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Toujours plus haut, toujours plus loin

Articles dans la catégorie Topo Rando/trail

Video de la sortie trail du Pic du Cagire (1912m)

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Un petit tour à l’étang d’Appy

En pleine prépa pour la Venasque en Juillet, je me devait de commencer à aller courir en montagne, comme d’habitude mon choix c’est porté vers l’Ariège et plus particulièrement vers Appy. A l’origine je voulais tirer jusqu’au Pic St Barthelemy, mais je savais que ça allait être chaud coté timing.
Me voilà donc levé à 4h30 pour démarrer le plus tôt possible, j’ai pas mal galèré pour aller jusqu’au village car je suis passé rive droite de l’Ariège en sortant de Foix alors que j’aurais pu tirer jusqu’aux Cabanes. Une fois arrivé à Appy, il ne faut pas 10h pour trouver le parking, c’est relativement bien indiqué. 1ere surprise, il y a déjà deux voiture, peut être d’autres traileurs.

La vue du parking est déjà remarquable vidmate, je suppose qu’en haut ça va être magnifique.IMG_1367J’ai vraiment bien fait d’attaquer tôt car je sens que la journée va être bien chaude, je lance le chrono car après avoir vu les diverses photos de Michel (famous organisateur des citadelles), jusqu’au col c’est un superbe KV en 5,5km… Je passe le premier portillon du pré et c’est parti sur quelque mettre sur une pelouse digne du stade de France, mais ça va durer 2mn. Derrière on attaque le vif du sujet, mais heureusement que je croise des compétiteurs.IMG_1369Je continu toujours sur le sentier, le soleil commence à se lever de l’autre coté du versant et je commence à sentir la chaleur arrivé, ça monte en Z, je teste tout le matos que je vais emmener le 12/07, batons compris et je suis surpris de progresser relativement bien. Dès que je rase un bois, je cherche l’ombre, toujours en face d’une vue splendide.IMG_1370Je n’arrive pas bien à deviner vers où se situe le lac, mais ça monte toujours autant. Après les 700 premiers mètres de D+, je commence à toucher au but.IMG_1371Sur la petite cabane de droite je vois deux jeunes qui ont bivouaquer au bord du lac, ils sont en train de déjeuner tranquillement, j’aperçois une canne à pêche au bord de la tente, c’est un coin assez connu pour la truite, d’ailleurs je voulais y amener le fiston pour se faire une partie, mais quand je vois que mes mollets clignotes après 750m de D+ et 55′, je pense qu’il aurait lutté du haut de ces 5 ans… Le lac est encore dans la pénombre mais c’est splendide.<img class="alig

IMG_1381Derrière je décide de continuer en direction du St Barthelemy même si je n’ai pas le temps de monter au sommet car je doit être à l’heure à Toulouse, je décide de m’en approcher, ainsi je monte 130m de D+ d’un coup pour arriver en haut d’un pic sans nom…?? Puis en fait on suit une ligne de crête pour arriver jusqu’au col de Girabal. Depuis ce col là il faut en fait remonter un bon 400m de D+ pour arriver au sommet. Pour ma part je décide de me poser et de profiter 5 grosses minutes du calme, de la vue et de la zénitude après un tel effort…
Le plateau de Beille
IMG_1385Les Monts d’Olmes IMG_1387Le pic St Barthélemy
IMG_1384A partir de là c’est mode descente engagé, je vais croiser énormément de traileur, le temps est au rendez vous, les grosses échéances arrivent c’est le moment et en plus c’est un régal. Il y a également beaucoup de randonneurs qui doivent vouloir déjeuner au niveau du lac. Coté technique et artistique je vais me prendre 2 belles gaufres, la première au niveau du lac, la seconde dans les virages dans les genets.
Dernière occasion de profiter de la vueIMG_1389Une bien belle sortie que je conseille à toute période de l’année ça doit être magnifique pour ce qui veulent voici la trace prévue à l’origine
https://connect.garmin.com/modern/activity/797234172
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Topo rando trail : Le pic des 3 seigneurs (2199m)

3s6Encore un weekend où j’ai pu profiter du pont pour aller gambader en montagne, vu ma précédente expérience au Mont Fourcat, et la neige qu’il y a à 2000m, j’avais planifier de rester en Ariège et d’aller trottiner autour du Pic des 3 seigneurs non loin du Port de Lers qui est un endroit que j’ai monté à multiples reprises durant l’Ariégeoise et autre sorties vélo.

Toujours accompagné de mon GPS qui intègre une carto IGN, heureusement d’ailleurs car sinon je ne serais pas là à vous raconter ce récit. Le départ se fait sur le bas de l’étang de Lers (1281m), il est 7h00 du matin, le jour est en train de se lever, mais il y a déjà pas mal de pécheurs autour du lac. En fait au bout de 100m je vais me tromper de chemin, mais je ne m’en apercevrais qu’au bout de 3 kilomètres. En fait je vais rejoindre le port de Lers par la route, en passant devant le resto en haut du lac, puis au croisement qui redescend sur Massat, je prends dans le talus en face, il  y a 2 jeunes qui bivouaquent. La monté est tranquille entre 4 et 5%, au lieu de me cramer les mollets comme à chaque fois, ça me permet de m’échauffer en douceur et progressivement. Il faut faire attention où l’on met les pieds car ils sont en train d’enterrer les lignes électriques, il y a donc des tranchées partout. J’arrive au Courtal de Lers, c’est le point de départ pour les parapentes qui peuvent profiter des courants dans la vallée. Après 36’ et 4,5kms me voilà au Port de Lers (1517m), à gauche l’étang et sur la droite l’autre vallée et la ville d’Auzat. Ce n’était que le petit déj maintenant place aux choses sérieuses…
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A ce niveau, pas grandes questions à se poser c’est doit dans la pente, et là impossible de courir, ça brule en l’espace de 200m, il faut longer la clôture, on prend 400m de D+ en à peine 1km, je vous laisse faire le calcul, la fin est même un poil difficile car l’on se trouve dans des éboulis mais bon rien de bien méchant. Le sommet de cette première bosse est schématisé par un petit arbre en haut…, là c’est juste magnifique, on voit tout le cirque, ou il y a énormément de neige, le Pic mais également mon point de départ.
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La suite est une course de crêtes splendide, pas si évidente du fait de la neige, et du soleil qui la ramollie à vitesse grand V. Le vent est de la partie, mais à ce moment-là ça se court assez bien la sente est assez large, et je me dirige vers le Pic de Fontanette (2002m), je prends pas mal de plaisir, mais il faut quand même faire très attention où l’on met les pieds surtout quand on passe sur les côtés du versant. Le passage du Pic de Barès est assez délicat, car il faut légèrement poser les mains, du fait qu’à partir de ce point-là il y a de la neige partout, donc je suis obligé de passer en plein milieu. Deux perdrix des neiges me partent des pieds…
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Je traverse un dernier névé, je m’approche du bord d’une corniche, où j’aperçois 2 marcheurs qui montent en raquettes depuis l’étang d’Arbu, en fait je me suis manqué la sente qui est sous la corniche et surtout impraticable en chaussures de trail (n’oublions pas que je suis en Sense, l’accroche n’est pas leur fort), j’essaye de passer dans les blocs, mais je me retrouve complètement bloqué. Frustré, je suis à 2112m, je vois la croix du sommet en haut du Pic des 3 seigneurs qui est à 2199m, il me manque 5’ d’ascension, j’ai pas envie de me planter, donc je trouve qu’il est plus sage de s’arrêter là et de faire demi-tour, la route est encore longue.
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Le retour se fera par le même chemin des crêtes, , jusqu’au sommet en haut du Port de Lers, ça va, par contre perdre 400m de D- en 1km va complètement me flinguer les jambes. Je pourrais rentrer par la route, mais agacé d’avoir manqué le chemin à l’aller, je vais le prendre au retour. Direction le flanc de montagne, mais avec les jambes lourdes et le sentier très sec ce n’est pas évident du tout. En face de l’aire du départ de parapente qui est complète, il fait tellement chaud que j’ai pas du tout envie de remonter vers la cabane de l’Ours, mais je vais couper droit dans la pente. Vraiment un mauvais choix car la pente est gorgée de flotte, je fini donc dans la boue, il m’a fallu passer 2 rivières pour enfin retomber sur le sentier de la cabane. J’ai perdu plus de temps et d’énergie qu’autre chose.
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Une fois sur le chemin, je vais enfin pouvoir trottiner au niveau de Lamarda (1302m), je vais descendre jusqu’à la route (1210m). A ce niveau-là, 2 options, soit je reprends un sentier soit je remonte par la route, vu la chaleur et la fatigue, je décide de prendre l’option la plus facile. Ca me rappelle encore une fois l’ariégeoise, ou l’on en chie pas mal à ce niveau-là car c’est quasiment la fin de la course. Je monte les virages un à un jusqu’au croisement du haut du lac. Virage à droite, et me voilà revenue à mon point de départ.

