Deniv'Plus
Toujours plus haut, toujours plus loin

Articles dans la catégorie Semi

CR course: Semi de Tournefeuille 2016, la dernière étape avant la grosse échéance

img_9644Ce matin, on est à 3 semaines du Marathon de Toulouse et le semi marathon de Tournefeuille est une étape incontournable pour moi depuis quelques années, j’en suis à ma 4e participation avec mon meilleur temps de 1h37. Après m’a course au semi de Toulouse il y a 15j et mes 1h36, l’objectif est simple passer sous 1h35, ainsi ça validerait l’ensemble de ma préparation avec un très gros volume, mais surtout, ça me donnerait la confiance pour aller chatouiller mon RP sur marathon.
Après un bon échauffement ou j’ai pas mal transpiré et j’ai fait monter le cardio, j’ai pas du tout froid ce qui est de bonne augure, je m’installe dans le sas 1h30 – 1h40, c’est la nouveauté de ce semi pour fluidifier le départ. A 10h00 pétante nous voilà parti sur la Route de Tarbes, au bout de 500m, on rejoint la longue Avenue Général Leclerc au niveau du rond point , ou la jonction avec les 1000 concurrents du 10kms s’opère, heureusement il y a un terre plein au milieu donc tout ce beau monde reste tranquille, je passe le km1 en 4’23 en ayant ralenti l’allure. Il y a des meneurs d’allures en 1h35 mais ils sont derrière moi et je ne les sens pas trop bien donc j’ai décidé de faire ma course tranquillement, on passe le touch, ce chemin je le connais par coeur, je viens régulièrement m’entrainer dans le coin, déjà le km2 en 4’24, là je fait un rapide check up et décide d’aller le plus loin possible en 4’25 et on verra plus tard si ça vient à exploser. On va tourner sur la gauche pour rentrer au niveau de l’entrée du lac de la Ramée, où il y a pas mal de monde pour encourager car c’est un carrefour stratégique ou on repassera plusieurs fois. On continu sur le chemin goudronné au niveau du manège puis le long du gymnase, là un groupe de musique bien sympa est là, ça fait toujours plaisir, un petit geste de salut et on enchaine par une petite difficulté progressive. Au niveau de l’angle du terrain de foot, c’est la mini bosse du parcours, je multiplie la cadence et je passe tranquillement alors que le gars derrière moi est en train de souffler comme un boeuf, ça continu à monter jusqu’au ras du lac. Maintenant il est temps de relâcher, les bras, la foulée, une grande inspiration, tout semble allez pour le mieux même même si je dois pas avoir trop de marge. A cet endroit, on commence à croiser dans l’autre sens les premiers du 10kms et même en 5e position le premier du semi, toujours aussi impressionnant. Le bitume est plutôt bon, on arrive au demi tour, depuis le kilomètre précédent, j’ai un écart avec ma montre, tant pis, ça va pas changer la donne, km 5, 4’26.20161002155333-16d27536-meOn est maintenant face au gros flot du peloton, j’aperçois les meneurs du 1h35 qui est pas trop touffu, les plus fournis seront 1h45 mais surtout 2h00 avec un bon nombres de femmes, mais ça va encore très loin, ils sont pas arrivés. Pour ma part, je suis avec un gars qui doit avoir la cinquantaine et qui court à mon allure, je décide de rester avec lui, c’est toujours mieux que de se battre tout seul, on repasse devant le groupe de jazz, puis après une longue ligne droite, l’organisation a changer le parcours, on va tourner sur la droite sur un sentier, il y a une poussière terrible avec tous les coureurs, un légère bosse pour sortir du sous bois et nous re voilà sur le bitume. Ca va nous ramener au niveau de l’entrée du lac, à ce moment là on est 4/5 coureurs et ça fluctue entre 4’20 et 4’25. En sortant du lac, je sais que l’on est face à une longue ligne droite jusqu’au 9e, j’essaye d’être le plus régulier possible et au moment de la séparation entre le 10 et le semi, mon acolyte prend la direction du 10 alors que j’étais persuadé qu’il était sur le semi. Je me retrouve donc tout seul sur cette 2e très grande ligne droite, le long de la route avec une longue file de bagnole et sont lot de conducteurs en colères qui vont être en retard un dimanche matin….pour aller chercher le pain..Bref. Je sais que l’on arrive bientôt au ravito du 10e alors je décide de prendre un Gel Apurna que j’ai en test en ce moment. Je passe les 10kms en 43’57, les 2 dernières années je n’aurait même pas fait ça sur un 10.
Je me suis emmener mon porte gourde car je l’aurais également durant le marathon, la tenue sera là même aussi. On redescends un petit peu, pour arriver à mi course, là on est sur un trottoir pour arriver à l’entrée du golf, je coupe par la route car j’ai peur de me faire une cheville sur la route, on tourne à droite, pour entamer la plus longue ligne droite de la course, presque 2,5kms. On est au 11e km, je le passe en 4’25, ça commence a tergiverser dans me tête, en construisant plusieurs scénarios, le 1er tenir, le second, ralentir pour rester en dessous de 4’35 et du coup faire mon temps souhaité, je décide de tenir le plus longtemps possible à l’allure actuelle. La première partie de cette ligne droite se fait sur un chemin gravillonné mais qui rend bien, à ce moment là je rejoint une coureuse qui était dans le sas avec moi ainsi qu’un autre coureur, les 2 sont à mon allure, je décide de rester à coté. On va ensuite rejoindre, la route qui est le long du lac, puis prendre un sentier qui lui est pas top surtout quand vous ressentez les cailloux remonter dans les pompes a travers le boost de mes Boston 5, 13e km en 4’28, ça tient toujours. A cet endroit là, une nana qui sort de je ne sais où manque de me percuter, elle ne fait pas la course, mais rejoint son copain qui est juste derrière moi, elle va tenir 400m et exploser, du moins elle me gènera plus. On va prendre à droite au niveau de l’entrée du lac comme au début de la course, il y a toujours autant d’ambiance, c’est également à ce moment à que je vois Sylvain Gobain, en route vers son RP. On repasse au niveau du groupe de musique au 15ekm, là c’est le money time, j’ai lâché mes deux compères et je suis avec un black plutôt sympa qui a l’air de plus avoir de marge comme moi. On remonte la seule difficulté de ce parcours, mais là ça tire fort et je sens que je perds en vitesse. Je décide de prendre un nouveau gel pour pas prendre une hypo, le gars a coté me dit que c’est son 3e semi en 4 semaines et qu’il en peu plus, je lui répond que je ne suis pas loin non plus mais qu’il faut pas qu’on lache il ne reste que 5kms.
On s’accroche, on arrive au demi tour avec le ravito, je chope une bouteille d’eau. Les ravitos sont juste parfait, il y a de tout, et même des bouteilles à moitié remplie, si toutes les courses pouvait être comme cela. _dsc0331_01On passe le 17e en 4’27, c’est quasiment gagné, je sais que je vais remplir mon contrat si je ne lâche rien. Au 18e, sur le coté j’aperçois un meneur des 1h35, vu qu’ils étaient que 2, j’espère que l’autre est toujours ok , et à ce moment là je suis bien content d’avoir décidé de partir seul. On sort du lac, pour rentrer pour la dernière fois sur l’avenue du Général Leclerc, je passe le km19. Tout lacher quitte à vomir sur le bas coté, c’est jouable de faire un vrai bon temps, je suis tout seul, j’ai un point de mire avec un coureur devant moi.  Après 500m je l’avale, on arrive au rond point où il faut traverser la grande route, je récupère encore un coureur, ça y est je suis au km20, en 4’24. Pas mal de monde se promène sur les bas coté et encourage, je tire sur les bras agrandit la foulée, j’arrive au dernier rond point, on m’annonce 300m, je me fais un dernier sprint avec un triathlète qui me tape sur l’épaule, encore quelques metres et je franchis la ligne.img_0217Je termine ce semi de Tournefeuille en 1h33’50, 120e/780, presque 2’30 qu’il y a 15j, c’est sur je vais tenter quelque chose au Marathon de Toulouse.2016-10-02_15-44-30

