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Articles dans la catégorie Cyclisme

Test équipement cycliste: Collant Castelli Sorpasso Bibtight

castelli2Pour une fois je ne vais pas bouder mon plaisir, je teste depuis plus de 2 mois, du matériel que j’ai pas forcément l’habitude d’acheter (dû certainement à son prix), mais qui me fait rêver chaque fois que je rentre chez mon vélociste, j’ai nommé le collant Castelli Sorpasso.

Les équipements Castelli, c’est un peu comme la Ferrari des vêtements cyclistes, le petit drapeau italien qui trône sur l’arrière est là pour le prouver. Maison fondée en 1876, elle a vêtu tous les plus grands champions de l’histoire du cyclisme, 1976 voit apparaitre le fameux scorpion, logo reconnaissable entre tous, la marque devient sponsor officiel du grand Giro en 1995, car cette dernière à toujours eu un maitre mot dans son développement: l’Innovation (vêtement thermique, spécial course, waterproof…)

2015-01-29_22-38-10Lorsque l’on déballe le collant, deux choses sont très frappantes, la qualité des matériaux et la légèreté de ce dernier (de l’ordre de 300g en L). Niveau esthétique, classe et sobriété sont de rigueur avec l’ensemble noir surmonté du logo rouge et de l’ensemble des « écritures » sublimée en matière réfléchissante et « accrocheuse ». Pour preuve du caractère exceptionnel de ce produit, la marque le classe dans le ROSSOCORSA, label donné sur les produits de plus haute qualité.

Lorsque l’on enfile le collant, le confort est surprenant on à l’impression d’être dans un écrin. Toute la technologie repose sur une double combinaison du Tissue Thermoflex Core Due au niveau des genoux, et Thermoflex sur le reste des jambes. Mes différentes sorties se sont passées en plein hiver avec des températures allant de -5°C à 15°C, chaque fois le tissu thermorégulateur s’adapte à la situation, je ne me suis jamais retrouver à trembler comme une feuille en haut de coteaux gersois même après 50 kilomètres dans le froid.

Par contre je serais beaucoup moins dithyrambique sur le coté « waterproof », on est sur un produit très haut de gamme, on serait en droit de penser que sous une bruine continue, on pourrait être humide mais de la à être complètement trempé, je pense qu’il y aurait un petite amélioration avec l’ajout d’une membrane supplémentaire, notamment au niveau des cuisses. Après quand on aime rouler, froid, pluie ou neige, ce n’est pas le collant qui va nous arrête.

Sur des sorties très longue, j’ai particulièrement aimé le maintien du cycliste qui ne bouge pas, cela est du à sa conception avec les bretelles sans coutures que l’on peut mettre directement sur la peau. La partie avant remonte juste au dessus de du nombril contrairement à d’autres produits qui sont plus bas, cela permet de se tenir au chaud tout simplement.

Là ou l’on attend un collant surtout en hiver et durant de longues heures sur la selle, c’est la peau de chamois, encore un mot: Incroyable!! On est limite mieux installé que sur mon canapé, l peau est à la fois confortable (on à l’impression d’avoir un amorti permanent), mais également ventilée avec le système Progetto X2 Air, le tout ajusté pour éviter les moindre frottements, c’est certainement une arme fatale pour les très longues cyclos.
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Dernier élément technique qui peut paraitre annondin pour pas mal de cyclistes, mais que j’ai trouvé quasiment aussi important que la peau de chamois, les habiles combinaisons de jeux de tissus et revêtements au niveau des chevilles.
Tout d’abord on retrouve une fermeture éclair vidmate, réfléchissante qui permet de passer ou d’enlever le collant même avec les chaussures, quand on revient d’une grosse sortie sous la flotte, c’est toujours utile. Mais j’ai par dessus tout apprécier les bandes de maintiens autour des chevilles qui permette au collant de rester en place même avec les sur-chaussures, et pour cause sur l’extérieur de la chevilles, le logo Castelli est adhérant ce qui permet à la sur-chaussure de rester en haut de la cheville et doncde conserver ces pieds au chaud…
2015-01-29_22-48-11Vous l’aurez compris, le moindre détail a été passé en revue, il est technique mais également il apporte une valeur ajoutée au cycliste. La marque Castelli, représentant le haut de gamme absolu, et l’ensemble des sorties hivernales que j’ai pu effectuées m’a clairement dans une situation de confort qui m’ont fait oublier les heures sur la selle. Alors certe la qualité à un prix, mais il en est à pas douter que la durabilité sera au rendez vous.

Prix: 189
Ou le trouver: http://www.castelli-cycling.com/Products/Homme/Bas/Cuissards-longs-et-collants/SORPASSO-BIBTIGHT/p/451051014A

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Compte rendu cyclosportive : La ronde Castraise, 97km

201304291477-fullComme chaque année, je me suis inscrit à une des premières cyclo de l’année, la Sidobre, 97kms et 1600m de D+, le hic c’est que comme en course à pieds, ma prépa vélo est proche du néant avec à peine 1000 bornes au compteur, la journée s’annonce difficile, alors quand j’arrive sur place et qu’il tombe des cordes, la matinée s’annonce longue et difficile.

A 8h30, je m’approche de la ligne de départ en plein centre-ville, d’habitude à cette heure-ci, c’est juste impensable d’être bien placé, mais là tous les coureurs sont au ras des habitations, sous les débords de toit, sous les arbres, bref c’est tous aux abris. Puis, petit à petit, les plus courageux, ou les cadors, ceux qui vont jouer les premières places ne veulent pas lâcher 1cm, pour ma part je vais attendre encore un peu. Allez je me lance, au même moment ou la grande boucle part.

9h30, c’est notre tour, un peu plus de 500 participants, comme chaque année, ça part à bloc, mon compteur affiche 50km/h, c’est toujours très nerveux, après 5kms, j’arrive à rentrer dans le peloton de tête, au chaud, là l’essentiel est de faire attention à son environnement et de ne pas chuter, j’en reviens presque à regretter ma sortie CAP de la veille, je commence à avoir les mollets qui chauffent, mais ce n’est que le début. Je profite d’un petit moment de répit pour bien m’hydrater, on rentre dans le village de Burlats, ça sent le montée…

On y est, la première difficulté de la journée, la cote de Lacrouzette, 5kms à 6% de moyenne, au pied je me trouve dans le premier paquet, mais voilà seulement au pied, au bout d’un kilomètre, le cardio monte en flèche, les mollets tirent, et il pleut des cordes : ah la belle journée. Je vais monter avec le 25 en alternance avec le 23, bref tout à gauche en permanence, aucune marge de sécurité. Plus on monte, plus on se trouve dans la brume, je me fais doubler dans tous les sens, j’essaye d’accrocher des petits groupes par ci, par là, sur les 2 derniers kilomètres je vais trouver mon rythme. Je sais par expérience qu’il faut absolument que je sois dans un groupe pour faire la descente à bloc, sans trop me crever. Au sommet, petite surprise, il y a deux gars du club qui sont venus nous encourager, ça fait toujours plaisir.

Un petit besoin naturel au sommet, puis je m’active pour envoyer dans la descente, je dois avoir 2l de flotte à l’intérieur du K-Way, je suis mal au possible mais il reste encore 80 bornes. Dès les premières virages de la descente, on est 3 coureurs mais vu que la descente est mouillée, ça flippe… J’en ai connu d’autres, notamment la mémorable Etape du Tour de 2012, alors je décide de passer devant, 62km/h au compteur, bilan je suis tout seul alors j’opte pour la technique saut de puce, en rattrapant les coureurs seuls…

A Roquecourbe, c’est là qu’il ne faut pas se trouer, debout sur la plaque, je rattrape un groupe de 6, avec des coureurs aux couleurs du Portugal. Ici la technique est simple, ne pas faire l’idiot, rester dans le groupe au chaud, prendre les relais qu’il faut pour ne pas se faire engueuler, mais surtout ne rien lâcher, devant une moto ouvreuse fait le boulot, je comprends pas trop pourquoi puis je me retourne, en fait derrière ça à bouché, on est plus de 50, ça roule très bien, on longe le ruisseau, je suis trempe, il y a tellement de falques, que dès qu’on passe au milieu de certaines, derrière ça fait effet karcher. On va faire 20 bornes comme ça, puis vient un virage à gauche en passant sur le viaduc, on rentre dans le sous-bois pour arriver sur la deuxième difficulté.

