Deniv'Plus
Toujours plus haut, toujours plus loin

Articles dans la catégorie Chaussures

Test chaussures: Kalenji Kiprace 3, la perfection

Kalenji Kiprace 3

Vue 3dDepuis un peu plus de 3 ans avec notamment l’intégration de Thierry Treuil dans l’équipe Developpment produits Trail chez Kalenji, la qualité des chaussures à pris un vrai tournant. De mon coté ma dernière expéreience avec Kalenji en trail datait de 2013 à mon retour du Marathon des sables ou j’avais pu courir avec les Kapteren XT3, qui étaient assez lourdes et une accroche pas forcément prononcée. En 2014 avait été lancé la Kapteren Race, qui était la version course de la XT4, premier vrai modèle développé entre la marque  et Thierry Treuil, dèjà à l’époque on retrouvait tous les marqueurs que l’on retrouve aujourd’hui: légèreté, dynamisme, accroche
2016-07-10_00-06-33Depuis 3 ans, je n’ai jamais rééssayé une paire trail de la marque, portant pour des modèles plutôt Salomon avec les Sense 3, les Sense 4 Soft Groud, les S-Lab XT6 ou autres Mizuno, des modèles relativement onéreux et au final qui m’ont pas donné des sensations extraordinaires si ce n’est peut être les Sense.
C’est en lisant tous les tests sur les chaussures trail 2016 ce début d’année que j’ai eu une réelle envie de me procurer ces Kiprace 3, mais ça n’a pas été sans mal, le modèle n’a été disponible que mi-juin à cause d’un problème de production. Je pense que Kalenji à eu un sérieux manque à gagner car les coureurs s’équipent en début d’année en vue de faire les chaussures pour les gros évènements estivaux.

Le dernier souvenir que j’avais des chaussures Kalenji était lourdes et rigides, lorsque l’on chausse ces Kiprace 3, c’est tout le contraire, de vrais chaussons, ultra légères, avec un poids de 270g en 43 (-15g Vs 2015). Niveau confort, c’est juste sensationnel, j’ai les pieds fin et je nage pas dans la te box, mais cette dernière conviendra à la plupart d’entre vous. Les matériaux utilisés ont l’air d’être robustes mais sont également très souple ce qui rend le déroulé du pied quasi parfait.
2Même si Décathlon ne préconise pas forcément ces chaussures pour de l’ultra, on y est tellement bien que je me demande si ça ne vaudrait pas le coup pour autant, il n’y a qu’a voir Thierry Breuil vainqueur de la nouvelle course des Templiers avec ce même modèle, par contrer je pense qu’il vaut mieux avoir un poids inférieur à 75kgs. L’amorti CS est en fait une zone évidé, ce qui emprisonne un espace d’air sous l’épine calcanéenne, allié au drop de 6mm on a un parfait compromis entre relance et dynamisme.
3Le confort a été soigné, en effet passer 6-8h avec ces chaussures au pieds, il est évident qu’il faut que les moindres détails soient soignés, on peut voir ci dessus la tige qui remonte juste ce qu’il faut pour avoir un bon maintient sans causer d’ampoules, le contrefort est rigide sans être dur. On a une parfaite symétrie sur la chaussure, le modèle étant universel, c’est également pourquoi je m’y sent si bien en ce moment.
45Sur l’avant, on est pas en reste avec, on le voit sur la photo ci dessus, des bandes thermocollées font le tour de l’avant du pied avec des renforts qui remontent au niveau du medio pied. Ces bandes ne serrent pas forcement par contre elles participent au dynamisme général mais également à la solidité de l’ensemble, je n’ai qu’un peu plus de 100kms avec ces chaussures, mais l’on sent que l’on est pas du tout sur un modèle type Salomon Sense ou au bout de 300 bornes tu vas les jeter à la poubelle.
6Qui dit trail, dit protection, les Kiprace 3 intègre un pare pierre qui remonte assez haut et protège le gros orteil sans pour autant gêner  au moment du déroulé de la foulée. Il peut parraitre fin, on verra dans 500 bornes si l’avant est toujours dans cet état là.
Coté détail on notera l’apparition d’une petite poche au niveau de la languette qui sert à remiser les lacets, on trouve depuis longtemps se détail sur les Salomons ou encore les Asics. Certains trouveront ça inutile, pire ne le verront même pas, pour moi c’est primordial ça évite de faire des doubles noeuds, en plus ici détail ultime les lacets sont plats et donc une fois bien serrés ils ne bougent pas, mais en plus une fois rangés dans cette pochette vous êtes paré pour 100 bornes.
7La languette pour moi est juste parfaite assez fine, pour ne pas absorber de la l’énergie au moment du dérouler du pied, mais assez épaisse pour pouvoir avoir un serrage des lacets uniforme et suffisant sans point de compression, on reconnait peut être là l’ancienne expérience Adidas de Thierry Breuil. J’ai cependant un gros regret qui m’empêche de donner 99/100 à cette chaussure. Après une bonne sortie longue et même courte , je fais chaque fois la même constatation, la languette glisse du coup de pied et se met sur le coté. Là, il y a a prendre le meilleur d’autres marques comme Salomon ou Nike, où la languette forme comme un chausson autour du pied, si la Kiprace 4 intégrait ça on atteindrait le nirvana.
8Parlons de la semelle intérieure qui est un détail invisible mais qui a grandement son importance dans le succès ou l’échec d’une course (frottement, ampoules…). Ici on est sur une semelle intérieure mono densité assez fine, pour allez gratter les grammes nécessaires.
Elle est thermoformer et ça on le sens clairement dans les appuis au niveau de la stabilité, très simple mais efficace.
910Gardons le meilleurs pour la fin, l’accroche! C’est ça qui a fait la différence sur le terrain.
La semelle est composée de crampons multidirectionnels haut de 5mm relativement espacés pour éviter le bourrage, j’avoue que depuis que je les ai il doit faire plus de 30° à chaque sortie donc niveau bourrage, je repasserais. On constate qu’il y a des crampons qui débordent sur toute la périphérie, cela permet d’après kalenji d’avoir une meilleure stabilité notamment dans les virage. C’est assez difficile à vérifier, je suis d’accaord pour la stabilité, mais pas forcément dans les virages, car pour avoir marché avec l’extérieur du pied sur un petit tronc, mon pied à bel et bien tourné.
1112
Vous l’aurez compris je suis vraiment sous le charme de cette chaussure, pour des raisons évidentes: le confort est surprenant, les petits détails sont là pour que l’on s’y sente bien. Elles sont ultra légère 270g pour une paire de chaussure de trail c’est pas mal du tout, on vient concurrencer les modèles Salomon, Brooks…
Mais surtout son comportement dans les chemins est exceptionnel, j’ai eu l’occasion de faire des séances de Fartlek, sortie longue et pas mal en endurance, à chaque fois elles réagissent, elles s’adaptent!
Ma seule incertitude concerne la durabilité, je m’entraine sur terrain mixte, goudron, sentier, chemin et mes crampons ont déjà perdu 1mm sur l’avant, je viendrais mettre à jour l’article vers 300kms…
Vous l’aurez compris pour le prix, il ne faut pas se priver, elles font certainement mieux que des paires à plus de 200€, mais surtout elles font le job! Great job Kalenji.

Prix: 79,99€
Où les acheter: http://www.kalenji.fr/chaussure-trail-running-homme-kiprace-trail-3-orange-id_8351037

2016-07-10_23-39-06

Please follow and like us:

Test chaussures : Skechers Go Meb Speed 3, (d)étonnante

IMG_1206Lorsque la Runnosphère m’a proposé de tester à nouveau un modèle Skechers, j’ai plutôt hésité tant ma première expérience des Go Ride 3 avait été non concluante, car j’avais l’impression de courir avec des paquebots. Avec ses Go Meb Speed 3,je crois que je vais changer de jugement relativement vite.

Lorsqu’on les sorts de la boites, on voit clairement que l’on est pas dans la même catégorie, beaucoup plus « racer » avec un chausson plus fin, elles donnent clairement envie de les enfiler et d’aller faire un tour. De couleurs sobres avec un bleu qui rehausse le ton, j’aurais presque tendance à me réconcilier avec la marque et à oublier mon précédent test de la Go Ride 3. La deuxième chose qui est frappante, mais qui est une caractéristique de la marque Skechers, la légèreté, ici 202g en 43, le seul modèle que j’ai pu utilisé plus léger est la T7 de chez Brooks.

Cette chaussure est tellement efficace qu’elles ont accompagné MEB lors de sa victoire au dernier Marathon de Boston en 2014.

IMG_1201Clairement, je ne suis pas Meb, donc emmener ces missiles sur marathon va être très compliqué je me contenterais de séances rapides, type VMA/Seuil ou 10kms

Sur les séances de VMA, ce n’est ni plus ni moins qu’extraordinaire, la technologie GOimpulse Sensors qui n’est ni plus ni moins des ergots spécifiques au niveau de la semelle sur les points spécifiques de la foulée (un peu comme les dots que l’on trouve sur les chaussettes Compressport). Le Dynamisme lié au chausson ultra fin permet d’avoir une cadence et une envie d’accélérer que j’ai rarement ressenti même avec des Adios Boost qui sont pourtant mes « favorites».
Avec un drop de 4mm (18mm en haut du talon pour 14mm sur l’avant), les amoureux de la foulée minimaliste y trouveront leur bonheur, j’ai par le passé essayé des chaussures au drop de 4mm qui tapaient beaucoup plus fort, ici le Resalyte® Midsole présent au niveau du midfoot fait que l’on si sent bien même lorsque l’on est pas dans le chiffre magique des 180ppm car l’injection spécifique de ce matériau joue l’absorber d’impact, un peu comme un matériau à mémoire de forme

IMG_1202Tout à été allégé, pour ne pas ralentir le coureur, comme le mesh qui est ultra respirant, j’ai eu l’occasion de testé l’étanchéité ou plutôt la respirabilité de ces chaussures lors d’une sortie au seuil dans Hyde Park à Londres sous un vrai temps londonien! Il tombait des trombes d’eau mais je n’ai jamais eu les pieds rempli d’eau comme si je courrai dans une bassine, certes on est humide, mais dès que le temps s’éclaircie on sent qu’elles se ventilent énormément, j’ai pu ressentir la même choses durant la canicule du mois de juin.

2015-08-02_23-10-45Revenons à du concret mesurable par tout un chacun, comme je l’ai dis précédemment, utiliser ses Go Meb 3, pour toutes ces séances de fractionnées, de seuil ou encore de 10kms s’avère extraordinaire en terme de sensations si vous arrivez à maintenir une foulée medio pieds sur toute la distance, mais également comme je le disais précédemment la matière spécifique de la semelle vous aidera lorsque la fatigue commencera à surgir. Par contre si demain matin on me demandait si ces chaussures pourrait me servir sur marathon, je ne prendrais pas la risque, je dirais que si tel est votre souhait, il vaut mieux peser aux alentours de 70kgs mais surtout ambitionner les Sub 3h au marathon.
Dernière question que l’on est en droit de se poser concerne l’usure de la semelle, ce matériau injecté n’inspire pas la confiance pour autant après plus de 100 bornes rien n’a bougé.