Please follow and like us:

CR Course: Semi marathon de Toulouse 2016, la bonne nouvelle

IMG_6313Aujourd’hui j’avais décidé de m’inscrire au semi marathon de Toulouse, la première fois que j’ai couru ce semi (mon premier), c’était en 2009 déjà en mode préparatoire pour le marathon de Toulouse. Cette année j’y reviens pour la même chose, mais vraiment en mode décontract, je souhaite plutôt faire une sortie longue à allure très régulière soit 4’45/km soit 1h40, c’est déjà une sortie longue correcte, mais c’est surtout pour me rassurer en vue du marathon qui approche.
Le départ est donné, je sais que le premier kilomètre est un peu tendu car il y a pas mal de relance, la route est très étroite et le peloton est nerveux. Je me force à ralentir car je vais vraiment vite, mais pas forcément en sur régime, je passe le km1 en 4’23, pas moyen je ne suis pas venu pour exploser, alors je lève le pieds. On continu en remontant vers le rond point de la rocade, un gars du peloton imite, un enfant qui encourage sa mère, tout le monde se marre, ça détend l’atmosphère. On redescend vers les magasins de motos, km2 en 4’35, décidément je n’arrive pas à lever le pied. On continu devant le chemin bucolique et la vue splendide des camps de gitans, pour les mecs qui viennent de loin, c’est pas le plus beau parcours de Toulouse, ils prennent de l’eau au niveau des compteurs, il y a des fuites partout, du coup on court dans la flotte, km3 en 4’33, là je fais un petit point dans ma tête, jambes : OK, mental : OK, volonté : OK, on oublie le plan tranquilou et on passe en mode régulier autour de 4’35-4’40, d’autant plus que je suis dans un petit groupe de 6/7 coureurs qui me protègent du vent, je n’ai aucun intérêt à me retrouver seul. On passe devant le Ginestou (centre d’épuration), on est chanceux aujourd’hui le vent est dans le bon sens, on a pas le droit aux odeurs, on continu au niveau du demi tour pour passer sous le canal du midi, j’aime bien ces tunnels où le seul bruit que tu entends c’est les pas des coureurs, il faut être vigilant au niveau de la sortie avec un bon faux plat montant, mais aujourd’hui tout a décidé de me sourire, je raccourci ma foulée et dépose mes collègues de droite et de gauche. Sur la rive gauche, le revêtement n’est pas bon du tout et je suis derrière un gars qui a décidé de courir en plein milieu, pas forcément pour bloquer mais il pense qu’il est tout seul. On passe au km6 en 4’42. DSC_6446Première difficulté, on change de rive en passant sur la passerelle au dessus du Canal, la monté est courte ça se fait bien, je me retrouve de l’autre coté c’est déjà le premier ravito, je prend un gobelet d’eau une gorgé ou du moins j’essaye, je ne sais pas boire dans un verre en courant, le reste je m’asperge la figure pour me rafraichir même si aujourd’hui la température est idéale. Je suis derrière un couple qui me semble être exactement à l’allure que je cible, je reste au « chaud » derrière, on va descendre tout le canal pour se retrouver au niveau des ponts jumeaux, légère descente, je relâche mes bras fortement, on passe une chicane pour se retrouver dans l’avenue principale qui va nous emmener au stade, petit bilan, tout va bien, souffle Ok, et surtout j’ai l’impression que le cardio est parfait et même assez bas. J’arrive au niveau d’Ernest Wallon, le temple, on boucle les 10 premiers kilomètres en 46’23 !

