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Articles dans la catégorie Trail

Watch Fifty Shades Darker (2017) Movie Online Streaming & Download

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Quality : HD
Title : Fifty Shades Darker
Director : James Foley.
Writer :
Release : 2017-02-08
Language : English.
Runtime : 118 min.
Genre : Drama, Romance.

Synopsis :
Movie Fifty Shades Darker was released in February 8, 2017 in genre Drama. James Foley was directed this movie and starring by Dakota Johnson. This movie tell story about When a wounded Christian Grey tries to entice a cautious Ana Steele back into his life, she demands a new arrangement before she will give him another chance. As the two begin to build trust and find stability, shadowy figures from Christian’s past start to circle the couple, determined to destroy their hopes for a future together.

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Trail de la Cournudère, un retour sur les chemins bien agréable (23Km 1300mD+)

T3P 2016 -077dDepuis 6 semaines, j’ai pu reprendre la course et mon seul objectif était de retrouver la forme et m’affiner un petit peu. J’ai donc entrepris le plan Bleu du programme Jack Daniels essentiellement basé sur de l’endurance, par contre je n’ai pas plus de 500m de D+. Retrouvant la forme petit à petit, je me suis dit que ça serait dommage de ne pas accrocher un dossard avant de partir en congé, je regarde le calendrier et mon choix c’est porté sur le Trail de la Cournudère, une nouvelle épreuve sur la frontière entre la Haute Garrone et l’Ariège à Arbas. Un petit 20kms et 1200m de D+, ça devrait me régler mon compte et clôturer un premier beau cycle de reprise après un début d’année catastrophique.
Arbas n’est qu’à une heure de Toulouse, j’arrive 50mn avant le départ pour aller retirer mon dossard et récupérer, je décide de m’échauffer tranquillement à remontant le parcours à l’envers pour voir les 2 derniers kilomêtres. Je regrette déjà d’avoir laissé mes batons à la maison. Je repars ensuite vers le départ pour recevoir le brief. Là, l’organisateur nous annonce qu’il y a pas mal de bêtes sur la crête et que le parcours est légèrement modifié soit 2/3 kilomètres de plus et à peu près le même dénivelé, tout le monde se regarde, 3 bornes en montagne ça peut être vite long…

Le départ est donné, on part du village (405m) en gros paquet, il y a environ 200 coureurs inscrits, au pout de 800m, on tourne pour rentrer sur un chemin bien humide. Je met un bon moment à trouver mon rythme, au pout d’une kilomètre j’ai les molets qui sont tendus comme des élastiques et sui me font un mal de chien, j’ai déjà vécu ça un paquet de fois, je sais que je peux forcer ça va finir par ce calmer mais quand… Je suis parti au milieu du paquet, je me fait doubler un petit peu au début mais après je trouve un rythme qui me convient bien, une paire de batons m’aurais bien aidé. Je continu mon bonhomme de chemin alternant marche et course dès que la pente me le permet, la pente moyenne est de 18%. On va sortir du bois au niveau d’une jolie ferme avec une vue imprenable sur la vallée, pour retrouver la route sur quelques mêtres au niveau de Herran(800m), on est quasiment à la moitié de la montée, je profite du ravitallement pour boire un verre de coca et 2 abricots, il reste encore un gros morceau avant d’aller sur la crête.
DSC_0040On sort du village jusqu’à l’antenne téléphonique, puis re belotte, on rentre dans la forêt mais là avec deux invités de plus, l’humidité et le brouillard/vapeur, au bout de 500m je suis complètement trempe, la montée se fait par accoups entre faux plat montant et grosse bosse, on va grimper sérieusement jusqu’à une croix qui signe le premier gros effort. IMG_2336Derrière le terrain se veut un peu plus facile avec quelques petits faux plats ou je relâche complètement, je me permet même de bien dérouler en reprenant quelques coureurs mais je ne suis pas dupe, un petit coup d’oeil sur ma montre, il manque encore pas mal de dénivelé. ça ne loupe pas, le terrain se redresse, je lève la tête et là un vrai mur, The big bosse, on est 3 ou 4, il y a des coureurs qui ont is le clignotant, elle est courte mais impressionnante, plus de 40% à mon avis, une des plus raide que j’ai rencontré en course, il faut mettre les mains en permanence.IMG_2339 Chacun essaye de trouver son chemin, puis d’un seul coup on arrive dans de l’herbe à vache, d’ailleurs un troupeau de brebis cherche de l’ombre, encore un petit effort et me voilà en haut de la crête de la Cournudère (1543m), c’est juste magnifique, on est au dessus de la mer de nuage, c’est aussi pour ça que l’on aime le trail.IMG_2342

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On va longer la crête, on essaye d’en prendre plein les yeux puis vient l’instant tant redouté pour moi, la descente! On arrive à un croisement, en fait c’est l’endroit ou se rejoigne les 2 courses (notamment celle de 50km), la descente est aussi sèche que l’on monté que l’on vient de faire, ça va durer presque un kilomètre mais le terrain est tellement bon et souple que ça passe bien. Va s’en suivre un long faux plat descendant ou je peux courir à mon aise en essayant d’allonger la foulée, je me relâche un maximum également pour éviter de me crisper et d’enflammer les isquios. On rentre dans un sous bois, je suis avec un autre coureur mais apparement le rythme que j’impose lui convient il reste dans mes pas, on envoie quand même pas mal tout ça jusqu’au ravito. Là je décide de faire une pause pour faire le plein niveau sucre avec pas mal de coca et fruits secs. Se profile maintenant les 6 derniers kilomètres, on re rentre dans le sous bois, c’est très humide,beaucoup de boue, je commence à descendre mais à force les jambes sont de plus en plus dures, la lucidité n’est plus trop au rendez vous, par deux fois j’ai les chevilles qui vrillent mais surtout j’ai failli rouler 2 pelles à deux beaux chênes en manquant des virages, ça sent la fin, je double quelques coureurs sur la fin, puis je déboule enfin sur le chemin sur lequel je me suis entrainé quelques heures au paravant , je déboule enfin sur la route, une dernière accélération, je franchis la ligne d’arrivée de ce trail de 23kms et 1300m de D+ en 3h06’31 » à la 80e place sur 177 coureurs, c’est pas si mal, on voit clairement que la remise en question au niveau de l’entrainement commence à payer… Suite à l’automne…
T3P 2016 -297d

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CR Course : Premier de l’année, Trail des coteaux

Trail des coteaux 2016 284Cette course me tient énormément à cœur car c’est ici que tout à débuter au niveau Trail lorsque j’avais disputer la première édition du Trail des coteaux à Pechbonieux, une éditions dantesque qui avait pris part sous un épais manteau neigeux, d’ailleurs il y avait un tiers des participants qui n’avaient pas pris le départ, pour ma part ça avait été une révélation mais surtout un régal.

IMG_1527Placé très tôt dans le calendrier, deuxième weekend de janvier, c’est l’occasion rêvée d’accrocher un dossard et de valider les grosses semaines que j’ai enchainées durant les vacances de Noël entre le foie gras et la buche de noël. Il ne fait pas forcément très froid ce matin là, mais la pluie est au rendez vous. J’ai choisi de m’aligner sur le grand parcours de 21kms et de 400m de D+, en ayant l’écotrail en tête il va falloir que j’allonge les distances tout en gardant l’allure, mon objectif est simple, finir autour de 2h00, l’an dernier j’avais fait 2h26 et j’avais été à la ramasse (lire le récit de la 6e édition2014).
Comme chaque année, le départ est donné à Saint Loup de Cammas, à un peu plus de 2kms de l’arrivée, c’est idéal pour s’échauffer, le tout sous la flotte. J’arrive sur la ligne où je croise Stéphane qui est encore plus en canne que d’habitude. Il y a vraiment du monde, la première édition on était à peine 150 aujourd’hui plus de 400.

2016-01-24_22-47-32Le départ est donné, je sais que le premier kilo zigzague dans le village pour vite emprunter un chemin en faux plat descendant qui va allonger le peloton et si l’on veut pas se retrouver dans les bouchons, c’est là que ça se passe, il faut absolument envoyer, vient une bosse au 2,5kms pour ensuite replonger vers Montberon. C’est là 3e fois que je fais ce trail, je sais donc qu’on peut allonger sur ces chemins qui sont plutôt en bon état car après la cote dans le village qui fait monter le cardio, on va rentrer dans le bois pour en ressortir 13kms plus loin et vue la flotte qu’il est tombée, ça va être mouvant.
Le début n’est pas forcément problématique, car l’on peut courir sur les bas coté même si ça y est j’ai un kilo de boue de chaque coté, le tout est de trouvé 2/3 coureurs à son allure et de garder un rythme régulier, chose que je fais. Il y a énormément de relances, en fait on ne part pas bien loin dans la commune, c’est plutôt des montagnes russes.
Vers le 12kms, c’est la jonction avec le petit parcours dans THE montée, il y a tellement de boue que la moitié des coureurs finissent sur le cul ou à plat ventre, sur les 30 derniers mètres, il y a même une corde. Depuis l’an dernier et l’acquisition de mes Slab 3 Soft Ground je suis ultra satisfait, presque 300 bornes avec et les crampons sont toujours efficaces, j’en ai vu devant moi finir dans le décors alors que je restais tranquillement debout, ça a été un net avantage durant la course. Sur plus d’une kilomètre je me retrouve derrière un petit bouchon pas facile à gérer car les coureurs du 12 ne sont pas à la même allure que nous, un peu plus loin on va encore bifurquer pour faire une boucle supplémentaire. On part assez loin en faux plat montant, puis place à de belles descentes que je négocie particulièrement bien, j’ai pas peur de me faire un adducteurs, c’est peut être ça la différence.
On arrive dans la dernière partie en sous bois, on longe un ruisseau, pour le traverser un peu plus loin et effectuer tout le retour en devers, là c’est hollidays on ice J.
Trail des coteaux 2016 1865Ca y est j’aperçois la station d’épuration, je sais que l’on est à la fin du parcours, du moins maintenant il va falloir remonter un chemin en terre pour retrouver le goudron sur la partie haute, encore une fois, on fait la jonction avec le 12, mais là fini de rigoler, il me reste un poil d’énergie alors j’essaye de gratter des places, je remonte pas mal de coureurs, et pour mon moral c’est sacrement bon, il y a deux ans j’en pouvais plus à ce niveau là, voilà le stade, encore un petit effort, on contourne le gymnase, un dernier effort, je franchis la ligne d’arrivée.

Je termine 172/403 en 2h06’53 soit 20’ de mieux que l’année dernière, en peu en dessous de l’objectif mais quand je vois le chantier avec les kilos de boues sous les shoes ça fait quand même plaisir, et je suis prêt pour enchainer.


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CR course: Trail des Citadelles 22 km et 1200m de D+

blason2013Cela fait plus de 3 ou 4 ans que je veux prendre le départ de cette course, et chaque fois j’arrive après la bataille au moment des inscriptions, soit la planification de ma saison fait qu’un marathon se trouve pas loin ou bien la cyclo La Castraise. Cette année c’est décidé, j’ai coché la date des inscriptions sur mon agenda, et dès l’ouverture j’obtiendrais mon dossard pour le petit de parcours de 22kms, mais avec tout ce que j’ai entendu sur cette course (boue, pluie, neige, froid…) je pense qu’il vaut mieux la découvrir tranquillement, d’autant plus que la première manche du Défi Sud Trail n’a pas vraiment été un succès du coté sportif.

Après une grosse heure de voiture me voilà arrivé à Lavelanet, le départ n’est qu’à 9h30 mais les coureurs du 40 et du 73 sont déjà en train de s’amuser dans la gadoue. Le comble c’est qu’il a fait 25° toute la semaine, j’ai même cru que la course allait se dérouler au sec, mais voilà que depuis la veille, il est tombé des cordes ce qui va rendre le terrain bien gras, des vrais Citadelles. Je pars récupérer mon dossard et le fameux Buff 11170337_857578047612695_4918415780747609820_oque tout bon traileur de la région se doit d’arborer à chacune de ces courses. Je suis pas tellement en avance, je croise des connaissances dans la salle, on discute trail épique notamment la Barkley avec Remy Jegard, puis je pars me changer pour aller prendre la départ. J’essaye de ne pas faire les mêmes erreurs que le mois d’avant à Quillan, donc je partirai avec un petit coupe vent Slab facile à enlever et surtout à ranger en boule dans mon sac.