Au kilomètre 40, nouveau panneau 3km à 6%, c’est plus court que la précédente, mais vu l’allure sur la partie vallonnée, passer de 0 à 12% par endroit, ça a le don de vous faire souffler comme un bœuf, le groupe dans lequel j’étais explose comme un chapelet qui s’égrènerait, je vais trouver une roue salvatrice, qui va me hisser jusqu’au sommet, ou la pluie reprend, là je suis définitivement transit de froid, je ne sais pas si ça vient de la transpiration, de la pluie qui à tout traversée, bref c’est rude. En haut on s’attend à avoir un ravito mais pas du tout. On ne perd pas au change puisque il y a un ravito, habituellement je serais passé devant, j’ai une barre de la flotte, mais là je décide de manger un peu de solide,  car le froid fait perdre des calories précieuses, et je n’ai pas envie de me prendre un grosse hypo dans les 10 dernières bornes.

Donc au sommet pas de descente mais des montagnes russes en mottant et descendant, au début je voulais rester avec un petit groupe, mais ils se la jouaient tranquille alors j’ai pris les devants et je décide de partir seul, mon seul problème c’est qu’en haut le vent s’est levé, je l’ai ¾ face, donc c’est pas si simple, je vais tenir une moyenne honorable en étant seul, pour enfin arriver au kilomètre 52, l’endroit du demi-tour et surtout de la descente, on est 3, les 2 autres sont de Paris, et surtout ils ont pas froid aux yeux, on va faire une descente de dingos, frôlant les 50 de moyennes, dans les virages sinueux, n’oublions pas que l’on est pas dans les alpes avec ces autoroutes, mais dans le Sidobre, on ne va s’économiser une seule seconde alors quand on arrive à Vabres au km60, les cuisses sont grosses.

Je l’avais oublié celle-là, cette petite « côtelette » de 1.5km, apparemment je ne suis pas le seul, on se la fait tranquillement, jusqu’à basculer, c’est à ce moment-là que l’on va prendre un flotte de dingue, il pleut tellement de grosses gouttes, que j’ai l’impression que l’on me jette du gravier au visage, visière en bas, je serre les dents, on passe sur un petit pont, et nous voilà à la dernière grosse difficulté.

Le dernier panneau 4.5km à 5%, je rigole tout seul car mon compteur affiche 12%, j’ai tout à gauche depuis un moment, allez je sais que c’est la dernière, en haut il restera 30 bornes. On est 2 de front, pas un regard, mais la même cadence, un petit coup d’œil sur la droite et cette magnifique forêt du Sidobre, dommage d’avoir ce temps-là car la vue serait superbe. Les derniers virages sont terribles, en danseuse depuis un moment, j’appuis autant que je tire, il ne faudrait pas que ça dure 20 bornes car j’aurais limite pied à terre, dans ce dernier virage, un petit kangoo sur la droite, le photographe de la course, il a bien choisit l’endroit le salaud, y a pas plus dur.
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En haut, le coin est assez connu des touristes, c’est notamment ici que l’on trouve la rivière de rochers, ou encore le fameux rocher de plusieurs tonnes qui tient sur une surface de 10cm²… Pour ma part, pas le temps de faire du tourisme, je continue encore et toujours, je me retrouve entre en chasse de 2 coureurs et devant moi un autre, le tout avec vent de face, ça pique, là ça va être très dur d’en finir. Quand les 2 de derrières me rattrapent, je saute dans la roue, ça va assez vite, mais il y en a marre de se trainer et je veux en finir, alors j’accroche.

Km78, on tient le bon bout, dernière très belle descente à bloc comme depuis le début de la course, heureusement qu’il y aura eu quasiment 30 bornes de descente sinon j’y serais encore. Entre le froid et la fatigue, j’ai le cou complètement paralysé mais ça va le faire, des bénévoles sont sur la droite, il faut tourner pour la cerise sur le gâteau, la cote de St Hyppolite, 2 kms à 3%, c’est rien mais à ce moment-là de la course, km 88, j’ai des crampes qui commencent à arriver, le tout en monté c’est affreux, mais aller, il faut finir, j’arrive enfin au sommet, je connais bien le finish ça va le faire.

On y est, la dernière descente sur l’arrivée, tout à droite, à bloc, c’est le dernier sursaut d’orgueil. Le finish n’est pas si évident que ça, pas mal de dos d’ânes en ville, puis enfin le parc des expos. Ca y est je franchis la ligne.

Je termine 363e en 4h07, loin de mon meilleur temps sur ce même parcours, à 23,56km/h de moyenne.
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Savoir varier les plaisirs…

Hier après midi, à J-7 de mon premier ultra, j’aurais du me reposer tranquillement au chaud, mais voilà qu’une soudaine envie d’exercices m’a pris… Une sortie course à pied étant certainement un peu traumatisante, je décide d’aller faire un tour à la forêt de Bouconne, où j’aurais au choix 5 parcours balisés VTT.
Je ne suis pas remonté sur un vélo depuis l’Etape du Tour de cet été, 200 bornes et 5000m de D+, ça a de quoi vous faire ranger le vélo pendant quelques semaines, du coup je décide de prendre mon VTT qui est loin d’être l’équivalent de mon KTM Strada 5000LC et surtout de ces 7,5kg, mais on est plus proche du double…
J’arrive sur le parking de la base de loisir, il commence à flotter, vous me direz c’est le temps idéal pour faire du VTT. J’opte pour le grand parcours n°3, oui on a le goût de l’effort ou on l’a pas, il ne fait que 32 bornes, mais ça sera suffisant, le parking est plein, il paraît qu’il y a des cèpes partout, du coup tout Toulouse c’est donné le mot et ça c’est beaucoup moins cool.
C’est parti, d’entré de jeu, je me plante de chemin, il faut savoir que ce parcours je l’ai déjà fait une fois, bilan, j’ai manqué un chemin, j’ai fini proche de L’isle Jourdain et du coup j’ai fait 50 bornes, alors commencé comme ça c’est pas top ;-(, après un gros raidillon, je remonte sur la bonne piste, c’est aussi mon terrain de jeu pour les grosses sorties natures le dimanche matin, donc je connais quand même le coin… 2e kilomètre un passage tout droit à travers des flaques profondes d’au moins 20-25cm de gadoue, c’est fait j’en ai partout, le vélo blanc est marron je crains degun…
L’avantage de ce parcours est de nous faire passer par de super endroit avec de beau panorama, mais vu le temps couvert et la pluie je ne pense pas voir grand chose. Première vraie monté, la tour du télégraphe, je mettais déjà arrêté là un été, en fait il y avait pas mal de tour comme ça et toutes alignées à des kilomètres, ainsi elles s’envoyaient des signaux lumineux et on pouvait communiqué de Toulouse au fin fond du Gers…
En haut je croise un autre vététiste, il est en train de régler sa selle, je lui demande si ça va et m’éloigne…ça sera le fil conducteur de ma sortie car on va se tirer la bourre toute l’après midi, on traverse la nationale, puis on arrive au bord de l’étang de Serre, j’en profite pour prendre quelques photos…