C’est maintenant que ça va se compliquer, il faut faire au moins au si bien pour ne pas avoir l’air d’un con. Je prends un gel dans ma ceinture, c’est toujours aussi dégelasse quand ils sont sucrés, je prends également un verre d’eau, pour faire passer tout ça et on est reparti pour un tour. Je suis toujours avec le même couple, pour la bonne raison, qu’ils sont des métronomes parfait et ça m’évite de contrôler ma montre, je préfère courir comme cela, même si a force j’arrive à enregistrer les bonnes allures mentalement. On repasse devant les motos, le camps de gitans, Ginestou, km14 en 4’36/km, ça tient, ça va toujours, mais de coup de moins bien, je sais que sur semi c’est vers le 17e que tu peux ressentir ça, alors on va y aller dans l’ordre. On arrive au niveau du canal du midi avec le tunnel souterrain, je remonte le même faux plat montant mais à ce moment là je décroche complètement le couple et les 2 coureurs qui nous suivaient, à ce moment là, je me pose une question rapide : tu ralentis comme ça tu reste avec eux et tu es sur de finir dans le tempo ? ou tu continus à accélèrer progressivement pour faire un beau finish, ok je choisi l’option 2 quitte à exploser au 18e. On arrive au niveau de la passerelle, en redescendant, je jette un coup d’oeil à gauche pour voir ou est le couple, j’ai leur ai mis 150m, ça va le faire. Je prends un verre d’eau à la volée et là erreur tragique, les mecs m’ont filé un verre d’eau pétillante, j’adore ça à table, mais en pleine course ça surprend. Bref, on est du bon coté du chemin, l’asphalte est bon, il y a juste 4 vieux sur ma gauche qui me saoule, les mecs râles car c’est dimanche et ils ne peuvent pas faire du vélo comme ils veulent, il y a vraiment des cons partout (les gars sont a la retraite) allez y lundi matin, ou au pire encouragez nous ça fera plaisir ! km17 en 4’35, je fais un petit calcul en gros il reste 22mn a serrer les dents, c’est el money time mais je peux réussir mon coup. Au bout de 500m je prends un autre gel « coup de fouet » qu’ils l’appellent J c’est le moment pour qu’il soit efficace. J’aperçois les ponts jumeaux au loin, je relâche un maximum, un ou deux coureurs commencent à donner le ton en passant relativement fort sur ma gauche et en même temps, je rattrape régulièrement des coureurs qui sont partis un poil trop vite. On arrive enfin en haut des ponts jumeaux, je négocie rapidement la chicane pour me retrouver dans la longue ligne droite, c’est le moment de se faire mal et de se rentrer dedans, ici il ne faut pas regretter, je me dis même que je peux passer sous les 1h37. J’accélère, je me fixe un coureur et je vais le chercher, dès que je le passe, j’en prends un autre en ligne de mire, km 19 en 4’25. J’essaye de tout optimiser, je me place a la corde sur la route, je monte quelque fois sur le trottoir, on passe devant le stade, je continu d’accélèrer de doubler, j’entre aperçois l’arriver sur ma gauche mais il me reste une boucle, on arrive au niveau du km20, 4’12’/km , j’aurais fait la deuxième boucle de 10km en 45’16, négative split ! 2016-09-18_14-50-27IMG_7229IMG_7230
Ne plus penser à rien, forcer, tirer les bras, allonger la foulée, je rattrape encore des coureurs, on tourne a gauche au niveaux des salles du Toac, on longe la tribune et enfin on entre sur le stade et ça piste en terre battue, je continue d’accélérer, je vais rattraper 4 coureurs dans ce dernier tour, km21 en 4’06 pas mal, dernière ligne droite et je franchis la ligne en 1h36’25 à la 184e place / 800, 88e SEN.
Wahou, méga satisfaction, pour un gars qui était venu faire une sortie longue, je repars avec une belle marque, tous les voyants sont aux verts, et la prépa fonctionne à merveille, ça reste ma 2e meilleure marque derrière mon RP de 1h32’01

Please follow and like us:

CR Course: Behobia – San Sebastian, de la folie au pays basque!

logo_behobiaLorsque l’on m’a parlé de cette course, je suis tout d’abord allez voir sur internet et je me suis vite aperçu que ce n’était pas un 20kms comme les autres. Tout d’abord les inscriptions sont closes en 48h, c’est une course des plus populaire en Espagne avec plus de 35000 coureurs. Couplé à ça, elle se situe dans une de mes régions préférées: le pays basque espagnol. J’avais donc coché la jour des inscriptions pour faire parti de la fête.
Tout démarre la veille de la course, retrait des dossards dans le grand stade d’Anoeta, le temple de la Real Sociedad, c’est toujours impressionnant. Puis on se dirige vers le vélodrome à l’expo du running pour retirer le tee shirt et découvrir les dernière nouveauté, le tout étant sponsorisé par Adidas, Boost par si, Boost par là, BoostBehobiaSS! Pour finir on achète un ticket de train à 1€ pour se rendre au départ.
En ce dimanche matin, le soleil n’est pas levé que je pars du vieux Bayonne tout endormi pour me rendre à San Sebastian, après 45’ de route, j’arrive dans le centre pour me garer non loin du stade. Comme des dizaines de coureurs je rejoint l’ Eskatren qui doit m’emmener à Hendaye, ça part de là, il y a un train toute les 15’ pour échelonner l’arrivée des coureurs suivant les vagues de départ (comme au marathon de Paris, la première vague part à 10h00 quand les derniers partirons à 11h00, limite le premier sera dans la douche…) mais ça évite les grosses affluences dans le train. C’est assez silencieux ou pas, derrière mois 4 fétardes rentrent de boite, elles comprennent pas bien pourquoi le wagon est plein de mecs en short et débardeur à 7h30 du mat! Bref nous arrivons à Hendaye, coté français, là une armada de bus nous attends pour nous emmener de l’autre coté de la frontière à Behobia, paradis de la bouteille de Ricard à 12€, du jambon sur l’os et des citrons de sangria, bref c’est relativement moche, c’est une ville frontière comme le Pas de la Case ou le Pertuis. J’ai 1h30 à tuer, alors je me balade, je pars découvrir l’arche de départ, le 1er kilomètre puis je reviens vers le centre pour aller prendre un café serré comme tous les espagnols.