9h25, tout est prévu, le petit chapiteau au niveau de la ligne de départ, nous permet d’être à l’abri durant le briefing de Michel, fameux organisateur qui à travers toutes ces photos sur Facebook m’a permis de découvrir le terrain avant d’y être.9h30, le moment tant attendu, le départ est donné sous une petite bruine, on remonte la ville sous les applaudissements de courageux qui sont venus voir le spectacle. On prend la direction de la maison de repos et de la caserne pour commencer à emprunter un sentier le long d’un camping, premier sentier en sous bois, la sortie se fait sur un des dernier chemin de bitume que l’on va emprunter. J’en profite pour souffler et surtout enlever mon coupe vent, que je glisse dans la poche de mon sac à dos. On redescend a travers bois, ou l’on entend comme un bruit de ruche, c’est juste le drone qui plane au dessus des coureurs, je suis curieux de voir le résultat ça doit claquer.IMG_0094

Vient ensuite le début des choses sérieuses au niveau du km4, une belle première bosse de quasiment 300m de D+, le début du parcours est relativement glissant, il faut dire qu’il y a un paquet de coureurs qui sont déjà passés devant nous, du coup chaque appuis est un un peu comme un mouvement de patin à glace. Contrairement à Quillan, je ne suis pas dans le rouge, je me fait doubler par 5 ou 6 coureurs mais je m’accroche, j’essaye de relancer dès qu’il y a 10m de plat, puis on fini par déboucher au niveau de la crête de Madoual. Dommage que la vue soit complètement bouchée car ça devait être magnifique, ça commence à me frustrer le temps sur toutes ces course. Après un léger passage en dévers, où il convient de faire attention au niveau des rochers glissants, on entame une belle descente, ou certains coureurs sont sur les freins, pour ma part je lâche tout. On passe sur un chemin assez sympa, on est à 900m d’altitude et il y a des cordes attachés aux arbres pour faire de la balançoire (bonne idée de rando avec la famille.

Sur notre gauche arrive le parcours de 40kms, je suis impressionné, même si on arrive comme des balles, les gars ils doivent avoir 20 bornes de plus dans les jambes et ils me semblent bien frais. On entame déjà le dernier gros morceau, encore une fois je me sens pas trop mal, cette descente m’a complètement revigorée, je suis toujours dans le même petit groupe, on va s’efforcer de tirer les bras jusqu’à ce qu’on l’entende des voix et des cloches, on doit approcher le parking de Montségur, encore une centaine de mètres, on y est!trail des citadelles 2015 952
Malgré le crachin, il y foule, je ne m’attendais pas du tout ça, surtout au fait qu’il fasse faire demi tour en haut du château. Au moment ou je déboule au pied de la piste, je croise sur le chemin retour, Marion Clignet qui est bien à bloc. Je trottine dans cette belle première partie. Le terrain ne m’est pas inconnu j’y ai emmener mon fils en rando, et sur le dos s’il vous plait! Je sais que la montée est composée de marches toutes irrégulières, mais bon là j’ai que ma poche à eau. J’arrive au niveau de la caisse, ça commence à être tend car il y a quelques coureurs qui descendent à bloc. A 400m du sommet, je croise Yann, qui est canne comme jamais depuis le début de l’année, je suis pas près de le rattraper, surtout qu’il m’en reste à monter. Donc on continue, arrive certains endroits, on peut couper en escaladantt 2-3m, puis vient la terrasse en bois au niveau de l’entrée, on y est, je passe cette majestueuse porte vieille de milliers d’années. Ca fait quand même bizarre de courir dans cet endroit, on passe de l’autre coté, avec vue sur la ville en contrebas, une petite pose pour la photo et ça repars.

La descente est une toute autre histoire, je commence à doubler un groupe de 3, je suis à 2 doigts de passer par dessus le ravin. Ca se complique du fait qu’il y ait un gros paquet de coureurs qui montent, mais comme tout le monde est bien éduqué, ça s’arrête quand on nous voit arriver, et à force on arrive dans la grande descente sur l’argile qui est vraiment très raide, on nous encourage avant de disparaitre sur un chemin dans la forêt. Je connais les 3 prochains kilomètres et je sais que s’est pas forcément engagé si on veut envoyer, chose que je fais. Je suis avec un coureur du 40, on y va franchement , on a de la boue jusqu’aux chevilles. On débouche sur la route, lui part tout droit, quand moi je bifurque à droite, ce morceau de bitume me permet de me décrotter les chaussures, et bim, nouvelle montée sur un sentier empierré. EN haut de cette côte, c’est le ravito, je m’arrête pour boire un verre de coca et une orange, ça me permet de me recharger en sucre rapide.

A partir de là c’est la plus de 3kms de descente assez rude, les fameuses qui te titillent les cuisses le lundi matin quand il faut que tu montes les escaliers pour aller bosser. J’hésite entre glissade et course, au final j’ai un kilo de boue dans les chaussettes. Un passage sous les pins, dans un espèce de champs assez marécageux, on passe non loin de Montferrier, la fin de la descente se situe au niveau du ruisseau de Freychinadel que l’on franchis une première fois, je m’en sors plutôt pas mal, c’est à dire pas forcément trempé. Je fais mon malin, mais 500m plus loin c’est pas là joie, en prenant un appui relativement franc sur des feuilles, on est en plein dans le ruisseau, j’en ai jusqu’au mollet! On poursuit pour commencer arriver sur la partie plate au niveau du km14.

Cette partie est assez monotone, j’essaye de garder un rythme régulier entre 12 et 11km/h, certains commencent à faiblir, je ramasse des coureurs, puis au fur et à mesure, je commence à constituer un petit groupe de 5-6 coureurs qui trouvent mon allure assez régulière, du coup personne ne prend de relais, mais tout le monde s’accroche. On remonte sur le même chemin qu’à l’aller, je continu à accélérer et du coup et je commence à lâcher mes compagnons. On tourne à gauche au milieu d’un bois, pour plonger, vers le camping, je pensais que l’on allait directement à la dernière  difficulté, mais c’était sans compter par un petit détour.

IMG_0477Il ne reste plus que deux bornes, mais ça commence à tirer de tous les cotés, on plonge dans un un champs au milieu des vaches, pour remonter de l’autre coté, enfin sur le bitume. Je trouve encore la force de courir, en faisant gaffe de pas me faire coucher par une voiture, puis tout à coup, virage à 90° à gauche, THE dernière bosse. Là ça fait bien mal, mes mains sur les cuisses et je m’efforce de monter tant bien que mal. Je commence à voir la croix, ça y est on est en haut, Remy Regard immortalise le moment et c’est déjà la descente, le gars devant moi va tomber 3 fois, il est complètement mort. Puis vient le fameux mur avec une corde qui nous amène jusqu’à la place une dernière accélération et voilà l’arrivée.

Je termine 134e/317 coureurs en 2h47 ces 22 kms pour 1200m de D+, je me suis régalé de bout en bout, à coup sur je reviendrais en 2016, et il parait qu’ils veulent faire ça en mars….j’espère qu’il aura de la neige!

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CR course: Trail de Quillan 24,5kms et 1400m D+

affiche-trail-quillan-2015En ce dimanche matin il faut en vouloir pour se lever à 4h du matin et affronter les éléments de cette première manche du Défi Trail Sud. En même temps je me dis que ça s’intègre parfaitement dans mon plan d’entrainement qui m’annonce: « Sortie de 20kms ou trail en compétition 20km ». Après un bon trajet sur les routes audoises qui me rappellent ma première jeunesse, j’arrive à Quillan sous une pluie relativement forte, ça promet. L’organisation est bien rodée, je vais dans le gymnase pour récupérer mon dossard avec les manchettes (ça change du tee shirt), j’en profite pour m’équiper mais surtout j’enfile mon GoreTex car j’ai pas envie d’être une éponge du début à la fin, on y reviendra mais je ne sais pas si c’était le choix opportun… Je pars m’échauffer sur les premiers kilomètres, il y a pas mal de beau monde, notamment un petit contingent de la légion étrangère (de Castelnaudary, je pense) ainsi que beaucoup de coureurs des PO.

Nous y voilà, 7h50, le départ va être donné dans quelques minutes, c’est la première fois que je vois ça, il flotte tellement que tous les coureurs sont sous les bâches d’un restaurant ou sous les balcons, bref on dirait que l’on à peur se mouiller. 7h58, tout le monde se précipite sur le ligne, 8h00 c’est parti!

Un départ un peu rapide à travers les rues du centre ville, en gros je sais que la première difficulté se situe au niveau du kilomètre 3,8. Donc je remonte pas mal de monde tout en essayant de filmer avec le GoPro autant allier l’utile à l’agréable, j’essayerai de monter le film un peu plus tard. Bref, devant ça part très très vite, au bout d’un kilomètre, une mini mine sur une petite cote me met le cardio pile poil, parfait quand on est bien froid. La descente vers le village de Ginoles me permet de me refaire un petit peu, mais comme j’ai envie de me faire plaisir, je ne contrôle rien, je lâche tout on viendra quand ça va exploser. Pas besoin d’aller chercher bien loin, on remonte un bon coteau dans le village, premier cliché de photographe, je m’efforce de passer ça en marchant mais ça tire, quelques encouragements dans le village, on sort de se dernier and here we are!
Quillan GHU (81)THE difficulté de la journée une première montée de 700m de D+ sur 4,6km de montée. Le début n’est pas évident nus sommes sur du schiste qui s’effrite sous la pluie et les pas de tous les concurrents. Sur le premier kilomètre je vais me faire déposer par plus de 50 coureurs, No Pain No Gain, je n’ai fait aucune sortie en montagne depuis le début de l’année et ça se voit d’entrée de jeu, mes mollets me font un mal de chien, le bas du dos idem, on dirait un petit vieux, je vais tenir jusqu’à la moitié de la montée avec les mains sur les genoux pour pousser à chaque pas. J’accumule également les bourdes, car mon fameux Gore Tex me fait transpirer comme un fous et la flemme m’empêche de l’enlever. Sur la fin de la montée, mon moral revient au beau fixe, je suis dans un petit groupe qui me semble être à mon niveau, on va arriver jusqu’au premier petit sommet, dommage que ça soit bouché car la vue doit être magnifique. Je suis avec un gars costaud juste de vent moi, on bascule et on lâche tout sur cette petite portion de descente en single au milieu des arbres, un vrai régal.
Toute bonnes choses ont une fin, et quand il faut prendre la direction de la fin de la grosse bosse, c’est le passage Talasso, une boue de fou furieux avec l’impossibilité de prendre un appui au milieu de ce passage entre les pins, le seul avantage c’est que j’ai repris du poil de la bête et que je cours sur l’ensemble de cette montée, une coureuse devant moi prend une gamelle digne de la médaille d’or pour bêtisier, mais on arrive enfin en haut du Col des Crasses Crabides (1148m), où l’on nous contrôle.

Le début de la descente est une succession de bosse type montagnes russes, je me régale sur ce premier 1,5km  car l’on peut courir régulièrement jusqu’au Col du Rouat (1057m). La deuxième partie n’est pas du tout du même acabit,on est sur des pentes entre 25 et 30% de déclivité et là c’est la douleur au niveau des quadris qui commence à monter. Il n’y a pas de secret, il faut travailler le spécifique pour arriver à être à l’aise en course, si on ajoute en plus une pincée de surpoids, on obtient le mélange idéal! Mais bon je ne vais pas me démonter, je fais la totalité de la descente en courant.