Certes Skechers n’est pas une marque ultra connue en France comme elle peut l’être aux Etats Unis mais elle mérite de le devenir, il suffit de choisir le bon model pour la bonne utilisation.

Où les trouver: http://www.fr.skechers.com/fr/style/54000/skechers-gomeb-speed-3/bkbl

Prix:110€

Please follow and like us:

Adidas lance un modèle spécial semi marathon de Paris

1Le semi de paris est un rendez vous incontournable du début de saison pour tous les coureurs qui sont a la recherche de passer un bon moment, mais également pour ce qui doivent faire une course préparatoire avant le marathon
Pour cette édition 2015, Adidas lance un modèle Supernova glide BOOST édition spéciale Semi de paris!<img class="aligncenter size-large wp-image-2253" src="http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/03/2-640×628.jpg" alt="2" width="610" height="599" srcset="http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/03/2-640×628.jpg 640w, http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/03/2-150×147.jpg 150w, http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/03/2-300×294.jpg 300w, http://www compra segura viagra.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/03/2-50×50.jpg 50w, http://www.denivplus.com/wp-content/uploads/2015/03/2.jpg 926w » sizes= »(max-width: 610px) 100vw, 610px » />345

Vous pouvez le découvrir en exclusivité sur le stand adidas.Watch Ungodly Acts (2015) Full Movie Online Streaming Online and Download

Please follow and like us:
var addthis_config = {
url: « http://www.denivplus.com/2015/03/adidas-lance-un-modele-spacial-semi-marathon-de-paris/ »,
title: « Adidas lance un modèle spécial semi marathon de Paris »
}

Please follow and like us:
var addthis_config = {
url: « http://www.denivplus.com/2015/03/adidas-lance-un-modele-spacial-semi-marathon-de-paris/ »,
title: « Adidas lance un modèle spécial semi marathon de Paris »
}

Please follow and like us:

Test chaussures: Salomon Slab Sense 3

2014-12-14_21-31-59Depuis presque un an je parcours les sentiers avec les Sensé 3 aux pieds, la rolls de la chaussure Trail sur parcours rapide. Cette chaussure fait partie de la gamme Slab développée depuis plus de 3 ans par Kilian Jornet himself. Vous l’aurez compris, sa philosophie sur la liberté et le mouvement naturel sont au premier plan sur ce modèle.

Basé sur le mouvement courir au naturel, on est d’entrée de jeu aidé par le drop faible de 4mm (13mm en haut du talon et 9mm sur l’avant du pied), habituellement je suis pas forcément fan des chaussures à drop très faible mais là j’avoue que le chausson aide à se sentir comme dans des pantoufles avec la technologie EndoFIT. Le trail exige un changement d’appuis en permanence, il est alors primordial de ne faire qu’un avec la chaussure, ces Sensé, ont une languette qui enveloppe la totalité du « coup de pied », ce qui fait que l’on perd aucunement de l’énergie sur la reprise ou le changement d’appuis, au départ, il faut s’y habituer car on est légèrement comprimé, mais au bout de quelques minutes, tout se met en place et c’est l’efficacité assurée.
2014-12-14_14-55-58

Lorsqu’on les sorts de la boite, ce qui frappe c’est la légèreté, 220g en 42, on se demande même comment elles vont nous protéger lors d’ultra, tellement il semble que tout le superflu est été supprimé. Coté look, très sobre mais chaleureuse, elles abordent les couleurs classiques de la gamme Slab, blanc et rouge, ce qui diffère de la gamme Ultra qui sont noire et rouge. Le chaussant est très fin, j’adore ce principe, elle me font penser au Adidas Adizero Adios Boost, ou là légèreté et le dynamisante son les axes de développements.Si sur route vous utilisez ce modèle, foncez, les Sensé sont faites pour vous. Niveau mesh, il est ultra aéré, j’ai eu l’occasion de les utiliser en course cet automne au milieu d’énormes flaques de boues, certes, j’avais les pieds tempes, mais l’eau s’évacue très bien, on pas l’impression de courir dans des éponges. Coté laçage, Salomon est resté sur son modèle « QuickLace », pour avoir des Speedcross, des X-Scream, ou encore les XT6, j’avoue que je suis fan de ce système, si vous serrez correctement, que vous verrouillez le système en venant coincer l’extrémité du lacet dans le loquet et que vous ranger le tout soigneusement dans la filet situer sur le dessus de la languette, impossible d’avoir les lacets défaits jusqu’à la fin de votre sortie ou course. Par contre, il convient de faire attention à deux petits détails, la languette (ou le système EndoFit) est tellement fin, que si vous serrez un poil fort, parsec vous craignez que ça se défasse, vous avez vite fait de vous coincer la circulation sanguine, et vous allez vous arrêter de vous même. Deuxième détail, le laçage monte très haut, du coup il convient de tirer vers le haut la languette quand vous faites les lacets, sinon la poche est coincée sur le dernier passage,c’est un coup à prendre.
resizeImage.aspx

Et sur les sentiers ça donne quoi?
Je les ai portées dans toutes les situations inimaginables. Tout d’abord sur sentiers et sous bois secs, j’insiste sur le terme sec! C’est vraiment leur terrain de prédilection, vous souhaitez aller vite, le dynamisme est assez exceptionnel, quand à l’accroche dans se cas là, elle est vraiment au rendez vous, ce qui permet de relancer à chaque virage, ou sur chaque changement d’appuis.

2014-12-14_21-31-39Trail urbain, j’ai couru deux courses cette année sur ce principe et j’avoue que je préfère 100 fois chausser les Slab Sensé plutôt qu’un modèle destiné à la ville type City Trail comme les X-Scream. Encore une fois ces Sensé sont destinées à aller vite, loin de moi l’idée de me prendre pour Ussan Bolt, ou Kilian, mais parfois chausser des chaussures « pataude » peut être un handicap, clairement, si vous avez des soucis de dos, ou que vous vous rangez dans la catégorie « coureur lourd » passez votre chemin, car sur bitume ça tape, encore plus si vous avez une belle attaque talon. Par contre si c’est l’inverse, que l’attaque média pied est votre, alors la montée d’escaliers, les courses le long des digues va être un jeu d’enfant.

Mais Salomon, c’est pour le trail, le vrai, non?
Une de me premières sorties avait été l’ascension du Mont Fourcat, en Ariège. Au bout de 50m de sentier, j’ai rencontrer les premiers centimètres de boues pour arriver à des épaisseurs commune jusqu’à mis course d’une bonne dizaine de centimètres. Alors là, Solomon à beau nous vendre, son système Dynamic Traction, c’est à dire que les pavés plus larges (je pense que l’on parle des endroits en simili carbone) doivent prendre le relais dais que le sol devient meuble. Croyez moi, ici la magie n’opère pas du tout. De vrai patinette, qu’il y ai 1 ou 10cm, l’accroche devient pitoyable, et là on est déçu. Du coup pas besoin d’être en haute montagne pour rencontrer ces conditions, il suffit que vous soyez sur un petit trail de campagne de 15 bornes et qu’il y est une bosse de 30m de D+ un peu glissante, je vous jure que votre note artistique au niveau glissade, va être proche de 10/10. Sur cette même sortie au Mont Fourcat, j’ai rencontré la neige sur le dernier kilomètre, là encore, vous avez l’impression de marcher sur des oeufs, les crampons ne s’enfoncent pas, du coup en décente, là seule option est de se prendre pour Kilian, droit dans la pente et lâcher les chevaux, à vos risques et périls. Clairement, on sent que cette chaussure à été développée par ces soins, son besoin principal est la légèreté et le dynamisme, ses capacités physiques et ses jambes de cabris font le reste, par contre un Kilian il y en a qu’un et le commun des mortels, à besoin que Salomon, se penche sur ces petits détails. Pour l’accroche, ils ont réglés le problème, de manière efficace (grâce à leur service marketing digne d’Apple), ils ont créé un modèle spécifique les Sense Ultra SG.

J’ai enchainé les sorties en montagne avec notamment quelques sommets Ariégeois plutôt technique avec pas mal de pierriers, car j’avais l’intention d’emmener les Sensé à la Marathon race. Sur cailloux et pierres sèches, ont sent que ça le fait, je pense que l’on doit se régaler sur les autoroutes Alpines, mais les Pyrénées sont beaucoup plus sauvage et lorsque vous avez le malheur de prendre un appui bien franc sur une pierre pointue qui dépasse du sentier, là on sent que la semelle n’est pas bien épaisse, alors que le pare pierre en TPU, lui, fait bien le boulot. Pour toutes ces raisons, j’ai décidé de partir à Annecy avec les XT6, beaucoup plus «dure au mal » que les Sens, j’avais également peur de patiner sur les 2800 de D+.
2014-12-14_21-33-09

Dernier point concernant l’usure. j’avais attendu beaucoup de mal de ces chaussures sur les premiers modèles qui étaient à 200€. J’avais lu des CR de certains coureurs qui ne faisait pas plus de 250 bornes avec, n’étant pas sponsorisé par Salomon, je ne peux pas me permettre d’acheter 4 paires par an :-). Comme vous avez pu le voir, je les ai utiliser dans pas mal de situations et notamment autour de chez moi, ou je suis obligé de faire pas mal de route avant de trouver un chemin, si ce n’est quelques crampons qui ont sautés au niveau de l’extérieur du talon, pas d’usure dramatique, je pense que l’on peut faire 800 bornes tranquillement.

Pour conclure je dirais que chausser les Slab Sensé 3 est une vrai expérience, tellement on a l’impression de courir nu pieds mais très bien protégé. J’ai décidé de les utiliser sur mes séances rapides (fartelek), mais également en montagne quand je ne veux pas avoir l’impression de me trainer 3kg à chaque pied. Mais surtout je les réserve pour toutes les courses allant jusqu’à 25-30kms sur terrain sec, au delà, j’ai préfère me sentir plus protégé comme avec les XT6 par exemple.

Prix: 170€
Où les trouver: http://www.salomon.com/fr/product/s-lab-sense-3-ultra.html

Pour les curieux et ce qui voudrais attendre, ci dessous la photo du modèle dans sa 4ieme version (d’après le site Trailrunning)
2014-12-14_21-43-08

Please follow and like us:

Test chaussures: Hoka Rapa Nui 2, le retour…

30108022-BLYG_pElle en a fait du chemin la petite marque française depuis 2009 ou l’on prenait tous les coureurs qui couraient en Hoka OneOne Stinson pour des fous furieux, des échassiers, ou autres drack Queen… Je me souvient encore les éternels débats avec d’un coté les pro minimalistes comme Fred Brossard qui poussait à fond le 0 drop, le ressenti du sol et de l’autre coté les amateurs de confort XXL et de la solution anti mal de genoux en descente.