1h00 plus tard et après un petit échauffement pour faire monter la température, je n’ai pas non plus besoin de forcer, tellement il fait chaud, il doit déjà faire 19/20° alors qu’il n’est pas 10h00 du matin, on est bien en Espagne, la musique est terriblement forte, les mecs parlent fort comme jamais mais au moins il y a de l’ambiance! C’est au tour des fauteuils puis des rollers de s’élancer, je suis bluffé, j’aperçois un unijambiste en roller qui va faire la course avec des cannes, quand on sait les difficultés du parcours, respect.

H-5’, tout le monde rentre dans les Sas, le mien c’est le vert avec des meneurs allant de 1h20 à 1h35, je suis devant un peu malgré mois mais ça me permettra de ne pas me faire bousculer ou de ne pas être dans un bouchon pour m’a part je souhaite faire la course entre 5’00 et 4’45/km, je ne souhaite pas forcément me rentrer dedans, l’objectif est uniquement de me faire plaisir et de forcer un peu en vue de clôturer une belle semaine d’entrainement.carreraip_behobia_san_sebastian_ja27_1110h00, c’est le grand départ pour les élites qui mettrons à peine plus d’1h00 pour rallier l’arrivée. 10h04, c’est au tour du groupe vert de s’élancer devant beaucoup de public sur tout le long du Rio Bidassoa, on est sur un léger faux plat descendant, je tourne le premier kilo en 4’30 autant vous dire que comme d’habitude je suis parti trop vite, et ça ne va pas s’arranger tellement on a d’encouragements, on arrive dans Irun, les gens sont descendus dans la rue, à ce moment là je pense au marathon de Toulouse ou à pas mal d’endroits tu es seul avec les moineaux et les corbeaux, ici no way. On arrive à une légère cote dans Irun, où l’on aperçoit un nombre incalculable de coureurs, on est en plein centre ville, on va tourner à 90° dans un rond points pour affronter la première difficulté de 1,5km en monté régulière mais si comme moi on est parti un peu vite, on a le cardio qui reste coincé en haut et le mollets qui se contractent, mais pour l’instant ça va. Le plus gênant, c’est le vent de face car on est particulièrement exposé plus la chaleur qui devient important, j’ai cru voir sur un panneau de pharmacie 24°, au mois de novembre on est pas forcément habitué à s’entrainer avec des températures comme cela. On arrive enfin en haut de la bute au niveau du rond point puis vient le temps de la descente et surtout de la recup de cette première manche, je relâche les bras, respire à plein poumons et je passe au 5e kilo en 22’59, pas si mal sur des bases d’1h32 mais le pire est à venir.

 

behobia-sansebastian-2014-perfilA partir de là, adieu les routes bucoliques, on passe sur un échangeur de national pour attaquer THE difficulté de la journée, une montée sur plus de 1800m entre 3 et 4%. Tout d’abord le contexte, on est sur une 2×2 voie, la circulation est dévié sur l’autre coté de la route et des milliers de coureurs sont sur le bord de la route, les gars sont montés en vélo à pied, il y en a tout le long, je prends un gel en bas, heureusement que j’ai mis ça dans la poche, car il n’y a aucun ravitaillement solide sur tout le parcours. Pour les premiers ça ne pose pas de problèmes, mais je pense aux gars qui vont finir à 13 ou 14h00 avec plus de 2 ou 3h sous un grand cagnard il y a moyen d’avoir un gros coup de moins bien. Revenons à la difficulté, je serre les dents, certes je ne cours plus à 13km/h mais dans ma tête c’est la grosse difficulté ça devrait aller par la suite alors je me fais violence pour arriver en haut en force. Là haut, il y a la police les public ne peut pas être aussi proche qu’il le souhaiterait c’est dommage mais on l’impression de monter le tourmalet, Aupa, Animo, Venga! Vega! de la folie. Après la monté vient la descente, re belote, j’essaie de me relâcher pour faire descendre le cardio pour affronter la suite, on passe devant une gare du matin que je reconnais, je cherche l’ombre sur le bord de la route. A ce niveau il y a des coureurs qui entament une grosse desséchée, les mecs sont à fond, ça peut être une bonne tactique moi j’essaye d’être régulier, je passe le 10e kilo en 47’56 (24’53 sur le second 5000).

 

5796073911091200wOn rentre dans Errenteria, sur plus de 3kms c’est vraiment de al folie, le terrain est assez plat, on est à l’abri du vent, mais c’est incroyable l’ambiance qu’il peut y avoir, on a droit au traditionnelle pancarte Euskal Libre, les portraits des indépendantistes à libérer, bref on est au pays basque et surtout ils sont fier d’être basque et ils vous le montrent et de quelle manière! Je dirais à peu près tous les 3kms il y a un ravitaillement en eau et quelques fois eau + boisson énergétique, je teste à ce moment là, mais vraiment mauvaise idée, je tombe sur une mixture ultra sucré, il me faudra 3 gobelet d’eau pour me rincer la bouche. Au 12,5km, j’avais pas du tout identifier cette difficulté sur le parcours, on se retrouve face à un tape cul comme on dit dans le vélo avec 500m à 5%, à ce niveau là de la course, je commence à être entamé physiquement, un petit propose des oranges sur le bord de la route, j’ai saisie une au passage, deuxième mauvais choix elle est amère comme pas possible. Je dois marché 10m pour baisser mon cardio, ça me tire partout, mais les gars vous poussent tellement, Venga, venge Bertrand (le nom est marqué sur le dossard), je redémarre pour enfin arriver au sommet. De là haut, on aperçoit tout le port industriel de San  Sebastian, 2e vision choc, c’est assez glop, on est face à un cargo avec 3 immenses tas de déchets métalliques concassés, on repassera pour la beauté du parcours, tout ce qui m’intéresse c’est que l’on redescends et que la fin approche, je me met à regarder ma montre toutes les 2 minutes, ce n’est jamais bon signe. Je pas au 15e km en 1h12’51 (24’55 sur le 3e 5000).