Quillan_2015_G_ry_126_Puis vient la deuxième erreur de débutant de ne pas assez bucher le parcours, j’avais vu qu’il y avait une deuxième grosse bosse en terme de longueur pas forcément de dénivelé, mais pour les chiffres ça donne 1,8km pour 150D+ au milieu je croise un ravito qui va me faire du bien, mais j’avoue que cette bosse je vais la passer en marchant que je suis ruiné, du coup je vais un petit peu récupérer pour enchainer sur la descente, ou je vais être tout seul pendant plus de 25’, entre bois, feuilles, et sentier ça se passe plutôt bien jusqu’à ce que j’arrive dans un versant avec des cordes placées partout sur le versant de la paroi, et là après 200 coureurs des litres de pluies, autant vous dire que je suis content de croiser ce cordes pour arriver jusqu’en bas, je vais même peter mon alliance sur l’avant dernière corde.
La fin de ce supplice, on va enchainer un passage magique, plutôt chaud mais magique, on est en haut des gorges, dommage que ça soit bouché, mais l’endroit est majestueux, je pense même que j’y reviendrais en mode rando.  Tout à coup on débouche sur du goudron ou je vois sur ma gauche d’autre concurrents, c’est ceux du 14km qui sont beaucoup moins sales que nous et surtout beaucoup plus frais. On traverse Belvianes et Caviars, on traverse le ruisseau par un pont métallique, je lève là tête et je vois la dernière bosse, mes jambes m’en tombent presque…

J’essay de m’accrocher, mais là j’ai quasiment plus de forces, je vais passer toute la bosse à marcher, là vu le nombres de coureurs , le chemin est une marre aux canards, mais il ne reste plus que 3 kms alors on ca serrer les dents, une fois en haut, on aperçois le village de Quillan, ça y est..

Quillan_2015_G_ry_370_Là il ne me tarde plus qu’une chose d’arriver et de souffler, je vais courir toute la descente plutôt rapidement d’ailleurs, je récupère au moins une dizaine de coureurs, puis nous arrivons sur la terre ferme et le goudron à l’entrée du village, une dernière acceleration dans la grande rue, et je passe l’arche d’arrivée.Au final un chrono de 3h38’21 à la 213e place sur 277 coureurs, c’est pour vous dire comment j’en ai bavé. Un autre fait marquant, seul le top 10 est entre 11 et 10km/h, tous les autres en dessous de 10, ce n’était pas de la haute montagne, mais les conditions ont rendu le terrain très compliqué.
Quillan GHU (388) Bilan de cette première manche du Défi Trail Sud, compliqué… suite aux Citadelles…

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CR Boucle du Bassac, 9,5km – un trail dans mon jardin

11015005_634386973328458_7978864261870904229_nChaque année, je prends le départ de la boucle du Bassac, sur les premières éditions j’avais opté pour le parcours homme (17,5km) mais depuis 2 ans je suis passé sur le parcours fillette (9,5km), on est toujours en début de saison et les objectifs (Citadelle et Venasque) sont devant.
Ce matin j’ouvre les volets, ça sera une édition très très boueuse vu la pluie qui tombe, c’est dommage car les températures sont plutôt clémentes. Je pars donc de la maison en trottinant, le départ est à moins de 800m et toute la course va se dérouler sur mes chemins d’entraînements autant vous dire que je suis obligé de participer, puis l’orga de Macadam étant toujours au top, il ne faut pas hésiter…
J’arrive sur place, il y a quasiment que des visages connus, Yann (légende et petit Robert du running sur Facebook, si vous avez des paris running, vous pouvez toujours lui donner une pièce :-), je retrouve également Jany, qui va s’élancer sur sa première course et il a choisi le 17,5, courageux le garçon, il est un poil inquiet mais ça va le faire, j’entrevois Phil de Pessan, bref que du beau monde.2015-03-03_22-13-29En se dimanche 1er mars, journée de finale du championnat de France de cross, le départ est donné sur une longue ligne façon cross, où tout le monde va avionner comme des dingues. Je suis pas en reste car sur les 500 premiers mètres je vais faire ma séance VMA de la semaine avec une pointe à 20km/h juste pour être bien placé, je connais parfaitement le parcours il faut miner jusqu’à la moitié et tenir sur le retour. <img class="aligncenter size-large wp-image-2225" src="http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/03/11014984_10203947597398824_4969116447014517628_o-640×428.jpg" alt="11014984_10203947597398824_4969116447014517628_o" width="610" height="408" srcset="http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/03/11014984_10203947597398824_4969116447014517628_o-640×428.jpg 640w, http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/03/11014984_10203947597398824_4969116447014517628_o-150×100 pastillas viagra.jpg 150w, http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/03/11014984_10203947597398824_4969116447014517628_o-300×200.jpg 300w, http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/03/11014984_10203947597398824_4969116447014517628_o.jpg 1000w » sizes= »(max-width: 610px) 100vw, 610px » />IMG_3936Le tour du lac se fait de façon soutenue, je suis bien placé mais déjà au rupteur. On remonte vers le bureau de tabac ou le bénévole n’est ni plus ni moins que mon facteur (coureur, cycliste, centbornard…),on redescend le long du boulevard Victor Hugo, j’en profite pour me relâcher et respirer, car je suis limite en apnée depuis le départ, on passe sous la route pour retrouver le chemin qui va longer le Bassac. Pour courir là toutes les semaines depuis plus de 5 ans, je connais le moindre trou, le moindre cailloux, je sais qu’à un moment donné, il va y avoir une épaisse couche de gravier qui ne renvoie pas du tout, je me déporte donc sur la bande de terre longeant le champs, les autres coureurs ne comprennent pas pourquoi je zigzague , mais au final ils finissent rapidement par m’embouater le pas. Malgré la pluie et le flaques, le terrain de jeu n’est pas encore complètement boue car il y a pas mal de gravier.

On passe pas loin du pont Saint Jean, ou je connais un autre membre de l’orga qui roule avec moi au club de Pibrac. On longe ensuite le nouvel espace de jeu canin, où là la boue est au rendez vous, pour retrouver l’Ausonnelle au bout du chemin, ça commence à tirer, je suis intercalé entre 2 groupes, mais je tiens bon. Mentalement je commence à lâcher du lest par contre, et je prévois de m’arrêter boire un coup au niveau du ravito…. On franchit le pont en bois, direction le domaine de Sartha, j’entre à travers le portail, on est mis course soit 4,75km, je regarde mon chrono: 22’04, certes je suis trop rapide mais je me dis que c’est pas mal du tout, par contre je sens bien que le retour en faux plat montant, ça devrait pas le faire, deuxième point négatif dans la tête en 5’…IMGP0497Comme prévu, je bois en marchant, en plus pour une fois, j’avais pris une flasque, je n’avais pas du tout besoin de m’arrêter, en même temps c’est la plus grosse bosse du parcours, honnêtement ça passait tranquillement en courant, bref j’avais en ligne de mire les 2 premières féminines qui me sont passées devant au ravito, donc je me suis employé pour faire une belle descente, où je croise un des organisateur du Forest Trail, on va rentrer dans le bois de Lamothe que j’ai parcouru à toute heure du jour et de la nuit, pour faire mes séances de côtes, ou juste du dénivelé… Je sais que les efforts vont être brefs, on petit tape cul, s’en suit une descente ultra boueuse, ou je double encore, certains on peur de glisser, puis on retrouve le sentier, je vois Julien Bonilla, qui en charge de filmer la course avec la GoPro pour l’orga, je lui fair ma plus belle figure, j’espère qu’elle ne sera pas coupée au montage :-), et son seul encouragement c’est « le plus dur est maintenant », merci à toi Julien.

On passe sur le pont Saint Jean, pour rejoindre bois du centre équestre et là c’est le début de la thalasso, la montée est très glissante, de la flotte et de la boue partout, et encore je me dis que l’on est dans les premiers, quand il y aura eu 600 coureurs qui auront explosé le chemin, je plain les derniers. On arrive au ras du centre pour redescendre au niveau du Bassac, mais là pour ne pas le longer, mais pour le traverser, le signaleur est mort de rire à chaque passage, finalement elle est pas si froide, ça donne un peu de piment. On refait 200m et à nouveau il faut le retraverser, mais là ça arrive à mi mollets et ça fait 3m de large, tout le monde pousse des cris à la Tarzan, c’est bon enfant. Je sais qu’il reste une grosse bosse, je suis a coté d’une féminine qui me demande si on est loin de l’arrivée, je lui dit que non, 2kms, mais qu’il  reste un tape cul, elle me crois pas, jusqu’à ce qu’on arrive ensemble au pied, elle pousse un gros soupir, là perso, je n’ai rien passé du tout en courant, quand je discuterai un peu plus tard avec Esteban, il me dira qu’il a mis une grosse mine là, bravo à lui moi j’avais pas les jambes, mais c’est clair que ça aurait pu être l’endroit pour fair là différence car la suite n’est qu’une formalité, on va repasser sur la route, pour retrouver le goudron le long de la gare et rejoindre le lac.IMG_6333IMG_4130Un dernier passage sous l’arche du pigeonnier pour la photo et nous voilà arrivé, une féminine veut que l’on se tape la bourre pour le sprint final, j’ai beau être macho de temps en temps, je suis cuit et elle finira devant moi.
Une belle balade de 9,5km en en 50’13’’ et une 57e place/300, soit 3’’ de plus que l’an dernier, comme quoi je suis régulier, je suis un peu mitigé, satisfait mais j’aurais du faire mieux si j’avais voulu me faire mal. Bref une bien belle matinée dans mon jardin…Rendez vous a Blagnac dimanche prochain

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CR 5e Edition Forest Trail, un petit air de Sainté Lyon

2015-02-15_23-25-50Comme chaque année, je programme ma saison en fonction de ce premier objectif qui est le Forest Trail, pour 3 raisons: j’adore courir la nuit, ce sont mes chemins d’entrainements, mais surtout parce qu’on a le temps de s’entrainer après les fêtes. Cette année, la prépa n’a vraiment pas été au rendez vous avec mon problème dentaire qui me poursuit encore aujourd’hui, mais je ne me serais défilé pour rien au monde car depuis plus de 4 mois, j’ai motivé des collègues de boulot à prendre le départ à savoir Benoit et Denis.

C’est avec un petit -3° que je rejoins mes compères à Levignac, personne ne c’est défoulé et ça sent vraiment la bonne soirée, pas de pluie à l’horizon, on est bien couvert donc on ne devrait pas forcément avoir froid, et il n’y a pas de plaques de verglas, conditions idéales. On se retrouve donc tous les 3 sous la halle, on va attendre le dernier moment pour sortir, car ice n’est pas forcément le mois de juin. Par rapport à l’an dernier, on part au centre du village et non au niveau de la poste, je me dis qu’en fait on va faire une boucle pour revenir sur la route de Pibrac, mais j’ai vraiment tout faux, le parcours 2015 est inédit. Dernier briefing d’avant course avec les consignes de sécurités, on est en plein milieu, je dis à Benoit et à Denis que l’on peut s’avancer car je crains les bouchons un peu plus loin. IMG_0853