Pour ceux qui débarqueraient aujourd’hui sur la planète running, la marque Hoka est bien plus qu’un effet de mode, c’est devenu petit à petit une marque reconnue à la fois sur trail avec un des ambassadeurs comme Sage Canaday, Julien Chorrier, Christophe Le Saux et plus ressèment sur route avec les modèle Tarmac ou autres Huaka…

Le principe de conception est très simple, un max de volume au niveau de la semelle, ce qui se traduit par une taille Oversize, envie 2,5 fois plus d’EVA qu’une chaussure classique, l’idée est d’avoir un amorti absolu pour assurer une parfaite absorption des chocs. Le second concept est basé sur le principe Meta- Rocker pour aider au déroulé naturel du pied, le tout combiné à un drop pas si Oversize que ça mais plutôt minimaliste car l’on tourne autour de 5mm.
2014-11-12_22-53-24Revenons à notre modèle que je vais comparer à ma première expérience que j’avais eu avec les OneOne Stinson que j’avais porté pendant plus de 400kms car je souhaitais les emmener avec moi au MDS 2013, mais à cette époque là j’avais couru le Gruissan Phoebus Trail, et les ampoules que j’avais pu avoir à ce moment là m’avait complètement découragé d’emmener ces chaussures dans mon périple marocain, alors qu’elles avaient passé tous les tests d’endurance avec succès.

2014-11-13_00-03-46Coté look, elles sont plutôt discrète avec des couleurs classiques orientés trail, une semelle foncée un mesh très aéré gris. Lorsqu’on les chausse, la sensation est toujours assez bizarre, il faut quand même un petit temps d’adaptation pour le coté échasse, mais elles sont quand même beaucoup plus basses que ces prédicatrices. Pour ma part j’ai les pieds fins et je trouve que le chaussant est assez resserrée, je ne sais pas si elles conviendront à tous les coureurs. Le système de laçage rapide, marche relativement bien, j’avais éprouvé quelques problèmes sur les anciennes versions avec le système qui se défaisait au cours des sorties, ici je n’ai jamais revécu cela, même si le système me parait inchangé. Pour ceux qui sont plutôt « old school » sachez que vous trouverez dans la boite une deuxième paire de lacets classique, toujours utile même lorsque l’on casse le système rapide. La chaussure est également équipée d’un pare pierre relativement rigide, à l’heure actuelle, mon orteil n’est toujours pas noir, je valide donc le test de la souche sous un tas de feuille! Dernier point technique avant de passer au test en lui même, le poids, vu le volume, on pourrait penser qu’elles vont être lourdes, mais comme le secret est l’EVA qui prend du volume et nom de la matière, on est sur 306g en 42, bien moins qu’une paire de XA pro par exemple.

Passons sur les chemins, comme chaque fois, j’ai utilisé les chaussures lors de tout types de sorties.
Sortie fartleck&seuil:
C’est là où je les attendais le moins, mais pour moi c’est là ou elles se sont révélées. En effet, j’ai trouvé la chaussures très dynamique, contrairement à ce que l’on pourrait penser on ne s’écrase pas dans la semelle, mais cette dernière joue carrément l’effet ressort, encore plus lorsque l’on est sur sentier dur, ce qui favorise carrément les descentes à tombeaux ouverts. Le dynamisme est d’autant plus performant qu’il est couplé à une excellente stabilité lié au chaussant qui est pour moi   le point fort de la chaussure, j’ai encore pu le vérifier au moment des sorties au seuil. C’est une caractéristique qui a été modifiée car j’avais mis en avant ce défaut lors du test des OneOne car le manque de stabilité, entraine inévitablement l’apparition d’ampoules en terrain accidenté.
2014-11-13_00-06-16

Sortie longue:
La plupart des traiteurs n’achètent pas ce modèle pour courir des compétitions de 10kms, bien que j’en ai vu, mais plutôt avec le modèle route. Pour le tailleur, je pense que l’acte d’achat est plus en vue d’un trail long, voir d’un ultra souvent accidenté. Je les ai chaussées lors d’une sortie longue en nature durant ma préparation marathon, comme chaque fois j’ai un peu de mal à me mettre dedans durant les 10 premières minutes, par contre après lorsque l’on se met en mode métronome et allure linéaire, elles se font carrément oublier, on ne ressent jamais les aspérités du terrain, je ne me suis pas entrainé en montagne donc je n’ai pas rencontré des pierré ou autres rochers. Par contre, j’ai rencontré un problème qui a failli me faire finir la sortie en chaussettes. Coté intérieur, la semelle à tendance à remonter relativement haut dans l’arche intérieur du pied, je pense que c’est un principe de conception pour éviter la pronation, le problème dans mon cas, c’est qu’au bout d’une heure de course, j’ai se rendort qui vient me taillader l’intérieur du pied, j’ai beau décalé la semelle intérieure pour protéger cet endroit, elle redescends toujours, mais j’ai surtout une ampoule d’un centimètre de long qui se forme à chaque fois. Je ne sais pas dire, si c’est un défaut de la paire que j’ai en test, ou si tous les modèles sont comme cela, mais dans tous les cas, je ne ferrais pas Maxi Race avec, de peur de finir nu pieds… Dommage car je pense qu’il y a une réelle évolution par rapport au modèles précédent.

2014-11-13_00-04-10Dernier aspect technique, la semelle, après plus de 180kms, je n’ai pas constaté d’usures particulières, alors que les crampons me paraissaient assez souples. Par contre au niveau de l’accroche, ce n’est toujours pas ça, notamment sur sentiers boueux, type lisière de bois, une fois chargées en boue, elles ont énormément de mal à se « décrotter », on dirait même des savonnettes, en même temps on est pas sur de la Sportiva ou de la Inov8.
Pour finir sur un point positif, pour ma part j’ai une sensibilité sur un genoux (un problème morphologique au niveau de la rotule), et j’ai toujours du mal à me faire plaisir un descente, hère we have the solution! Il est clair que c’est LA chaussure miracle pour ça, je comprends que Hoka soit partenaire de la course des Interlacs avec un D- record…

En conclusion, moins de hauteur, plus de dynamisme sans forcément perdre la signature Hoka de l’oversize, ce modèle séduira les adeptes de la première heure, mais également les septiques qui voudraient franchir le pas.
Prix: 130€

Où les trouver: http://www.hokaoneone.eu/on/demandware.store/Sites-HOKA-EU-Site/fr_FR/Product-Show?pid=30108022&dwvar_30108022_color=BLYG#cgid=men-trail&start=5

Please follow and like us:

Test chaussures : Under Amour, Speedform RC

under-armour-logoLa marque américaine ne fait pas forcément parti du Top 3 des chaussures sur le marché européen, mais croyez-moi leur stratégie marketing et commerciale est très affuté. Pour preuve, elle vient de de se placer sur le podium américain derrière Nike et Adidas, en ayant pour principales cibles les femmes dont le marché connait une croissance à 2 chiffres, puis les jeunes, avec notamment les étoiles montantes en basket ball ou en NFL, ainsi les jeunes n’ont pas des contrats exorbitants, mais sont par la suite très fidèle et surtout de parfait ambassadeurs.

Revenons au principal avec le test de ces Speedform que j’ai pu essayer grâce à  un nouveau partenariat avec la Runnosphère. Coté look il existe de nombreux modèles du plus sobre entièrement noir au plus exubérant que souhaitait avoir The Pink Runner, en rose ! Pour ma part j’ai hérité d’un modèle assez flashy mais que j’apprécie particulièrement en gris et jaune fluo.
IMG_0643Conçue pour la compétition, ce qui frappe d’entrée de jeu, c’est le design, la chaussure est comme moulée sans aucunes coutures on aperçoit la forme des orteils sur l’avant idem au niveau du talon, comme si la chaussure ne devait faire qu’un avec votre pied, cela fait un petit peu penser au « five fingers ». La semelle est identique avec des renforts spéciaux au niveau des métatarses et du gros orteil. L’objectif est d’avoir une adhérence parfaite comme…un soutient gorge, d’ailleurs ces dernières sont fabriquées dans une usine de sous-vêtements féminins. Mais ce qu’il m’a le plus frappé, et qui est essentiel pour une race, c’est le poids, 170g en 43,5, autant vous dire que vous avez l’impression d’être en chaussettes.
speedform-643x400

Pour ne pas y aller par quatre chemins, la première fois que je les ai passé, ce fut pour les 10kms de la Corrida de Toulouse, ce ne fut pas forcément un bon choix car ces Speedform RC doivent à mon avis être rodés une trentaine de kilomètres pour permettre au mesh de s’assouplir mais également à la semelle de se former, pour ma part, je m’en suis sorti avec une belle ampoule sous le milieu du pied. Du coup j’étais un peu retissant à les ré utiliser, j’ai donc décidé de privilégier son utilisation sur toutes mes séances de VMA en vue de la préparation de Toulouse.

IMG_0645Clairement, ces chaussures sont un must pour tourner sur le tartan, leur légèreté vous permet de courir amplement a 100-105% de VMA, le confort du chausson permet de relancer en permanence grâce à la semelle 4D et un drop de 6mm et pour clôturer le tout la gomme Micro G placée aux endroits principaux de la semelle ne vous fera jamais défaut, j’avais énormément peur de la long évité de ces chaussures, mais forcé de constater qu’après 2 mois d’essais intensif, elles sont comme neuves.

IMG_0644

Quelques bémols : pour moi, la toe box est vraiment trop large mais c’est le cas de toutes les chaussures dites avec « déroulé naturel », mes pieds fins ne s’y plaisent pas forcément et je perds légèrement en relance. Un autre détail qui m’a vraiment gêné car il a fini par me blesser se situe au niveau des œillets des lacets, avec des socquettes basses, il y a un pli de la matière qui frottent et irrite, c’est dommage quand on pas une couture sur toute la chaussure.

A ce jour, je ne pars plus sur la piste sans les Speedform RC aux pieds, je courrais certainement un 10km avec, mais je ne m’aventurerais pas au-delà, en effet tous les bénéfices se ressentent avec une foulée médio pied, mais je ne me s’en pas de monter sur semi avec, car quand le talon tape, c’est directement en accord avec Mr Achille.., a réserver également aux coureurs légers. Attention sensations garanties !