 

<img class="aligncenter size-large wp-image-2449" src="http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/11/5546797951877120w-425×640.jpeg" alt="5546797951877120w" width="425" height="640" srcset="http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/11/5546797951877120w-425×640 se puede comprar viagra en la farmacia.jpeg 425w, http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/11/5546797951877120w-100×150.jpeg 100w, http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/11/5546797951877120w-199×300.jpeg 199w, http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/11/5546797951877120w-300×452.jpeg 300w, http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/11/5546797951877120w.jpeg 637w » sizes= »(max-width: 425px) 100vw, 425px » />Je reprends un gel à ce moment là pour essayer de bien finir, je relance le long du port et sur la fin, il ne reste plus que 4 kms, et nous voilà enfin à la dernière difficulté, 1km entre 3 et 5% après plus d’1h20 de course, j’en chie, il n’y a pas d’autres mots. Mais à partir de là c’est l’endroit magique du parcours du 16e à l’arrivée, il a du monde partout avec une ambiance limite Marathon de New York, voir plus. Animo, Animo Aupa, personne n’ose marché dans cette cote, j’ai vu des coureurs se mettre derrière d’autres en difficultés et les pousser dans le dos pour en venir en bout, on vous tend une bouteille d’eau , des sucres, des oranges bref on vous porte. J’ai trouvé cette dernière difficulté relativement dure, certainement parce que je suis parti beaucoup trop vite et que je le paye maintenant. J’en vois enfin le bout , on est sur la hauteur de San Sebastian et dans un quartier plutôt bobo je dirais mais avec toujours avec cette ferveur. A partir de cet endroit je sais que c’est gagné, on entre aperçoit la mer, il ne reste plus que 3km, dans la descente je me fais manger pas un paquet de coureur, mais c’est pas grave, en bas, je prends 5’’ pour boire un dernier coup, la longue ligne droite nous emmène directement au niveau de la corniche, un virage à 90°, on longe la plage des surfeurs , 5068319284527104w4603098208141312wc’est de la folie tellement il y a du monde qui encourage, il y a des arches tous les 100m, ce dernier kilo me parait interminable, mais je serre les dents, allonge là foulée et j’en viens enfin à bout, je passe l’arche d’arrivée en 1h38’’11 à la 5749e position sur 35000 coureurs. Une sacrée expérience cette Behobia – San Sebastian, si vous êtes en recherche de course à ambiance, le pays basque vous tend les bras.

 

Please follow and like us:
var addthis_config = {
url: « http://www.denivplus.com/2015/11/cr-course-behobia-san-sebastian-de-la-folie-au-pays-basque/ »,
title: « CR Course: Behobia – San Sebastian, de la folie au pays basque! »
}

Please follow and like us:

CR semi-marathon de Tournefeuille, une course de bon augure

20141005-10-km-et-Semi-marathon-de-TournefeuilleEn ce dimanche 5 octobre, il est temps de passer aux choses sérieuses, le fameux semi test qui doit valider si ma prépa se passe plutôt bien et que le niveau d’assimilation des séances se fait correctement. Je n’étais pas forcément dans les meilleures dispositions puisque je n’ai pas  arrêté de me déplacer au cours de la semaine Paris, Portugal… J’ai même du diminuer mes séances du fait de l’augmentation de fatigue.

Alors dimanche matin, lorsque je me retrouve sur la ligne de départ du semi qui est par la même occasion support du championnat Midi Pyrénées, j’espère secrètement toucher les 1h40, mais pour l’instant ce n’est qu’illusion, en tout  cas mon plan me dit : les 10 premiers kilomètres à allure marathon et le reste à 4’40, pour ma part je préfère courir à allure constante.

10h00, le coup de pétard est donné sur cette longue ligne droite, au bout de 500m, on vire à gauche et on retrouve le bon millier de coureurs qui arrivent en face, mais qui sont eux sur le 10km, du coup la chaussée est bien remplie, il faut faire très attention à là où l’on met les pieds car on a vite fait de provoquer un accrochage et de tomber. Je connais la chaussée parfaitement car je m’entraine ici tous les dimanches depuis 5 semaines. Je tourne le premier kilo en 4’41, ça annonce la couleur, si je suis bien j’espère garder le tempo. On est sur un long faux plat montant pour rejoindre la Base de la Ramée, ou il y a quelques personnes qui se sont levées pour nous accueillir. Le vent est de la partie, du coup dès que je peux m’abriter derrière une personne je le fais, mais ces dernières ne sont jamais au bon tempo, du coup j’accélère et je double. Première petite difficulté au niveau du 4e kilomètre avec une cote sur la piste cyclable, j’essaye de garder une allure constante tout en forçant légèrement. Je passe au 5e kilo en 23’12, quand je pense à mes courses au début de l’été il y a vraiment du mieux, de l’autre côté de la route, les avions de chasses sont de sortis, ça court sacrément vite. Pour ma part je tache de gérer le ravitaillement de façon autonome, type marathon, c’est aussi fait pour ça ce genre de course.

Virage à épingle qui nous fait relancer, au début ça va, mais dans 10kms de plus ça sera plus difficile. On rebrousse donc chemin, ce qui est beaucoup plus facile car on récupère une descente, où je me relâche complètement au niveau des bras. Au 8e kilomètre, je vois les personnes qui encouragent à bloc, un gars derrière moi « Allez Patrick », je me retourne, c’est un collègue du club de vélo de Pibrac, on blague sur le kilo qui va suivre, je m’étonne d’être si détendu de pouvoir parler calmement comme si tout se passait à merveilles. Vient une très très longue ligne droite, où il faut faire le job, tenir l’allure, je décide donc de rester devant et j’ai les 4 autres coureurs dans le dos qui suivent au train. On arrive au 10e kilomètre en 46’06, je suis à 2’ de mon temps d’il y a un mois et j’ai l’impression que je pourrais courir 2 fois plus vite. Dans tous les cas je suis dans les temps, je continu mon ravito autonome avec un gel cacahuète, pour l’instant pas de baisse de régime.