Les fumigènes s’allument, ça y est la meut est lancée, je leur souhaite bonne course et de mon coté j’ai décidé de faire la mienne, avec un objectif entre 2h00 et 2h10. Ça pousse pas mal, on marche même jusqu’à la ligne de départ, puis on commence à trottiner, j’entend un grand boom derrière, un coureur est allongé il s’est mangé un container, il démarre bien :-). departOn prend la direction de la Save, pour emprunter un chemin de terre qui longe la rivière, comme chaque année, sur premiers kilomètres j’essaye d’éviter les grosses flaques d’eau que je découvre au dernier moment car on est vraiment en gros paquet, j’essaye de doubler à droite à gauche quitte à me mettre dans le rouge car je sais que ça va bloquer à un moment. Tout à coup, le paquet s’arrête, premier entonnoir, ça ne va durer bien longtemps, heureusement pour moi, par contre derrière je pense à ce qui vont galérer, on continue pendant 500m le long d’un champs, la boue est ultra collante, je suis content de mon choix de chaussures (Salomon Slab Sense 3 SG), tout simplement car elles sont légères, mais surtout l’accroche est parfaite, quand je vois certains partis en chaussures de routes, je me dis qu’ils vont en chier.
On arrive sur la route, en fait ça fait un U, je regarde donc sur le coté, où l’on vois tout un flot de frontales, c’est juste magnifique et ça me fait penser à ma participation lors de la Sainté Lyon, du coup je vois que je suis dans le premier tiers. Je décide d’accélérer et de continuer à doubler quitte à le payer un peu plus tard, mais je veux absolument pas perdre mon temps dans des bouchons, d’autres utilise la même technique que moi, ça donne une allure à 13km/h, virage à gauche et nous voilà dans la première bosse, heureusement elle est sur goudron. Je suis avec un gars du TUC (club de Triathlon), qui monte au train, les jambes sont là, même si j’ai le cardio qui grimpe à 90%, je vais passer toute cette cote en coup.
En haut, ce sont les choses sérieuses qui commencent, il y a encore beaucoup de neige qui est plutôt dure ce qui permet de ne pas être encore trempe. Après une courte descente, nous voilà dans un vrai mur, je suis content d’être bien placé car le sentier n’est pas encore une tranchée mais ça devrait venir. Il est très difficile de prendre ces appuis, la moindre branche, ou tronc est bon à agripper pour pouvoir monter. Une fois en haut on fait la bascule, et j’avoue que toute cette soirée, je vais prendre mon pied dans l’ensemble des descentes, ou je vais débrancher le cerveau m’engager sur l’avant pour arriver à prendre de la vitesse., du coup je vais doubler pas mal de coureur qui ont peur de se faire une cheville.
Au 5e, on sort du bois, pour récupérer un chemin de terre qui longue une haie, c’est le moment que je vais choisir pour inaugurer mes chaussettes, en effet, j’en ai marre de zigzaguer, le tout droit est le plus court, et vue que j’ai envie de relancer, je vais passer dans 10cm d’eau, ça a le mérite de me réveiller.Pendant 2kms, on va être un groupe de 6-8, ça va nous permettre de relancer en permanence, mais également d’être vigilant, en annonçant « souche », « branche », j’avoue que ça me saoule un peu, jusqu’à ce que je mette un énorme shoot dans une souche, et que je sois à 2 doigt de me ramasser, bref derrière je vais annoncer les souches :-).
Le parcours est relativement roulant, si ce n’est de temps en temps de beaux tape culs qui ont le dont soit d vous mettre le feu dans les cuisses, soit de vous faire marcher sur les 10 derniers mètres. Comme si on n’avait pas assez d’eau ou de boue, on va se mettre à longer l’Arsène, c’est le pont bas de la course. Derrière, c’est l’avant dernière difficulté de la course, une belle montée par paliers, là c’est également chacun pour soi, il faut s’agripper à tout ce qui dépasse, non seulement pour rester debout, mais pour pouvoir monter. Ca fait un bon moment que je suis avec 2-3 coureurs que je double, puis qui me rattrapent, une fois au sommet, on est au point culminant de la course, on va traverser un champs plein de neige, mais surtout c’est le seul endroit où je vais vraiment avoir froid du fait du vent glacial qui nous vient de coté.10959699_918434101521104_3288868977097708923_n

A partir de là, je décide de serrer les dents et de tenir la cadence, on s’est regroupé à 5, personne ne double, on est juste bien concentré à ne pas glisser, et à ne pas se prendre les pieds dans une racine. A force on arrive sur la route, où j’en profite pour décrotter mes chaussures, mais ça ne va pas durer bien longtemps, car l’on va bifurquer sur la gauche pour reprendre un chemin de terre ou de boue, pour revenir sur le sentier que l’on a pris à l’aller.

On va enchainer une première descente, ou l’on se traine car l’on est sur un single, je ne vois pas la tête, mais dans tous les cas, soit il a peur, soit il aime pas descendre. J’avoue qu’à force je suis complètement désorienté, je ne sait pas du tout où nous sommes. Durant cette dernière montée, je vais doublé le coureur qui créait le bouchon, ainsi qu’une féminine, que je croyais être la première. Dernière descente dans la boue, je lâche tout, je vais finir 2 fois contre un tronc car les virages sont larges, mais peu importe, le final est proche, tout a coup on débouche en haut de la toute première côte que l’on a monté au train un peu plus tôt. Il reste 3kms.

Sa tape fort, avec la fatigue, j’avoue que j’ai du mal à amortir mes foulées, du coup je descends comme un pantin, mais j’avance plutôt bien (13km/h) et que je commence à ramasser les morts, notamment ceux qui sont perclus de crampes. Sur la route du bas, j’ai 2 féminines en ligne de mire, pensant que c’est la n°1 et 2, et mon coté matcho en mode ON, j’accélère pour les doubler, il me faudra un bon kilomètre, dernier effort le long de la Save, ou je passe encore quelques coureurs, on passe le petit pont et on m’annonce arrivée, 500m, un dernier effort à travers le village et je passe la ligne d’arrivée en 2’00’59, pour 18,4km et 382m de D+ à la 105e place sur 600 coureurs.
IMG_0989Très satisfait de ma course, et surtout dans l’objectif temps fixé initialement, la saison est lancée!

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CR course: TTM Trail des berges

10350612_1543618272523580_91502982658726748_nJe ne sais pas encore si ça va être la dernière course de l’année, mais ça y ressemble. Après ne pas avoir pris le départ du Trail du Pastel pour diverses raisons, voilà que j’ai décidé de prendre le départ de ce trail des Berges qui à mis chemin entre le trail urbain et la course nature, mais de là a le nommer trail , je naissais pas forcément d’accord. Par contre son grand frère le Trail Toulouse Métropole de 50 kms qui part vers Pech David et la campagne Toulousaine à partir de 7h du mat, il n’a rien à envier à une Saintéexpress ou autre.

C’est donc sous un petit crachin que je me rends dans une salle le long du Stadium, juste en dessous du pont Pierre de Coubertin où à lieu le départ du Marathon de Toulouse chaque année,il ne fait pas forcément froid, mais l’humidité et le vent ne font pas ménage. Je rentre donc dans cette salle pour récupérer mon dossard, tee shirt et gobelet que je vais déposer à ma voiture ou je rencontre Stéphane, en plaisantant je lui dis que de toute façon il va finir devant, il me dit qu’il ne pense pas  (bilan des courses le garçon va finir 16e/1000, modeste 🙂 ). On se change, il joue la même option que moi c’est à dire short et tee shirt, c’est pour cela que je précipite de nouveau à l’intérieur de la salle, impossible de voir où est l’arche de départ au niveau des escaliers, sous le pont, j’ai beau m’échauffer partout, pas le moindre signe. C’est donc 5’ avant le départ qu’un des organisateurs va nous apprendre que le départ est à l’intérieur. C’est donc dans une anarchie la plus complète que nous allons tous rentrer à l’intérieur, personne ne sait où il faut se mettre, certains se mettent sous une arche, d’autres au niveau des portes, bref c’est un beau bordel. On va attendre plus de 10’ car ils veulent faire aller dans une même sens plus de 1000 personnes, dans une salle minuscule, personne ne recule et sans dans la confusion la plus totale que le départ est donné; du coup je me retrouve au milieu d’une foule bien compacte alors que les premiers sont partis depuis 2-3’.
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On sort donc de cette maudite salle en marchant, suivent quelques escaliers, et enfin la course est lancée, on est en bas du stade, et nous remontons sur le pont, pour moi, la stratégie est ultra simple, pour la dernière je voudrais me caler à 12km/h et être le plus régulier possible, j’essaye donc de ne pas me cramer sur les premiers kilos. On passe devant le stadium qui a été la veille le théâtre d’une nouvelle branlée pour le TFC… puis nous prenons les berges sur rive gauche mais sur les chemins goudronnés, du coup l’allure est encore soutenue, il y a encore un peloton très groupé. C’est au 2e kilo que je vais croiser Yann, toujours en pleine forme, à 14km/h on prend quand même le temps de se serrer la main, c’est ça la courtoisie, je veux essayer de le suivre pourquoi ne pas fair la course avec lui, mais dans la montée d’en face, je vais lâché quelques mètres et je ne boucherais plus jamais le trou. On va continuer tout droit jusqu’au niveau de la rocade, le chemin est de plus en plus boueux. A ce niveau là, nous allons faire demi tour au plus près des berges de la Garonne.

IMG_2627 copieLe long de berges, il y a énormément de boue, ça glisse, et tout le monde lève le pied, pour ma part ça me va car ça me permet de récupérer pour la suite, dès que je peux passer un coureur ou deux je le fait et je relance. Je suis persuadé qu’il va y avoirs des coureurs qui vont se mettent dans la Garonne, mais je ne serais pas là pour le voir. Il va s’en suivre une ligne droite interminable, quasiment 2kms ou il faut slalomer entre les chemins pour garder de l’adhérence, je vais rattraper quelques coureurs qui sont partis trop vite, pour m’a part je reste dans le tempo, même un poil plus vite que le planning prévisionnel, mais vu que tous les voyants sont au vert, je continu ma route. On arrive à la praire des filtres, que l’on va destroyer au niveau des pelouses, en encore je me dis que je suis devant… On sort de ce parc par quelques marches qui nous flinguent les jambes, mais c’est le jeu, c’est en parti le parcours du trail urbain de Toulouse, on remonte sur le pont neuf au niveau de l’hôtel Dieu. Pour les yeux la balade est une merveille. Enfin de la terre ferme et du goudron, le terrain est tellement fuyant sur les berges que l’on en vient à préférer la route, c’est le drame quand même.

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Au niveau d’esquirol, on prendra sur la droite en évitant de prendre une bonne « gaufre » au niveau des plaques d’égouts. On va faire une boucle en direction des Carmes, en passant devant un de mes repères sacrés, la Tantina des Burgos, au bout de la rue, une grille a été ouverte on repasse sous le pont cette fois ci pour arriver au ravitaillement de mi course qui était sensé arriver au 7e mais nous sommes 600m plus loin, rien de grave, je prends une bouteille à la volée pour en boire deux gorgées, sur la droite il y a un groupe de percussion qui met l’ambiance, ça en a bien besoin, car toutes les courses que j’ai pu faire un dimanche matin dans Toulouse ce sont passées dans une ville morte.On longe encore la Garonne jusqu’au barrage EDF puis encore une peignée de marches au niveau de l’écluse pour prendre la direction du Canal de Brienne, où la boue est de nouveau au rendez vous. Ici les badauds sont surpris de voir tout ce long peloton courir devant les péniches, je rattrape encore quelques coureurs, mais d’autres commencent à mettre les bouchées doubles vue que l’on est sur la fin du parcours.  Au niveau de l’embouchure, c’est un vrai labyrinthe, mais c’est également encore plus dangereux que sur les berges, il faut passer à deux reprises sous un pont ou le canal n’est qu’à 10cm.

Nous faisons le tout du port de l’embouchure, me retrouvant tout seul je suis à deux doigts de me planter en ne voyant pas le passage sous terrain sur ma droite. Un dernier passage sur des chemins secrets au milieu d’un petit parc fort sympathique mais que je ne pratiquerais pas à 11h du soir en semaine, arrive l’avant-dernier escalier avec une bon paquet de marches, ce dernier va me mettre le cardio au taquet mais ce matin j’ai décidé de ne pas m’arrêter donc c’est reparti face à la coupole de l’hotel Dieu, on passe devant l’arsenal pour arriver à St Pierre, théâtre encore de mes plus grand exploits des jeudis soir de ma vie étudiantes. A ce niveau là je n’ai pas choisi la meilleure partie de l’escalier car les marches font limites 1m de haut et mes quadris commencent à siffler. On repasse au niveau du ravito, c’est la dernière ligne droite.
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On est sur rive droite avec le parc des expositions en point de mire, une dernière butte pour remonter sur le même plan que le Ramier, encore un peu de boue, c’est la lutte finale, je reviens sur des coureurs mais d’autres sont également à fond, encore un dernier escalier pour passer de l’autre coté de la route, un dernier sprint pour remonter dans la salle ou à eu lieu le départ et je franchis la ligne d’arrivée en 1h18’19 pour 16,3km en 143e position sur 926. Pas si mal pour clôturer l’année!
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CR course: Marathon Race à Annecy (42km 2700mD+)

17-06-2014 22-12-27Ce dimanche 1er juin au petit matin, je vais prendre le départ de la Marathon Race mon premier gros morceau depuis début 2014. Pour cette épreuve j’ai à peu près réalisé un entrainement correct, pas forcément une méga intensité, mais du travail de côtes, des sorties en montagne, bref je n’y suis pas allé la fleur au fusil. Encore une fois, toute la petite famille est là pour me soutenir, à commencer par m’emmener au départ à Doussard à 7h du mat car malheureusement je n’ai pas pu avoir de place dans la navette, heureusement qu’ils sont là…
IMG_0576Une fois déposé je prends place dans la salle, qui est ma foie fort agréable car il ne fait pas vraiment chaud dehors, même si une belle journée s’annonce. Ça me fait penser au départ de la Sainté, tout le monde se regarde, assis par terre, dans le calme…avant la tempête. De mon côté j’attends Nicolas, membre de la runnosphère, ne serait-ce que pour le rencontrer, ce sera chose fait 5’ avant de partir sur la ligne de départ, mais malheureusement derrière on se perdra de vue, et pour longtemps car je pense qu’il m’a mis au moins 1h20 dans la vue…

IMG_05628h00, il est temps de passer aux choses sérieuses, mes bâtons se barrent, du coup je décide de partir avec dans la main, ça y est la meute est lancée, je m’emballe pas, mais c’est relativement difficile vu le nombre que l’on est, sachant que l’on va se peter un sacré montée et que ça risque de bouchonner, je tiens bon. Ca va durer 3kms, ça permet d’allonger le peloton et surtout de faire chauffer les mollets. Arrivé sur les premières pentes, je tombe la veste et déplie mes bâtons que je ne lâcherai plus jusqu’à l’arrivée.