Après cet instant photographique je me remet en « chasse » du gars devant, et voilà comment une simple balade se transforme en sortie au seuil…:-) . un kilomètre plus loin, je l’aperçoit mais il avance le salaud…du coup j’appui un peu plus fort et me retrouve rapidement dans sa roue, autant sur le plat il envoi, autant en descente il est un peu plus craintif, moi qui est des pneus de daubes, rien ne tient le chemin, le vélo saute sur les cailloux, j’ai connu mieux comme stabilité. On traverse la seconde nationale de Levignac, il me fait un sourire, voulant dire: « je vais te crever… »
Alors là il a trouvé son homme, car tenir en force dans les roues, je sais faire, ça doit être un habitué car il connait parfaitement le coin, il pose ses roues parfaitement, moi je suis à 10cm et grosso modo entre la pluie et la boue qu’il m’envoi j’y vois rien… Je l’entend souffler comme un dingues dans les bosses, il lâche rien, de temps en temps il donne un coup d’oeil au dessus ds l’épaule pour voir si j’ai pas sauté, mais non… dans le jargon on appelle ça « un suceur de roue », je déteste ça et sur la route croyez moi que je préfère mettre « la tête à le fenêtre » plutôt que de rester au chaud, d’ailleurs ça m’a souvent joué des tours dans le passé. Après 15km, j’arrête de me dis que ça sert à rien, je suis là pour tourner les jambes en vu de samedi…
Je m’arrête pour me ravitailler et derrière repart à la cool, ça monte pas mal, je m’aperçoit clairement que j’ai un vélo de daube, lourd au possible, du coup tout en force, en haut c’est un peu la récompense avec un superbe point de vue sur Toulouse, malheureusement c’est quand même un peu  couvert.
 Là haut surprise le gars me redouble, il a du se paumer…je rigole pas trop car je sais ce que ça fait, donc…on remet ça dans une belle descente, mais là il va me feinter  car sur un passage, il va me laisser passer devant… a moi d’essayer de le décrocher, a bloc dans toute les portions, je vais presque me vautrer à 2 ou 3 reprises, mais on se régale, il partira une dizaine de kilomètre plus loin pour ma part je rentre sur la base de loisir, en faisant une petite halte au cèpes (qui ne donnera pas grand succès…), puis quelques photos…


Bilan 31km en 1h45 avec 250m de D+, un bonne régalade, et un plaisir dans l’effort incroyable ça fait du bien avant la grande échéance de samedi…

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La Mountagnole 2013

Ca y est c’est tombé il y a quelques jours déjà, le parcours de la Moutagnole 2013, 101.5km pour 2313 de D+, donc celui là je le connais par coeur c’est le circuit que j’ai fais lors de l’évènement du Mur de Péguere en mai dernier. Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, c’est l’endroit ou l’on a jeté des clous lors du passage du Tour de France.
Revenons sur le vélo, ce col, c’est des passages à 18% et croyez moi, vous avez tout à gauche!!!! On va arriver très vite à cette difficulté, et s’il y a beaucoup de monde ça va être chaud car la route est relativement étroite… La descente est belle et dangereuse par la crouzette mais ça vaut le détour.
Le Serraillé, ce passera en force, il faudra veiller à avoir des jambes, mais rien de bien compliqué.
Derrière c’est du classique avec le Port de l’Hers, s’il fait chaud on sera dans le dur, mais lorsque l’on connait la monté, c’est sacrément sympa.

Je pense que cette année si j’ai les cannes, ça peut le faire car je trouve ce parcours pas forcément compliqué, donc rendez vous à Tarascon!!!!

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CR L’étape du Tour Acte II…A l’assaut des cols mythiques! 2eme Partie!

Je tiens à m’excuser pour les délais entre les deux articles, mais OverBlog a tout simplement perdu mon article sauvegardé!!! Mais on repart…

Après ce ravitaillement, on en est pour plus de 30 bornes de plat et de faux plat montant jusqu’à Luz Saint Sauveur, je connais bien la route pour avoir fait quelques randos du coté de Gavarnie, certainement un des plus beau endroit de la chaîne Pyrénéenne. Je suis encore gelé comme un glaçon, mais un mini rayon de soleil apparaît et je fais tout pour essayer de sécher. Le peloton est inexistant, il y en a partout, tous les mètres, on se regarde tous en se disant qu’on est dingue, il reste encore 3 ascension. Là un hollandais me double à 30-35km/h, je prends la roue, on va y rester des heures, un anglais nous rejoint, on prend des relais, mais l’hollandais est vraiment costaud du coup, il reste devant et mène le train, parfait c’est dans ces moments là qu’il faut savoir récupérer, dans la vallée de Luz Saint Sauveur on rejoint un groupe d’une vingtaine d’unités, ça discute, on raconte sa montée de l’Aubisque et du Soulor, mais franchement ça roule pas. Ni une, ni deux je repart devant le groupe, on est quand même dans une cyclosportive je suis pas là pour faire du tourisme.
PROFILCOLSCOTES_2-copie-1.jpgOn y est Luz St Sauveur, virage à droite, on passe dans le village, le panneau Tourmalet, Hors catégorie, (19km à 7.4% à 2115m), là ça met un pet au moral, au moins il ne pleut pas c’est déjà ça. Malgré sa longueur, bizarrement ce n’est pas ce col qui m’effrayait le plus, car je savais que la route était bonne, et qu’il y avait des lacets pour récupérer. Les premières rampes font mal aux cuisses, j’ai pas mal donné dans le faux plat et là ça tire, surtout ne pas s’enflammer, récupérer petit à petit, les 3 premiers kilomètres tournent entre 6 et 8% ça vous met dans le bain. On est encore au milieu de maisons, les gens sont là pour nous encourager et ça fait vraiment du bien, arrive un kilomètre ou part endroit on touche les 11%, là plus personne ne déconne, on est à un tiers du col, ça c’est plutôt bien passé mais le plus dur reste à venir. Sur le bord de la route, j’aperçois des panneaux Barèges, je me dis que l’on est pas trop loin du ravito car dans ma tête il était au milieu du village. Erreur, on rentres dans Barrège, ou il y a énormément de monde, je fais très attention aux graviers, il y en a partout, pourvu que je ne crève pas, parce que là je peux balancer le vélo à tout moment. On sort du village toujours rien, mon objectif ne pas poser le pied à terre de toute l’ascension mise à part pour le ravito.  La pente ne fléchie jamais même quand vous avez du 5.5%, il y a des raidillons qui vous brûlent les cuisses. Ça y est je le vois, il y a une aire pour camping cars qui est bondée, 4j plus tard les pros passent et les places sont chères. Je récupère sur une partie roulante, et enfin je me restaure au ravito, place au TUC, je vais essayer tous les goûts, nature, bacon, fromage, je fini également ma MuleBar Puding, banane…bref je me refais. Il reste 8km, et pas les plus faciles. Juste après le ravito, le décors est splendide, pour une fois c’est dégagé, et j’aperçois les lacets d’en bas, tout le monde lutte, je prendrais bien une photo mais je me suis fixé pour objectif de ne pas m’arrêter. On passe Super Bagnères, je reconnais pas la station pourtant je suis un adepte de ces pistes de ski. A ce Tourmalet, je me le voyais pas si dur, mais là je suis dans le gros du morceau, en permanence entre 8 et 9%, on vient de rentrer dans le brouillard, et je commence à avoir froid, pas question de mettre mon K-Way sinon la descente va être horrible et j’aurais encore plus froid. Je rentre dans les 3 derniers kilomètres on est à plus de 1800m, et c’est vraiment le plus dur de l’ascension, l’air se fait rare, ce n’est pas un mythe, on ne voit pas à 10m, il bruine, mais je vais le faire, j’aurais franchis un monument du tour de France, je m’accroche dans les roues d’un coureur, surtout ne pas perdre la bonne fréquence de pédalage. Sur le bord, certains finissent à pied, cette étape n’est vraiment pas une épreuve comme les autres sans un bon entraînement impossible d’aller au bout, le mental ne suffit pas! Ça y est j’y suis je vois le panneau et la stèle en au du col. J’ai réalisé l’ascension en 1h51 soit 10km/h, ce n’est vraiment pas exceptionnel mais j’ai déjà 124kms dans les jambes.
17-07-2012-17-37-25.pngArticles-1043.JPGA ce moment là c’est l’instant que j’avais planifié depuis des jours, je sors une barre Journey Bar, goût pizza, je me refais complet, ce goût à plus de 2000m après avoir pris je ne sais combien de gels, de sucré etc… Ça me fait un bien fou au moral, et je repart d’attaque. Viens ensuite un des pires moments de cette Etape du Tour la descente, chose que j’apprécie tant en temps normal, dès le premier kilomètre je suis congelé, l’eau rentre dans mes chaussures, par mes chaussettes, mon K-Way ne me protège plus de rien, mon dos commence à ce raidir ainsi que mes cervicales je vais souffrir le martyr toute la descente. Au bout de 7 ou 8ieme virage un gars à fais un tout droit, quelqu’un est avec lui, je lance un « ça va », le mec à l’épaule brisée, l’autre personne me dit qu’il reste avec lui je repars, plus bas les gendarmes, nous font signes de ralentir, il y a de la bouse de vache sur la route, et c’est très glissant, on passe. J’ai trop mal au dos, il faut abréger la souffrance alors c’est partit je fais la descente, je double pas mal de monde, on n’y voit rien, il fait presque nuit, on passe sous des pare avalanches au niveau de La Mongie, la station est déserte. On revient enfin sur un bitume meilleur direction Sainte marie de Campan et son ravito ou je vais essayer de ré ouvrir mes mains qui se sont bloquées sur les freins. Après une succession de virage j’arrive sous la tente, il pleut des cordes, certains sont bien organisés, des membres de leur famille les attendes pour qu’ils se changent, pour m’a part je ressemble à un Mr Freeze. Je descends du vélo pour m’alimenter, ce ravito sera le temple de l’abandon, s’en est trop pour un grand nombre de participants, la tente des secours est pleine à craquer, personne n’est malade ou blessé mais simplement frigorifié. Je tente de demander un café chaud, on me répond qu’il n’y a rien de chaud mais uniquement gels, barres oranges…pfff je voudrais juste retrouver l’usage de mes bouts de doigts. je vais rester à l’abri quelques minutes, je ne joue pas les premières places. Une fois que mes jambes eurent fini de trembler, je remonte sur mon KTM Strada pour attaquer la quatrième difficulté de la journée (soit disant la plus facile…)