Autant la première partie et la montée c’est fait impeccablement, autant le retour fut difficile fatiguant, je termine ces 19kms en 4h00 pour 1166m de D+
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http://www.movescount.com/moves/move31299239

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Topo Rando/Trail : Mont Fourcat (2001m)

IMG_0452Comme en vélo pour préparer une échéance montagnarde, il faut faire un peu de spécifique, alors les 3 prochains weekends, j’ai décidé d’aller faire du dénivelé pour commencer à habituer mes mollets aux prochains 2800m de D+ du Maximarathon, à Annecy.
Pour a première étape j’ai décidé de monter au Mont Fourcat (2001m), me voilà donc arrivé à Croquié, un petit village ariégeois au bout de la route, je pense que je ne connais pas plus isolé, perché à 930m, il faut pas oublier le pain en janvier, a moins d’avoir une déneigeuse dans le garage.
Une fois fin prêt, je suis en mode test matos également, interdit d’avoir un truc qui frotte le jour de la course, je test également les Sense 3 en montagne, je trouve que le maintien de la cheville est un peu léger… C’est parti, j’attaque par le petit chemin le long du lavoir, il m’aura fallu 2’ pour m’enfoncer jusqu’aux chevilles, mes shoes ne sont pas étanches c’est certain. Bref, le premier kilomètre a le don de me mettre les mollets en feu comme prévu, faut dire que les premiers raidillons sont sévères. Au bout d’1km, rêveur et heureux d’être là je ne vois pas la bifurcation dans le sous-bois et je suis le chemin qui est beaucoup plus tranquille. Ma montre n’arrête pas de bipper, je comprends pas pourquoi puisque je suis sur le chemin … n’est pas geek qui veut !
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Voyant que je fais fausse route, je décide de couper à flanc de montagne entre les fougères couchées par la neige durant l’hiver et les ronces. Je flippe un peu en passant sous les clôtures électriques car ici ils sont capables de les avoir activées. Je débouche sur un superbe belvédère, ou se trouve 2 tables d’orientation avec les principaux Pics Ariégeois (Montcalm, Rulhe…), c’est également un parking sur lequel vienne se poser les marcheurs qui font le sommet. Je repars dans un sous-bois, assez roulant, avec un bon matelas moelleux, épines de pin et fruits de frênes, jusqu’au col du Trocadou (1453m)
Après mettre planté à un croisement, merci à mon GPS, je repars sur le sentier empierré, cette première partie est assez monotone car il n’y a pas de difficultés, il faut juste arriver à rester dans la bonne cadence, mes mollets sont repassés dans le vert donc ça va.
Plus je monte, plus je suis dans le brouillard, je suis presque content d’être parti avec ma veste car je me pelle sacrément, je sors du bois, et commence à rentrer dans le dur, enfin un single, avec une grosse pente pour travailler mon dénivelé, puis au niveau de l’Orri (1577), je décide de me retourner pour voir la vue, je suis encore dans le brouillard, mais par magie, une petite brise commence à faire tout disparaitre, j’avais espoir d’être au-dessus d’une mer de nuages, mais ça va être encore mieux.
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Je continu à monter avec comme point de mire le Pic de la Lauzate (1800), à partir de 1600, il y a de sacré névés, je me demande bien comment ça va être en haut, puis à mi-chemin, j’aperçois le Mont Fourcat, sous la neige, il a dû vraiment faire froid la nuit dernière, car avec le vent qui souffle en rafales, toute l’herbe est gelée. En montant, je cherche la sente pour la descente, car je ne vais pas passer par le même chemin, normalement c’est non loin du Pic de Lauzate.
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Il ne me reste plus que 200m de D+, la montée c’est très bien faire, en attendant il faut que j’arrive jusque à la cabane, à travers la neige, heureusement que je suis partis très tôt, la neige est encore gelée, ce qui me permet de ne pas m’enfoncer, la vue est juste magnifique, j’imagine en haut.
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IMG_0452J’entame en trottinant le dernier morceau, le sommet n’est pas du tout escarpé c’est d’ailleurs pour ça que c’est un Mont et non un Pic, le vent est terrible, il fait lever la neige, ça gifle les cuisses, allez quelques mètres, me voilà à la pierre qui symbolise le sommet du Mont Fourcat (2001), face au St Bathelemy, au Pic du Han…
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IMG_0467Je ne reste pas trop longtemps car il fait vraiment froid, je repars sur la même trace, un moment sympa en glissant sur les névés, en très peu de temps je me retrouve à la cabane, puis au Pic de Lauzate, ou je croise un marcheur qui me prend pour un dingue en short. C’est là que je change de trace, et sur je prends sur ma droite, heureusement qu’il n’y a pas de neige sur le versant gauche, je préfère la jouer sécure, mais je descends sacrément bien pour une fois, je trouve un bon rythme, je croise un autre traileur au niveau du Col de Rieutort (1668),IMG_0469 et continu en contrebas. Il me reste n bon gros 5kms, mais j’aperçois pas mal de jonquilles, je me dis qu’à défaut de courir tous les dimanches, je pourrais remmener un bouquet à ma femme, tout en courant, j’arrache les fleurs à la volée, si quelqu’un me voyait, on me prendrait pour un dingue.

Après la cabane, je croise un autre traileur, mort de rire en voyant mon bouquet, « Quoi on peut être traileur poète ? », son visage me dit quelque chose, en fait c’était Pierre Laurent Viguier, membre du team Instinc/inov8, juste le dernier vainqueur des citadelles !!
Les 2 kilomètres qui vont suivre seront parfait pour me faire un bain de boue, je traverse plus de 4 sources qui crachent à foison du fait de la fonte des neiges. Tout ça jusqu’au croisement du chemin de la monté.
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Le dernier kilomètre aura juste le don de me fracasser les cuisses, je pense que la fatigue arrive, du coup mes appuis sont beaucoup moins francs, je prends une dernière bifurcation pour ne pas descendre par le chemin de la matiné. Un dernier bain de pieds dans la merde au niveau du lavoir, et me voilà de retour à Croquié.
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Je boucle ces 16.06km en 3h02 avec 1074m de D+, à refaire comme entrainement type, car la sortie est superbe.
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http://www.movescount.com/moves/move30898776

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Test de l’Ultra Townav by CompeGPS

GPS-TwoNav-Ultra-MTBTrès gros adepte des randonnées et des sorties en mode rando-course, je connaissais la marque Townav depuis un bon moment car je cherchais à faire l’acquisition d’un GPS avec cartographie intégrée si possible avec des cartes IGN. Alors lorsque la runnosphère m’a proposé de tester le modèle Ultra TowNav de CompeGPS, j’ai limite sauté au plafond et j’ai saisi l’occasion.

Composition du coffret :
Ce petit bijoux vaut peut-être un peu cher, on y reviendra, mais une chose est sure, ce n’est pas du vol. Le modèle Ultra, est certainement le produit le plus adapté au traileur, et surtout aux ultras traileurs, mais pas que…
Dans le coffret vous retrouverez, l’Ultra, chargeur USB + secteur (avec des prises d’autres pays), bracelet, système d’accroche vélo. On pourrait se dire, tient c’est un coffret de 910xt tellement l’esprit multisports est présent.

