyais à ce moment là que j’était à -3’ alors que j’avais seulement 45’’ d’avance. 2015-10-01_21-40-49

Physiquement ça va, les jambes ne tirent pas encore, les voyants sont plutôt au vert, on descend le boulevard Kottsbusser Damm pour aller faire un demi tour au niveau de l’Hermannplatz, on est sur le coté est de Berlin. On va ensuite longer le Volkspark qui juxtapose l’aéroport construit par Hitler en plein centre ville, c’est dans ces lieux impressionnant qu’avait lieu le retrait des dossards mais surtout le marathon expo, je vous avoue qu’il y règne une atmosphère assez particulière.

J’arrive au kilomètre 18, et là il y a un paparazzi avec un objectif de fou furieux qui prend des photos à tour de bras, je reconnais notre Yann Arthus Bertrand de la Runnosphère :Giao, limite, j’y gratte la tête car il à l’ouille coincé dans l’objectif, je cris et son nom et il m’entrevoit juste avant que je disparaisse. J’arrive ensuite dans le quartier où je loge, non loin de Tempelhofer Ufer, je regarde à droite et à gauche pour voir si ne vois pas un des trois colocs que l’appart, mais apprennent ce n’est pas des grands sportifs. Le peloton commence à s’étirer, ce n’est plus la même foule que le départ, on va passer sous 6 ou 7 lignes de fer, un groupe de tambours c’est mis  dessous l’une d’entre elle pour que ça résonne, et en effet il y a sacrément du bruit. J’aperçois l’arche du semi, encore un petit effort, ça y est, mi course, je passe au 21,1 en 1h51’14 au lieu de 1h52’31, soit 1’20 d’avance, tous mes 5kms sont régulier depuis le départ, mais dans ma tête à ce moment là, j’était à -4’, l’importance d’avoir ses temps de passages.

On continu encore et toujours sur ces larges avenues, j’avoue que de tous les marathons que j’ai couru, c’est certainement un des plus agréables.les 5kms qui vont suivent ne sont pas forcément transcendant, il y a toujours du monde, mais c’est un peu le ventre mou du marathon, notamment pour moi, je suis en mode, il faut tourner les jambes et plus réfléchir. Je passe le 25e en 2h12’05 au lieu de 1h13’20, j’ai toujours ce rythme régulier2015-10-01_21-37-55

C’est à partir de là que les choses vont se gâter, je ne parle pas de mur à ce moment là mais plutôt un gros gros mal de jambes arrive et est en train de me verrouiller les genoux. Mon inconscient est en train de changer de coter, l’euphorie du début laisse place à la gestion kilomètre par kilomètre. On est dans les quartiers plutôt populaire de Berlin sud avec des blocs d’apparts mais toujours ce coté espace vert partout. A ce moment là, une vision d’horreur passe devant moi… Une femme me remonte plutôt rapidement et me coupe la route, je regarde et là… elle c’est fait littéralement dessus, mais pas qu’un peu elle en a partout, mais apparement son chrono est plus important que tout, je met un grand coup de frein à main, car j’avoue que j’ai 5 gels dans le bide plus d’1l de boisson et rien que la vision me fait peur, mais au moment ou je recule, 2e couche, l’odeur remonte, j’ai failli y rester. Je regarde tout autour de moi, j’avoue que les gens sont surpris! Mis à part ça, on arrive au moment crucial le 30e km que je passe en 2h39’’27 au lieu de 2h40. Grosso modo il reste une heure de course je croyais que j’avais 5’ d’avance, je me voyais déjà gagnant mais c’est à ce moment là que le marathon commencent et vu les douleurs qui montent je me dis que la suite ne va pas être de tout repos.2015-10-01_21-34-05

C’est sur ces 8-10 kilomètres que tout va se jouer. On est dans le quartier très classe de Berlin, les maisons sont immenses, il y a des ravitaillements improvisés par les badauds, ce qui est pas mal du tout je commence à avoir la gorge bien sèche, j’ai pris des gels Powerbar au ravito et je fais le plein de sucre pour être sur de ne pas prendre une cartouche sou peu. Faut également faire attention de ne pas faire une overdose de sucre. On arrive à un croisement ou les pompiers ont installés leur camion et ont bloqué un tuyau où l’on peu s’arroser, je fais un tour dessous rapidement car je commence vraiment à en peter. Les petits problèmes arrivent, je pense que mon bassin n’est pas bien cal, je force fortement sur une hanche  mais il faut que ça tienne. On est sur un léger faux plat montant de plus d’1km et là ce n’est pas forcément le bienvenue… Je commence à m’inquiéter en me disant que ça peut vite devenir un calvaire, je décide d’arriver au ravito juste avant le 35e km et je m’alimente en marchant tranquillement, je passe en 3h06’22 au lieu de 3h06’40, mais je sens que je suis à la rupture.