PROFILCOLSCOTES_3.jpgPas le temps de voir si l’on va mieux ou pas l’Aspin démarre de suite après le ravito mais seulement les 5 derniers sont vraiment difficiles (1489m avec 12.4km à 4.8%), c’est un col 1ere catégorie. Les 5 premiers kilomètres sont horribles pour moi, j’ai les cuisses tellement dures que j’ai l’impression d’amener un 55×11 alors que je suis en 50×20. On passe le village de La Séoube ou l’on reçoit encore des encouragements, les gens sont restés sur le bord de la route malgré le froid et ça fait du bien dans ces moments ou tout gamberge dans la tête. Je récupère petit à petit, ce kilomètre avec à peine 3,5% me fera un bien fou, mais pas la peine de savourer, on y est sommet à 5km. On est une dizaine qui roulons à même allure, le temps c’est calmé, ce col est assez sauvage avec de la forêt tout le long de l’ascension. Encore une fois tous les bas cotés sont remplis de camping cars, on sent vraiment cette ambiance si particulière du Tour de France. Je vais me surprendre dans cette ascension car tout ce déroule à merveilles, j’ai encore les jambes, une bonne cadence, ça va vraiment se gâter au sommet car encore une fois on n’y voit plus rien, on est en plein dans le brouillard, la bruine est de la partie mais surtout le vent c’est levé et on l’a de face: PARFAIT. Je vais monter ces 5kms en 29′ soit plus de 12km/h après 150 bornes c’est pas mal. Je passe devant le panneau arrivée 50kms, je me dis que le dernier col va être dur mais que je suis également trop près de l’arrivée pour ne pas finir.
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Je m’arrête au sommet pour remplir mon bidon, un bénévole m’explique qu’il avait prévu des jets d’eau pour nous arroser en cas de fortes chaleurs, je souri et lui dit qu’il n’a pas forcément à le faire je suis assez humide comme cela. La descente sera identique aux autres, je pourrais me faire plaisir sur la fin, ou la route est vraiment bonne, on ira pas chercher des records mais ça tourne aux alentours de 75km/h. J’arrive dans le village de Bordères Louron ou l’on nous fait signe de prendre à gauche pour le dernier ravitaillement solide avant l’arrivée. Là au bord de la route un gars m’annonce que je suis 1300, je sais pas s’il en a oublié mais ce qui est sur c’est que ça me fait chaud au coeur et je me dis que j’ai relativement bien roulé jusqu’à présent. Je vais prendre mon temps à ce ravito ou je vais vraiment manger car je n’ai plus de force je suis complètement vidé. Je regarde la route, bon nombres de coureurs font l’impasse et attaque directement le dernier col, je vais perdre énormément de place à ce moment là.

PROFILCOLSCOTES_4.jpgAprès un très long faux plat montant, j’arrive enfin Loudervielle ou la circulation a été détournée pour nous permettre d’être en sécurité. Ca y est c’est la dernière difficulté mon 5ieme col, celui de Peyressourde, 9.5km à 6.7%, 1596m. je suis vidé, mort, à priori 10 bornes c’est jouable mais j’en ai déjà 172 dans les jambes, je suis dans l’inconnu depuis un bon moment, ma plus grosse sortie était de 160kms. Les 2 premiers kilomètres passent mais je sais que je ne tiendrais pas jusqu’au sommet sans mettre pied à terre. Je serre les dents. Je regarde tous les 100m mon compteur, je me dit au panneau « Sommet 5km » tu respires 2mn, c’est ce que je ferais quelques kilomètres plus loin, pendant ces 2′, des dizaines de coureurs me doublerons tant pis, c’est ça ou faire comme le gars devant moi qui est tombé dans les pommes dans le fossé… Je remonte en selle, lors des 3 derniers km on voit le sommet ça en est démoralisant, mais au moins on voit le bout du calvaire et l’on sait clairement qu’après c’est la délivrance. Plus que quelques efforts, le dernier kilomètre est interminable on touche du 13% ça m’en parait du 25… bref j’y suis je passe le sommet, rebelote, pluie, vent, brouillard! J’aurais mis 54′ pour cette dernière ascension, c’est vraiment pas fameux mais là on est à 181kms.
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On y est c’est la dernière descente, 20 bornes jusqu’à l’arrivée, je sens plus mes doigts, mes cuisses, mes pieds, mon dos et cervicales sont en deux. Mais voilà à 20 kilomètres d’une journée comme celle là, je ne pense plus qu’à une chose, me faire plaisir, c’est comme le dernier kilomètre d’un marathon on ouvre les yeux et on savoure. La première partie de la descente est relativement technique, puis je commence à lâcher les chevaux, la route est meilleure j’irais même chercher les 80km/h vu les conditions c’est être barjot mais bon… Je relance partout, j’ai plus de force mais j’ai l’impression que je peux gagner une étape du tour, on est un groupe de 5 qui allons se tirer la bourre jusqu’au bout, ça y est le panneau Bagnères de Luchon est visible, gros virage à gauche, on passe sous la flamme rouge comme les pros. Dernier kilomètre, virage à droite, l’allée qui nous mène jusqu’à la ligne d’arrivée que franchiera Thomas Voeckler quelques jours plus tard… la foule encourage tout le monde, on se fait un sprint avec le gars à coté de moi, j’ai tout à droite et je pousse…je franchis la ligne d’arrivée.
24-07-2012-17-56-06.pngJe l’ai fait, je suis finisher de l’Etape du Tour Acte II, 201kms, 5000m de D+ en 9h49’06 », je termine 1595/4696, j’apprendrais plus tard qu’il y a eu plus de 2000 abandons, je n’ai rien lâché de bout en bout, je ne regrette rien, je suis fier de cette performance, rarement je suis allé chercher aussi profond de moi.
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CR L’étape du Tour Acte II…Une course d’Hommes, dantesque! 1ere Partie!