Le boitier GPS :
Comme je le disait en introduction, ce n’est pas un simple GPS comme tout traileur possède, car oui l’Ultra vous donne le kilométrage, le temps, l’altitude, et toutes autres informations, mais le gros plus est d’intégrer une cartographie IGN 25/10000 et qui plus est en 3D. On reviendra sur les cartes dans le chapitre Cartographie. Quelques spécifications :

–      Écran: Tactile transflectif (2”)
–      Dimension: 51 x 73 x 23 mm
–      Poids: 98 g
–      Résolution: 240 x 320 pixels
–      Certification: IP67
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On retrouve ensuite 2 boutons de chaque côtés, d’une part le bouton validation et Menu, sur l’autre UP et DOWN pour naviguer. J Autant le dire de suite je n’ai pas 50 reproches à faire à l’Ultra mais sur ces derniers je n’ai pas trop ça très intuitif, certaines fois, vous avez beau appuyer, ça ne déclenche pas, puis la navigation n’est pas très intuitive dans le soft également, car certains choix se court circuitent du fait que l’on peut faire l’ensemble des choix en jouant avec l’aspect tactile.
Avant de partir explorer le monde, il convient de le charger, là oublié totalement le coté USB, qui certes peut être utile notamment à l’étranger, mais si vous devez laisser votre PC alimenté 24h ce n’est pas très écolo non plus, une charge complète sur secteur dure entre 3 et 4 heures.
L’autonomie est annoncé à 12h, je n’y suis jamais arrivé, j’ai effectué plusieurs randonnées de plus 8h et à chaque fois, l’appareil c’est éteint, c’est plutôt dommageable pour un outil qui se veut être destiné à l’ultra trail. J’ai pu échanger avec les personnes de CompeGPS, il y a toujours moyen de gratter un peu, en diminuant la luminosité ou en enlevant les sons et autres, mais sachant que l’appareil se met en veille au niveau de l’écran pour gagner en autonomie, cela me laisse un petit peu dubitatif. Ma stratégie : je connais toujours mes débuts de randos, qui sont souvent bien signalée, je l’allume donc en cours de route pour qu’il m’accompagne dans les chemins difficiles.

La cartographie :
De base, l’Ultra Townav contient :

  • Carte topographique: Selon le pack sélectionné (1-5 Dalles, 1 Région, 1 Zone ou 1 Pays)
  • Carte vectorielle (OpenStreetMaps®): Europe Full

Comme vous pouvez le voir, il faut encore rajouter quelques euros pour posséder une cartographie complète IGN. Mais avant cela, il convient de télécharger le logiciel LAND, qui est le logiciel d’exploitation de l’ensemble des cartes gratuites mais également que vous allez pouvoir acheter en fonction du lieu de vos randonnées. Grâce à la runnosphère, il nous a été permis d’avoir l’ensemble de la cartographie IGN française sur l’Ultra. Du coup, plusieurs possibilités s’offre à vous, j’ai décidé d’en détailler 2 :
– étant donné que vous avez accès à la cartographie en ligne de Geoportail, il est facile d’aller directement sur les petits chemins violet que tout le monde connait, et vous créez une trace à l’aide Waypoint, c’est très intuitif, relativement rapide. Une fois que vous avez fini, vous enregistrez la trace dans vos documents, puis vous la transférez sur l’appareil.
– la deuxième solution est extrêmement rapide, LAND est un logiciel qui interagit avec beaucoup de site internet dont Openrunner, une des bibles du traileur qui prend soin de préparer ces sorties rando course. Bref, vous ouvrez votre fenêtre sur la zone où vous allez faire votre sortie, et automatiquement, la fenêtre latérale openrunner vous propose tous les parcours déjà enregistrés sur le site, et bien souvent, ça fait mouche. Il ne vous reste plus qu’à transférer sur l’appareil.
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Une fois la trace effectuée, vous avez toutes les informations nécessaires, le logiciel, peut la visualiser en 3D, c’est assez bluffant. On peut analyser l’altimétrie, simuler des vitesses pour obtenir un timing, c’est relativement poussé pour les amateurs de stats, j’avoue que j’ai pris un malin plaisir à utiliser ce logiciel.

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Sur le terrain ça donne quoi ?
En sortie trail courte :

Première très bonne nouvelle pour les possesseurs de ceinture de fréquence cardiaque ANT+, c’est compatible, du coup si l’on monte l’appareil sur le bracelet prévu, on a une parfaite montre GPS. Les menus sont prévus pour gérer ces sorties-là, où l’on retrouve l’ensemble des données, un peu à la façon Garmin. On lance soit une sortie normale, mais il est également possible de programmer des fractionnées, je ne suis pas allé assez loin, sur ces entrainements, pour la simple et bonne raison que 98g au poignet, plus l’encombrement général de la montre, c’est juste désagréable lorsque l’on court, c’est pour cela que je dis que sur des sorties d’1h à 1h30, l’Ultra ne remplacera jamais nos montres chéries. Par contre, il n’y a rien à dire, au niveau sur terrain dégagé, la précision est bonne, l’altimétrie également, cependant j’ai remarqué que dès que l’on rentrait en sous-bois, c’était beaucoup plus discutable.

En vélo :
Sur une sortie de 100 bornes vous me direz que la cartographie on s’en fiche un peu, pourvu qu’il y est les directions, il suffit dans ce cas de mettre la carto qui convient. Le point fort encore ici, c’est de pouvoir zoomer sur la carte à 2m, je vous mets au défi de trouver mieux. Après c’est discutable car être aussi précis est illisible, mais ce mettre à 150m est juste parfait quand on roule assez vite, c’est quand même beaucoup mieux que le zoom à 500m de chez Suunto. Comme je le disais utiliser ce produit sur la route est discutable, par contre en VTT, ça devient relativement sympa. Mon seul problème en vélo est que l’appareil ce met en veille automatique au niveau de l’affichage, du coup il faut appuyer sur un bouton pour le « réveiller », bref ce n’est pas très intuitif et si j’enlève l’option je perds en autonomie, bref c’est le serpent qui se mord la queue.

 

En rando course ou en rando :
C’est là que je l’attendais, c’est là que je ‘ai trouvée ! Comme je le disais en intro, un GPS avec carto IGN, il n’y en a pas 50 sur le marché, mais en plus, un appareil qui est fluide, ne cherchez plus, foncez vous procurer l’Ultra. Certes je suis déçu de l’autonomie, car même en faisant des améliorations dans les réglages, imaginez-vous sur un week end choc, le premier jour, vous pourrez l’utiliser, mais pas le second c’est balo.
Par contre sans lui je pense que je ne serais pas là en train d’écrire un compte rendu sachant que je me serais perdu en montagne à plusieurs reprises. J’ai donc toujours préparé mes traces sur LAND, que j’ai par la suite téléchargé sur l’appareil, puis une fois sur le lieu de la rando, il suffit d’allumer l’appareil et de démarrer un exercice avec la trace, ne reste plus qu’à suivre le chemin !
La précision est telle, que c’est comme conduire en voiture avec un TomTom, c’est intuitif et facile. Le détail dont je souhaite vous parler est le suivant, dès que l’on s’éloigne de plus de 50m de la trace, l’appareil bipe, cela peut venir de plusieurs choses : soit vous avez mal enregistré la trace, du coup l’appareil va sonner en permanence et croyez moi c’est bien saoulant, soit vous vous éloignez vraiment de la trace réelle, et ce bip vous remet sur le droit chemin, lors de mon ascension de l’Aneto, ça m’a sauvé la vie.
Le dernier autre point de détail que j’ai trouvé très utile, est de retrouver dans les pages les kilomètres restants, le dénivelé restant, pas besoin de faire du calcul mental, tout est là.

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Pour conclure :
Vous l’aurez compris, je suis tombé sous le charme de cet Ultra Townav, du fait que ce n’est pas un appareil uniquement fait pour la rando, mais réellement multisport. Son prix le place dans la moyenne des montres GPS haut de gamme. La carto IGN en couleur est un vrai plus, mais l’addition peut devenir salée si l’on commence à acheter pas mal de cartes.

Prix : 419€
Où le trouver : http://www.compegps.fr/produits/gps/twonav-ultra/

 

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Un petit tour sur le toit des Pyrénées…l’Aneto 3404m

DSC03614Depuis plus d’une semaine je préparais ce trip pyrénéen, incluant l’Aneto et le pic de Sauvegarde, une belle sortie sur 2 jours avec un bivouac à l’arrache un peu en dessous du port de Venasque. Toute la semaine, j’ai lu des CR disant que c’était relativement facile, il suffisait d’avoir le pied montagnard, et surtout une bonne météo. Donc tous les jours me voilà sur les sites de météo pour voir si la fenêtre était bonne, pour samedi pas de soucis jusqu’à 22h après ça devait se gâter, du coup, je ferais à l’instinct le deuxième jour.