TOURNEUILLE 2014 1589On est toujours ce groupe de 4 coureurs, on remonte maintenant sur le bord de la route pour replonger dans la Base de la Ramé, mi-course 49’, j’annonce à tout le monde que l’on est sur des bases d’1h38, j’ai encore plus la banane, mais mon début de saison m’a appris à ne pas sourire trop vite et que je pourrais bien le payer un peu plus tard. Un peu comme sur le semi de Toulouse, on est face à une ligne droite de quasiment 3 kilomètre sur un sol assez meuble pas forcément propice à la performance, mais ça évite certainement les micros fissures musculaire, mes jambes vont plutôt pas mal, mais mon moral commence à flancher. Au 13e km, je me dis intérieurement que je continu sur cette allure jusqu’au 15e puis après je peux retourner sur 5’00/km le job est fait. Petit à petit Patrick repasse devant le groupe, il y a même d’autres coureurs qui décident d’envoyer du lourd et de finir sur un tempo quasiment 30’’ plus vite au kilo. Au 15e , on re passe devant les supporters de Macadam, on est toujours sur le même rythme 1h08’58.

IMG_5998Le mental reste toujours mon point faible, peut être parce que la fatigue commence à se faire sentir, du coup j’essaye d’avancer kilomètre après kilomètre comme un objectif en soit, revoilà la petit cote, qui se coup-ci commence à me faire fumer les quadris, mais ça passe, de l’autre côté de la route, ça grimace, ce sont des cureurs qui vont finir en moins d’1h30, mais ils n’ont pas forcément de gras eux non plus. On reprend ce virage en épingle qui est très difficile sur la relance, depuis 500 m et le ravito ou j’ai ralenti pour prendre une bouteille, Patrick est 200m devant je ne le rêverais plus. Les 18 et 19 sont très dur, j’ai vraiment envie de lever le pied, en plus je suis seul à mon allure, mais je sais qu’au bout de cette longue ligne droite, j’aurais fait mieux que valider une allure, j’aurais fait ma meilleure course de l’année, les 2 derniers kilos sont réalisés en 4’25 et 4’23, j’ai plus rien dans les chaussettes, je voudrais finir au sprint mais je suis vidé,  dernier effort.

Je passe la ligne en 1h37’23 à la 231e place sur 835 et 112e Sénior

Please follow and like us:

CR semi de Tournefeuille, allure marathon validée ou pas…

IMG_1734Depuis 15j, s’entrainer est de plus en plus difficile, une charge professionnelle très importante des déplacements toujours plus nombreux, je dois avouer que je préfère passer un peu de temps en famille et me reposer si je veux arriver à jouer sur tous les tableaux. Dans 3 semaines, c’est le marathon de Toulouse, je ne sais toujours pas si je conserve mon objectif de passer sous les 3h15, je pense que c’est de moins en moins possible.
Alors hier j’ai décidé de faire un petit bilan sur le semi de Tournefeuille, à 4kms de chez moi, c’est juste parfait et ça fait partie du triptyque habituel Les boulevards de Colomiers/ Semi de Tournefeuille / Marathon de Toulouse. Fut une époque, 48h avant j’aurais mangé des pâtes, pas de sucrerie, et ce matin au réveil un petit bout de Gatosport, aujourd’hui et avec du recul, je me suis levé comme les autres matins, sans aucun stress, un bol de céréales et direction le départ en scooter pour un objectif de faire à maxima sub 1h40.

9h36, me voilà au stade, c’est le premier matin ou il fait « frisquet » comme on dit ici, je cherche désespérément à boire un café pour me réchauffer les mains, mais les thermos sont vides… Allez maintenant il faut y aller direction l’échauffement, tranquille sur le bord de la route, quelques accélérations, puis je me place au départ 10’ avant, un gars vient me voir : « Messieurs, le semi c’est à 1km plus loin », ok d’accord, re footing et j’arrive 5’ avant le départ à me placer relativement devant. Sur la ligne un coureur vient me voir en me disant : « DenivPlus ? », j’ai un moment de flottement mais oui c’est moi, j’avoue que je suis surpris mais ça fait chaud au cœur, je lui demande son objectif : 1h25, ok on ne joue pas dans la même cours, je n’ai pas pu le revoir mais j’espère que ça  a marché…

3,2, 1 le pétard explose, on peut plu faire demi-tour, ça part assez vite comme d’habitude, et du fait que je n’ai aucun objectif, je me laisse prendre au jeu, au bout de 500m on rejoint les coureurs du 10km qui sont partis en face de nous, c’est un peu la cohue mais ça se passe quand même pas mal, je regarde ma montre 3’50, non ça va pas le faire , je calme le jeu, mais des dizaines de  coureurs du 10 passent comme des balles, ça commence à me saouler. On est sur un faux plat montant jusqu’à l’entrée de la base de loisir de la Ramée, mais comme c’est sur une grande avenue ça se passe plutôt bien, je suis assez surpris, clairement l’objectif de base si j’avais pu m’entrainer aurait été 1h30 soit 4’16 au kilo. On rentre dans le dédale de chemins de la Ramée, au 4e kilomètre, je suis sur l’aller et on croise les premiers dont Fernandez, champion de France de Semi l’an dernier, ça dépote. Je reste dans ma course, on se paye une belle butte, pour enfin tourner au rond-point du km 5, je suis à 4’27 mn/km de moyenne soit sur les bases de 1h34, c’est clairement trop vite vu ma forme du moment, mais tant que ça tient il faut garder le rythme. J’arrive au ravito, là je tire un grand chapeau à toute l’organisation, il y a des bouteilles, moi qui ne sait pas boire au gobelet en courant, je suis ravi, je vole une orange au passage. J’ai décidé de tester ma stratégie de course marathon, c’est-à-dire partir les mains dans les poches, fini les gels, les gourdes… On est sur le chemin de la sortie de la Ramé pour le premier tour, on replonge en direction du départ, ça commence à tirer au niveau des cuisses. A 8,6km, le 10 quitte le semi, je me maudis encore une fois et me dit que j’aurais pu finir de courir 5’ plus tard, mais bon on prépare pas un marathon comme ça.
8km.Image fixe150 copie