logo_ET1.pngVendredi matin 10h, la voiture est chargée, le vélo préparé, pneus neufs et affûtés, sac bouclé avec tenue été et hiver, tout y est. Direction Pau sous un soleil splendide, je longe la chaîne des Pyrénées en m’imaginant passer ces cinq cols mythiques qui ont fait l’histoire du Tour de France, je passe devant le Pic du Midi, je me dit: « tiens il faudrait que je fasse une petite sortie rando-trail jusqu’en haut », bref je suis motivé. 1h50 plus tard me voilà dans Pau, les pancartes annonce que certaines rues de la ville seront bouclées le lendemain pour l’Etape, j’arrive enfin au Parc des Expo, lieu ou l’on doit retirer notre dossard. Il est midi, plus de 28°, je rentre dans le village départ, assez animé, au milieu trône la tente de Trek, ou je reconnais un membre de l’équipe car les locaux de Trek France sont situés juste au dessous de mon entreprise à Colomiers. On discute de vélo bien sur, il me dit que je me la gagne l’Etape en me faisant tout, tout seul avec ma voiture, le voyage… il me souhaite bonne chance pour le lendemain. Je décide d’aller récupérer mon dossard, le hall du parc des expo est vraiment petit, on monte à l’étage ou on nous remet notre puce, et dossard plus quelques explications. Ensuite direction le bas pour récupérer un sac a dos et un tee shirt aux couleurs de l’étape, j’avoue que pour le prix de l’inscription (75€ + 12€ de navette, ah ASO est pas prêt de faire faillite!!!) je suis assez dégoûté de même pas avoir eu un maillot qu’on aurait été fier de porter. J’apprendrais plus tard que Rapha, l’équipementier anglais et hors de prix le vend à 50€, ils veulent faire comme au marathon de New York mais il faut pas déconner!!! Direction la voiture, je gonfle mes pneus car je n’aurait pas l’occasion de le refaire jusqu’au départ, 8 bars, puis je pose le vélo au parc à vélo fermé pour le récupérer plus tard dans la soirée.
on lâche rien, je remonte dans mon bolide (faut pas exagérer c’est qu’une 207), direction Bagnère de Luchon, je repasse devant la fameuse aire d’autoroute des Pyrénées avec la sculpture du tour de France, j’en sourit. 150 bornes plus tard me voilà à Bagnères il est 15h, il est surtout temps de manger. Articles-1034.JPGJe m’assois sur un banc au niveau de la ligne d’arrivée en face des thermes, sous un soleil radieux (j’insiste) et je déguste le gâteau de pâtes que m’a préparé Vanessa (faut quand même que je lui tire mon chapeau d’arriver à me supporter, de supporter toutes les courses, les heures d’entraînements, les sorties montagnes, merci, merci pour tout sans toi je pourrais difficilement arriver au bout de tel challenges). Une fois restauré, direction l’aérodrome de Bagnères, parking improvisé pour plus de 2000 participants comme moi qui avaient prévu de laisser leur voiture à l’arrivée pour pouvoir rentrer chez eux une fois la ligne d’arrivée franchie. Articles-1036.JPGLà, je doit reconnaître qu’ASO avait particulièrement bien fait les choses, les bénévoles étaient là pour nous faire garer, par contre au final je me serais taper presque 300 bornes uniquement pour poser mon vélo à l’arrivée, faudrait voir à prévoir un système pour transporter les vélos la prochaine fois, c’est pas trop écolo tout ça!!! Je prends mon gros sac de sport qui doit faire une dizaine de kilos, j’ai amené beaucoup trop de choses. Direction le bus,qui est quasiment plein, le départ est imminent, je m’assoit à coté d’un anglais, sur 50 personnes on doit être seulement 2 français… L’anglais on l’appellera Bob (ça fait anglais non?) j’essaye d’entamer la discussion, heureusement que je pratique un peu sinon , le trajet allait me paraître assez long. Bob, fais 2,05m, c’est assez drôle, il a les jambes complètement explosé dans le bus, on discute de vélo bien évidement, il me dit que ça fait 3 semaines qu’il est en France, et il en a profité pour faire un morceau du GR10 il est parti de Cauteret pour aller jusqu’à Bagnères, je vous laisse allez voir sur le net, c’est vraiment pas le plus facile, il s’est régalé. Niveau vélo, il me dit qu’il va en bavé parce que ça fait 3 semaine qu’il l’a pas touché par contre avant de venir il s’est fait Londres-Paris en vélo, intérieurement je me dit qu’il à quand même le niveau le salaud…On discute de la météo, on a les même prévision, peut être un peu de pluie au départ mais après c’est bon (on va bien se tromper…), bref il s’endort, me tombe dessus une dizaine de fois, mais on arrive finalement à Pau, place Verdier, ligne de départ pour le lendemain matin.
Il est 17h, je remet mon gros sac qui n’explose le dos, sur l’épaule direction le parc des expos pour aller visiter le village départ et pour tuer le temps, il fait presque 30°, on crève tous de chaud. J’assiste au tirage au sort de la tombola, dont j’ai oublié de remettre le papier, puis je vais faire le tour des exposants dans le village. Le stand Rapha avec des coupes vents à pas moins de 200€, non merci pas pour moi… Je regarde les nouveaux vélos en salivant, Look, Cannyon, Specialized, CKT, des petits bijoux à pas moins de 4000€, mon KTM est pas mal au final. Tous les fournisseurs de produits énergétiques sont là Punch Power, Fenioux, Overstim’s, tiens dommage y a pas Okidosport, c’est pas grave, ma musette est prête avec les produits de ma dernière commande, ça va le faire. J’arrive au stand de Vélo Mag, l’animation n’est pas inintéressante, il diffuse sur écran géant la reco du parcours, étant donné que je l’ai pas fait, c’est plutôt pas mal de voir les difficultés, même si dans ma tête je connais le parcours presque par coeur. Il est 18h, le temps passe assez lentement, je me pose sur des marches en face du camion officiel, et la j’aperçois Stéphane Chavanel d’Europcar, des membres du Team GIANT, ainsi que des membres du team Sanofi, je refais un tour, bref on s’ennuie ferme, c’est pas Running expo avec ces centaines d’exposants. Allez 19h00, direction la pasta party, ça va m’occuper et surtout ça va me requinquer, grosse assiette de patte bolognaise, banane, voilà un repas de champion. S’assit en face de moi, un gars d’Angouleme (avec un bon accent de là bas), bien sur on discute vélo, il me dit que c’est ça 4e Etape, il a un dossard 500, c’est donc un costaud. Un collègue à lui nous rejoint, il a un dossard 200, il me pose la question, « moi, 3245!!!, mais mon but c’est d’arriver au bout pas plus!!! », tout deux sourient, je sais pas s’ils ont fini, j’espère pour eux. On échange sur la façon de s’habiller, on est tout les 3dans le même cas, en cours, manchettes et coupe vent… Une musique raisonne dans la salle, spectacle traditionnel béarnais, c’est sympa ça nous fais passer un moment, je salut mes deux compagnons il temps pour moi de rejoindre l’appartement des parents d’Angie qui on eu la gentillesse de m’héberger. Je récupère donc mon vélo au parc à vélos, je met mon gros sac sur les épaules puis direction mon hébergement, ne connaissant absolument pas Pau, j’allume Maps sur mon Iphone et me dirige en pédalant, pas très prudent tout ça, après 20mn de vélo, j’y suis. Articles-1038.JPGPour ne pas déranger et ne pas faire 50 allers- retours je prépare ma monture, les gels Punch Power dans la sacoche, les bidons remplis de Bio Drink, le compteur prêt à démarrer.Je fais connaissance des parents d’Angélina, je leur explique le parcours, ils connaissent bien, et me prenne quand même pour un cingler, sa maman n’arrête pas de me dire que je vais en baver, que ça va être dur ( elle croyait pas si bien dire…), elle par travailler du coup on passera la soirée à regarder les images de l’étape du jour avec son beau père, un bon moment de détente avant le grand jour. Articles-1040.JPGMes affaires sont prêtes, barres Mulebar, Journey Bar Pizza, le dossard épinglé, mon K-way, allez il est temps de se reposer.