 

Prix : 115€
Où les trouver : http://www.i-run.fr/chaussures_homme/Route_c13/Under-Armour_m115/Under-Armour-SpeedForm-Apollo-M_Under-Armour_fiche_24779.html

Please follow and like us:

Test chaussures : Adidas Supernova Glide Boost

photo 3 (1)Depuis que je me considère dans la catégorie des coureurs lourds L, mes critères concernant le choix des chaussures a évolué c’est ainsi que je suis passé des adizero Adios Boost à ce modèle Supernova Glide Boost.

Je ne présente pas la technologie Boost que j’ai déjà évoqué dans mon précédent article concernant l’Adios, mais j’ai décidé de m’orienter vers ce modèle pour privilégier confort et amorti, mon choix s’avère-t-il payant, je vais essayer de l’étayer.

Côté look, dorénavant les marques sortent une mise à jour des modèles tous les 6 mois avec plusieurs coloris à chaque fois, à l’heure où j’écris ce test, les modèles pour l’Automne Hiver 2014 sont déjà sortis, vous pouvez en avoir un aperçu à la fin de ce test.
Le modèle que j’ai acheté (pour une fois) est entièrement bleu électrique, d’entrée de jeu on voit que ce modèles est enrobé, la semelle est plus épaisse, il y a une sorte de plastique renforcé sur la pointe (un peu comme un pare pierre), ce dispositif permet d’éviter d’avoir les pieds trempés lorsqu’il pleut et que l’eau remonte, comme sur les Adios par exemple. Une fois que l’on passe ces Supernova aux pieds, on est vraiment dans un chausson, d’autant plus que pour moi cette marque me va comme un gant, notamment au niveau du chaussant qui encore une fois est un peu serré sur l’avant du pied, mais vu que j’ai les pieds fins ça ne me dérange pas le moins du monde. La chaussure est confortable sans pour autant être « pataude », les mousses ont une densité juste comme il faut au niveau de la cheville, la languette est pour moi un poil trop épaisse, mais en course elle se fait oublier.
F32277_3Je vais commencer par les séances universelles, c’est-à-dire les séances de récup à 70%, là où l’on ne pense à rien et l’on doit juste courir à allure fixe, avec les Supernova Boost aux pieds, c’est juste parfait, le lendemain d’une dure séance de VMA ou après une sortie longue, elles seront d’une grande utilité.

Ayant découvert un stade non loin de mon boulot (même si la piste ne fait que 300m), je peux effectuer des séances VMA digne de ce nom, jusqu’à l’échauffement tout ce passe bien, mais quand vient le temps de se faire une séance un peu poussé ça commence à coincer (bon je vous l’accorde, je pense que c’est plutôt le bonhomme qui est limité que les chaussures). Prenons l’exemple d’une séance de 10x400m, aux alentours de 17-18km/h, la chaussure à tendance à s’écraser (certainement au niveau du Boost), on perd énormément en dynamisme, contrairement à la Adios, par contre la stabilité est quand même au rendez-vous et cela quel que soit les conditions : pluies, sec, rosée…On l’aura compris, mieux vaut chausser les Adios que ces Supernova pour faire de la VMA.

F32277_0Les séances au seuil sont également la limite pour les coureurs qui à mon avis ont un très bon niveau (je dirais sous les 3h15 au marathon), perso avec ma condition actuelle et avec les vitesses que je me suis fixé pour travailler au seuil, je dirais quand même que les chaussures sont un poil lourdes et à la longue ça joue, dans mon cas, 350g pour du 44 2/3. Le point positif est que même dans des fractions longues, le confort est toujours agréable, on perd un peu de dynamisme au niveau du coup de pied avec la languette qui est pour moi trop épaisse.

F32277_1Passons la VMA, ou même le seuil, la raison de mon achat était pour réaliser mes sorties longues du dimanche matin… Là, pas d’entourloupes, je dirais que c’est les chaussures parfaites pour les coureurs aimant se faire plaisir mais pas forcément à 4’00/km car là il faut passer votre chemin. Mais si vous aimez courir sur bitume, sur sentier, ou même chemin en terre, alors la polyvalence de ces Supernova Boost, le confort et surtout l’amorti ultra présent que ça soit en médio pied ou avec une attaque talon, alors foncez, ces nouvelles déclinaisons Boost sont faites pour vous.

Ou les trouver : http://www.lepape.com/supernova-glide-boost-59912
Prix : 90€
Modèle Hiver 2014
Adidas-Supernova-Glide-6-Shoes-AW14-Cushion-Running-Shoes-Orange-Black-White-AW14-M17426-1

Please follow and like us:

Test chaussures : Saucony Guide 7

20227-3_1_1200x735Cela fait déjà plusieurs mois que je teste les Guide 7 de Saucony, le modèle est complètement différent des Kinvara 4 que j’ai eu l’occasion d’essayer l’année dernière, c’était d’ailleurs à la même époque car j’avais également parcouru les 10km de Grenade. Ce modèle n’est pas du tout axé performance-vitesse tourné vers le5 et 10km, mais plutôt performance-confort pour semi et marathon. A ce jour, les Guide 7 sont en train de me faire oublier mon modèle favoris qui est la Boston Adizero d’Adidas (4 paires) c’est dire !

Lorsque j’ai ouvert la boite, coté look, je suis conquis, en même temps sur cette saison 2014 si vous n’aimez pas le bleu ça va être dur. Mais coordoné au couleurs flashy elles en jettent, néanmoins quand on les regarde de près on pense que toutes ces coutures avec différents matériaux vont rendre la chaussure lourdes et pas forcément flexible, mais ça c’est juste une impression. Lorsqu’on les soupèses 285g en 44,5, pour moi c’est le poids idéal pour courir les fameux 42kms du marathon.
Vient le moment de les passer aux pieds, encore un bon point, le confort est parfait, avec un chaussant ajusté pile poil, les mousses sont pour moi légèrement trop épaisses, notamment au niveau de la languette, mais au 30e km ce genre de détail permet de sauver les meubles en évitant ampoules et autres bobos…
20227-3_2_1200x735Sur le terrain, les bonnes impressiosn se confirment, son domaine de prédilection : les sorties au seuil, ou tenir le rythme durant de longues minutes en relancant en permanance n’est plus un défi. En effet il est difficile de les prendre à défaut,le dynamisme est le point fort du développement de Saucony dans tous ces modèles, cela est certainement favorsé par la conception de la semelle qui favorise un très bon derroulé naturel du pieds, mais également au drop de 8mm qui avec le temps me semble pour ma part être le bon compromis.

Il ne faut pas oublier l’accroche, je n’ai jamais été pris à défaut, on reste toujours dans l’axe, le bout de la chaussure ne rippe pas et même sous des trombes d’eau, on continu d’accélerer.
20227-3_4_1200x735L’amortie est également à souligner avec sa technologie IBR+ est un caoutchouc ultra-léger mais résistant pour semelle extérieure qui accroît l’efficacité des autres éléments amortissants de la chaussure, cela vous permettra de finir vos sorties longues sans forcément ressentir pendant 72h les courbatures dans les mollets. Cette technologie est lié avec le PowerGrid est une mousse d’amorti légère, ultra-haut de gamme qui offre une démarche plus souple et dynamique en minimisant le poids qui est encore une fois le point clé du developpment.

Son point faible, il en faut bien un, pour moi (je pense que c’est vraiment un sentiment personnel car il est lié à la morphologie de mes pieds), la toebox est légèrement grande, du coup sur des séances de VMA courtes, je ne suis pas à mon avantage car mon pied n’arrête pas de bouger et je perds énormément en relance. En même temps pour ces scéances là, comme je le disait en introduction, j’ai le choix de chausser les Kinvara, et il n’y a plus de débat.
photo (3)

En conclusion, je dirais que ce modèle est destiné à tous les coureurs <85kgs, ayant une foulée très très légèrement pronatrice qui recherche avant tout du confort, mais également de la performance (3- 3h30 au marathon), personnellement je suis très satisfait, et je fais 80% de mes sorties routes avec les Guide 7 aux pieds.

Où les trouver : http://www.saucony.fr/fr_FR/homme/course/tout-afficher/11805M.html?dwvar_11805M_color=20227-3#cgid=mens-best-sellers&start=1
Prix : 130€

Please follow and like us:

Test chaussures: Skechers Go Ride 3

11-05-2014 22-03-29Depuis mon dernier séjour aux Etats Unis en 2011, la marque Skechers, ne m’est pas inconnue, ils avaient un énorme stand au Marathon expo, tous les magasins de sports proposaient leur modèle phare porté par la star américaine du marathon : Meb Keflezighi, le dernier vainqueur du marathon de Boston 2014. Certes cette marque n’est pas la plus connue chez nous mais elle commence à se faire une petite place parmi les marques les cadors. Aux USA, Skechers n’est pas uniquement connu pour ces chaussures de sport performantes mais également pour ces chaussures « Casual », dites de tous les jours.
Revenons à ce qui nous intéresse, grâce à un partenariat entre la marque et la Runnosphère, j’ai eu la chance d’utiliser ces derniers mois la GO RIDE 3, chaussure qui a été élue « Best Buy » par Runner World aux USA. En les sortant de la boite, j’avoue que la première chose qui me surprend est leurs légèreté 238g en taille 42,5, par contre ma deuxième interrogation est de savoir s’ils ne m’ont pas envoyé du 49 ! J’ai l’impression qu’elles sont immenses, mais ce n’est pas une impression, elles font presque 2cms de plus que mes Adidas du moment… Je suis sceptique, car comme au ski, plus ils sont longs plus c’est difficile de tourner…Ne reste plus qu’à les essayer.
11-05-2014 22-05-13 Tout d’abord, leur look, d’un bleu pétard ainsi que jaune fluo, pour sûr elles ne vous feront pas passées inaperçu. Livrées avec une deuxième paire de semelles, le concept est très intéressant car cela vous permet de modifier le drop à souhait en passant de 4mm à 8mm. La chaussure est très flexible dans tous les axes, elle se replie sur elle-même, un point fort pour une minimaliste. La semelle est très intéressante, désignée avec une forme de « petits plots » comme des capteurs sensoriels que le coureurs va sentir au moment de sa foulée, sur certains points colorés en jaunes, ce sont les points de stabilités de la chaussure.11-05-2014 22-04-47 L’autre point marquant est le volume d’EVA prononcé, on est loin des Hoka, mais c’est quand même important. Une fois au pied, c’est bluffant, le confort est extraordinaire, les mousses sont relativement importantes, la languette est assez épaisse, ce qui me gêne le plus c’est la toebox qui est très large, avec mes pieds fins j’aurais pu y rentrer les 2, mais c’est encore un signe d’une chaussure minimaliste. Le dernier point c’est la longueur des chaussures, j’ai vraiment l’impression qu’elles sont immenses, les plis qu’elles font sont assez important. Certes on se croirait dans un canapé mais voilà je pense que toutes ces mousses et cette toebox large ne va pas m’aller, il ne reste plus qu’à courir.11-05-2014 22-04-11 Je dirais que c’est surtout sur les sorties en endurance qu’elles s’en sortent le mieux, c’est-à-dire c’est également là que l’on en demande le moins. SI cous adaptez la foulée en midfoot (chose que j’arrive à faire de moins en moins, vu que je pratique de plus en plus des sorties natures sur terrains vallonnées). L’amorti est bien présent même sur l’avant, donc le confort est bel et bien là mais rien de bien transcendant, je dirais que c’est correct, mais pour moi il n’y a pas ce feeling qui vous fait mettre votre paire de chaussures fétiches sur le dessus de l’étagère.
Au niveau des sorties fractionnées ou au seuil, pour moi ce n’est vraiment pas ça, le manque de dynamise est cruel, je les trouve même molles dès que l’on accélère. Le fait d’avoir tellement de place autour du pied n’y aide pas vraiment.
Je n’ai pas fait forcément beaucoup de sorties longues, je suis passé plusieurs fois par des sentiers mi goudron, mi pierre blanche, ce qui a le don de transpercer la semelle, on ressent vraiment toutes les aspérités du terrain, il faut vraiment les réserver à la route, pistes cyclables etc.. Encore une fois on est sur des chaussures de transition sur du minimaliste, alors si vous vous lancez dans un 30 bornes avec un drop de 4mm, il va arriver un moment ou la fatigue va arriver et vous allez talonner, le point positif de cette chaussure est certainement la semelle qui amortira correctement mais attention aux mollets.