Première étape rallier l’Hospital de Benasque car les dernières inondations ont coupé la route en direction de l’Hospice de France, mon premier point de départ. Depuis Toulouse c’est un sacré périple, partit à 20h de chez moi, me voilà en train de passer le village de St Beat, pour ce qui connaisse, le village est méconnaissable, toutes les habitations sont fermées, le village est dévasté, quand on voit où arrivait le niveau de l’eau, c’est juste effrayant. Vient le passage de la frontière espagnole puis le village de Bossost, encore une fois il manque des morceaux de routes sur des kilomètres, il y a des arbres et de des pierres par milliers dans le lit de la rivière, on se rend clairement compte de la violence qu’il y a pu avoir. Après avoir passé le tunnel de Vielha, les 2 cols a Castejon de sos, me voilà à Benasque. Là-bas c’est l’effervescence car il y a le Grand trail de Aneto-posets, une boucle de 114km et 6500m de D+, une course pour les durs quand on connait la technicité du site. J’arrive à un ultime croisement, et étant donné que je n’ai pas de GPS, je me le fais au pif, mais mon jugement n’est pas très pertinent, en effet je me suis bel et bien planté après 5kms de monté, je me retrouve à Celer, une sorte de station de ski, c’est pas du tout le chemin, je redescends  en pleine en nuit, en fait le bon chemin est un sentier empierré, car la route à totalement disparue, encore quelques kilomètres et me voilà sur le parking à 500m de L’hospital de Benasque (1710m). C’est simple le parking est bondé, je ne vais pas être tout seul à tenter cette aventure. Un groupe est également arrivé en même temps que moi, ils préparent leurs sacs, et surtout une bâche pour pouvoir dormir à la belle étoile. Je suis parti de Toulouse il faisait 35° ici on est plus à 15°, du coup je prépare mes affaires, et je décide de dormir dans la voiture, c’est ça d’avoir un break c’est ma deuxième mini maison…il est 00h30, il est temps de se poser.

DSC035844h00, mon portable sonne, je me prépare, me fait chauffer un petit déjeuner, vu la journée qui m’attend interdiction de partir le ventre vide. Mon sac est fin prêt (15kg, la bête quand même), je règle montre et mon Townav avec ma trace GPS, et à 4h30, il est temps de décoller. Sur le parking il y a des frontales partout, car ce parking est également le point de départ qui vous amène au parking plus haut en bus. Je décide de pas faire ma chochotte, je suis ici pour me faire une belle sortie, pour moi ce sera à pied. J’allume ma frontale, règle mes bâtons et c’est parti. Après 500m, je passe de l’Hospital de Benasque, en fait je pense que ce lieu est une sorte d’hôtel, j’arrive avoir spa et jacuzzi depuis le haut de la route, la route est d’ailleurs très bonne parfois goudronnée, parfois en mode sentier, après 1/4 h, j’entends respirer fort derrière moi, c’est un espagnol qui est train de monter en courant, je suppose qu’il va aller encourager les siens sur le trail, un petit  mot et il s’éloigne. La lune est ¾ plein, du coup on y voit presque comme en plein jour, j’aperçois le pic de Sauvegarde sur la gauche, et au bout de 30mn, le bus me double, il est presque plein, là je me dis que pour 30mn j’aurais pu le prendre également mais peu importe, c’est quand même plus sympa d’être seul au monde devant cette immensité. Après 50’ depuis mon départ, un petit raidillon, me voilà au parking de Belsa, je lève la tête et je vois des frontales partout dans la monté, ceux qui sont partis avec le bus, mais j’aperçois également le refuge de la renclusa, ainsi que des frontales qui m’ont l’air d’être pas loin du portillon Superior, ceux-là arriveront certainement bien avant moi, ça me laisse dubitateur au niveau de mon horaire de départ. Qu’importe, maintenant il va falloir rentrer dans le dur.

DSC03585Ma grande surprise à cet endroit-là est de voir qu’il y a pas mal de voitures qui sont venues jusqu’ici, alors que la route est soit disant interdite, bref déjà 5kms dans les pattes, 200m de D+, j’ai fais monter le cardio, je suis chaud. Le sentier que je vais prendre jusqu’au refuge est bien marqué, bien empierré, il fait nuit noire, mais on voit que c’est nickel, je sais pas ce qui me prends, mais je monte d’un pas relativement soutenu, j’aperçois, une puis deux balises du trail, je me dis que je suis sur le bon chemin, puis tout d’un coup mon GPS, première gourde, j’ai manqué un virage, je reviens sur mes pas et reprends le bon sentier, essaye de fixer les frontales plus haut, et tout à coup je débouche sur le panneau du Refuge de la Renclusa (2140m), là c’est l’effervescence, il est 6h00 du matin, je décide de faire une petite pause pour manger une barre et surtout poser mon sac qui est train de me laminer le dos. Le refuge est plein, il y a des tentes partout, certains dorment à la belle étoiles, d’autres sur les bancs longeant le refuge, tout le monde se dévisage mais pas un mot.