5h00, mon iphone sonne, je m’habille, minutieusement, je n’oublie rien, un morceau de gâteau sport, un café avec Dominique, il descend m’ouvrir le garage, le portail. Direction la place Verdier!Il fait pas chaud seulement 15°, le temps est couvert, il a fait un gros orage pendant la nuit. Je croise un cycliste on fait la route ensemble, on passe dans le centre, c’est la sortie des boites de nuit, il y a pas mal de viande saoule, et un gars nous cri « Mais pourquoi, pourquoi vous vous faites du mal comme ça!!! » ça nous fais sourire.Articles-1041.JPG Mon sac m’explose le dos, virage à gauche, ça y est, la place Verdier, c’est pas mal agité, il y a du monde partout, je rejoint le semi remorque pour donner mon sac, je suis enfin en mode course. Le petit dej est offert, je prends un thé et un morceau de brioche pour me réchauffer.
6h00, j’aperçois un maillot de Pibrac, un gars du club, je met un coup de pédale, il est dans le même sas que moi, c’est Gerard Taillefer, on ne s’est jamais rencontré, j’ai déjà entendu parlé de lui, et comme il a le temps il roule pas mal. On a une heure à tuer, alors on pose nos vélos et on discute de tout et de rien, vélo bien évidement mais aussi marathon, il m’annonce qu’il se lance dans le triathlon car des copains l’ont branché. Pau_2.jpgIl connaît le parcours par coeur, il a monté tous les cols des dizaine de fois, le Tourmalet, il y a peine 15j lors de La Pyrénéenne, et sur le grand parcours s’il vous plaît!! Il commence à y avoir du bruit de l’agitation, on sent que le départ est proche. Il y a 9 SAS, pour échelonner le départ, comme lors du Marathon de Paris, ainsi on évite de monter le premier col à pieds, car les SAS sont fait par niveaux en fonction des précédents résultats.
IMGP3985.jpg7h00, le grand départ!!! La speakerine fait le décompte, les 500 premiers vont s’élancer, les cadors dans le jargon. Tout s’enchaine assez vite, une vague part toute les 5 minutes, ça y est c’est à nous je suis dans les premiers du SAS, on nous lance un nouveau décompte, c’est parti. Pas mal d’accompagnants sont sur le bord de la route, à nous applaudir, le temps est gris mais ça va tout est supportable, premier gros virage à gauche, j’avais complètement oublié que l’on avait route fermée et que je peut me mettre n’importe ou sur la chaussé, on descend le boulevard Louis XIV comme des dingues, je m’étais juré de partir cool, d’en garder sous la pédale, je fais tout le contraire. Il y a un léger vent de coté, premier objectif rester dans les roues un maximum pour m’économiser et faire monter les plus tranquillement. Je regarde le compteur on est à 35-40 km/h, c’est clair que si les 40 premiers kilomètres sont comme ça, il va y a voir du dégât. On observe très vite les cyclos du dimanche, pour qui rouler en peloton n’est pas évident, les mecs ne gardent pas la trajectoire, ils zigzaguent, regardent leurs pneus, bref ils font un peu n’importe quoi et ça à le dont d’énerver les cyclosportifs qui sont là pour réaliser un temps, pour ma part, je reste tranquille et on pédale!! On remonte pas mal de petits groupes, notamment des anglais qui roulent entre eux, on dépasse trois gars qui me font bien rire, ils sont déguisés et surtout il sont sur des vélos pliables (perso, je pense qu’ils ont jamais vu l’arrivée), ça roule toujours fort puis vient le premier « coup de cul », une belle bosse d’un kilomètre au niveau d’Arudy, comme ça a froid, tout le monde commence à avoir les cuisses qui picotent, j’ai trop souvent lâché à ces moments là, donc je m’accroche serre les dents, et hop en haut de la bosse sans trop de dégâts, on était 300-400 on est plus que 200, ça commence à écrémer. Plus on roule, plus on s’approche des montagnes et surtout du brouillard que l’on aperçoit au loin, tout est bouché, on commence gentiment à avoir froid, ça annonce rien de bon. On passe Bielle, Laruns, belle descente ou on coupe tous les virages, droite gauche, ça c’est le pied total.
PROFILCOLSCOTES_1.jpgPetit à petit, la route s’élève, on rentre dans Eaux Bonnes, c’est le début de la montée vers le col d’Aubisque, Hors catégorie (1709m avec 16.4km à 7.1%), alors là accrochez vous, la montée du village vous rappelle que vous n’êtes pas au Cap d’Agde mais bel et bien dans les Pyrénées, passage à 9%, tout le groupe explose, il y en a tous les mètres, on se souhaite tous bon courage c’est maintenant que ça commence. Les premiers lacets débutent, les coureurs sont encore nerveux, pour ma part, ma stratégie est en place monter en dedans être à 70% de mon max, bien sur je fais ça à vu d’oeil, mais je me sent pas mal, l’idéal est d’accrocher une roue à son allure comme sur marathon. A partir du km 50, on voit sur la droite une pancarte, arrivée 150km, intérieurement je me dit juste que je suis complètement malade, qu’elle idée m’a pris de me lancer un tel défi. On se paye un kilomètre à plus de 10%, puis on passe sous les premiers pare avalanches. On est à 1000m d’altitude, ça commence, brouillard, pluie et froid, 2km plus loin, c’est le ravitaillement solide au niveau de l’entrée de Gourette, j’ai déjà vidé une gourde de Bio Drink, je décide donc de la re remplir, je mange vite fait 2-3 abricots secs, un coureur demande si le temps va être comme ça toute la journée, le bénévole, nous répond  » A l’arrivée, personne voit la ligne tellement il pleut! », en 2s il nous a pété le moral. Comme on dit, on à signé, c’est pour en chier. Il reste 4.5km, je serre le dents et j’y vais avec pour objectif de rester calme jusqu’au sommet, plus on l’approche plus il pleut, mes manchettes sont trempes, que dire de mes pieds, je beigne dans l’eau. Durée de la montée, 1h18, je suis franchement content, c’est l’équivalent du plateau de Beille et j’ai mis 30mn de moins, pour l’instant j’ai les jambes. En haut on à l’impression d’assister à la fin du monde, il y a une ambulance, des coureurs veulent abandonner, ils on trop froid, la boutique du col se fait dévaliser de ces K-Way, ils y en a même qui arrachent les sac poubelles pour se faire un coupe vent. Je part pour la descente, premier virage je me fais très peur, ma roue est gorgée d’eau, je fais une erreur de débutant de pas mettre plein de petit coup de freins pour sécher la jante. Petit à petit je prend confiance, je rattrape pas mal de monde, il y a des vaches sur les bas cotés, il faut faire assez attention. Pas le temps de dire ouf, nous voilà dans la montée du Soulor, j’attaque ça avec la plaque, même pas en rêve, j’ai les cuisses tellement dures que je peut même pas faire un tour de pédalier. Je re mouline tranquille, je sais que ce ne sera pas long, je garde mon imperméable qui ne me protège plus de rien, je suis trempe, j’arrive en fin en haut, pas question d’admirer le paysage, de toute façon on ne voit pas à plus de 10m! Place à la descente, ma spécialité, je sèche ma jante sur les premiers mètres, mais voilà qu’au bout d’1 km, je suis tétanisé,je tremble de partout, j’arrive même pas à serrer mes freins tellement j’ai le bout des doigts gelés, j’arrive difficilement à relever la tête, les cervicales se bloquent peu à peu. Je décide de pas toucher les freins, et d’anticiper au maximum les virages, je vais doubler plus de 200 concurents, c’est au moins ça de gagné. On commence à passer sous les 1000m, je sent bien que la température remonte un petit peu, les relance me font une douleur horrible au niveau des cuisses, comme si on m’avait coupé les muscles. Voilà Argeles Gazost, place du foirail, un ravitaillement solide, arrêt obligatoire ne serait ce que pour arrêter de trembler et de claquer des dents. Je mange une MuleBar Puding, un morceau de banane, et un bénévole me demande si je veut un café, je le béni des dieux!!!! Cette micro tasse de café va me réchauffer les doigts et surtout tout le corps, d’autres concurrents me demande ou j’ai pu trouver un tel réconfort, il va falloir faire vite, il y a que 3 thermos. A ce moment là, l’abandon est dans pas mal de tête, un gars me dit « j’appelle ma femme, au tourmalet c’est pire, il faut être fou pour continuer », je n’ai jamais connu d’abandon, c’est pas aujourd’hui que ça va commencé, j’ai pas envie qu’il me sacage le moral, je remonte en selle et maintenant place au prochain col.