En conclusion, je n’ai pas été forcément très emballé par ces Skechers Go Ride 3, ou mes sensations ont toujours étés en dedans. Je les réserverais à des coureurs >75kgs désirant établir une transition vers le minimaliste tout en douceur et passant pourquoi pas sur les Go Meb pour les séances de fractionnées mais ça c’est une autre histoire…

Prix : 85€
Où les trouver : http://www.skechers.com/style/53910/skechers-gorun-ride-3/bllm

Please follow and like us:

Test chaussures : Kalenji Kiprun LD

big_800PX_mediacom_482596124Cette année Kalenji m’aura permis de tester quasiment toute la gamme de ce chaussures avec en début d’année la Kiprun SD sur l’opération Kalenji lors du 10km de la Prom Classic, puis j’ai également eu la chance d’essayé un modèle surprenant, la Kiprun Comp, utilisée par Benjamin Malati lors du marathon de Paris. Alors lorsque la runnosphère m’a proposé de tester le modèle Kiprun LD destiné aux longues distances, j’ai sauté sur l’occasion.
Une des premières particularités de ce modèle réside dans le fait que l’on a le choix entre deux versions : neutre et pronation. Ayant une foulée un petit peu particulière avec un pied qui part dans un sens et l’autre partant de l’autre, j’ai constaté depuis un petit moment que les versions légèrement pronatrice me convenait, j’ai donc pris ce modèle. De plus la version pronatrice est quand même beaucoup plus sympa esthétiquement que la version classique.

Côté esthétique :
Lorsque l’on prend la chaussure dans le mains, première remarque, 340g en 43, ça calme, on est clairement pour des gens qui recherche une première expérience sur marathon, ou encore des coureurs lourds, je ne me place dans aucune de ces catégories, mais ces chaussures m’intéressaient fortement pour réaliser l’ensemble de mes sorties longues, car elles me semblaient relativement confortable. Lorsque on les passe aux pieds, le confort est bel est bien là, le mesh est relativement aéré, cependant, la conception de l’amorti avec ce gros trou, met relativement gênante, même quand je marche, on verra que ce détail va me poser énormément de problèmes.
Coté look, on retrouve les éléments classiques de chez Kalenji avec la corne de gazelle, les pointes de fluo donne un air dynamique.
Coté chausson, il n’est pas particulièrement épais, ainsi on se sent bien. Comme à chaque fois, j’accorde énormément d’importance à la languette qui dans le cas échéant bien conçu pour moi, c’est-à-dire pas trop épaisse.
big_800PX_mediacom_671373759Sur piste, ou VMA longue…

Quand je vous ai parlé du poids de la chaussure, je crois que j’ai tout dis, emmener ce poids-là à plus de 20km/h, on peut y arriver, mais me lancer dans des séries de 2x 8x500m à bloc, au bout d’un moment ces LD vous pénalisent. Mais vous me direz, pourquoi utiliser cette paire autour d’une piste alors que LD = Longue distance. Tout simplement car pour la majorité des coureurs, ils n’ont pas 50 paires de chaussures adaptés à toutes les séances (j’en dirai pas autant sur un plan personnel, mais ça c’est une autre histoire).
Les séances de VMA longues, ou seuil, peuvent à la rigueur se tenter, il n’y a pas particulièrement de problèmes si ce n’est ce fameux amorti.
design-chaussure-running-femme
La technologie CS est le caractéristique principale de l’ensemble des modèles de la gamme, c’est-à-dire que cet élément est spécifique sur la SD,MD, et LD, on aura un amorti plus ou moins ferme en fonction de l’utilisation finale. Sur le principe, la logique est totalement compréhensible, cependant dans la réalisation, on est sur une technologie de CS complètement différente. En effet sur la SD, le CS est plein du coup le dynamisme est beaucoup plus important, normal pour une chaussure rapide. Ici le CS est positionné sur l’extérieur de la chaussure, en laissant un gros vide sous le talon lui-même. Je ne sais pas si ce détail est fait pour économiser de la matière et par conséquent du prix, mais dans tous les cas, il devient le point faible de la chaussure, la stabilité est catastrophique. Je n’ai pas forcément une attaque du talon franche, mais il m’arrive d’attaquer par la notamment lors de la prise de virage, on a comme la sensation d’arriver sur une boule, où vous pouvez partir dans tous les sens, bref gros warning lors de ce genre de séances.
big_800PX_mediacom_482599175

Sorties longues
Comme l’indique le nom des chaussures, c’est leur terrain de jeu. Si vous êtes un adepte de la préparation marathon tout en endurance fondamentale, sans séances spécifiques de vitesse, j’ai envie de dire, vous pouvez vous procurer ces chaussures les yeux fermés. C’est relativement confortable, si vous avez une foulée médio pied, c’est également relativement stable. Du coup le boulot que je leur demandais, c’est-à-dire m’accompagner sur mes sorties longues, elles font le job.
Autre point positif, c’est également un très bon modèle pour vous accompagner sur vos footings de récupération.
big_800PX_mediacom_602254417

Pour résumer :
Les kiprun LD sont destinées à mon avis au néo marathonien avec pour objectif +3h30, pour des coureurs >75g. Je n’ai pas forcément connu de problèmes d’usures, donc elles peuvent vous accompagner toute la saison.
Il y a encore un petit mais…le prix. Pour avoir discuté avec Kalenji, je sais que leur ambition est de devenir une réelle marque de running et de sortir de l’image du produit bleu Décathlon. Mais à 99€, on commence à réfléchir plusieurs fois, sachant

Polish much shampoo cialis 20 mg to I this result, the blue pill morning I’ve beneficial will performance. Users cialis review It This is. Brown viagra for men other was the ! cialis free sample this white Tuesday honestly. Have http://www.spazio38.com/buying-viagra-online/ skin two products.

que la concurrence joue dans la même tranche tarifaire.

Poids : 340g en 340g
Prix : 99,50€

Où les trouver : http://www.decathlon.fr/chaussures-running-homme-kiprun-ld-pronatrice-bleu-rouge-id_8237339.html

Please follow and like us:

Test des chaussures LOTTO Rearch Phoenix Neutral

1

Les amateurs de ballon rond connaissent certainement mieux la marque que les runners. Le dernier Roland Garros a également mis Lotto sur le devant de la scène avec David Ferrer qui a sorti notre Tsonga national et qui était vêtu de la tête aux pieds avec la marque Lotto. Ces chaussures intégrant également la même technologie que le modèle dont je vais vous parler.

La création de la marque remonte à plus de 40 ans, ce qui montre clairement que Lotto, ce n’est pas le premier venu dans le monde des chaussures, essentiellement implanté dans le football et le tennis, il y a quelques années, un des nouveaux axes de recherche de la marque est de cibler le monde du running, mais sur le segment de la performance. Il est clair que nous n’allons pas nous noyer dans l’étendue de la gamme, mais cela n’enlève en rien à la qualité des produits

 

Coté look, le modèle que j’ai eu en test est un modèle assez classique, à majorité blanche et bleue, les matériaux utilisés ont l’air relativement robuste. En guest, je vous ai mis le design pour la saison automne hiver 2013,  je trouve qu’elles ont un côté un peu plus fun, mais bon ça reste un avis personnel.
IMG_4299
Coté technologie, la Syn-Pulse ne passe pas inaperçue, semblable aux concurrents comme Minzuno par exemple avec le modèle Prophecy, cette sorte de ressort intrigue. Il est clair que les coureur avec une foulée Mid foot voir vraiment de l’avant du pied, ne pourrons dégager aucun bénéfice de cette technologie. Mais pour tous les autres les arguments ne manquent pas.
Coté confort, il n’y a pas à dire, c’est un vrai chausson, le chaussant est agréable, pourtant la tige est rigide à souhait, la languette est assez fine, pour ma part je préfère, ça nuit beaucoup moins au dynamisme général. Le mesh en nylon est particulièrement respirant, ne courant jamais en dessous de 30° ces derniers temps, je n’ai jamais fini les pieds trempes et ça c’est une prouesse technique. Il est également complété par des parties en cuir, notamment sur l’avant du pied, ce qui évite d’avoir les pieds trempes lorsqu’il pleut et que les éclaboussures remontent.

 

Même si l’on s’y sent particulièrement bien lorsqu’on les a aux pieds, la toebox est très très large, il est sûr que ça conviendra à certains coureurs, mais avec mes pieds longs et très fins, c’est limite si je nage pas à l’intérieur, du coup pour ma part le maintien général n’est pas forcément optimal. Mais attention cet exemple ne prévaut que dans mon cas, je sais que les pieds fins ne sont pas légion, mais plutôt l’inverse, du coup elles pourront convenir à de nombreux coureurs, mais assurez-vous de ce point-là avant de passer à l’achat.

 

J’ai fait pas mal de kilomètres avant d’écrire ce test, à 80% sur le bitume et le reste sur sentiers. J’ai particulièrement  aimé la polyvalence de ces chaussures, il n’y a rien à dire, son comportement est identique quelque soit le support, ce qui n’est pas le cas de tous les modèles que l’on rencontre sur le marché aujourd’hui ; du coup elle pourra convenir a des personnes qui investissent dans une seule paire pour la saison.