Confiant et surtout croyant qu’il n’y avait qu’un sentier partant du refuge, il fait encore nuit, je pars sur la droite le long du ruisseau de la Maladeta, je traverse le ruisseau sur une poutre de gymnastique de 20cm de large avec mon sac, je manque de tomber à l’eau une ou deux fois, mais ça passe, après 200m, je trouve ça bizarre, aucune marque jaune ou rouge, pas de cairn, c’est quand même étonnant, tant pis, je continu à monter, je me retrouve au milieu d’une cascade, que je galère à franchir, mais sur la droite, il y a un couple, donc je me dis que je dois pas être si mal que ça, ça fait 20’ que mon GPS bipe en me disant que je suis à 400m de la trace, c’est pas énorme, en même temps j’avais tracé mon parcours sur Openrunner, et au-dessus de refuge, il n’y aucune carte avec le tracé, dans mon sac j’ai une carte papier qui elle comprend le bon chemin, mais c’est pas grave, je continue à monter, je dois poser les mains pour franchir une petite barre, je trouve ça encore bizarre, là le jour se lève et je savoure, parce que ça c’est LES vrais moments magiques en montagne.DSC03586DSC03587 A ma grande surprise je me retrouve non loin d’un petit étang, Ibon d’en Renclusa, je décide de sortir la carte, banco, j’ai pas pris la bonne direction (sur le forum camptocamp, on me dira plus tard, qu’il a des dizaines de personnes tous les jours à faire cette erreur, alors dites-moi pourquoi les espagnol, peuvent pas mettre un simple panneau au refuge montrant la direction ???) en fait je n’aurais jamais dû franchir ce ruisseau, il faut partir main gauche dans les éboulis de pierre. Là je suis face à une grande barre rocheuse, soit je la contourne et je prie pour pouvoir retourner vers la droite, soit je redescends  un bon coup et je prends le bon chemin, avec le jour, j’aperçois pas mal de personnes. Je choisis la deuxième option, cette escapade m’aura couté au moins 50’, et surtout des efforts pour rien.
DSC03592A force de monter j’aperçois enfin des points rouges et quelques cairns, j’y suis, plus de toute, je lève la tête et vois l’énorme névé qui mène au portillon superior. Alors pour tous les CR que j’aurais pu lire dans la semaine, non ce n’est pas une rando comme les autres, on n’est pas sur sentier, on est tout le temps dans les rochers en train de poser les mains, pour passer ici et là, et si en plus vous avez du poids dans le sac, ça devient vite une rando très exigeante, à ce moment-là, il ne me tardait que d’une chose arrivé au névé.DSC03594 A force, je vais y arriver, un groupe d’espagnol me demande, s’il vaut mieux passer au portillon inferior ou superior, ils savent peut être pas que je me suis planté il y a une heure, mais je leur dis ma vision des chose, une fille souffle car elle se voit pas du tout monter dans le névé, elle va pas être déçue (pour la petite histoire, ce groupe là je ne le verrais plus de la journée, je pense qu’ils ont abandonné). A 2600m il est temps de faire une pause de remanger un bout, boire, il fait particulièrement chaud et avec les efforts ça n’arrange pas les choses. Puis vient le moment de cramponner pour la première fois, je savoure presque, car j’avais fait le Montcalm et l’Estas comme ça, et je trouve que l’on marche beaucoup plus vite. Par contre pas de zigzag, il faut aller au portillon soit 250m de D+ droit dans la pente, il y a des randonneurs partout ça n’a pas l’ai si facile, mais on y va. Mes battons Leki me sont de la plus grande aide, et leur légèreté me ravi. Après 5h00 de marche, me voilà à presque 2900m, je suis avec trois jeunes espagnols, il y a un vent de malade, un gars n’a qu’un bras, il vient de me mettre minable dans la montée, bref chapeau gars, il me demande la direction du Maladeta, je leur dis que c’est tout droit, ils me disent qu’après ils redescendent et font l’aneto, des grands malades… DSC03595Je les vois partir dans les rocher, je déchausse et pars à mon tour, mauvaise surprise je suis 30m trop haut, le portillon est plus bas, l’avantage c’est que j’ai une vue imprenable sur l’Aneto. Je redescends un petit peu, manque de m’éclater sur une dalle car mon sac s’est accrocher, je commence sérieusement à être un poil fatigué ? Je croise beaucoup de monde dans le portillon Superior, des mecs, qui ont déjà fini l’ascension, je passe ces rochers et me voilà enfin sur le glacier de l’Aneto (3km², c’est quand même impressionnant à voir), la route est tracée jusqu’au sommet, enfin ça c’est ce que je croyais…
DSC03599DSC03598A ce moment-là, je suis avec un couple qui est en train de se préparer le bonhomme prend bien soin de sa petite dame an lui chaussant les crampons, je fais de même, et décide de partir devant eux pour avoir la voie libre. J’ai sorti mon piolet, car on commence à être bien en dévers, la neige est bizarre, ni dure, ni molle, je fais attention car une glissade, et je me récupère 500m plus bas. Quand je regarde le chemin, ça me parait interminable. Au bout de 800m, premier choix, soit je fais un gros détour pour contourner le pierrier soit je déchausse et je traverse, je choisis la seconde. Je galère de plus en plus dans ses roches, mon sac me défonce le dos, mais bon, pas moyen de faire demi tout après tout ça. Je rechausse, et je me dis que cette fois c’est là bonne, entre 2900 et 3000m, j’ai l’impression qui c’est passé 3h tellement j’étais à la ramasse.DSC03602
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Puis je contourne un petit pierrier, maintenant le sommet à complètement disparu, j’ai vraiment pas de bol, il fait 35° depuis 3 semaines et le seul jour où je monte c’est bouché, dans ma petite tête, je me dis tu pourras même pas faire une photo pour avoir la preuve que t’es allé là-haut, pfff… Je continu à avancer et je passe 3140m, ça y est je suis au-dessus de mon dernier record avec l’Estas, ça me fais sourire… La progression est lente et le vent se fait de plus en plus fort, je vois bien que les nuages au sommet n’arrête pas de bouger, je commence à apercevoir le dernier raidillon, les gens ont l’air de galérer comme des malades, sur ma partie, je vais rencontrer 2 femmes seules qui redescendent, je ne sais pas si elles ont fait le sommet, ou si elle ont eu peur, mais lorsqu’on se croise, elle me baragouine en espagnol, je comprends rien, en gros elles ont peur que l’on se croise, je sors de la trace et les laisse passer. 100m devant moi, j’aperçois le couple d’espagnol de tout à l’heure, ils m’ont grillé je ne sais où, mais ils sont devant, dans la pente, la femme est tombé, ça à l’air un chouia difficile, sur le haut, j’aperçois un guide qui n’a pas pris pleine pente, mais il zigzague sur le flanc. Pour m’a part, je suis exténué, je suis à 3250m, il ne me reste plus beaucoup, alors je décide de prendre pleine pente tant pis, je commence à monter, le vent est constant, je pense aux alentours de 100km/h avec des bourrasques à 130, par 3 fois je vais me faire coucher mais comme une crêpe. Je me dis que c’est un poil dangereux, je ne vois personne, on dirait même que je suis dans le brouillard. Je continu, mètre après mètre, il n’y a plus de chemin, je vois de la roche sur ma droite, mais des traces de crampons montent, je décide de rester dans la neige, encore 50m et j’arrive à des rochers ou j’entends pas mal de voix. Je décide de me poser, là je vois des sacs partout, je pense que j’y suis, c’est à coté, je pose tout à mon tour, le couple d’espagnol est en train de s’encorder, car le plus dur reste à faire.

A l’alti il me reste 50m d’ascension, sans le sac j’ai l’impression de voler, je me pose 2secondes et là le miracle apparait, le ciel bleu, incroyable, ça se dégage pour l’assaut final !! Ivre de bonheur, je me lance, je monte les rochers 4 à 4, puis j’arrive sur un replat, face au passage tant attendu, le Pas de Mahomet, alors là pour les gens qui ont le vertige, c’est demi-tour illico, il y a du gaz comme jamais, de chaque côté c’est moins 800m, il y a deux groupes qui revienne su sommet, tous encordés. Le vent à cet endroit-là redouble, il est difficile de rester debout, et moi comme un couillon, je suis face à ce passage en solo, attention messieurs, mesdames, je me lance… DSC03607

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Après coup je dirais c’est limite de l’inconscience, j’ai discuté avec un gars qui la veille a refusé d’y aller, moi voir le sommet à 20m et pas y aller hors de question. Par contre on aurait dit un chat en haut d’une branche, je crois que j’ai passé les 20m à plat ventre, accroché à la roche comme un crabe, une dernière petite escalade, voilà, j’y suis, je touche la fameuse croix, il est 12h05 et je suis sur le toit des Pyrénées, le Pic d’Aneto 3404m, 7h30 d’ascension, je me suis trompé un paquet de fois, j’ai le dos brisé avec le poids du sac, mais je suis fier comme un pape, en ce weekend JMJ ;-). Je savoure, j’immortalise, je filme, ce n’est pas tous les jours que l’on se lance dans des défis de ce genre. Ce n’est pas encore l’Everest, mais pour moi c’est une belle victoire.DSC03614

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Après cet effort, il est temps de se poser et de se restaurer, je traverse le pas de Mahomet dans l’autre sens, toujours à la manière d’un crabe, puis c’est la pause repas, un mal de caboche terrible arrive, certainement l’altitude plus l’effort. Des français me propose un petit café car ils sont en train de faire cuire de l’eau, c’est juste royal, ce petit cawa en terrasse ! Sentant que les nuages remontent à vitesse grand V, on décide de redescendre les rochers, pour s’attaquer au glacier. Je me joins à ce groupe de 3, on rechausse nos crampons et c’est parti, la neige est juste horrible, de la soupe de compétition, j’aperçois encore des gens monter, je pense que ça doit vraiment pas être agréable dans ce sens-là avec la chaleur. Je me pose la question du recul du glacier, je ne sais pas si un jour j’y remonterais  avec mon fils, si l’on aura la chance de voir de la glace sur cette partie, c’est assez impressionnant au niveau de la fonte. Le retour va être express, on va arriver au bas du portillon en 45’, quand je sais comment j’ai galéré pour monter, limite on aurait pu descendre en courant. On déchausse pour remonter le portillon Superior, là le guide et ses deux compères restent bivouaquer, du coup, il sont tranquille, pour m’a part c’est là que ça commence, connaissant mon faible pour les descentes, que je n’aime vraiment pas après pas mal de temps en en ayant commencé à 4h du mat, ça va être long.
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Le guide me dit que pour éviter le devis, il vaut mieux que je prenne sur la droite, je verrais ensuite le refuge et ça sera toujours tout droit : SALOPARD !!! Je descends la première partie sans trop de difficulté, mais au niveau de la crête aucun chemin, des éboulis partout, il y a des cairns ici et là, mais rien de bien bon, il faut poser les mains en permanence, j’ai juste envie de poser mon sac et de descendre sur le cul jusqu’en bas, bref, petit à petit je perds de l’altitude, puis tout d’un coup je me retrouve en haut d’une falaise, je suis bon pour remonter et contourner. DSC03634

DSC03635 DSC03637Après un ultime passage technique, je vois des personnes qui montent pour bivouaquer plus haut. Il me demande si ce que je viens de faire est difficile, je leur dis de prendre le névé c’est 100 fois plus facile, même si la neige est mauvaise, dans le groupe il y a une fille, j’ai l’impression qu’elle à qu’une envie faire demi-tour. Bref, quelques échanges de politesse et je continue ma route, après 30’, j’arrive enfin aux fameux points rouges, je vois très bien le refuge, il me reste 300m de D-, à ce moment-là je pense que de couper vers la gauche pour marcher le long du ruisseau sera plus facile. Je marche donc en dévers au milieu des centaines de coulées d’eau, qui n’étaient pas là le matin, et je commence à arriver aux premiers morceaux d’herbes. Quelques temps plus tard, j’arriverais au niveau du petit pont que j’ai traversé le matin, une dernière petite escalade et me voilà en train d’arriver au refuge.