A partir du 35e les choses commencent à se compliquer sérieusement je comprends tout d’abord que mes calculs mentaux ne sont pas si bon que ça et sour tout je n’ai plus de gras pour toucher les 3h45, déjà ça  me mine le moral. C’est d’autant plus dommage que l’on est de nouveau en plein centre ville au niveau du Zoo, il commence à y avoir pas mal de monde. Ceux qui en ont sous la pédale, remonte énormément de coureurs, car ça commence à devenir la cours des miracles, pour ceux qui veulent marcher, vu la largeur de l’avenue, ils se mettent sur la droite, mais ça fait vraiment ch*** d’être moins bien ici. Je passe devant un groupe de musique de hipsters qui envoient du gros son, ça me remet du baume au coeur et après avoir marché quelques mètres je me relance pour arriver à la Potsdammer strasse, et là deuxième coup de bambou car j’y suis passé le matin même, l’arrivée est juste à coté mais il me manque bien 2kms au compteur. Bilan au 40e km: 3h35’35 au lieu de 3h33’20, soit quasi 2’ sur 5kms je suis déçu mais en même temps je me dis comme je l’avais écrit lors de mon précédent article, l’objectif est de se faire plaisir et je pense que j’y suis arrivé mais il me reste 2kms pour vraiment savourer.
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J’ai l’envie mais les jambes scier, ces zigzags dans tous les sens pour nous faire 2kms, on aurait pu raccourcir pour une fois :-), je rentre sur la rue française, ça ne s’invent pas! on est sur le dernier kilomètre, ma montre sonne j’ai 42,195km et ma montre affche 3h44’45 oui mais voilà j’ai presque 800m de décalage… on est sur route ou l’ambiance commence à monter en force, on passe l’arche de la marque de bière devant les pompoms girls, la musique est à bloc et enfin on aperçoit la porte de Brandebourg, le graal, je commence à lever les bras, un grand sourire me vient, c’est le moment d’en profiter et de faire le plein d’images positives pour les futures courses, je passe cette porte, c’est quand même un grand moment, puis l’arche d’arrivée n’est plus qu’à quelques mètres, une dernière accélération un saut de cabris pour être immortalisé par le photographe et je franchis enfin cette ligne d’arrivée!!2015-10-01_21-41-322015-10-01_21-39-112015-10-01_21-40-20

2015-10-01_21-37-06Je termine le marathon de Berlin 2015 en 3h48’29, soit 3’29 de plus que l’objectif, je dédramatise, c’est beaucoup mieux que mes dernières tentatives et surtout je ne termine pas détruit.
Je suis 11743e sur 41200 et 1634 de ma catégorie M30. Ich bin ein Berliner.

Petite anecdote, ci dessous le vainqueur, il aura quasiment fait toute la course comme cela et réalise un chrono de 2h04, on peut penser qu’il aurait battu le record s’il avait couru pieds nus

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Recap et objectifs du Marathon de Berlin

BMW_Berlin_Marathon_logo.svgDimanche matin je prendrais le départ de mon 8e marathon et de mon 2e World marathon après New York. Après quatre premières expériences inoubliables et surtout des chronos améliorés, je ne peux pas en dire autant des quatre derniers qui se sont finis soit dans la souffrance, soit avec des envies d’abandonner comme jamais. Il est vrai que les objectifs étaient eut être ambitieux mais les test VMA que j’avais pu faire en début de saison me disait qu’ils était réalisables. Mais mes 2 dernières expériences sur le marathon de Toulouse ont tout simplement viré au cauchemar.
Quand fin 2014, j’ai reçu le mail de l’organisation du Marathon de Berlin que j’était sélectionné, c’était le signe d’un nouveau départ! Courir Berlin, ce n’est pas rien, terre des derniers records du Monde, Berlin c’est plat et propice aux chronos, donc rester raisonnable c’est difficile mais mon objectif principal, c’est remplir mon contrat passer devant la porte de Brandebourg en 3H45 (un poil moins si mes jambes me le permettent) avec le sourire et les bras levés. Alors certes les kenyans seront déjà sous la douche avec peut être un nouveau record de monde, mais pour ma part enrayer la spirale négative et remplir le contrat m’importe plus.

Ce marathon est plutôt bien placé pour moi car il m’a permis de faire ma prépa cet été, alors même si c’était la canicule, j’avais de la disponibilité, chose que je n’ai pas quand on est sur un marathon de fin d’année. Maintenant que la prépa est terminée retour sur cette dernière en quelques chiffres:
– 10 semaines de préparation, c’est vraiment l’optimal pour moi
– kilométrage total de 367kms à S9 pour 10h40 d’entrainements
2015-09-20_22-37-442015-09-20_22-38-09
En résumé, depuis 3 ans c’est la première que j’arrive à faire une prépa à peu près correcte mais si j’ai du raté ou écourté 3-4 entrainements, les dés sont jetés il ne reste plus qu’à faire du jus cette semaine et espérer que tout ce passe bien!

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Qui suis-je

Records CAP
- 5km: 19'31 (Larra,2012)
- 10km: 40'44 (Toulouse,2012)
- Semi: 1h32'01 (Carcassonne, 2012)
- Marathon: 3h21'22 (Paris, 2012)

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