 

Le maître mot que je souhaite évoqué  est le confort. Tout d’abord la technologie Syn-Pulse, que vous soyez en mode footing léger au au seuil, l’amorti se fait toujours d’une manière douce alors que vous ne vous ménagez pas forcément, mais le plus surprenant est « l’effet rebond », on a l’impression que la chaussure s’enfonce et d’un seul coup, on récupère l’énergie pour la relance. Vous allez me dire que j’exagère, mais pas du tout, volontairement lors de me dernier footings, j’ai voulu accentuer le mouvement sur le talon pour vérifier cette action, j’avoue avoir été bluffé.
IMG_4290
Du coup le dynamisme général de la chaussure est surprenant, on peut également être amené à courir vite avec, cependant une chose m’a gênée, c’est l’aspect « pataude » de la chaussure. On est sur un produit cossu, la semelle est assez volumineuse avec cette technologie plus la Reactivarch, ainsi que la toebox large, j’ai trouvé cette chaussure beaucoup trop lourde (290g en 43), du coup j’avais du mal en monter en cadence, du coup j’ai privilégié ces Lotto pour toutes mes sorties longues ainsi que certaines sorties au seuil.

 

Les technologies FAS et FLX assure une très bonne stabilité à la chaussure, avec un maintien du pied ainsi qu’un contrôle de l’accroche, on sent bien que le développement de cette chaussure est axé sur le fait de ne jamais prendre le coureur à défaut.

02-08-2013 15-54-51

Pour conclure, je conseillerais cette chaussure à toutes les personnes qui recherchent une chaussure grand confort, stable et durable. Cependant la robustesse de cette dernière peut être pénalisante pour ceux qui recherche vraiment la performance, mais pour tous les coureurs valant 3h45 et plus, ça fait quand même du monde, cette Lotto REARCH PHOENIX NEUTRAL est faite pour vous, la technologie amortissante vous aidera même quand il viendra le temps d’entamer les 10 derniers kilomètres.

 

Poids : 290g en 43
Ou les trouver : http://www.lottosport.com/en/running/running-collection/shoes/rrearch-phoenix-neutral-p815

 

Please follow and like us:

Test des chaussures On, la qualité Suisse à l’état pur…

Cloudrunner Anthracite Methyl landscapeOn n’est peut-être pas la marque la plus connue des coureurs, mais qu’à cela ne tienne, sa notoriété auprès des champions n’est plus à faire, en tout cas la conception de ces chaussures ne laisse pas du tout indifférent les amoureux du running. La genèse du projet remonte à 2009 ou l’équipe composée d’un ingénieur Suisse et Olivier Bernhard champion du monde de Duathlon et 6 fois vainqueur de l’Ironman, autrement dit un très gros passé de coureur réfléchissent sur un concept de chaussure. Leur réflexion les amènera à déposer un brevet CloudTec de On.  2010, le premier prototype est réalisé, et courant de cette même année, le modèle Cloudsurfer sort en magasin, chaque année jusqu’à aujourd’hui un nouveau modèle sortira avec la Cloudster et Cloudracer. La production n’est pas délocalisée, on est sur du made in Switzerland et croyez-moi ça se voit, et c’est juste bluffant.

La gamme est divisée en quatre modèles, classés suivant leur domaine d’utilisation en fonction de l’allure à laquelle vous courrez :

–          Commencer : >6 min/km

–          Endurance : 5-6 min/km

–          Performance : 4-5 min/km

–          Compétition : < 4min/km

Une des premières différences entre tous ces modèles réside dans le poids des chaussures, mais surtout dans la technologie CloudTec qui est adapté par rapport au domaine d’emploi. Très apprécié des meilleurs triathlètes j’ai eu l’occasion de tester les modèles Cloudsurfer et Cloudrunner.

IMG_1755L’expérience avec la marque On, commence dès la réception de la boite, on est pas du tout sur un modèle des magasins Décathlon, c’est-à-dire que les chaussures sont livrées sans boites, ici c’est un vrai petit écrin de luxe, un carton relativement épais, les chaussures sont emballées dans du papier de soie, l’intérieur représente un ciel nuageux (cloudy en anglais) ce qui représente la technologie « cloud », comme si vous courriez sur des nuages. Vous trouvez également une deuxième paire de lacet de l’autre couleur de la chaussure, et dans un coin de la boite, il y a une carte avec un numéro de série de la chaussure, vu la qualité de la chaussure je n’ai jamais eu à tester le SAV, mais à mon avis c’est de la 1ere classe…

Je vais vous parler dans un premier temps de la Cloudrunner, car ce dernier modèle à reçut un coup de lifting, notamment au niveau de la technologie principale de la semelle.
Coté look, lorsque vous passez à côté d’un coureur qui porte ces chaussures, vous êtes obligé de vous retourner car ces sortes de « ressorts » au niveau de la semelle ne laisse pas indifférent, mais pour trancher avec cette particularité, elles arborent un look ultra sobre et quelques fois ça fait aussi du bien, le modèle que j’ai en test est gris Anthracite avec le chaussant et la semelle bleue. La chaussure fait relativement solide, compacte, les matériaux utilisés semble robustes, lorsque l’on essaye de plier la semelle à la main pour voir la flexion générale de la chaussure, la première surprise est de voir qu’elle n’est pas si souple que ça. C’est étonnant car la technologie Cloudtech n’étant pas continue, on aurait tendance à penser que la semelle pourrait se plier facilement, je suis d’autant plus surpris car la marque On, met en avant également l’effet « minimaliste » de cette chaussure. Avec un drop de 7mm, on est encore un peu loin du compte. La chaussure est renforcée sur l’avant  et sur les flancs, ce qui permet d’être protéger des éclaboussures lorsque vous êtes amenés à courir sous la pluie.
Lorsqu’on les enfile, il n’y a juste rien à redire au niveau du confort, les épaisseurs du chaussant sont juste très bien choisis, l’épaisseur de la languette est fine, ce qui ne nuit pas au relances, la toe box est un peu grande pour mon pied fin, mais je pense qu’elle conviendra  à 90% des coureurs. Ultime détail et gage de qualité, le laçage est parfait, sur le dernier œillet, ce dernier est en matière métallique, pour maintenir la pression et assurer un laçage parfait.
IMG_1759
Venons au but avec la semelle et la technologie Cloudtec, définition par la marque ON : « Lorsque votre pied entre en contact avec le sol, les éléments en caoutchouc hautement adaptatifs amortissent les forces verticales et horizontales pour un atterrissage en douceur. Une fois le pied au sol, les « nuages » s’affermissent afin de former une base solide pour une propulsion naturelle et puissante. Autrement dit: la On est la première chaussure de running qui vous donne de l’amorti uniquement lorsque vous en avez besoin. Vous pouvez donc tout avoir atterrir en douceur et décoller comme si vous étiez pieds nus. Profitez des avantages d’une course naturelle sans compromis au niveau du confort et de la vitesse. »

Avant de parler de la chaussure en mouvement, en statique, les “nuages” sont très rigides, n’allez pas vous imaginer qu’une fois debout vous allez vous enfoncer dans un coussin moelleux, vous ne sentez aucune déformations. Une autre particularité est le positionnement des nuages, ce ne sont pas des bandes filantes mais plutôt des éléments avec une position bien prédéfinie qui permet aussi bien aux coureurs pronateur, universel ou supinateur d’utiliser ces On shoes.
1
Un autre élément invisible mais présent dans la semelle est l’intégration de la Speedboard qui transfère l’impact de la course en impulsion optimum vers l’avant.

Que pensez-vous de les mettre aux pieds ? j’ai toujours rêver de courir sur des nuages 😉
Le modèle Cloudrunner est dédié à l’endurance, c’est-à-dire à fort degré d’impacts, 15 éléments circulaires composent la semelle, et ces derniers ont une forme toute particulière qui est spécifique au modèle, en l’occurrence sur ce modèle, les éléments au talon sont un peu plus larges, car l’on a tendance à talonner beaucoup plus souvent sur un marathon que sur 5km…

Sur les footings en endurance, clairement on sent que la chaussure a été étudiée pour cela, on pourrait courir des heures tellement le confort est là, on ne sent pas du tout la déformation des nuages alors que pourtant ils se déforment bel et bien autant sur une attaque talon que sur une attaque médio pied. Une autre chose que je craignais, c’était la stabilité, car n’étant pas sur une surface continue, on pourrait imaginer des mouvements latéraux, encore une fois il n’en ai rien. Mon seul point faible car il en faut un, mais il est également dédié au modèle, c’est le poids de la chaussure, en 42 on est sur du 335g, alors avec mes palmes en 45, imaginez… du coup elle me semble un peu pataude mais pour une première expérience sur marathon, cela ne devrait pas poser problème.
Cloudrunner

Là où je les ai trouvé bluffantes, et encore plus avec le modèle Cloudsurfer, c’est au cours de mes sorties au seuil voir de VMA longue. Cette notion d’effet rebond, n’est pas juste de l’imaginaire, mais clairement on ressent un petit effet de relance naturelle liée aux Clouds (ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Cet effet BOOST…) Bref, je n’ai pas boosté, mais j’ai fait plusieurs séances avec ces chaussures, il est clair que cet effet-là est bénéfique dans toutes les situations dans lesquelles vous vous trouverez à savoir : sur la fin d’un marathon, où vous n’aurez plus la pêche pour pouvoir relancer, où même sur 10km lors des derniers efforts, au moment même où il faut garder de la vivacité dans vos appuis. Je voudrais quand même vous rassurez, il faut quand même courir…

La dernière remarque concerne, les plots, les clouds, les nuages appelez les comme vous désirez, on pourrait craindre un manque de stabilité mais surtout d’accroche. En tant qu’ingénieur que je suis, mathématiquement on n’a pas la même surface d’appuis que sur de la pleine peau. La réponse est oui, mais je mets quiconque au défi de les mettre à défauts, la tige est tellement rigide, qu’il n’y a aucune déformation de la chaussure, donc en stabilité il n’y a rien à craindre. Et au niveau de l’accroche, des motifs sont présents sur les cloud, que vous soyez sur sol sec, humide, herbeux… rien ne vous prendra à revers, vous pourrez relancer à chaque appuis ce qui est particulièrement agréable.

Vous l’aurez compris, On, n’est pas une marque ultra médiatique, mais la qualité des produits en font une marque à découvrir. Certains champions ne s’y sont pas trompés, et leurs performances montrent qu’ils ont fait le bon choix.
De mon côté je suis ravis d’avoir cette technologie « CloudTec », la forme des chaussures m’avait interpellée, et demain je n’hésiterais pas à m’aligner sur n’importe quelle compétition avec ces chaussure.