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L’etape du tour Acte II…présentation

On y est à 72h du départ de mon deuxième très très gros objectif de la saison, l’Etape du Tour Acte II entre Pau et Luchon, l’étape identique à celle des professionnels quelques jours plus tard. Nous seront plus de 10 000 à s’élancer entre Pau et Luchon pour un raid de 201km (ça s’apparente à de l’ultra quand même…) 5 cols avec presque 5000m de D+
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EDT12_ETAPE_Pau_Bagneres.jpgAu niveau des barrières horaires, le premier est attendu après 5h30 de course tandis que le dernier mettra plus de 12h (là, il faut vraiment aimer le vélo). Pour ma part je table entre une moyenne de 20 à 22km/h soit presque 9h de vélo, je pense que la dernière ascension va être terrible, pourvu que le temps soit avec nous!!!!
Je ne sais pas s’il y a un suivit par coureur mais mon dossard sera le n°3245, je partirai dans le SAS n°3 non loin de la tête de la course, ce qui je l’espère me permettra de me greffer à un bon groupe pour gérer mon effort…
Quelques conseils de Laurent Jalabert

Voilà, tout est dit, départ pour Pau vendredi, pour récupérer mon dossard, poser ma voiture à Luchon,Pasta party et départ à 7h le 14 juilet, jour de la fête nationale!!!!
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CR de l’Ariégeoise…et d’une souffrance dans le final

201207010921_zoom.jpg5h15 samedi matin, départ en direction de Tarascon sur Ariège, la veille tout avait été préparé, mon gâteau Punch Power est un délice (pour une fois ça à goût à chocolat et non à de la farine pure), je remplis mes bidons, allez c’est parti. Sur la route il commence à bruiner, heureusement que la météo avait annoncé du beau temps, tout à l’air bouché à hauteur de 700m, je sens que ça va être une longue journée.
J’arrive enfin à Tarascon, tout est fléché impeccablement, l’organisation est au poil, je me gare, direction le retrait des dossards. Je récupère, plaque de guidon, dossard, une barre Isostar Goût bretzel, maillot et cuissard. Étant donné que l’arrivée est à Beille, et vu mon probable état de fatigue à l’arrivée, je décide de me garer aux Cabannes (village en bas de Beille), je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée, il y a déjà des centaines de concurrents qui se préparent. Je me gare, remet les roues du vélo, dernier check-up, de la pression des pneus, du compteur, bidon, la bête de course est prête. Il est 7h, je décide donc de prendre le Bio Dej, qui doit être une sorte de yaourt, là ça coince, j’avais déjà essayé un produit concurrent, c’était assez liquide mais trop « sableux »,idem, je mange une ou deux cuillère puis stop. Dernier réglages, les gels, mes barres, le dossard dans le dos, les lunettes, tout y est, direction Tarascon, 10km, ça fera mon petit échauffement, heureusement que l’on est beaucoup sur la route car la N20 à vélo, c’est déconseillé!!!
On y est, la Mountagnole c’est par ici, je suis dans le corridor de départ, 45mn avant je pensait être devant je m’apercevrai bien vite, qu’il y a plus de 500 personnes devant moi. L’attente est assez longue, à 8h00, c’est le départ de l’Ariégeoise (160km), je leur souhaite bien du courage… On nous fais avancer, tout le monde est légèrement stressé, ça se place, il faut pas louper le bon wagon…

8h30, c’est le grand départ, j’évite les premières bousculades, ça frotte, on passe au milieu du rond point, on longe l’ariège, un coup d’oeil au compteur déjà plus de 50km/h, ça fuse à droite, à gauche, vite il faut se placer. je me met dans les roues d’un petit groupe de 4, on « bourrine » comme des dingues et on mettra plus de 6kms à récupérer le peloton de tête. Je me met au chaud et j’écoute, on est à plus de 40km/h, les roues tournent comme des avions, tout le monde est concentré, interdit de toucher les freins, il n’y a aucun effort à faire, juste tourner les jambes et faire attention un régal.

03_Lauze.jpgKm 14, on vire à droite, la route ne fait pas plus de 1,5m de large, on était un paquet de 400, ça freine sec, virage à droite et le fameux panneau que l’on connaît tous sur la droite de la route indiquant toutes les caractéristiques du col de Lauze, sur les 14km, il y a seulement 5km de compliqués. Le peloton commence à s’étirer, des gars en sur régime, moulinent, bref ça monte. j’avais repéré le col en voiture lors d’une sortie à Belesta, je savais que lorsque l’on serait à découvert, les difficultés seraient derrière nous, erreur, après un ultime virage en épingle on se paye un kilomètre assez rude, mais la problème vient d’ailleurs, le temps. On se pelle, on est dans le brouillard, on y voit pas à 10m, je suis obligé d’enlever mes lunettes et surtout il bruine, les conditions que je détestent. Je suis avec des gars de Latécoère, un club FSGT de Toulouse, je roule de temps en temps avec eux le dimanche, on monte à une allure soutenue. Mon objectif maintenant faire une descente assez prudente vue les conditions.
Durant les 3 premiers kilomètres, il y a des graviers partout, les freins n’accrochent pas, mais il faut y aller, on passe ensuite sur un vrai billard, la route a été refaite entièrement ça se sent, je croise deux ambulances, apparemment devant ça à frotter un peu trop. Mon obsession maintenant trouver un groupe car la course va se jouer là, il faut savoir s’économiser jusqu’à la prochaine difficulté. On passe Benaix, je suis avec 10 autres coureurs, puis je vois une moto suiveuse devant à 800m, je me dit que le groupe doit être conséquent, allez c’est partit pour un très gros relais je vais boucher le trou tout seul, derrière ça a casser, tout le monde se regardait, mais ça y est j’ai fais la jonction.

Je sais qu’à ce moment là, ça va commencer à être tranquille, on a pas mal écrémer, des costaux vont tirer le groupe, s’il faut je prendrait des relais, j’aime bien travailler aussi. Après une dizaines de kilomètres, on est au moins 80-100, on se demande si on est le 2e ou 3e peloton, mais ça roule pas mal. Durant 45kms tout le monde se regarde, on discute on repère, ça essaye de relancer, mais le groupe est bien trop gros pour s’organiser.

On repasse à Tarascon, rive droite, Bompass, un organisateur sur le bord nous dit « La tête de la course est à 8mn », Wahou je pensais vraiment pas qu’on était si bien, on se regarde on est pas mécontent de notre coup.Là comme me dit un gars de Lavaur, à partir de maintenant c’est chacun pour sa gueule, en effet on arrive au pied du Col du pas de Souloumbrie, 4kms à 9%, je le voyais pas très long, mais au final ça explose les jambes, la pente est très rude, notre groupe explose petit à petit, on monte chacun à son rythme, ça commence à tirer et je m’inquiète de la suite car la montée vers Beille c’est quand même du hors catégorie. On arrive vers le sommet, depuis le début, je me suis super bien alimenter, un gel toutes les 45mn, un morceau de Mulebar, dans les moments calmes, je m’hydrate fréquemment, je décide de re remplir mon bidon à un point d’eau, on est sur un faux plat montant interminable, qui me broie les cuisses. Enfin la descente, la route est sèche, je n’ai rien repéré je ne la connais pas, c’est assez dangeureux, on arrive vite, tous les virages sont en épingles et la route est très étroite, je vais rattraper pas mal de monde avant d’arriver aux Cabannes.
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depart_plateau_beille_ligne_verte.JPGOn y est l’ultime difficulté, le plateau de Beille, à se moment là je regarde mon compteur je suis à 31km/h de moyenne après 2 cols c’est joli. Là plus de répit, je passe devant le fameux panneau avec les indications, sommet à 16kms, plus de 8% de moyenne et des passages à12%. Je regarde mon compteur il fait 32°, il est midi est ça cogne sévère. A partir de ce point là je vais vivre un enfer, j’essaye de m’accrocher à des roues, le premiers kilomètres passe, mais j’ai plus de jambes, plus de jus ça va être long, je regarde le compteur toutes les 30s, les kilomètres n’avancent plus, je suis à l’arrêt, il y a pas mal de monde sur le bord et ça donne un peu de baume au coeur, mais rien n’y fait j’ai tout à gauche, même le 28 que je pensais pas utiliser, je tombe un pignon, impossible de l’emmener plus de 400m, je cherche l’ombre partout un coup à droite un coup à gauche. Je me verse de l’eau dans le cou sur les cuisses, je cherche de l’air rien n’y fait, je me fais doubler de partout, ça m’en met un sacré coup au moral. Dans ma tête, rien ne va, je me dis que pour l’Etape du tour dans 15j, ça va être un cauchemar, j’essaye de me fixer des bornes, allez 5kms et je m’arrête respirer, il y a un point d’eau officiel, ou l’on nous asperge d’eau, les bénévoles nous encourages mais le coeur n’y est plus. J’en ai fait la moitié, j’ai l’impression que ça fait plus de 2h que je monte. je me motive à voix haute, allez courage, j’arrive au passage a découvert où depuis là on voit les derniers lacets, j’ai l’impression qu’ils sont au bout du monde, un gars ultra dynamique nous hurle dessus pour nous encourager, et fait une poussette à chaque participants (2h après être arrivé, en redescendant je le reverrais faire cela pour les participants encore en course), ça dure 2s mais j’ai l’impression qu’il m’a poussé sur des kilomètres, à partir de là je serre les dents, il me reste 4km. En bas j’entends la voiture suiveuse, et les motards, le premier de l’Ariégeoise (160km) est là, respect total, je continue, à 3km du sommet il me double, je lui lance « chapeau mec, respect, allez allez, c’est fini », je suis à l’agonie mais impressionné. il doit monter à presque 20km/h un monstre. Plus que 2km, le 2ieme de la grande passe, je saute dans la roue, un sursaut d’orgueil non, je veux juste qu’il me traîne, je vais tenir 500m ça brûle trop, le 3ieme me passe, je suis dans les voitures. Dernier virage, je vois la banderole ARRIVEE, je me tire la bourre avec un mec, ça sert à rien je sais mais c’est la fierté de voir enfin le bout du tunnel.Je passe la ligne, épuisé!! On nous donne une bouteille d’eau, une barre énergétique, je vais poser mon vélo au parc à vélo, je veux plus le voir… un brin d’herbe je m’allonge enfin.