On y est, ça s’est étiré mais pas tant que ça, certains malin veulent quasiment te monter dessus pour gagner 3 places, au début tu dis rien, m’ai au bout de 2/3 kms c’est relativement énervant surtout qu’il y a certains passages méga chaud avec pas mal de vide. Bref, je pense que je suis assez haut niveau cardio, mais je ne lâche pas le morceau, je regarde pas mal ma montre je sais que le premier sommet est à environ 1200m, dès que l’on peut tout le monde relance, même sur des pentes de 3 ou 4%, le sous-bois devient de plus en plus clair, on aperçoit le lac et le petit port de Doussard encore endormit. Puis vient la fameuse Croix du Parron à 1181m  puis quelques foulées plus tard, le Col de la Forclaz à 1150m avec beaucoup de monde, j’ai mis 1h14 depuis le départ, c’est certainement la partie la plus performante de ma course. Derrière la descente commence sur le bitume, où on peut allonger la foulée, on part sur la droite, pour plonger dans un pré ou je calme mes ardeurs car la route est encore longue, en bas, au niveau du hameau, c’est la première rampe d’eau, je jette mes papiers, recharge gourde et c’est reparti pour de la monté non-stop.17-06-2014 22-14-39

On est au premier quart de la course, à ce moment-là je trouve que ça ne va pas trop mal. La chaleur se fait ressentir, on est au milieu de hautes herbes, mais également les pieds dans la flotte, les torrents sont gorgés d’eau et les sols détrempés, après avoir passé ce morceau, je bénis les dieux qu’une grosse partie de la course soit en sous-bois car il fait vraiment chaud. Encore un petit effort et j’arrive au refuge du Pré-Verel à 1216m, où il y a encore un peu de monde du fait que ça soit accessible en voiture.
On franchit un pré où l’on nous bipe, depuis ce point-là on aperçoit le chalet de l’Aulp, les premiers sont déjà en haut, pour ma part  il va falloir encore cravacher, les lacets sont assez difficiles, on prend vite de l’altitude, c’est juste magnifique pour une première fois dans les alpes, cette course se vie en permanence à 360°. On arrive enfin au chalet, où l’on ressent de drôle de sentiments avec cette odeur particulière de cheminée. J’ai mis énormément de temps pour monter jusque-là, c’est le contre coup de la première montée. IMG_0570S’en suit une petite descente sur un chemin caillouteux mais assez stable, puis vient THE dernière montée, c’est limite de l’acrobatie, on est au milieu de marcheurs suisses qui sont venue faire le tour du lac en 5j, mais pour sûr ils se croyaient tranquille alors que là 1400 coureurs vont leur passer sur les chaussures. On passe le chalet de Nantet puis une vision directe sur le point culminant de la course : le pas de l’Aulp. La pente est largement supérieure à 20% sous une chaleur pesante, ce n’est pas évident. On commence à poser les mains sur certains endroits, puis on déboule dans la roche,IMG_0571 des cordes ont été posées, ça fait goulot d’étranglement, mais comme je n’ai pas pris le ticket express, je prends mon temps. Ca y est enfin le sommet 1633m, une vue sur le lac splendide. Comme des dizaines de coureurs, je décide de me poser et de savourer 2’ en m’offrant une barre céréale, je suis à 3h00 de course pour 15km parcourus, je me dis que j’ai parcouru le plus dur, mais je ne suis pas au bout de mes peines.

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La descente commence agréablement, sur une herbe courte et moelleuse, je prends mon pied sur plus de 2kms, puis c’est là que les problèmes commencent, autant la montée était rude, que la descente l’est encore plus, je ne sais pas si c’est l’accumulation des kilomètres mais j’ai les quadris en feu, il y a pas mal de flotte qui ravine ça rends toutes les foulées glissantes, il faut être vigilant en permanence, du coup entre la fatigue, et le reste, je dois faire plusieurs pauses pour arriver en bas, un mini effort et me voilà à Villards Dessus, point d’eau n°2, je suis décomposé 900m de D- en 5kms, c’est la mi-course 3h54 de course, comment dire à ce rythme-là je vais arriver avec la nuit, mais je pense que je suis limite vidé. Sur mon dossard où l’on nous a tracé le profil de la course, il ne me reste qu’une bosse…

A partir ce point-là, ce ne va être que du mental (je vais fonctionner en bosse, mini bosse, ravito…point par point). Donc l’objectif à court terme c’est d’atteindre le ravito en passant par trois mini bosses. Je suis limite en surchauffe mais je vais essayer de courir un petit peu car si je m’écoutais je ne finirais qu’ne marchant tellement je suis épuisé. Au bout de la dernière mini bosse, on rentre dans le village de Menthon Saint Bernard par la forêt du haut, un élan de force surgit et je me régale à courir dans le bois, puis à travers les rues du village, puis d’un seul coup, on se retrouve en train de descendre une rue que certains coureurs remontent en marchant (en fait ils sont déjà passé par la case ravito), je continue à trottiner pour enfin arriver à la salle de fêtes  où je vais pouvoir me restaurer. Très grosse erreur je vais croire que j’ai assez d’eau d’en mon camel alors que ce n’est pas vraiment le cas. Il me fat vraiment manger, je viens d’envoyer un texto à ma femme pour lui dire que j’en peu plus et que je pense arrêter. Après un dernier morceau de pizza, il faut bien ça, je décide de repartir en marchant en buvant un verre de coca (un vrai amerloc), je sais à ce moment-là que j’irais au bout quoi qu’il arrive, juste car l’image positive à ce moment-là, c’est de franchir la ligne avec mon fils. Je remonte la route où j’avais croisé pas mal de coureurs, et il n’y a pas grand monde, du coup je me dis que je suis plutôt vers la fin. Dorénavant il n’y aura ni ravito, ni point d’eau et il reste encore une quinzaine de kilomètres et un bon 850m de D+.

Je passe devant le château de Menthon en essayant de trottiner, le peu de bitume que l’on croise est un bonheur pour mes cuisses, puis d’un seul coup on débouche dans un pré ou j’aperçois deux coureurs sur le haut dont une fille avec une silhouette bien particulière, ce n’est qu’Anna Frost qui descend comme une balle en lâchant des « come on, come on », le gars à côté de moi, me lance c’est la Nouvelle Zélandaise de Salomon non ? Oui mon gars, elle a l’air en meilleur état que nous. Après ce petit passage sympathique, on commence à rentrer dans un sous-bois, encore une fois heureusement car là, le soleil est au zénith et on crame, c’est les premières grosses chaleurs de l’année. J’avoue que j’en ai un peu marre et que m’a montré est devenue une obsession, chaque kilomètre est une victoire.

Les coureurs devant et derrière moi sont dans le même état, ils font également des micros pauses en permanence, le but est de terminé point barre. On arrive au col des contrebandiers, où il y a quelque supporters qui sont venus prendre un bol d’air frais, on est au 34e km et déjà 6h58 de course, les premiers sont arrivés douchés et bu 2 bières, moi j’en rêve… Une dernière petite montée mais des moindres jusqu’au Mont Baron (1300m),IMG_0574 je vais me faire avoir 2 fois, en croyant que je suis au sommet, mais pas du tout il reste toujours quelques mètres de montés. Un dernier contrôle puce, puis vient enfin la descente.

J’en avais littéralement bavé dans la première, celle-ci est un peu plus douce, pas du tout sur le haut du parcours, tout le monde est ruiné de toute façon. Je n’ai plus d’eau dans mes bidon et dans mon camel, je ne suis pas loin de la déshydratation quand j’aperçois des secouristes avec un pas de flotte, ils m’indiquent que c’est fait pour ça, d’un coup tout le monde s’arrête et on fait un ravito improvisé. Du coup quand on redémarre, ça fait un petit paquet de coureur, dont le premier mène un bon rythme, on va descendre l’ensemble de ces lacets, ça parait interminable, le lac est toujours aussi loin. Puis à force de persévérance, on sort du bois pour courir entre deux murettes, ça y est on traverse la route et l’on est sur la berge du lac.

Il y a beaucoup de coureurs, il m’en reste encore un peu, j’ai des crampes depuis plus de 20minutes mais je vais courir, oh pas bien vite un petit 11 de moyenne mais ça fait des heures que je me traine, donc ça me parait pas mal. Descente sur le parc, puis au virage, j’aperçois Thomas qui court comme un fou vers moi, il me donne le main et on parcourt ces 200 derniers mètres main dans la main sur le podium, la fameuse image qui m’a fait avancer au ravito.
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Je termine cette course à la 1043e place en 8h45, une sacré balade dans une région extraordinaire, ce fut long, bon mais si difficile…à cet instant que je suis fier d’être arrivé au bout.

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Topo Rando/Trail : Mont Fourcat (2001m)