Ou les acheter : https://www.on-running.com/shop
Prix :
– Cloudrunner : 159€
– Cloudsurfer : 139€

Please follow and like us:

Test chaussures : Saucony Kinvara 4

DSC03436Voilà bien longtemps que je vois sur le net et les réseaux sociaux des éloges sur la marque américaine Saucony, bien plus présente aux Etats Unis qu’en France, cette dernière c’est bel et bien implanté chez nous avec des modèles bien connus comme les Xodus 3.0 pour les traileurs mais surtout son modèle phare la Kinvara. Ils ont également lancé pas mal de partenariats, en parrainant de nombreuses courses, et notamment dans notre sud-ouest, où à chaque fois j’ai pu voir que leur catalogue de produits s’étoffait de plus en plus.
Saucony est déjà à son 4ième modèle de la Kinvara avec à chaque fois quelques retouches qui ont su combler les utilisateurs des modèles précédents. N’ayant jamais possédé des modèles de la marque, il m’est impossible de me positionner en tant que comparateur par rapport à la 3 ou à la 2. J’ai lu ici et là quelques reproches par rapport à la 3, mais  pour moi ce sera une totale découverte, ce qui en fera un regard encore plus critique.
La segmentation chez Saucony est assez simple, elle se fait par rapport au drop de la chaussure 0, 4mm, 8mm,12mm. J’avoue qu’à la base l’expérience minimaliste, c’est-à-dire 0 drop, n’est pas forcément faite pour moi, du fait que je n’ai pas envie de modifier ma foulée, j’ai également besoin d’un minimum de confort. Du coup cette Kinvara 4 pourrait faire l’affaire car elle possède un drop de 4mm, il y a un minimum de confort et de matière au niveau de la semelle.
IMG_4335
Lorsque je les ai sorties de la boite j’avoue qu’elles ont un look relativement agressif, un rouge étincelant avec des pointes de jaune fluo, elles sont plutôt agréables à regarder. La deuxième chose qui m’a frappé c’est le poids 218g en 43, elle joue dans la cours des grandes pour vous amener à battre vos RP. Clairement c’est une concurrente à mes Brooks T7 ou à mes Adidas Adizero Adios 2, avec pour objectif la légèreté sans nuire au confort et au dynamisme.
La conception de cette chaussure est assez spécifique, le mesh du chaussant est très fin, ce qui permet une très bonne ventilation à l’intérieur de la chaussure, et qui clairement évacue la transpiration, la toe box est assez large, moi qui est les pieds très fins, je nage un petit peu dedans, mais je pense que ça conviendra a beaucoup de coureurs car les pieds fins ne sont majoritaires, et souvent le reproche fait aux différentes chaussures est d’être trop étroites. Ensuite vient un matériau plastifié qui vient sur le dessus FlexFilm, ce dernier donne un sentiment de robustesse, et lorsque vous lacez la chaussure, on est bien enveloppé et prêt à en découdre. La languette est très fine ce qui permet de limiter les pertes de charges lors des foulées, clairement on s’y sent très bien dedans, aussi bien pour courir que si on devait les porter pour aller au boulot.
Vient ensuite la composition de la semelle qui est clairement la signature des modèles Kinvara, d’abord une couche d’EVA avec un système qui absorbe les chocs au niveau du talon, cette dernière est assez volumineuse, et vous procure, un « peu » de confort, mais je ne me vois pas finir un marathon en attaquant du talon car je serais trop fatigué. Puis vient le grip sous forme de triangles en caoutchouc carbonés pour gagner en résistance et limiter l’usure prématurée, sur ce point-là, j’ai fait pas mal de sorties, des 10kms et pas un signe d’usure, et pour en avoir discuté avec d’autre utilisateurs, c’est le bon point de ces chaussures.
21-06-2013 15-54-21

Sinon sur la route ça donne quoi ?

Pour moi la Kinvara est synonyme de performance, malgré que certains la place plutôt dans le secteur de l’endurance, clairement je la réserve pour des sorties au maximum jusqu’au semi. Dans un premier temps elles m’ont accompagné sur toutes mes séances VMA, que ce soit sur piste ou en ville (oui je fractionne en ville, j’ai une boucle de 10kms sans dénivelé, ou clairement je peux placer des séances de vitesses). Sur des séances de VMA courte, j’ai particulièrement aimé le dynamisme de la chaussure combiné à l’accroche liée aux triangles de grip, en phase de poussée, la chaussure répond très bien, et le mouvement est accentué du fait que le médio pied soit assez rigide. D’ailleurs si je devais revenir sur ce point, je pense que Saucony devrai avoir des lignes de flexions un peu plus prononcées, sans forcément se rapprocher d’une Nike free, mais un peu plus souple, on y gagnerait en terme de liberté, mais peut-être y perdrait-on en stabilité ?  D’ailleurs revenons sur la stabilité, en ville là où le changement de direction est fréquent, et même à allure soutenue, la largeur de la semelle, et encore une fois la conception de la semelle font qu’il est possible de relancer à n’importe quel moment, c’est un très bon point car d’autres « racer » voulant gagner des grammes à tout prix, font que l’on perd un peu de cette caractéristique.

J’ai eu l’occasion de les emmener au 10km de Grenade, on dira que c’est plus le bonhomme qui a souffert que les chaussures qui m’ont freiné, par contre comme tout 10km, partir à bloc et finir à bloc était le maître mot, j’ai pu valider l’accroche que ce soit sur le bitume au cœur de la ville et sur la toute petite portion de sentier que l’on a eu, la relance dans les petites bosses, c’est également fait à merveille, bref, ces Kinvara 4 seront à mes pieds au prochain Boulevards de Colomiers en septembre…

Comme je le disait un peu plus haut, je me suis limité à 20km, dans son utilisation car quand la fatigue surgie, je trouve que la technologie PowerGrid, n’est pas non plus un amorti « Hoka », du coup ça a tendance à « taper » quand on arrive avec le talon, les puristes me diront que ce n’est pas forcément des chaussures pour ça, je suis d’accord, mais il arrive un moment où l’on ne décide plus comment attaquer, d’où ma crainte de les emmener sur marathon…cependant je n’ai pas dit mon dernier mot… par contre sur semi, sa légèreté en fait un atout majeur, ainsi que la notion de confort général, j’ai clairement pu vérifier ça sur des séances au seuil, où tout c’est déroulé à merveilles.

Pour conclure, en tant que novice du modèle Kinvara, j’ai trouvé que cette chaussure était relativement bien conçue, d’une légèreté extrême sans nuire au confort, ce qui la place devant les concurrentes à mon goût. J’étais craintif quant à l’accroche en regardant la semelle, mais ce doute c’est vite éloigné lorsque je les ai eues aux pieds. Décrite comme des chaussures de transition, elles tiennent pleinement leur rôle tout en conservant se facteur dynamique, et à force de trainer dans les pelotons on voit que ce modèle de chaussure à de beaux jours devant lui…

Poids : 218g en 43
Où les acheter : http://fr.saucony.fr/store/SiteController/sauconyFR/home?locale=fr_FR_EURO

Please follow and like us:

Test chaussures Hoka Stinson Evo, it´s Time to fly

28-05-2013 15-02-03Après plusieurs jours passés sur internet, mon choix concernant les chaussures pour mon MDS était fait ça serait les Hoka Stinson Evo, les forums étaient unanimes, elles avaient de nombreuses qualités comme la portance dans le sable, mais également le confort en descente, et cela même après des heures de courses. Profitant des soldes, je me suis donc rendu dans l’espace running de Culture vélo pour acquérir ces chaussures…il ne me restait plus qu’à valider sur le terrain tout ce que j’avais pu lire.

Tout d’abord,  on peut dire qu’une fois aux pieds, on ne passe plus inaperçue, et encore moins quand une paire de 45 1/3 vous donne l’impression d’avoir des palmes aux pieds, ça c’est sur je vais avoir de la portance. L’impression d’être sur des échasses est également bien présente, on a quand même plus de 20-30 mm de semelles, sur le coup on se demande comment courir va être agréable. Niveau look, je dois avoué que je suis séduit, le modèle « Flag » arbore le nom de la marque en gros sur le côté, les couleurs blanches et bleues surmontées de gris se marient bien, néanmoins le blanc et le trail n’ont jamais fais bon ménage, et j’ai pu vérifier ça sur plusieurs courses, ou je suis rentré plutôt en mode noir…
La particularité de cette chaussure réside dans la semelle, cette dernière a une forme particulière incurvée pour permettre une transition naturelle de l’attaque talon jusqu’au medio pied on appelle ça le « rockering », c’est sensé économiser la foulée, mais rassurez vous, il faut quand même courir.28-05-2013 15-01-39
Côté poids c’est la surprise, vu le mastodonte on s’attend à avoir une chaussure qui pèse mais encore une fois on est surpris de cette conception qui amène la chaussures aux allentours de 320g en 43, grosso modo l’équivalent de la Riot dont je vous ai parlé la semaine dernière. En fait le volume généré par la semelle qui est quand même 2,5 fois plus important que sur une chaussure classique est relativement léger.

Impossible de partir dans le désert sans les faire dans tous les sens. J’ai donc effectué quelques centaines de kilomètres sur toutes mes séances durant la prépa: séance VMA, seuil, mais surtout les sorties longues.

Sur les séances VMA, il est clair est net que l’on est pas du tout sur un modèle racer type kinvara, la preuve en est, qu’Hoka a modifié complètement sa nouvelle gamme pour diminuer le volume d’EVA, pour les rendre un peu plus dynamiques. Lors des séances rapides, la technologie de la semelle n’est pas forcément utile puisque l’on court uniquement sur l’avant, l’épaisseur de la semelle, et l’effet « mollasson » ne favorise pas du tout ce genre de séances mais en même temps, ce n’est pas pour ce cas là que j’en fait l’acquisition. Malgré tout le résultat est quand même surprenant et on peu clairement courir vite si les jambes sont au rendez vous.