Un vieux monsieur m’accoste en me parlant anglais, je trouve son accent bizarre, du coup je lui demande de quelle nationalité il est, c’est un français alors en rigolant, je lui demande qu’il répète en français ça ira mieux. Il me demande par ou attaquer, car apparemment il y a pas mal de mondes qui ont fait la gourde de démarrer comme moi, je lui explique le topo, il a l’air assez inquiet, ça lui semble un poil dur. Je discute en marchant, et là je lui dis que je rêve d’un coca depuis plus de 6h, alors il faut qu’il m’excuse, je lui donne de l’argent pour qu’il aille dans le refuge, ça m’évitera de me déchausser, et du coup il me l’offre, grand seigneur, je savoure comme si c’était un bordeaux de 1984 !

A ce moment-là c’est instant repos, il y a énormément de monde, en plus les traileurs passe devant nous, tout le monde encourage, c’est assez sympa. Pour ma part je suis littéralement mort, mon dos est en compote, les quadris en feu, c’est quand même une longue course, j’ai deux choix, remonter vers le port de Benasque pour bivouaquer ou rentrer à la voiture. Je me dis que je déciderai en bas, je remets tout mon bardas sur le dos et je commence à redescendre en laissant la place aux coureurs qui arrivent, car vraiment si j’étais à leur place, je serai limite énervé de devoir contourner tous les marcheurs. Mais au bout de 5’, des goutes commencent à tomber, je presse le pas, l’orage gronde assez fort, là je réfléchis deux secondes et je me dis, tu n’as même pas de tente mais une simple toile, tu vas finir comme une chaussette, bref, la décision est prise, j’arrête mon périple, je redescends à la voiture, je vais marcher jusqu’au parking, et je rebois un coup car j’en peu plus, mais là il tombe des trombes d’eau, on y voit plus rien, il y a des dizaines de traileurs qui abandonnent. Je décide de monter dans le bus (2.70€) et il me ramène au parking de l’Hospital de Benasque. J’ai 200m à faire, je fini complètement trempé mais légèrement soulagé, l’orage s’intensifie de plus en plus, je vois même plus les coureurs passer.

Pour m’a part j’aurais bouclé ce périple, en me perdant pas mal de fois en 13h14’ pour 28.94km et 2202m de dénivelé, sur le papier ce n’est pas énorme, mais la difficulté du terrain n’est pas si évidente que ça. En tout cas mon conseil si vous le faites dans la journée, ce qui est faisable, prenez un sac avec juste vos crampons et la bouffe, je pense que ça passe beaucoup mieux… Pour ma part, I did it, le prochain dans les Pyrénées, pourquoi pas le Vignemale…

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Station de trail Couserans (Ariège), c’est parti…

31-05-2013 13-28-37Ca fait très longtemps que je l’attendais, j’ai guetté le site régulièrement, et lors du vol retour du MDS, j’étais assis à coté de Benoit LAVAL (Directeur Raidlight), qui me disait que si tout ce passe bien, l’ouverture serait pour Juin 2013. Voilà que hier soir je reçois un mail nous annonçant l’ouverture de la Station de trail Couserans, le 8 juin car le lendemain, à Aulus les bains, se tiendra 2 trails qui emprunteront une partie des chemins, du coup le timing est super bon car il y aura pas mal de monde dans le coin.
Le concept est assez formidable, basé sur le système d’une station de ski avec plusieurs parcours avec des niveaux de difficultés différents (du vert au noir). La station est est donc basée à Aulus (762m), lorsque l’on décide de partir sur un sentier on s’inscrit et au retour on dit son temps, ce qui permet une petite compétition off avec les différents membres.
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Il y a donc plusieurs activités séparées en deux groupe:

  • Parcours stade de trail:
  • Parcours de rando trail

Dans le premier on retrouvera plusieurs atelier:
– Atelier Kilomètre vertical
– Piste 250m
– Piste 3100m
– Atelier côte
– Boucle courte

Concernant les parcours rando trail, ils vous permettrons de vous préparer à n’importe qu’elles épreuves, du trail court à l’ultra, bref il y a de quoi faire:
Prabis Parcours vert – 1
Le pas d’enfer Parcours vert – 2
Castel Minier Parcours vert – 3
La vallée du Fouillet Parcours bleu – 4
La cascade d’Ars parcours bleu – 5
Les balcons de Garbettou parcours rouge – 6
Le tour de Guzet parcours rouge – 7
Les landes du Mont Béas parcours noir – 9

Donc une fois que vous arrivez sur site, vous pouvez retirer le plan du parcours avec ces caractéristiques:
31-05-2013 13-40-57Vous l’aurez compris ça va être bien sympa, à 2h00 de Toulouse, je compte bien m’y entrainer durant l’été car là, je pense que la totalité des chemins est inexploitable dû à la neige tombée dernièrement…

 

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Ca à piqué…au Mont Picou

03-Le-PicouLorsque Julien m’envoie un message il y a un peu plus d’une semaine, en me demandant si je suis intéressé par une sortie reco sur le parcours d’Aulus les Bains avec des potes à lui, je saute sur l’occasion car je ne suis toujours pas allé courir en montagne depuis le début de l’année, et ça risque de me manquer sur les prochaines échéances, du coup je suis de la partie. Mais connaissant le loustic (régulièrement dans le top 10 de toutes les courses de la région), je me dis que je vais quand même en chier. Peut importe ça va me ramoner les bronches, et affoler mes mollets. Pendant la semaine, nouveau message, on change de terrain d’entrainement, il y a énormément de neige à Aulus, normal pour un mois de Mai :-); direction le mont Picou, non loin de Foix. Je reçois le tracé, 17km pour 1000m de D+, pour une reprise je vais être servit. La veille j’hésite à télécharger la trace GPS sur ma On move 700, mon Ambit étant au SAV Suunto, j’aurais peut être dû. Je regarde également la météo: Grand Beau…mouai d’accord: bref samedi matin, je pars plutôt confiant.
7h30, Julien arrive, finalement on est que tous les deux, c’est pas grave, motivé on décolle direction Ganac, plus on roule, plus y pleut, bravo la météo, on arrive sur Ganac (575m) un vent de malade, de la flotte, ça annonce la bonne matinée. On commence à ce changer, 2 voitures arrivent, 3 nouveaux traileurs, apparemment le spot est connu, on les verra uniquement à ce moment là car au retour les voiture auront disparu. Niveau vestimentaire, à part le short, rien n’indique que l’on est au printemps, 3 couches, Gore Tex, gants, bonnets, et encore on se gèle.
C’est parti…on sort du village, un petit panneau indique Randonnée du Mont Picou 6h00 (tu es sur Julien qu’on va pas y passer la journée?), on commence à trottiner…bing, boue, rocher et une sacrée pente, mon manque d’entrainement ne me fait pas de cadeaux, après seulement 500m j’ai les molets littéralement en feu, ça tire dans tous les sens, je souffle comme un bœuf, ça annonce le cauchemar, Julien à tellement la pèche qu’il monte comme un cabri, faut dire qu’il prépare le 35km d’Andorre avec 2500 de D+, sur un trail court ça annonce la couleur), finalement j’essaye de récupérer un petit peu, sur les montées un peu moins franche j’essaye de relancer mais ç’est pas vraiment ça. L’épreuve va durer 3kms avant que le vieux diesel que je suis, soit à peu près apte à courir normalement. Il m’indique un chemin franc et massif au milieu d’une prairie, qui monte au sommet directement, mais on décide d’emprunter le chemin forestier, en pente régulière, mais au moins j’arrive à courir, à ce moment là il commence à pleuvoir des cordes, on se voit à peine alors que l’on est à 50m l’un de l’autre. On a déjà mangé 600m de D+, il reste que 2.5km donc ça devrait monter sévère. Au bout de cette route, le chemin se fera uniquement grâce à la montre et à la trace GPS de Julien car il commence à neiger, de gros grains, mais comme on est en sous bois ça peut encore passer.DSC03444DSC03446On perd complétement la trace du coup on décide de suivre le ruisseau, qui mène sur le haut, on connait à peu près la direction du coup ça se fait au feeling, mais plus on monte, plus on rencontre de gros flocons, et surtout le sol est bel est bien blanc! A ce moment là c’est un peu n’importe quoi, on monte à travers les bruyères , puis tout à coup on aperçoit le fameux névé dont Julien se souvenais, je lui dit que ça doit certainement passer , si l’on va tout droit, je fais 2 pas, et je m’enfonce de 40cm…. on va trouver un autre chemin dis je en rigolant. On contourne par la gauche, on se trouve sur la dernière prairie avant le sommet. Alors là c’est cadeau, il doit y avoir des rafales de vents entre 80 et 100km/h, une neige de malade, ça fouette dans tous les sens, on a les cuisses écarlates avec le froids, on y voit rien, on a le vent pleine face. On se regarde: « Qu’est ce qu’on fait? », « le sommet je réponds! ». Là j’avoue y a pas de mollets qui tiennent, on se fait tellement fritter que l’on va monter aussi vite que possible, on arrive en haut 1570m, 3 photos,DSC03448DSC03447 on mange une barre en quatrième vitesse, on se regarde « allez on repart ». Mais ce coup ci, depuis le haut on voit la bonne trace, du coup, on fait attention sur le haut car on est sur des rochers et une blessure est vite arrivée. Enfin la prairie, on descend comme des barges, les rafales sont tellement fortes qu’elles me font sortir de la trace, dernière accélération on rentre enfin dans le sous bois, on se croirait presque sous les tropiques tellement on a gagné en chaleur. La descente sous les châtaigniers est assez glissante mais on ce fait bien plaisir. On tombe sur le croisement de l’aller, mais là erreur ou faignantise, on se regarde et on se dit quand tirant tout droit on doit pouvoir couper…mauvaise pioche, on re rentre dans un bois, mais là plus de chemin, on hésite, en cherchant un peu, on aperçoit un chemin 300m plus bas, mais ça descend sévère, on se prend quelques gamelles, un ruisseau à traverser et enfin le chemin. On descend encore et toujours, et tout à coup on débouche sur une route, tiens étrange?
On continu sur la route, là j’avoue on traine plus, on traverse un lieu dit, une voiture arrive, on demande au gars ou est Ganac, il nous répond « ben au moins 3-4kms! ». Ah! D’accord, on se regarde puis on repart. 3.5kms en légère descente qui forgent bien les cuisses, on traverse Brassac et enfin on peut apercevoir le village de Ganac, voilà on y est…une belle sortie entre potes 2h36, 17.24km, pour 1024m de D+, pour la première de l’année au moment ou j’écris l’article les cuisses tirent encore!!25-05-2013 15-59-5026-05-2013 22-50-54En bleu la trace prévue, en rouge réalisé, on sommet on a jugé bon de pas longer la crête, c’était trop risqué au niveau du temps…
Un peu déçu que le temps ne soit pas de la partie, car au sommet la vue était magnifique, voilà quelques clichés trouvés sur le net:07-Pic-de-la-Journalade18-Tarascon-sur-Ariege