IMG_0452Comme en vélo pour préparer une échéance montagnarde, il faut faire un peu de spécifique, alors les 3 prochains weekends, j’ai décidé d’aller faire du dénivelé pour commencer à habituer mes mollets aux prochains 2800m de D+ du Maximarathon, à Annecy.
Pour a première étape j’ai décidé de monter au Mont Fourcat (2001m), me voilà donc arrivé à Croquié, un petit village ariégeois au bout de la route, je pense que je ne connais pas plus isolé, perché à 930m, il faut pas oublier le pain en janvier, a moins d’avoir une déneigeuse dans le garage.
Une fois fin prêt, je suis en mode test matos également, interdit d’avoir un truc qui frotte le jour de la course, je test également les Sense 3 en montagne, je trouve que le maintien de la cheville est un peu léger… C’est parti, j’attaque par le petit chemin le long du lavoir, il m’aura fallu 2’ pour m’enfoncer jusqu’aux chevilles, mes shoes ne sont pas étanches c’est certain. Bref, le premier kilomètre a le don de me mettre les mollets en feu comme prévu, faut dire que les premiers raidillons sont sévères. Au bout d’1km, rêveur et heureux d’être là je ne vois pas la bifurcation dans le sous-bois et je suis le chemin qui est beaucoup plus tranquille. Ma montre n’arrête pas de bipper, je comprends pas pourquoi puisque je suis sur le chemin … n’est pas geek qui veut !
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Voyant que je fais fausse route, je décide de couper à flanc de montagne entre les fougères couchées par la neige durant l’hiver et les ronces. Je flippe un peu en passant sous les clôtures électriques car ici ils sont capables de les avoir activées. Je débouche sur un superbe belvédère, ou se trouve 2 tables d’orientation avec les principaux Pics Ariégeois (Montcalm, Rulhe…), c’est également un parking sur lequel vienne se poser les marcheurs qui font le sommet. Je repars dans un sous-bois, assez roulant, avec un bon matelas moelleux, épines de pin et fruits de frênes, jusqu’au col du Trocadou (1453m)
Après mettre planté à un croisement, merci à mon GPS, je repars sur le sentier empierré, cette première partie est assez monotone car il n’y a pas de difficultés, il faut juste arriver à rester dans la bonne cadence, mes mollets sont repassés dans le vert donc ça va.
Plus je monte, plus je suis dans le brouillard, je suis presque content d’être parti avec ma veste car je me pelle sacrément, je sors du bois, et commence à rentrer dans le dur, enfin un single, avec une grosse pente pour travailler mon dénivelé, puis au niveau de l’Orri (1577), je décide de me retourner pour voir la vue, je suis encore dans le brouillard, mais par magie, une petite brise commence à faire tout disparaitre, j’avais espoir d’être au-dessus d’une mer de nuages, mais ça va être encore mieux.
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Je continu à monter avec comme point de mire le Pic de la Lauzate (1800), à partir de 1600, il y a de sacré névés, je me demande bien comment ça va être en haut, puis à mi-chemin, j’aperçois le Mont Fourcat, sous la neige, il a dû vraiment faire froid la nuit dernière, car avec le vent qui souffle en rafales, toute l’herbe est gelée. En montant, je cherche la sente pour la descente, car je ne vais pas passer par le même chemin, normalement c’est non loin du Pic de Lauzate.
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Il ne me reste plus que 200m de D+, la montée c’est très bien faire, en attendant il faut que j’arrive jusque à la cabane, à travers la neige, heureusement que je suis partis très tôt, la neige est encore gelée, ce qui me permet de ne pas m’enfoncer, la vue est juste magnifique, j’imagine en haut.
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IMG_0452J’entame en trottinant le dernier morceau, le sommet n’est pas du tout escarpé c’est d’ailleurs pour ça que c’est un Mont et non un Pic, le vent est terrible, il fait lever la neige, ça gifle les cuisses, allez quelques mètres, me voilà à la pierre qui symbolise le sommet du Mont Fourcat (2001), face au St Bathelemy, au Pic du Han…
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IMG_0467Je ne reste pas trop longtemps car il fait vraiment froid, je repars sur la même trace, un moment sympa en glissant sur les névés, en très peu de temps je me retrouve à la cabane, puis au Pic de Lauzate, ou je croise un marcheur qui me prend pour un dingue en short. C’est là que je change de trace, et sur je prends sur ma droite, heureusement qu’il n’y a pas de neige sur le versant gauche, je préfère la jouer sécure, mais je descends sacrément bien pour une fois, je trouve un bon rythme, je croise un autre traileur au niveau du Col de Rieutort (1668),IMG_0469 et continu en contrebas. Il me reste n bon gros 5kms, mais j’aperçois pas mal de jonquilles, je me dis qu’à défaut de courir tous les dimanches, je pourrais remmener un bouquet à ma femme, tout en courant, j’arrache les fleurs à la volée, si quelqu’un me voyait, on me prendrait pour un dingue.

Après la cabane, je croise un autre traileur, mort de rire en voyant mon bouquet, « Quoi on peut être traileur poète ? », son visage me dit quelque chose, en fait c’était Pierre Laurent Viguier, membre du team Instinc/inov8, juste le dernier vainqueur des citadelles !!
Les 2 kilomètres qui vont suivre seront parfait pour me faire un bain de boue, je traverse plus de 4 sources qui crachent à foison du fait de la fonte des neiges. Tout ça jusqu’au croisement du chemin de la monté.
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Le dernier kilomètre aura juste le don de me fracasser les cuisses, je pense que la fatigue arrive, du coup mes appuis sont beaucoup moins francs, je prends une dernière bifurcation pour ne pas descendre par le chemin de la matiné. Un dernier bain de pieds dans la merde au niveau du lavoir, et me voilà de retour à Croquié.
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Je boucle ces 16.06km en 3h02 avec 1074m de D+, à refaire comme entrainement type, car la sortie est superbe.
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http://www.movescount.com/moves/move30898776

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Challenge Levy Trail #2 : Entre Save et Galop

trail_2014___entre_save_et_La semaine dernière j’ai appris que j’avais gagné un dossard pour la Marathon Race à Annecy le 01/06. Ce jour-là j’avais prévu de courir le TUT, Toulouse Urban Trail, du coup depuis 2 semaines, j’ai décidé de me remettre sérieusement à l’entrainement avec 4 sorties par semaine et si possible une sortie vélo. Donc cette semaine, au programme une sortie d’1h45, voilà qui était parfais pour inscrire sur la deuxième manche du Challenge Levy Trail, le 22kms, le Galop.

Trois jour avant le début de la course, cette dernière affichait complet ! Donc me voilà parti à St Paul sur Save ce matin pour prendre le départ de la première course, juste assez de temps pour croiser Esté qui finira 2ième du 6km, et après il va nous faire croire qu’il n’a pas les jambes. 9h25, nous voilà tous dans le SAS, je me met au chaud au milieu, mon objectif est de rester sur les 10km/h de moyenne sur la course.

Nous voilà partis le long du stade de rugby, dans la rosé du matin, ça part vite, mais à force je commence à apprendre de mes erreurs et je pars à mon allure dans un petit groupe, il faut faire assez attention, ça sera le maitre mot de la matinée, car le sol est vraiment sec, et il y a des ornières de roue de tracteur partout, du coup les chevilles en prennent un sacré coup. Les deux premiers kilos passent assez bien pour mettre la machine en marche à 12-13km/h, puis on arrive à la première bosse, toujours dans l’herbe haute, là je commence à sentir le palpitant monter, mais c’est pas une raison, je passe ce premier mur à mon rythme et enchaine sur le plateau en haut, pour passer à travers une écurie qui nous a ouvert ses portes pour l’occasion. A la sortie de cette propriété, va venir une belle descente, d’ailleurs ça sera le point fort de cette course, je vais me refaire à chaque fois, certes elles sont roulantes et non abruptes mais au final je vais me régaler.
IMG_9467Pas trop de répit, en bas de cette dernière, on longe un lac, au milieu des prés, puis viens l’entrée du bois avec un sacré mur qui arrache totalement les cuisses, il n’est pas vraiment long (600m) mais le passer en force, remet à sa place chaque coureur. En haut une nouvelle fois c’est la bascule, a force les cuisses commencent à taper mais ça le fais. Mais je crois que c’est à ce moment-là, que j’ai des tout petits cailloux qui sont venus se glisser entre ma plante de pied et la semelle, ces derniers vont me limer le gros orteil le restant de la course…
IMG_4193 copieIMG_4195 copieLes montagnes russes continuent, avec une montée moins sèche, mais à travers bois, c’est vraiment une course nature dans toute sa splendeur, on est pas dans les grand trails de montagne avec 1000 de D+, et derrière 1000 de D-, ici c’est beaucoup de relances, entre champs, rives, sous-bois, bref on se régale, on arrive à l’intersection du parcours du 13 et du 22, au niveau du ravitaillement, un morceau de pain d’épice et ça repart. Encore une belle descente en zigzag dans les bois ou il faut se méfier de la moindre souche, sinon on finit 50m plus bas, une fois sorti du bois on est on descend une pente à quasi 25% du coup il faut se méfier, on ne sait pas où se pose le pied, et je n’ai pas envie de finir avec une entorse.

Va s’en suivre un morceau que personne n’apprécie, quasiment 3kms de plat le long de la Save, il y a une  longue tirade de coureurs, l’idée principale est de trouver son rythme en ayant la foulée légère pour s’économiser en vue de la dernière difficulté qui doit nous faire monter sur le point culminant de la course. On rentre dans Menville, ou je m’hydrate comme un bon nombre de coureurs, puis je repars en trottinant en voyant la belle montée qui m’attend.

On attaque une monté goudronnée que l’on prend également d’habitude sur le parcours du 21km du Forest Trail. Là je dois avouer que j’ai pas forcément très bien passé ce morceau, mais bonnant mallant, j’en suis arrivé à bout. En haut je m’attendais à encore monter sur un sentier tout tracer, mais en fait on replonge derrière une maison, sur un faux plat descend entre les arbres mais au moins ça me permet de récupérer, heureusement d’ailleurs car derrière ce fut LE morceau de la course.

Nous y voilà, au milieu du bois, heureusement qu’il y avait des arbres et des branches, pour s’accrocher, la pente était largement supérieure à 20% sur pas mal de passages, mais voilà, les coureurs derrières ne sont pas forcément remonté sur moi, ce qui me permet d’avoir encore plus de gnaque, on arrive sur le plateau, le ciel est dégagé ce qui nous permet d’avoir une vue à 360°, tout en courant je profite, mais je trouve ce passage magnifique…

On est un petit groupe de 5 coureurs, et on ne va pas se lâcher sur les 4 kilomètres qui vont suivre, de ce côté-là les sous-bois sont relativement humides, je manque de me mettre dans un lac, en bas d’une descente, il fallait faire le tour d’un tronc d’arbre, mais arrivant un poil trop vite, j’ai failli faire un tout droit et jouer à Moïse mais sans que l’eau s’écarte. On arrive au dernier ravito, le même que le croisement du 8ième, une orange, et j’entame la folle descente au milieu des marcheurs qui finissent également leur ballade, j’essaye d’appuyer car je sais qu’en bas, il y aura 3 longs kilomètres.

Nous y voilà, le finish, sur les berges de la Save, passage identique au Forest trail, là j’avoue que c’était les 3 kilomètres de trop, j’ai les jambes complètement coupées, un genou qui flanche mais malgré tout ça, je suis toujours dans le temps que j’avais imaginé. C’est interminable, on suit le ruisseau sur ces berges qui ne répondent pas du tout, et à force on arrive sur un sentier en pierre, au bout, St Paul et l’arrivée.
IMG_5309 copieJe rentre dans le village, ou tous les coureurs du 6 et du 13 boivent une bière depuis bien longtemps, je croyais qu’on allait arriver sous l’arche, mais que nenni, il faut encore faire une tour de stade, puis dernière ligne droite, il y a beaucoup de monde, et pas mal d’encouragements, je franchie la ligne d’arrivée…

Je termine ces 22kms en 2h12 à la 118ieme place sur 170, ce n’est pas fameux, mais c’est quand même 20’ de moins que mon dernier 22kms sur un profil similaire. J’ai passé une superbe course, un peu difficile sur la fin, mais je pense que je suis sur la bonne voie, si mon boulot me permet de me ré entrainer correctement, ça devrait pouvoir commencer à sourire de nouveau….
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CR course : La boucle du Bassac

Boucle_du_Bassac-A3_A4L’an dernier je n’avais pas pu prendre le départ, mais un trail dont le départ est à 500m de la maison, c’est quasi interdit de ne pas prendre le départ. Vue le manque d’entrainement et la peu d’ambitions sur cette année 2014, prendre le départ de la course de 10km est largement suffisant, je connais chaque mètres de la course, j’y ai parcouru des milliers de kilomètres.

C’est donc en trottinant que je me rends au départ, je vais voir le départ du 17kms ou j’entre aperçois toutes les connaissances : Nicolas Miquel, Paul Marie, et bien sur Yann.
Quinze minutes plus tard, c’est à nous on est un peu plus de 250 coureurs. Il n’y a pas de grandes difficultés donc je sais que ça va aller assez vite devant, mais j’ai pas trop les capacités de jouer, juste m’amuser.

Le départ est donné, on fait une boucle autour du lac, comme d’hab je suis bien trop vite je dois être dans les 20 premiers, le spectacle de tous ces coureurs le long du lac me fait penser à certains passages de la Saintélyon. On descend sous le pont de train, pour venir longer l’Ausonelle, je sais très bien que je suis en sur régime, mais comme je sais également que ça va descendre pendant 2 kms je m’emploie. Mise à part un ou deux coureurs qui passe, la boucle se passe assez bien, même si j’ai pas trop de réserves.
DSC_0121_01 (1)On passe le fameux pont pour reprendre le domaine de Sartha, c’est à partir de ce moment-là que les choses vont commencer à se compliquer, un petit verre de coca au ravito, mais voilà les jambes commencent à coincer. Je marche sur 10m, puis reprends dans le bois, le 4ieme du 17km me passe, agile comme un cabri. Grosse descente dans l’herbe haute pas facile à négocier vu qu’il a plu des sceaux d’eau durant la semaine, 200m plus loin on rentre dans le bois de Lamothe.