Sur les sorties au seuil, la pose du pied est quasi identique du coup, c’est un peu le même combat…par contre le fait de maintenir une allure élevée plus longtemps se relève un peu plus facile du fait du confort de la chaussure et de la limitation des impacts. Même si la lourdeur de la chaussure est un peu nuisible à ce type de séances, on se laisserait presque convaincre. D’ailleurs il suffit de voir le team élite Hoka, je ne pense pas qu’il connaisse vraiment de limites à la chaussure, pour avoir vu Christophe Le Saux me doubler comme une balle dans le désert marocain, il n’était pas vraiment gêné par quoi que ce soit…DSC02901

La où j’attendais ces chaussure, c’était clairement sur les sorties longues, voir très longues… Clairement, c’est leur domaine de prédilection, cette chaussure est vraiment faite pour l’ultra, mais attention pour ma part pas forcément sur tous les terrains (enfin du moins dans mon cas). Lorsque l’on court à une allure de sénateur, la chaussure ne bouge pas d’un iota, on sent tous les effets de la technologie de la semelle, tout d’abord le déroulé, que la marque appellera naturel ( les ultras du minimalisme ne seront pas forcément d’accord avec l’emploi de ce terme de dans ce cadre là), mais dans tous les cas on peu dire que  l’on se sent bien dedans. Vient ensuite les descentes, là ou toute la promo de cette chaussure a été faite. Ce n’est pas un mythe, la première fois il faudra s’y faire, car s’il on attaque clairement du talon dans une belle descente, on s’enfonce clairement dans la chaussure, avant de basculer vers l’avant et de pouvoir enchaîner, mais a m’a surprise, la ou les chocs seraient venus à bout de mes genoux, je peux enchaîner encore et toujours sans avoir le moindre mal nulle part. Le laçage rapide ne bouge pas une fois bien en place, du coup cette combinaison fait que l’on a vraiment envié d’attaquer là où l’on ne se le serait pas permis auparavant en se remémorant les gros maux de cuisses que cela procure les jours suivant.
DSC02898  DSC02902

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après énormément de kilomètres, il ne me restait qu’a valider leur comportement en condition de course, ça serait le dernier test avant d’être sûr de pouvoir les emmener au MDS. Pour cela j’avais choisi le Gruissan Phoebus Trail, avec son terrain rocailleux se rapprochant au maximum du désert marocain à 70% rocailleux. Sur le début de la course, ou l’on a encore toute notre lucidité, tout ce passe bien, par contre les kilomètres avancent et la, comme je le disait dans la description de la chaussure, on est comme sur des échasses, et naturellement les chevilles trinquent, il est clair que le bras de levier est important, et lorsque ça tourne, ça fait mal. Il n’y a pas que du mauvais, en effet les cailloux étant relativement pointus, même lors d’appuis francs on ne sent rien, après le millième cailloux c’est quand même pas mal. Mais bon ça ne m’a vraiment pas réconforté avec l’instabilité, de plus le fait de s’enfoncer plus ou moins dans la chaussure, m’a provoqué à la longue d’énormes échauffements pour en arriver aux ampoules de la taille d’une pièce de 2€ sur les deux cotes de chaque talon. Bilan, j’étais sur de mon coup avant cette course, le choix était fait, je partais avec les Hoka, mais 50kms plus tard en mode course, j’ai eu un tout autre discours, en effet, c’était beaucoup trop de risque au niveau des ampoules, a savoir que le paramètre de la chaleur n’était même pas rentré en compte, c’est ce qui a valu ce changement de dernière minute.
Bref, ceci, est encore une fois une expérience personnelle, cela ne peut pas être une généralité, mais dans tous les cas la hauteur de la chaussure n’est pas forcément en accord avec la stabilité.
Ceci est d’autant plus dommage, car l’accroche est en adéquation avec une très bonne chaussure de trail, la portance est d’une grande utilité en terrain boueux…

Je tiens a souligner encore un petit défaut, concernant la durabilité, je n’ai pas forcément eu de problèmes avec l affaissement de la semelle comme on peut lire ici et là, par contre je peux pas en dire autant de l’usure anormale de la semelle, après seulement 300 bornes, c’est quand même pas normal d’autant plus pour une chaussure destinée à l’ultra qui se doit d’encaisser énormément de kilomètres.
IMG_1575IMG_1574

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous l’aurez compris, j’étais très enthousiaste lors de l’achat de ces chaussure, les premières semaines m’ont enchantées, en croyant même avoir enfin trouvé ma paire miracle pour le long, oui mais voilà…il convient toujours de tester son matériel en conditions course, c’est une règle d’or, a ce moment là, on s’aperçoit des petits défauts qui peuvent finir par vous gâcher l’un de vos rêves…alors la on ne joue plus. Ceci étant depuis, j’ai rechaussé les Stinson et,j’avoue avoir recommencer à prendre du plaisir avec, en me disant même que sur certains trails, elles risquent de reprendre du service (rassurez-vous sur des 30 bornes maxi, c’est bien dommage d’ailleurs).

Poids: 320g en 43
Prix: 165€

Please follow and like us:

Test chaussures : Adidas Supernova RIOT 5

IMG_3581On a tous plus ou moins une marque fétiche en terme de chaussures, surtout après plusieurs années de pratiques où l’on a pu tester de nombreux modèles et de nombreuses marques. Pour ma part, je privilégie Adidas, pour deux raisons : le confort et le chaussant souvent fin. Ici la notion de confort était énormément important car je privilégiais ce modèle pour participer au MDS.

La Supernova Riot est certainement un des modèles les plus vendus dans le monde du trail de part sa qualité mais également grâce à son longévité (on en est au 5e modèle).  Souvent récompensée, et élue meilleure modèle Trail (Runners World, coupe de cœur Endurance Trail…) bref, lorsque l’on décide d’acquérir ce modèle on est rarement déçu, et en effet je ne l’ai pas été.IMG_3579 J’ai opté pour le modèle avec serrage rapide car j’ai eu quelques déboires lors d’un marathon avec mes lacets du coup je porte désormais une grande attention à ce détail. L’autre point était que j’allais utiliser ces chaussures sur le MDS et que par conséquence mon pied allait gonfler énormément, et je voulais, si j’en éprouvais le besoin, desserrer la chaussure pour plus de confort. J’ai également ce système de laçage sur d’autres paires de chaussures, et je ferais la remarque qu’il a une tendance à vouloir se desserrer légèrement durant les sorties, ici ça n’a pas été le cas. J’aurais aimé qu’Adidas reprenne le système Salomon pour  pouvoir ranger les lacets, mais ce n’est pas forcément gênant, un petit élastique est placé sur le  « coup de pied » pour pouvoir le bloquer, ça pourrait en perturber quelques uns, mais j’avoue que ce n’est qu’un détail. Par contre, au bout de 100km, le passant du bas, celui qui reçoit le plus d’efforts  ( là c’est l’ingénieur mécanique que je suis qui parle), car l’on a tendance à tirer comme des malades lorsque l’on serre, c’est cassé, du coup il a fallut le recoudre (je suis parti au MDS avec une petite appréhension, de savoir si ça allait tenir, mais il n’y a pas eu de problèmes). Au niveau du chaussant c’est toujours aussi agréable, on est pas du tout dans un modèle destiné à la vitesse, premièrement par rapport à leur poids, à savoir 340g, il vous faudra privilégier les Adizero XT4 si vous voulez ce genre de modèle. Les mousses sont épaisses mais pas trop, idem pour la languette, un système d’anneau en tissu est cousu sur le talon pour vous aider à les enfiler rapidement, bref tout est fait pour qu’une fois aux pieds, vous vous y sentez bien ! En plus de cela, leur look jaune/bleu/ noir est complètement en accord avec la gamme de vêtement Adidas trail, le modèle lacet arbore plutôt du rouge et du noir.IMG_3582

S’y sentir bien, c’est une chose, mais je les ai achetées pour courir, alors ça donne quoi ? Une des principales caractéristiques d’une chaussure de trail est sa semelle, ici, elle est développée en partenariat avec Continental depuis maintenant 3 ou 4 ans, Adidas, annonce un gain de performance (longévité, accroche…) de l’ordre de 30%. Ce chiffre est assez important et pour moi assez difficile à vérifier. Par contre une chose est sure : quelle accroche ! Sur ce point là rien à dire, que vous soyez sur terrain sec, humide et même gras, vous ne serrez jamais pris à défaut. Sur terrain sec, l’accroche vous permettra de relancer sans problèmes, aucunes pertes dû aux crampons, on peut trouver ce genre de phénomène, sur des chaussures avec de forts crampons (en même temps vous me direz, qu’est ce que tu fais sur la route avec des chaussures comme ça ? Je répondrai que sur un ultra, à coup sur, il y a bien un moment ou vous allez vous payer de la route, idem sur de petits trails, on habites pas tous dans les alpes ;-)). Je les attendais sur terrain gras, depuis janvier, je pense que l’on est tous d’accord pour dire, que le mot boue est d’actualité ! On sent clairement que l’on se charge de terre, les picots ne sont pas importants, mais ils sont correctement dimensionnés pour accrocher, même avec de la terre. Il y a également une excroissance de la semelle arrière, pour empêcher les remonter de boues et rentrer avec le collant dégueu… Puis par magie, dès que l’on passe sur une endroit un peu plus sec, les lignes de fuites de la semelle, font que toute la terre s’évacue naturellement. Pour en finir avec l’accroche, j’ai parcouru 230kms dans le désert marocain, à dominante caillouteuse et je n’ai jamais été pris à défaut, sur un appui, aucune glissade, et heureusement d’ailleurs car j’ai eu bien d’autres problèmes.IMG_3583

Pour moi cette chaussure est un petit peu lourde, du coup, quand on veut la pousser dans ces retranchements, ce n’est pas forcément évident, on sera rarement pris à défaut en terme de stabilité néanmoins concernant le dynamise c’est une autre histoire, la conception globale avec des matériaux renforcés autour de la chaussure, font que l’on perd en souplesse, du coup il n’est pas évident de courir vite avec ce type de chaussures, d’ailleurs, les élites ne s’y trompe pas, j’ai rarement vu des athlètes Adidas avec les Riot aux pieds si ce n’était pour aller chercher leurs coupes (moi cette parti là, bizarrement je n’y jamais été confronté 😉 ).

Donc en terme d’utilisation, je conseillerais ces Riot 5, pour des trails longs, c’est-à-dire supérieur à 42kms, clairement vous y trouverez  votre compte, surtout en terme de confort et c’est bien cela qui est important lorsque l’on va courir pendant plus de 5 ou 6h. Elles pourraient également avoir leur utilité, sur des chemins très engagés et plutôt technique car la conception globale fait que rien ne bouge, mais surtout elle fait tout pour que vous soyez plutôt très bien protégé. Après presque 400kms, la semelle n’a pas bougée d’un cheveu, quasiment aucune usures, sur un modèle trail c’est à souligner.

Vous l’aurez compris, Adidas, n’est pas le premier venue dans le monde du trail, et l’évolution de cette chaussure fait que l’on se retrouve avec un modèle, non loin d’atteindre la perfection.

Prix : 125€
Poids : 344g en 42 2/3
Où les acheter : http://www.wiggle.fr/chaussures-adidas-supernova-riot-5/?utm_source=pla&utm_medium=base&utm_campaign=fr

Please follow and like us:

Suivez moi sur Facebook

Follow me !

Qui suis-je

Records CAP
- 5km: 19'31 (Larra,2012)
- 10km: 40'44 (Toulouse,2012)
- Semi: 1h32'01 (Carcassonne, 2012)
- Marathon: 3h21'22 (Paris, 2012)

%d blogueurs aiment cette page :