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Top rando/trail au Mont Valier 2838m

DSC02432_1024.jpgCe mercredi matin, le réveil sonne à 4h00, tout est près direction la Maison du Valier à 150 bornes de chez moi, il fait nuit noire, vers 6h00, j’arrive sur la route forestière quand tout à coup j’aperçois des phares en face. Je me dis ça va être chaud pour se serrer, mais encore plus quand je vois que c’est un camion poubelle, sur une route d’1m50. On galère mais ça passe, je continu et j’arrive enfin au parking, la deux voitures sont arrivées en même temps que moi, mais il y en a plus d’une cinquantaine, je m’attendais pas à ça, mais on est quand même au mois d’Août et les gens ont envie de s’aérer. Je me prépare tranquillement, il ne fait pas super chaud on est à 943m, mon sac est ok, camelback ok, bâtons OK, je visse ma frontale sur le tête et c’est parti.
L’attaque se fait par le GR10, le long de la maison du Valier, un panneau annonce Mont Valier 6h. DSC02337.jpgAllez c’est parti, on est sur un sentier mi terre, mi cailloux, je commence à courir, plutôt bien d’ailleurs, par contre je sens qu’entre le poids du sac et la fraicheur, j’ai rapidement les puls qui montent, je croise un groupe de 3 personnes, qui me regarde interloqué (toute la journée, les gens me prendrons pour un dingue à courir !!!!), après le premier kilomètre on attaque en sous bois, je n’y vois pas grand chose, mais s’il y a une chose que je sais c’est que j’adore courir la nuit, j’appréhende beaucoup moins les foulées, heureusement d’ailleurs car là on est dans la roche, dans la boue c’est assez technique.
Je passe sur une passerelle qui m’emmène sur la rive droite, cette partie sera assez facile car beaucoup de monde va se promener jusqu’à la cascade de Nerch. On repasse sur une passerelle, pour changer de rive, je continue de courir, je croyais vraiment que je l’aurai au plus dur, mais tout ce passe bien, je force même d’ailleurs un peu trop à mon goût.
Je me retourne, le soleil est en train de se lever sur la vallée, ça donne des couleurs extraordinaires, c’est pour ça que j’aime me courir au lever du jour ! Le sentier parcouru est le GR Transfrontalier, ce qui explique également qui est pas mal de monde, du fait que l’été certains font des étapes du GR (encore quelque chose que j’aimerai bien faire, mais je pense que le HRP est plus sympa car on ne redescend jamais dans la valée).
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Je sors enfin du sous bois, il commence à faire jour, j’en profite pour éteindre ma frontale, dernière petite bosse, et le bruit sourd que j’entendais depuis déjà un moment fait face à moi, la cascade de Nerech (1477m en haut et 1337m en bas), 41’ depuis mon départ et 400 de D+, il a fallu que je partage le sentier avec les vaches qui sont résidentes pendant les beaux jours. Cette cascade est magnifique, l’eau ruisselle sur une paroi rocheuse de couleur gris rose, et sa hauteur est assez impressionnante. Une passerelle nous fait basculer sur l’autre rive, on restera jusqu’à la fin sur ce coté.
DSC02370_1024.jpgA partir de ce point précis, la difficulté commence, fini le sentier, on est dans les cailloux, les gros blocs de pierre qui bougent, bref, il faut regarder où l’on met les pieds car vu la pente, une petite erreur et la chute est assurée. Je continu de monter le long de cette paroi rocheuse, on remonte toute la cascade, arrivée en haut, on est plus que sur de gros bloc, la végétation à pas mal changée, on est en plein milieu d’un champ de framboisiers sauvages. Mon péché mignon, alors la, fini la course, je me restaure un peu car j’adore ça. Je repars, je cours dès que le chemin me le permet pour arriver enfin au premier point étape, la cabane des Caussis 1859m, en 1h30 et donc quasiment 900m de D+. La cabane peut accueillir pas mal de monde pour dormir, je pense surtout l’hiver, au pied de celle-ci, deux tentes de rando sont posées, au moins ils sont calmes. J’en profite pour manger une barre, et me reposer deux secondes. Ma gourde complémentaire est morte, ça coule partout, j’ai du produit énergétique partout, ça me colle au bras…pas top.
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A ce moment j’ai le choix de deux sentier, soit je pars au lac rond et si j’ai envie au lac long, soit je monte directement au refuge. Vu la chaleur qu’il annonce pour l’après midi, le choix de monter directement à celui-ci pour atteindre le somment le plus rapidement possible est le meilleur. Le sentier est meilleur, j’en profite pour relancer un petit coup, on dirait un isard. La vue est magnifique, ça y est j’aperçois enfin la bête, le Mont Valier, que l’on découvre vraiment qu’à partir de la cabane, sur la droite l’étang rond est magnifique, l’eau est transparente on se croirait en corse. Je lève la tête, un gars est en train de descendre et 3 personnes sont un peu plus haut, je continu de sauter de pierre en pierre, les bâtons m’aident beaucoup dans l’ascension, je peux relancer dès que je trouve un appui. Je croise enfin le monsieur qui sourit en me voyant monter, je lui demande si le refuge est loin, il me répond « 20mn », on se sépare, il se retourne et il me lance « non pour toi moins de 15’, j’en mettrai 12 (il l’aura voulu, un défi est un défi) !
DSC02404.JPGNous y voilà, le refuge des Estagnous, refuge très réputé dans la chaîne Pyrénéenne pour son accueil est son gardien très sympa. Le refuge est à 2245m, j’ai fait 7.7kms en à peine