Le bois et moi c’est un peu une comme St Carcufa et Mangeur de Cailloux ou Fred Brossard. Je connais tous les sentiers, on monte quasiment en haut pour redescendre sur le sentier blanc, deux ans avant sur le 17kms on s’était beaucoup plus amusé à l’intérieur, c’est mon seul reproche.

Petit passage du pont St Jean, qui était le seul rescapé des inondations de cet hiver, là je me fais passer par pas mal de monde ça à le don de m’agacer mais je fais avec les jambes du moment.
Le final est pas simple du tout, il ne reste plus que 2kms, mais l’organisation nous fait passer 2 fois à travers l’Ausonelle, au 2 mars, ce n’est pas les caraïbes, elle est assez froide.

Une dernière montée en haut d’un sacré talus contre le cimetière puis il suffit de serrer les dents pour que ça le fasse, on redescend sur le sentier de l’aller, et il suffit de faire les derniers 1.5kms à l’envers.
IMG_7655 copieEnfin j’arrive à l’orée du bois, ou j’aperçois mon champion Thomas et Vanessa qui sont venu en supporters locaux, un petit encouragement, je passe sous le pigeonnier et enfin me voici sur la ligne d’arrivée.
IMG_6635Je termine 46e/203 en 50’10, c’est toujours pas ça mais ce fut une belle matinée… C’est sûr ils me reverront l’année prochaine.

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4e édition du Forest Trail, le retour vers la confiance

Forest-Trail1-0214Au cours de la soirée du 1er février, j’avais rendez-vous avec un événement très familier. En effet j’allais participer au Forest Trail pour la 4ieme fois en autant d’éditions. Aujourd’hui le forest trail c’est 4 courses : 12, 18, 21 et 42km avec 1000m de D+, mais la plus grosse des particularités, c’est que l’on court la nuit, 2 mois après la Saintélyon, c’est un peu comme si l’on devait remettre le couvert. D’ailleurs les têtes d’affiches ne s’y sont pas trompées, on retrouve Juien Jorro, Syvaine Cussot, Manu Gault .

Replongeons nous une semaine avant, le Garonna Trail est annulé car il a plus toute la semaine, il y avait donc énormément d’eau, mais comme cela ne suffisait pas, il encore plu la semaine dernière, le terrain va donc être rempli de boue, de flotte, ça ne va pas être une promenade de santé.

J’ai toujours couru le 21km, mais cette année ça sera le 18km avec 420m de D+, pour mon 2e trail en janvier, l’objectif est de retrouver du plaisir que une course que j’adore. Cette année, le départ est donné à Levignac, c’est un grand changement par rapport à avant où arriver sous l’arche de départ était pas loin d’être mission impossible. Là, aucuns problèmes, on récupère nos petits cadeaux offert par Salomon sous la halle, je vais finir de me préparer. Je retrouve Emmanuel d’Isostar, il est chaud comme une baraque à frite, et vu l’année 2013 qu’il a fait, je sais qu’il va envoyer du lourd, on se positionne près des premières places, ça part toujours à bloc, il faut être bien placé avant que les bouchons ne se forment.
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19h, les organisateurs allument les fumigènes et l’on est parti, presque 500 participants, je connais bien les 2 premiers kilomètres, ce sont mes côtes d’entrainement lors de mes sessions vélo, on va prendre 100m de D+ en un coup, non seulement j’ai le cardio à bloc mais j’ai les mollets qui vont limite s’ouvrir, à force, j’arrive au croisement ou nous allons prendre sur un chemin assez lourd.

On est sur un plateau avec limite un faux plat descendant, bref tout va bien, je tiens une allure régulière, je bois régulièrement, courir la nuit est juste ma passion, j’adore les sensations, les bruits, certains à mes côtés sont beaucoup moins à l’aise, j’en vois un paquet ne pas être léger dans les foulées du coup derrière ça fait mal, souvent ils finissent tout droit, ou par terre, et vu qu’il y a pas loin de 30cm de boue, croyez moi quand il se relevaient, ça collait.

On remonte la forêt de Bouconne, je reconnais certains chemin, je suis tellement venu m’entrainer pour le MDS, c’était il y a tout juste un an… On est tous assez lucide, on enjambe les flaques pour ne pas finir trempe dès le début de la course, je suis dans un petit groupe, qui tient une belle allure, objectif ne rien lâcher. Tout à coup on entrevoit pas mal de voiture, on est en train de remonter vers la tour du télégraphe, il faut donc traverser la nationale, point le plus dangereux de la course, mais super bien sécurisé de la part des organisateurs. Le parcours est super, après les sentiers, des singles, là on entame une belle redescente, et vu que l’on est à mi-course et que mes quadris me le permettent, je bourrine, je réfléchie pas, j’ai pas peur de me Sali, donc j’envoi, et ça me permet de bien relancer.

img_9572Je n’oublie pas de m’alimenter tous les 5kms pour ne pas prendre une belle hypo, du fait que je n’ai pas mangé avant de partir, juste une collation, interdit de mal finir. Le terrain est de plus en plus gras, mes Adidas, font le boulot, je suis à mi-course et je ne suis pas encore tombé une seule fois. On traverse la route qui va vers le Ratelier et la base de loisir, en fait on est en train de repasser par le départ de l’année dernière. Après avoir tourné et retourné dans le bois, on débouche sur l’espace vert de la base, c’est le lieu où était l’arche de départ. Ca fait vraiment bizarre, il y a personne, si ce n’est 2 gars du secours populaire qui se gèlent et qui tiennent une table avec un ravito, j’ai mon petit camel donc pas besoin de m’arrêter, on traverse la route, pour tourner dans le bois, ou les flaques sont de plus en plus en profondes, on débouche enfin sur l’itinéraire Grand Gabarits (pour les non-initiés, c’est là que l’A380 passe en morceau). On saute le faussé, pour arriver sur une belle cote, à ce croisement il y a comme chaque année un gars qui joue du digiridou (un gros morceau de bois), je marche en me marrant, mais je trouve ça sympa.

On continu à tourner et à retourner, c’est vraiment complètement différent de courir la nuit, on perd tous nos repères. Une bénévole nous demande de passer sur la droite d’un champ, là  c’est un peu comme si vous deviez courir sur un malabar géant, à chaque pas vos chaussures veulent rester collées, on s’enfonce jusqu’à mi mollet, ça va durer quasiment 1km, ça aura le don de m’épuiser. Mais là grosso modo il reste 4kms, j’ai encore le jus qui va bien, ça devrait le faire, je connais le finish, je sais que je n’ai plus que 2kms à forcer.

2kms à forcer certes, mais c’était sans compter sur nos amis organisateurs qui nous font traverser 3 fois le ruisseau avec de l’eau jusqu’au genou, elle doit être à 8-9°, ça à le don de vous réveiller. J’entends gueuler, un gars derrière moi c’est complètement vautré dedans, il a tout gagné. Les chutes s’enchaînent car les coureurs sont fatigués, on est à presque 2h de courses. Mais c’est pas grave je prends toujours autant mon pied, on récupère un chemin, et il y a tellement de flotte, qu’on dirait qu’une rivière coule au milieu, je reconnais la fin, je sais qu’en haut de cette côte , nous allons re rentrer dans un bois pour 500m, où il faut s’accrocher à tous les arbres pour pouvoir passer, puis le chemin se dévoile, il y a du monde car tous les parcours passent par-là, mais là je donne tout, je sais que ça fait que descendre jusqu’à la ligne d’arrivée, je passe une dizaine de coureur, et je vais même me tirer la bourre avec un gars du 12kms, j’arrive enfin à Levignac.

Contrairement à Pechbonieux, je termine les 19kms en 2h12, pour finir 138e sur 430, c’est donc vraiment pas mal, je pars de tellement loin que ça me fait plaisir. Il faut juste trouver le temps de plus s’entrainer. La soirée finira autour d’une bonne bière et un sandwich à la saucisse de Toulouse, et oui on sait recevoir. Je repars avec qu’une seule idée en tête : revenir !

LES RESULTATS

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Challenge Levy – Trail#01: Trail des coteaux de Bellevue

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Le trail c’est comme le vélo ça nous s’oublie pas, mais ça c’est juste pour l’expression… Quasiment 3 mois sans aligner deux entrainements d’affilé, mais un seul objectif pour 2014 reprendre du plaisir sur les chemins et les routes pas très loin de chez moi.
La première étape se passe à Pechbonnieux, c’est également là-bas que j’ai participé à mon premier trail il y a 4 ans, je m’en souviens comme s’y c’était hier, car il y avait 10cms de neige sur les chemins, en gros le premier trail blanc « non voulu » à Toulouse, j’avais à l’époque sacrément galéré.
Aujourd’hui, le temps semblait être de la partie, enfin ça c’était au début, mais un petit 12°C au mois de janvier, c’est pas mal. Comme chaque fois les dossards sont à retirer à Pechbonnieux, mais le départ est à Saint Loup de Camas,  2kms de là. Je suis vraiment à la bourre, du coup je me lance dans un petit footing intense pour aller au départ, la première fois on devait être 400 concurrents aujourd’hui 1200, ça doit être les bonne résolutions de 2014 ça… J

 

Il y a du beau monde, j’entrevois Remy Jegard, qui joue la gagne sur le grand, je discute avec certain coureurs qui courent autour de Colomiers, il y a même Yann la légende running Fb J qui ne veut pas se mouiller et reste sur le 10, pourtant il tient la forme. Le rassemblement est un peu brouillon, mais le grand parcours est prêt à partir, mon ambition est d’être aux alentours de 2H00, mais ça c’était avant que je sache que mes poumons étaient encore en train de faire le réveillon.
photo (4)C’est parti, on fait un petit tour dans le village, je trouve que je suis parti bien au fond pour une fois, mais finalement en ce moment c’est réellement ma place, plutôt vers la fin, on commence à descendre le village, j’aperçois Julien Bonilla et Este, les compères de Colomiers (les mobylettes plutôt), ils seront douchés que je ne serais pas arrivé. La descente sur un premier sentier herbeux me met bien au taquet, les chaussures se chargent de boue, bref ça va être long. Ca double dans tous les sens, je me dis que bientôt je vais finir tout seul, les moindres bosses me font respirer comme un buffle, mais je fais mon petit tour. J’ai décidé de partir avec de la musique pour ne pas me focaliser sur une douleur ou sur le souffle. Des bouchons se forment ici et là, des sauts de fossés, il y a des bénévoles à chaque croisement, c’est encore une fois organisé de main de maître.
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Il faut que j’attende la mi-course pour enfin trouver du plaisir, je prends un pet au moral à chaque fois que l’on croise le petit parcours, ils n’ont pas l’air si fatigué que ça alors que je suis décomposé mais bon je continu, ce n’est pas un trail de montagne, mais la pluie de toute la semaine rend le terrain lourd comme jamais, parfois une flaque, trompe un trou de 20cm, où on y laisse presque une cheville, mais c’est ça le trail. La succession de bosses dans tous les sens aura raison de mon manque d’entrainement, ça plus un nombre incalculable de coureurs qui me doublent, il me tarde que ça s’arrête.

photo (1)Vers le 16e on commence à sortir du sous-bois, et là je m’aperçois que des nuages noirs montent de partout, il serait de bon ton d’enclencher la seconde et de finir avant la pluie, mais ça s’était sans compter sans le sadisme des organisateurs qui nous refont plonger dans les profondeurs des bois, on s’enfonce encore et toujours. Après un énième zigzag, on remonte le long de la station d’épuration, et on retrouve un morceau de bitume il doit rester 3kms, je commence à recevoir des grosses gouttes, ça sent mauvais…
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J’arrive au bout de cette longue ligne droite et là il commence à tomber des trombes, les spectateurs qui se sont fait prendre au piège, se planquent, c’est limite dangereux, je longe les murs du village pour me protéger, mais ça le fait pas, ça ruisselle comme jamais, même les égouts n’en peuvent plus. On arrive derrière le stade, je me souviens maintenant du final, j’en ai ras le bol, je suis transi de froid, trempe jusqu’aux os, il y a un vent de malade, un dernier fossé à enjamber mais voilà c’est devenu une rivière. Que dire de l’arche d’arrivée, le vent la tout simplement arraché, les chapiteaux sont arrachés, il y a vraiment du dégât, j’enjambe une barrière qui est sur la ligne d’arrivée, une personne me contrôle la puce, me voilà enfin arrivé.