Je vais terminer 245e/2105 en 4h57′, 37e de ma catégorie, fier, mais triste à la fois d’avoir craquer dans le final, j’étais certainement dans le top 100 en bas mais ça n’a pas suffit, manque d’entraînement, je pense pas. Manque de sorties en montagne certainement.
Des leçons à  tirer, oui, l’Etape du tour va être ultra difficile, il faut que j’arrive en haut du Tourmalet encore frais si je ne veux pas que la journée devienne un chauchemard…mais mentalement, d’ici là, je serais prêt.

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Présentation de l’Ariégeoise

Comme chaque année, fin juin, a lieu un des plus gros rassemblement de cyclistes du sud ouest de la France avec l’Ariégeoise. Cette cyclosportive est un peu comme notre Etape du tour à nous! Sa particularité est de partir toujours du même point de départ, c’est à dire à Tarascon sur Ariège, pour finir soit à Auzat, soit au Plateau de Beille comme ce sera le cas cette année. On peut se lancer sur 3 courses: l’Ariégeoise (161km), La mountagnole (117km) et La Passejade (69km), pour ma part je prendrais le départ de la Mountagnole, car le 14 juillet je serait au départ de l’Etape du Tour acte II. Voici le tracé,

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Et son profil….

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Ma tactique de course est relativement simple, espérer avoir les bonnes jambes, car je n’ai que tout juste 2000km au compteur, essayer de rester dans le peloton au niveau du col de Lauze, car après une fois en paquet il n’y a aucune difficultés. Puis viendra le plateau de beille, là les cadors seront déjà devant, le but me faire plaisir, et prendre confiance pour la prochaine très grosse échéance…

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Retour sur la Rando des Cols

Comme chaque année, la FSGT organise un rassemblement en montagne, pour le plus grand bonheur de nos mollets…
Cette année le départ avait lieu à Belesta, en Ariège. Après un réveil aux aurores, 5h30, me voilà parti pour Belesta, cette rando comptant 3 points pour notre challenge interne, je ne me voyait pas louper le départ. Deuxième point, vous savez tous que le deuxième pics de ma saisons étant l’Etape du Tour acte II entre Pau et Bagnères de Luchon, c’était quasiment une oblication de m’aligner au départ.
Le parcours était séduisant, 110kms et plus de 2700m de D+, idéal pour préparer l’Ariégeoise…J’en dirais pas tant le soir…

Voici le parcours:

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On démarre donc de Belesta, avec d’entrée de jeu, en guise d’échauffement le col de la Croix des Morts(858m)avec 400m de D+, croyez moi ça vous réveille d’un trait. on récupère un léger faux plat montant pour arriver sur le plateau de Sault. Étant donné que je suis pas trop mal monté, me voilà tout seul avec un vent de 3/4 face avec en ligne de mire un gros groupe du club de Villevranche, je vais chasser pendant plus de 8kms avant d’arriver à les rattraper.

Articles-0987.JPGA peine récupérer, les « guerrier » du groupe voient d’un mauvais oeil ma présence, je ne sais pas pourquoi, du coup ça décide de visser pour monter le col de la Chioula (1431m), j’ai les jambes donc le groupe explose, on se retrouve plus que 3 en tête, pour atteindre le col qui se monte relativement facilement, au début c’est du 5 à 6% pour finir entre 8 et 10% sur la fin.
Le ravitaillement du petit et du grand parcours sont à ce niveau, tout le monde en profite pour se ravitailler car le gros de la journée arrive.
Je repère des gars de Castelginest que je croise tous les dimanches, et avec qui je sais, ça va rouler fort…
La descente est sympa, je me fais plaisir, il faut surtout pas louper l’embrachement à gauche pour le col de Pailhères. Il y a des espagnols partout, je pense qu’ils se préparent pour l’Ariegeoise, j’intègre un groupe qui roule à bonne allure, on se séparera un peu plus loin car ils vont monter le pradel.
Ca y est on y est le panneau indique 15.5kms d’assention, 1046m de D+, 6.80% de moyenne et 9.6%max. Comme d’habitude, je décide de pas m’enflammer et surtout de monter entre 60 et 70 tpm plutôt qu’au cardio.
Il y a quelques passages difficile mais globalement les 10 premiers kilomètres se passent bien. Les 5 derniers sont vraiment plus dur on est souvent proche de 8 à 9%, il y a de la neige sur les bas cotés, il fait assez froid et en plus on est dans le brouillard.

Articles-0990.JPGCa y est on est au sommet, 2001m, on perdu presque 10°, mais content de cette belle montée, je me ravitaille et je teste pour la première fois une Mule Bar, goût mangue, j’attends d’avoir tester le pack pour vous faire un retour complet, mais pour l’instant une saveur incomparable avec toutes les autres barres asseptisés que j’ai pu tester jusque là…
On enfile un K-Way et direction la descente longue de 17kms, ma partie de prédilection, le revètement de la route est un billard, je décide de relancer partout, on fait le métier comme on dit et surtout je me fais plaisir même si je sais que je vais le payer plus tard car j’aurais les jambes sciées…
Le groupe avec lequel je suis roule très bien, je tache de travailler un peu en prenant quelque relais, puis d’un coup on tourne à gauche et là je reconnais le chemin emprumpté quelques semaines plus tôt avec le club, c’est la montée à Espezel avec une belle bosse de 5km pour remonter sur le plateau… Dur dur, je monte tranquilement dans les roues, j’ai plus trop de réserves mais je sais qu’il faut absolument rester dans un groupe car il reste 20kms pour rentrer et quasiment tout face au vent. En haut d’Espezel on attend tout le monde et le train se met en marche jusqu’au col de la croix des morts, et là c’est la délivrance 7kms de descente à bloc ou chacun se fait plaisir.

Bilan de la journée, 110km, 2700m de D+ à 22,5km/h (c’est pas des plus rapide mais c’est pas mal quand même si je tiens la même moyenne pour l’étape du tour, ça voudra dire que ma prépa était au top… Wait and see!!!)

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Qui suis-je

Records CAP
- 5km: 19'31 (Larra,2012)
- 10km: 40'44 (Toulouse,2012)
- Semi: 1h32'01 (Carcassonne, 2012)
- Marathon: 3h21'22 (Paris, 2012)

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