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un peu plus de 2h et surtout 1300m de D+, là j’avoue qu’il est temps de manger un petit bout et surtout je prend le luxe de me payer un café qui me fait le plus grand bien. Le refuge s’éveille petit à petit, je ne me rends pas bien compte, mais il est assez tôt et les personnes qui ont dormi là pour faire le Valier et certainement redescendre dans la foulée attaquent en même temps que moi. Je suis assez étonné, il y a quelques enfants, là montée même en marchant est assez exigeante, mais ce qui est sur c’est qu’une fois là, le panorama est splendide surtout avec le ciel dégagé comme ce jour là. Je discute avec les personnes à coté de moi, ils me disent qu’ils ont mis 3h30 pour monter jusqu’au refuge et ils sont bons marcheurs. Je discute avec le gardien pour voir quel trace je pourrais me faire pour redescendre au parking, il me montre le col du Pecouch derrière le refuge, mais j’aviserais dans un deuxième temps.
DSC02412.JPGMaintenant place, au bouquet final, la montée vers le Mont Valier. Je pars du refuge en trottinant, mais ça va durer bien longtemps, après 400m on est dans un passage en gros dévers avec pierre partout, les brebis sur le coté sont bien plus à l’aise que moi, je rattrape les personnes qui étaient parties du refuge à mon arrivée et j’ai droit à une question magique « Mais pourquoi vous avez des chaussettes hautes ? », donc me voilà en train de discuter compression avec cette dame à 2400m d’altitude, plutôt rigolo. Faut savoir que le samedi, avec ma femme on a réalisé un morceau de chemin de St Jacques de Compostelle entre Gimont et Auch soit 32km et surtout un gros gros mal de mollet, alors j’avais décidé de courir avec des manchons de compression qui m’évitent certaines douleurs. Sur cette explication, ils me laissent passer, j’attaque un passage pas facile le long d’une paroi rocheuse, ou a été placé un câble acier pour éviter de glisser sur la roche friable. Je rattrape un groupe de 10 personnes, je marche vite, mais plus question de courir, la pente est trop raide. Un dernier petit effort et j’atteins le Col de Faustin (2651m), tout le monde me parle du vent, il parait que cet endroit là est connu pour être très venté ce qui rend l’ascension finale insupportable. Ce n’est pas le cas, la vue sur l’autre versant (Sud) est à coupé le souffle, on devine l’Estas et le Montcalm…
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DSC02419.JPGDSC02422.JPGDSC02423.JPGDernier coup de collier, depuis le col, on aperçoit le sommet et on se dit qu’il n’est pas si loin en fait, je démarre en trottinant à la surprise du groupe de 10 qui vient d’arriver, puis c’est une série de lacets assez glissant, je monte en essayant de garder un rythme par petits pas, il y a pas mal de monde, les gens me laissent passer en souriant,
DSC02421.JPGj’aperçois la croix au somment, à ce moment là le soleil cogne vraiment c’est la partie ou j’aurai le plus chaud, et on est encore qu’en milieu de matinée, heureusement que je suis parti ultra tôt. Plus que quelques mètres, il faut escalader des rochers, ça y est je touche la croix, je suis au sommet du Mont Valier à 2838m !!! Depuis le parking, j’aurais parcouru 9.85km en à peine un peu plus de 3h et en plus 1900m de D+, il est temps de profiter de la vue, de mitrailler de photos les crêtes, et moi-même à coté de la croix.
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Je discute tranquillement avec un gars qui est monté avec la couronne de la Statue de la Liberté, ça m’a fait bien rire (il se prend en photo et me l’enverra plus tard), il est temps de sortie la carte et de regarder les sommets qui nous entourent, Estas, Montcalm, Aneto, Pic du midi, on voit vraiment très loin c’est un régal pour les yeux, je mange une petite barre, puis vu le monde qui est en train de monter sur ce petit rocher de 50cm², je décide d’effectuer la descente.
La descente jusqu’au col de Faustin sera un bon moment de glisse, en effet il faut veiller à garder l’équilibre, mais je descends assez vite et je me fais plaisir un peu comme en ski. Au col, je redescends sur le refuge, là c’est une autre histoire, il y a de grosses marches à sauter, il faut poser les mains à quelques endroits, et les éboulis sont pas facile à maitriser, je vais mettre une bonne demi heure depuis le sommet et enfin arriver au refuge. Sa cogne sévère, il est temps de prendre une bonne bière fraiche et de s’assoir en face de se paysage pour une pause casse croûte, que je vais vraiment savourer, il faut rappeler que le réveil c’est fait à 4h00 du mat !
Une fois bien restauré, j’ai 2 options, la première remonté au col que m’a indiqué le gardien, mais je ne connais pas du tout la longueur de la descente, ou alors bifurquer sur l’étang rond et son bleu éclatant. Je choisi la seconde option, la descente est raide, il y a quelques marches, il faut faire attention quand on traverse plusieurs petits ruisseaux, je re double un couple qui était parti lorsque je mangeais, et me voilà à l’étant Rond (1939m), j’ai déjà fait 1000m de D-, ça commence à me tirer les cuisses, et surtout cette chaleur commence à être étouffante.
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DSC02458.JPGArrivé au ruisseau, il faut remonter à la cabane des Caussis, le chemin, n’est vraiment pas facile, je ne prends pas forcément la trace, c’est uniquement dur de la roche en dévers, un dernier coup de collier et j’arrive à la cabane pour me faire une pause à l’ombre et me désaltérer. Il me reste 900m de D-, j’ai fait presque 14km et là je peux dire que la descente est vraiment mon point faible, j’ai les quadris explosé pourtant j’ai fais pas mal de vélo, du travail en côte, mais là j’avoue que ça commence à bruler, et je me demande comment font les gars du GRP ou de l’UTMB.
La descente jusqu’à la cascade de Nerech, va se faire dans la douleur, on est que sur de gros cailloux, impossible d’aligner 2 foulées d’affilées, je me sers des bâtons partout, heureusement que je les ai d’ailleurs. Je croise énormément de monde, un groupe de jeune, un groupe d’hollandais, le gardien m’a dit que le refuge était complet le soir même. J’entends des cris d’enfants, ils sont en train de se baigner le long de la cascade, enfin ils se trempent les jambes.
Après ce morceau, je serais plus à l’aise, même si j’ai perdu mes cuisses en haut, je vais m’efforcer de trottiner jusqu’au parking, ou je retrouve ma voiture. Bilan de la journée : 21.22km en 5h50 et 1940m de D+. Je crève de chaud, alors dans un dernier effort je pars me tremper dans le Rau, jusqu’à mi cuisses, je pense qu’elle n’est pas à plus de 10°, il paraît que c’est bon pour la récup, mais punaise que c’est froid

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Le Mont Valier (2838m) ça sera pour mercredi…

8-Milouga-V.jpgÇa fait un moment que ça me trotte par la tête, et que j’en ai envie: me faire une sortie rando / trail au Mont Valier. Le mont Valier, ce n’est pas le sommet le plus haut sommet d’Ariège, qui est le Montcalm que j’ai fais l’an dernier avec le Pic d’Estas (3143m). Mais voilà, le Valier, c’est el sommet que l’on voit de partout, on est pas dans les alpes, alors depuis Toulouse on peut se faire plaisir sans ce lancer dans 10h de route. Au programme une sortie de 17/18 kms avec un D+ pas loin de 2000m, comme m’a dit Michel des Citadelles, ce n’est pas une sortie que tu fais sur la journée si tu es un randonneur moyen, car normalement c’est une rando qui se fait sur 2j.
Mais voilà, ça fait un moment que je regarde la météo, et ma seule fenêtre de tir est mercredi:

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Du coup, un petit tout sur Openrunner et me voilà en train de prévoir ma journée qui je pense va commencer très tôt, et même certainement à la frontale, ça me fera un petit entraînement pour la Saintélyon!
Voilà ce qui m’attend:
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Rendez vous en fin de semaine pour un CR Topo de cette sortie qui s’annonce magnifique.

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Qui suis-je

Records CAP
- 5km: 19'31 (Larra,2012)
- 10km: 40'44 (Toulouse,2012)
- Semi: 1h32'01 (Carcassonne, 2012)
- Marathon: 3h21'22 (Paris, 2012)

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