A partir de cette séparation, on est sur un bord de route, sur une portion juste interminable, 2,2k de ligne droite interminable. Je passe au 10km en 44’20 soit 13,5km/h, sur le papier ces semi préparatoires servent à courir à allure marathon, pour l’instant le contrat est plus ou moins remplit, le plus gros problème c’est que je suis vidé. On va prendre à droite sur la route du golf, c’est déjà plus calme, il y a quand même pas mal de changement de directions qui vous fatiguent, mais je n’ai pas d’excuses pour autant, la fatigue apparait. Mentalement je me fixe de tenir la cadence jusqu’au 15e, on va reprendre 2kms de ligne droite, où je vais être assommé : je jette un coup d’œil de l’autre côté du lac à droite, j’aperçois Fernandez il m’a mis 4kms, ça pique ! Pour info, il gagne en 1h07. Je regarde le bout de mes chaussures, et je continu, mon bas du dos me fait souffrir horriblement, à partir de là je vais commencer à regarder ma montre très fréquemment. Le bon côté c’est que je vais passer les 1h00 du course avec 13.2km au compteur, l’allure marathon est validé, sachant que je suis parti vraiment plus vite que prévu. On tourne vers la droite pour entamer notre deuxième boucle à la Ramée, je vais essayer de tenir, mais là je n’y crois plus, et je sais que quand je cesse d’y croire, je suis capable de couper complètement l’effort. Au 15e c’est ce qui va se passer, j’étais dans l’allure marathon jusqu’à là mais au ravito, je vais prendre de quoi manger et de quoi boire et du coup je repartirais en marchant, mon dos me fait affreusement souffrir, mais marcher ne m’aide pas non plus, alors je trottine, et lorsque je regarde ma montre je suis à 4’50…

Il ne reste plus que 5 bornes, mais c’est un peu comme au 32e sur un marathon c’est là que ça débute, on rentre dans le dur, je m’accroche à des petits groupes, pour essayer de rester sous les 1h40, le retour de la Ramée est très long même interminable, et avant de sortir au 18e un mini ravito, du coup je prends mon temps puis je repars en trottinant. C’est la dernière ligne droite, interdit de marcher ou de baisser la cadence, j’accroche 2 gars, dont un que je vois sur toutes les courses, et qui en plus de cela n’arrête pas de m’encourager en me disant que ça va le faire, bref bien sympa le gars, je ne réfléchis plus, juste ne pas se faire distancer, on traverse la grande route, faux plat descendant, c’est le panneau du 20e km, ça va le faire !
PA060525
On ne lâche rien, il y a un peu de monde sur la fin du parcours, je commence à entendre le speaker et enfin je vois l’arche d’arrivée. Dernier virage, je vois le chrono 1h39’02, je tiens le bon bout, une dernière accélération, je passe la ligne en 1h39’23 en 284 position sur 942, c’est loin d’être extraordinaire, mais j’ai remplis l’objectif que je m’étais fixé en me levant ce matin, j’aurais quand même pu mieux faire, un 1h35 était largement envisageable. Je sors de là avec encore pas mal de doutes, rester sur l’objectif de 3h15 au marathon ou revoir ça à la baisse, les 3 prochaines semaines vont être primordiales…

Please follow and like us:

CR du Semi de la Cité…New Record

Ce 9ième Semi marathon de la Cité de Carcassonne était malheureusement le dernier, je suis donc très heureux d’avoir été de la fête. Le marathon de Toulouse ayant lieu le dernier week end d’octobre, cette course à été créée pour répondre aux nombreux coureurs qui valident leur préparation en effectuant un semi test. Il y a également la course « La populaire » qui est en fait un 12km. Les premières éditions furent un succès mais voilà que depuis que Tournefeuille à programmer son semi à la même date, toute la communauté de runners toulousaine se déplace moins, et Carcassonne à peine à dépasser les 400 inscrits, voilà pourquoi les organisateurs ont décidé de se consacrer à « la ronde des vendanges » autres courses qui a lieu en septembre. Néanmoins tout n’est pas noir, ce parcours est qualificatif  pour les France, d’où un certain plateau relevé, avec des athlètes du Burundi.
Pour ma part en pleine préparation du marathon de Nice, il tombe à point nommé, en fin de ma 6ième semaine, mon objectif perso annoncé était de me situer entre 1h30 et 1h33 pour valider définitivement mon allure en 4’37.Mes parents habitant à Carcassonne, c’était l’occasion de passer un bon week end.
Le départ étant donné à 9h30 devant la porte Narbonnaise, j’ai eu l’occasion de m’échauffer à l’intérieur de l’enceinte de la cité et j’avoue que ça à un certain charme, encore plus quand il y a aucun touriste à l’intérieur.
Il fait un temps idéal, pas de vent (parce que là ça aurait été une autre histoire), tout le monde s’aligne au départ, les officiels s’assurent du décompte et hop c’est parti. Le départ est commun aux coureurs du 12 et du semi, mais surtout il est donné sur un faux plat montant, ce qui va vite régler les problèmes de bousculade, vu que le peloton est déjà étiré. Je suis bien parti, la preuve je suis encore avec les trois premiers, je commence à me forcer à freiner l’allure pour être entre 4’16 et 4’26. Je passe devant Christian qui m’a emmené le matin, au premier kilo en 4’04. Viens la descente de la rue Trivale, qui est assez typique, c’est vraiment bizarre je me retrouve complètement tout seul, à croire qu’il y a personne qui court à mon allure.
En bas de la rue on tourne sur la gauche, direction la première boucle jusqu’à la pleine Meirevielle, la route est fermée, elle est même divisée en deux car l’on va repasser sur le même chemin pour le retour, j’ai de bonne sensations, je suis avec deux gars et j’essaye de savoir s’ils ont comme objectif1h30, mais ils courent aux sensations. Je regarde sur la droite et j’aperçois les premiers qui envoient la sauce. On arrive au 5ième kilo, je passe en 21’40 je suis dans les temps…
On attaque le retour de la première boucle sur un autre chemin qui est un peu plus caillouteux, mais j’essaye de coller à mes deux compères et ça à l’air de bien se passer, un triathlète passe en force à coté de nous, mais il le payera plus tard.
On revient sur le centre ville, virage à gauche sur le pont Vieux mais surtout sur la cote qui va avec. A se niveau là, mon fan club est présent avec ma petite femme et sa cloche de New York, bébé Tom, mon fréro et ma mère ( pas peu fier de passer devant eux!