 

Bref pour le premier trail de l’année il a le mérite de mettre en condition, de me mettre une grosse claque au moral, et surtout je suis venu chercher de la motivation pour repartir à l’entrainement, en vue de figurer un peu mieux sur les prochaines courses du challenge.

 

Bilan 318e/420, 2h26’29’’ pour 21kms c’est quand même assez moche, mais bon au final j’ai toujours le sourire, je me béni d’avoir un break pour pouvoir me changer au chaud à l’intérieur, encore une sacré journée à l’aube de mes 30 piges.

 

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CR La course des Crêtes à Espelette (64)

480449840_smallAficionados du Pays basque et de la fête en général, nombreux de mes amis coureurs m’ont conseillé de m’inscrire sur la course des crêtes à Espelette, cependant 100% d’entre eux m’ont plutôt parlé du repas d’après course que de la course en elle-même. Sur un plan personnel c’est ma 10e course depuis le début de l’année, ça sera la dernière  avant la coupure estivale. Depuis plus d’un mois, la motivation est de plus en plus difficile a trouver, mais le fait d’être une semaine en vacance dans les landes avant de prendre le départ, m’a fait énormément de bien, j’ai pu aller faire mes derniers entrainements en tout relâchement, je ne cherche pas de chronos, juste me faire Plaisir !
Étantdonné que l’on était en vacance, toute la petite famille embarque direction Espelette, certainement un de mes villages préféré derrière mon Gers natal, pour moi c’est le village typique, ça fait un peu cliché mais j’aime ça, cependant les problèmes commencent 2kms avant d’arriver, gros bouchon ! Il y a qu’une route pour arriver, et lorsque 4000 coureurs et leur famille déboulent, ça fait du monde, énormément de monde… Après 30mn à tourner, on est à 40mn du départ, je pars chercher mon tee shirt, le dossard nous a été envoyé par la poste 3 semaines avant pour éviter les longues files d’attentes, c’est sacrément rodé, on est à la 38e édition de la course.

Je commence à me préparer car il ne me reste plus que 30mn avant le départ, concernant l’échauffement, j’avoue que j’ai du mal, une des particularités de la course est de partir à 13h30, là il fait 32° au compteur, je trottine pour le fun, mais la plupart des coureurs recherchent de l’ombre, du coup le moindre arbre ou débord de toiture est pris d’assaut. Il y a deux arches de départ, je me dirige vers la seconde car les coureurs du 26km sont par-là, mais au bout de 10mn un officiel nous dit demande de se diriger vers l’autre. A ce moment-là ça va être le gros bins, je vais rentrer dans le paquet, mais personne ne veut reculer, il y a plus de 300 coureurs devant la ligne de départ, et ils ne peuvent pas rentrer car personne ne recule, bref, ça va s’énerve de tous les cotés, on aura 5mn de retard sur l’horaire prévue mais ça va partir.
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14h35, pan ! C’est le départ, beaucoup beaucoup de monde sur les côtés, il y a une réelle grosse ambiance, entre les coureurs des autres courses plus les spectateurs, ça donne le tempo. On est sur la route, la réverbération du soleil sur le goudron plus le peloton compact, on étouffe complètement, ça me rappelle quelques mois plus tôt au MDS. Je décide de pas faire l’idiot comme à mon habitude, la course va être longue, du coup je me met aux alentours de 11km/h du moins tant que je le peux, on commence à descendre en longeant un ruisseau, à l’ombre, je savoure presque, mais au bout de 2km, on entre de plein pied dans la course, car même sur le goudron on commence à bien monter, et déjà des coureurs se mettent à marcher car il doit faire pas loin de 34°. De mon côté je tente la course en utilisant uniquement les ravitos sur le parcours (il y en a 12 !!), donc je n’ai ni gels, ni gourdes et je commence déjà à tirer la langue, après un virage en épingle en monté, j’aperçois le ravito, je m’enquille deux verres d’eau (en peu froide) puis je repars, les choses sérieuses débutent.

On tourne sur la gauche sur une sentier, et là c’est l’arrêt complet, tous les coureurs sont en rangées de 2, impossible de courir, ou de doubler, il y a un peu de boue malgré la chaleur, il va falloir prendre son mal en patience, j’ai déjà les mollets qui piquent, mais dans le peloton, je m’interdit de mettre le clignotant, alors les mains sur les cuisses, je tiens la cadence, mon objectif arriver au Col de Lagarré pour manger un peu de sucré. J’ai en tête le sommet qui n’est pas loin de 705m, je jette un coup d’œil sur ma montre arrivé au col 345m, on est vraiment loin du compte, des gouttes de sueurs grosses comme le pouce tombent du front, je suis à peine à 5km la journée va être bien longue. Je me refais en glucose, mais c’est toujours aussi dur, par contre le chemin est un peu plus large ce qui permet de récupérer un peu plus d’air, et ça fait sacrément du bien, le terrain redevient favorable, du coup je me remet en courir, la vue sur le Mandarin est à couper le souffle, mais quand j’aperçois les premiers qui sont déjà en haut, je me demande encore comment il font. Le terrain devient comme je l’aime, on est sur une estive en herbe courte, plutôt souple, c’est du régal, je me ravitaille à l’ombre, teste leur produit énergétique, qui est juste infecte, je me satisferais des verres avec une goutte de miel qui ont une légère note sucré sans être sur dosé, un petit régal.
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A partir de là, la mission s’appelle le sommet du Mondarin, on l’a en ligne de mire, pour rigoler, je trafique ma montre et met l’application : pourcentage de la pente, je ne descendrais jamais en dessous de 8%, on est en plein cagnard, mais bizarrement je me sens de mieux en mieux, c’est l’effet diésel ça, j’ai retrouvé un peu de souffle, je monte à mon rythme mais régulièrement, sur le côté certains sont explosés, les mains sur les hanches, ils cherchent leur souffle, c’est vraiment pas évident, puis petit à petit on arrive à la lisière d’un bois, il y a pas mal de spectateurs, des cloches, il y en a pas un qui n’encourage pas, il faut savoir qu’ils sont montés par le même chemin, ça fait chaud au cœur, un petit signe de la main à chacun, car je fais partie de ceux qui apprécie particulièrement cela. On rentre enfin à l’ombre, le sommet n’est pas là, il est à la sortie du bois, alors là c’est chacun pour soi, tout le monde choisi une trace, mais à moment donné, elles se recoupent, ce qui créé un petit bouchon, rien de bien méchant, il faut poser les mains à certains endroits, là encore une fois pas mal de monde qui encourage de partout, quelques mètres, on y est, le point culminant de la course 705m, un gros ravito au sommet, mais je commence à avoir mal au bide, j’ai certainement bu un peu trop. Un bénévole plaisante, il y a une bouteille de rouge au milieu de ravito et il lâche : « il y a 20 ans tout le monde nous demandais du rouge, aujourd’hui vous voulez tous de l’eau », perso je passe mon tour, c’est bien assez dur comme ça.

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Je savoure au niveau du paysage, on a une vue à 360°, sur les collines vertes du Pays basque, c’est juste magnifique, un planeur nous passe à 50m au-dessus de notre tête, maintenant place à la descente. Une femme devant moi me dit qu’elle n’aime pas trop ça, elle descend à 2 à l’heure, de mon côté c’est parti je lâche un peu les chevaux, tant que je le peux, car je me connais, a moment donné, ça va me brûler. Bref, le terrain est très piègeux, on est sur de l’herbe, mais il y a des trous partout, et en moins de deux, on pourrait se faire une belle entorse, alors je calme le jeu tout en me faisant plaisir. Au loin je vois le ravito du col Zuharreteca, je me retrouve avec des coureurs de Portet que j’encourage au passage et on arrive ensemble au ravito. Je lève la tête, et j’aperçois les premiers qui sont en train de redescendre de la boucle que l’on va faire, grosso modo, ils ont plus de 5kms d’avance.

09-07-2013 16-17-33On va donc entamer cette boucle de 5km avec pas loin de 200m de D+, ça va vraiment bien passer sur l’aller car on est en faut plat légèrement montant, c’est là que je pense qu’il faut rester dans cette proportion de coureurs pour la course de 26km (soit 1400 au départ) car on va courir en file indienne, il est impossible de doubler, même si vous me croirez ou pas à ce moment-là, j’avais les jambes pour aller un poil plus vite, tous les 500m il y a un bénévole sur un cheval, je trouve ça particulièrement intelligent et écolo par la même occasion, certaines courses devraient en prendre de la graine. On arrive au Gorospil Lerroa, à partir de ce moment-là c’est juste un super moment, on est face à la Rhune, le spectacle est grandiose, depuis plusieurs kilomètres je suis avec  2 triathlètes du club de Saint Jean de Luz qui font pas semblant, on remonte une belle côte qui m’oblige encore et toujours à marcher, puis nous allons nous retrouver  sur les crêtes, c’est certainement le moment de la course que je préfèrerais, cette petite brise venant de la mer nous fait un bien fou, je cours à côté d’un basque qui me cite tous les noms des pics avoisinants bref je me régale. Puis il va bien falloir commencer à re descendre  vers le col Zuharreteca, il y a une très grosse foule, en fait le parcours du 20km passe également par cet endroit sans faire la boucle que l’on vient de se farcir, du coup ils sont un poil plus frais. Je vais essayer d’en accrocher quelques-uns mais sans grand succès, j’ai les cuisses qui commencent à devenir dures comme du béton, on arrive à un ultime ravito au col des trois croix, et la ça me met un coup au moral car le 20km bifurque sur la droite alors que nous allons nous payer une nouvelle bosse, c’est peut être celle de trop mais c’est la dernière !

Arrivé au sommet je respire un bon coup, je regarde l’altitude, il va falloir descendre 400m sur 8 bornes, et je dois l’avouer je suis complètement vidé, j’entame la descente, elle doit être aux alentours de 15%, après 500m, je suis obligé de m’arrêter limite j’ai envie de m’assoir et de me mettre sur les fesses pour finir. A ce moment-là, tu te remets légèrement question quand même, j’ai couru 1600kms depuis le 1 janvier, tu t’attends pas à être limite sur 26 bornes, et tes rêves d’ultra deviennent presque inaccessible, ou du moins remis à plus tard.

Sur la suite je vais me laisser aller mes jambes, il ne me tarde plus qu’une chose, l’arrivée, un dernier morceau de sentier et nous voilà enfin sur un chemin, les appuis sont beaucoup plus durs mais au moins je vais pouvoir essayer de soutenir la cadence, le moindre faux plat montant me torture mais j’en vois le bout. Il ne reste plus que 4kms mais là je crois qu’il y a un problème, 2 voitures de pompiers, le samu, l’hélicoptère en stationnaire, je pense qu’un coureur est mal en point… Pour ma part je ne veux pas finir griller alors j’y retourne, un dernier verre d’eau à l’ultime ravito, maintenant on serre les dents et on va au bout, les pancartes sur le côté m’annoncent 2kms puis 1, là il me reste une once de courage, alors je donne tout ce que j’ai, je vais remonter beaucoup de monde, on arrive à l’opposé du départ, j’entre dans la ville, je vois une bandas et surtout mon petit Thomas et Vanessa, un petit coucou et je franchis la ligne.

Je termine cette course en 3h34’45’’ à la 644e place, peut importe, j’ai quand même pris un grand plaisir à y participer, j’ai adoré l’ambiance général de la course, le Pays Basque n’est plus à présenter, les paysages y sont magnifiques…les vacances commencent bien

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Qui suis-je

Records CAP
- 5km: 19'31 (Larra,2012)
- 10km: 40'44 (Toulouse,2012)
- Semi: 1h32'01 (Carcassonne, 2012)
- Marathon: 3h21'22 (Paris, 2012)

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