Vient ensuite le passage que j’ai trouvé un peu triste, il longe les berges de l’Aude, avec un faux plat montant au niveau du 8ième, le parcours est sinueux à souhait, mais ça ne m’empêche pas de garder l’allure fixée, on arrive au 10ième, 43’05, je prends un gel, un verre d’eau et je relance devant la caserne des pompiers, c’est le point noir du parcours, une belle bosse qui tire dans les cuisses, mais à ce moment là je vois au sol 20km, ce qui veut dire que l’on va repasser là pour finir, je me dis que ça va se jouer au mental.
En haut c’est le moment de ralacher car l’on est sur un bon kilomètre en descente, j’accélère, j’allonge la foulée et surtout j’essaye de faire redescendre mes pulsations, on arrive au Dôme, je passe à droite de l’arche d’arrivée, les concurants du 12kms en ont fini, quelle chance!
On nous fait passer par des petites rues, ça va que l’on est vraiment étiré car ça aurait pu bloquer, maintenant direction le quartier de la Prade que j’ai parcouru des centaines de fois lorsque j’étais au lycée Jules Fil, on coupe la départementale, et on est enfin sur le Canal du Midi, deuxième site de la journée traversé et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco (c’est ce qui m’a vraiment plus sur ce semi, on à le temps de voir où l’on est). Le passage sur le canal n’est pas très long, j’ai tendance à m’écraser et en plus on est plus sur du bitume…ravito du 15, un gel, un verre d’eau et 1h05’20. Le gars à coté de moi n’arrête pas de souffler comme un boeuf et de pousser des petits gémissements, je rigole et le double car au final j’ai vraiment l’impression qu’il est complètement mort. Au 16ième je retrouve mon ami triathlète que je laisse sur place, il se paye une bonne hypo, il pédale dans la choucroute. On passe à l’intérieur du stade Domec, où ont été inauguré la veille les nouvelles tribunes pour l’USC (qui au passage à battu les leader d’Oyonnax), puis retour sur les berges de l’Aude, à partir de ce moment là, je serre les dents, et j’abandonne totalement l’idée des -1h30 en voyant mon Garmin afficher 2 fois d’affiler 4’34.
Deuxième passage sur le pont vieux et devant le fan club, ça me fait très chaud au coeur et ça va me donner la force de donner un coup de collier pour finir en beauté.
On repasse sur le passage désertique, j’attrape une éponge au vol, je me la passe sur la bouche car le gel colle, et là c’est le drame total en effet, quand elles sont neuves, elles sont imbibées d’un produit dégeulasse, je crache pendant 5mn mais ça fini par passer, je m’accroche à coté d’un gars qui a la même allure mais ça tire.
Comme je le pensais, le 20ième est horrible, il brule les cuisses, mais je me dis que c’est le dernier effort alors il faut tenir, je bascule enfin vers le boulevard, et je lâche tout, je vais gratter quelques places, ce dernier kilo sera avalé en 4’00 c’est pas trop mal.
Je vois enfin le Dôme, un dernier sprint pour la route, je passe la ligne en 1h32’01, nouveau record personnel, il y a un an jours pour jours je réalisais 1h37, belle progression.
Je termine 54ième au scratch, le vainqueur boucle le parcours en 1h08, j’ai de la marge…
Voilà ce semi, valide complètement mon allure au prochain marathon de Nice que j’essayerai de boucler en -3h15.

Please follow and like us:

Dimanche matin ça sera sur les traces des cathares…au semi de Carcassonne

Durant la semaine 6 de ma prépa marathon, vous connaissez tous le fameux semi à réaliser pour valider la bonne préparation en cours.Ayant déjà couru le semi de Tournefeuille l’an dernier, j’ai la chance d’en avoir un autre à proximité à Carcassonne: Le semi de la Cité.
Le départ sera donné à 9h30 devant la porte Narbonnaise de la Cité de Carcassonne (sympa pour la photo), le parcours est assez atypiques car pour une fois ça ne sera pas deux boucles mais un parcours de 21.1km.

Presque 300 participants avait participé à la dernière édition uniquement sur le semi, avec plusieurs coureurs internationaux comme Nizigiyima s’assurant de faire exploser le record en 1h05’07 » devant 2 de ses compatriotes mais surtout devant notre champion régional Nicolas Fernandez.
Rassurez vous, ils devraient toujours être devant moi, mon objectif est de faire entre 1h30 et 1h33, histoire de battre mon record perso et surtout accumuler un max de confiance d’ici le 4 novembre.
Rendez vous lundi matin pour un debriefing de l’épreuve…

Please follow and like us:

Suivez moi sur Facebook

Follow me !

Qui suis-je

Records CAP
- 5km: 19'31 (Larra,2012)
- 10km: 40'44 (Toulouse,2012)
- Semi: 1h32'01 (Carcassonne, 2012)
- Marathon: 3h21'22 (Paris, 2012)

%d blogueurs aiment cette page :