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Watch Fifty Shades Darker (2017) Movie Online Streaming & Download

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Quality : HD
Title : Fifty Shades Darker
Director : James Foley.
Writer :
Release : 2017-02-08
Language : English.
Runtime : 118 min.
Genre : Drama, Romance.

Synopsis :
Movie Fifty Shades Darker was released in February 8, 2017 in genre Drama. James Foley was directed this movie and starring by Dakota Johnson. This movie tell story about When a wounded Christian Grey tries to entice a cautious Ana Steele back into his life, she demands a new arrangement before she will give him another chance. As the two begin to build trust and find stability, shadowy figures from Christian’s past start to circle the couple, determined to destroy their hopes for a future together.

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Les événements marques, de la stratégie marketing à l’état pur

adidas_boost_leader_42Depuis 3/4 ans et la tendance autour du running n’est plus a démontrer, il y a un tel engouement que les marques n’ont plus qu’à tendre le bras. Travaillant moi même dans le marketing, je me plais à analyser certaines animations ou lancement produits qui sont tout a fait duplicables dans d’autres domaines que le sport.
Je voulais m’attarder sur ce que j’appelle les « évènements marques ». Les marques ne peuvent pas se passer de la communication papier dans les traditionnelles revues de jogging, il faut être présent dans les nouveautés produits, dans les gros dossiers de tests (The big test shoes..), c’est ce que l’on appelle les communiqués de presse rédigés par les marques elles mêmes.
Les sites internet sont également là pour rentrer un peu plus dans le détail avec les fiches techniques, les photos HD, les comparaisons versus les autres produits de la gamme mais tout cela est essentiellement de l’info descendante et passive.

Depuis 2 / 3 ans, les marques rivalisent d’ingéniosité pour arriver a placer leurs produits pour être beaucoup plus agressif et faire de la communication virale, je pense qu’elles ne s’attendaient pas à un tel succès, mais le client/utilisateur s’est tellement pris au jeu que l’on use et abuse de la méthode.

nike-run-club-sao-pauloJe pense que la première marque à avoir mis ça en place est Nike avec le NRC (Nike Running Club), l’objectif réaliser un entraînement collectif animé par des Pacer/Coach tout le temps bénévoles en echange d’équipement ou chaussures. Certains entrainments rassemblaient plus de 60 coureurs  ce qui a l’époque était considérable mais l’idée générale était plus de se retrouver et de faire un run collectif plutôt que de vendre du produit, même si la plupart des couleurs venaient habillé en Nike.

unnamed-1024x512Par la suite, Adidas qui était surtout sur un segment performance, a senti le vent tourner et à l’occasion de son méga lancement autour des modèles Boost, la marque à créer les Battle, le principe, l’ensemble des quartier de Paris s’afrontent autour de plusieurs évènements et marquent des points pour arriver jusqu’à l’étape ultime la Finale ou un quartier est sacré. Cet évènement est animé par des leader habillés de la tête aux pieds en Adidas, ils ont un accès privilégié aux dernières nouveautés. Mais ces leader ne sont pas là pour rien, ils animent leur communauté également habillé aux couleurs du quartier mais doivent diffuser un max d’infos sur les résaux sociaux, il ne se passe pas un jour sans que l’on voit des photos. Le coût pour la marque est dérisoire mais la porté n’a pas de limite et même bien en dehors de Paris et de la France

13173712_101201153631870_8669805021999742719_nDu coup tout le monde s’y met, même Salomon qui est plutôt destiné à l’outdoor veut sa part du gâteau en lançant sa gamme city trail. Pour associer les coureurs urbain, j’ai eu l’occasion de participer à la dernière opération Aperun, le priincipe: essayer des chaussures de la marque animé par un ambassadeur de la marque qui anime également quelques entrainements dans la ville toute l’année, puis s’en suit un apéro où l’on fini de discuter trail, course et produits.

13124520_881354358643250_5964718755665584344_nLes marques excellent dans ces évènements mais elles ne sont plus seulent a vouloir prendre une part du gâteau. Depuis peu, même les distributeurs, les magasins spécialisés, créés de évènements autour du marque où l’on fait venir un représentant d’une marque et on essaye ces produits. Irun a clairement décidé d’adopter cette stratégie pour deux raisons, les gros évènements sont à 90% sur Paris et la province à quelque fois du mal avec ça et se sent un peu laissé de coté. Du coup les provinciaux veulent aussi faire leur selfie sous une bannière d’une marque et faire un run collectif. Mais le double effet kiss cool pour ces distributeurs c’est que ça génère du cash directement car une fois sur place, le coureur/client dans se cas là se laisse vite tenter par la dernière nouveauté.

L’objectif de l’assemble de ces évènements marques est le même, toucher un maximum de personnes en direct, celles qui vont venir à l’évènement (certains courent 10 fois par ans, mais uniquement autour des ces sorties), puis par effet boule de neige, chacun va rentrer et publier sa sortie sur Facebook, Instagram, Twitter ce qui touchera des centaines d’autres contacts. Lorsque l’on analyse la viralité de l’événement je suis certains qu’une battle Adidas touche plus de 100 000 personnes, combien aurait toucher une pub dans jogging? (10 000?)
Dans tous les cas ce n’est pas près de s’arrêter vu le business que ça génère, je dirais même que l’investissement des marques va continuer à s’intensifier et déborder de créativité.

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CR Course : Premier de l’année, Trail des coteaux

Trail des coteaux 2016 284Cette course me tient énormément à cœur car c’est ici que tout à débuter au niveau Trail lorsque j’avais disputer la première édition du Trail des coteaux à Pechbonieux, une éditions dantesque qui avait pris part sous un épais manteau neigeux, d’ailleurs il y avait un tiers des participants qui n’avaient pas pris le départ, pour ma part ça avait été une révélation mais surtout un régal.

IMG_1527Placé très tôt dans le calendrier, deuxième weekend de janvier, c’est l’occasion rêvée d’accrocher un dossard et de valider les grosses semaines que j’ai enchainées durant les vacances de Noël entre le foie gras et la buche de noël. Il ne fait pas forcément très froid ce matin là, mais la pluie est au rendez vous. J’ai choisi de m’aligner sur le grand parcours de 21kms et de 400m de D+, en ayant l’écotrail en tête il va falloir que j’allonge les distances tout en gardant l’allure, mon objectif est simple, finir autour de 2h00, l’an dernier j’avais fait 2h26 et j’avais été à la ramasse (lire le récit de la 6e édition2014).
Comme chaque année, le départ est donné à Saint Loup de Cammas, à un peu plus de 2kms de l’arrivée, c’est idéal pour s’échauffer, le tout sous la flotte. J’arrive sur la ligne où je croise Stéphane qui est encore plus en canne que d’habitude. Il y a vraiment du monde, la première édition on était à peine 150 aujourd’hui plus de 400.

2016-01-24_22-47-32Le départ est donné, je sais que le premier kilo zigzague dans le village pour vite emprunter un chemin en faux plat descendant qui va allonger le peloton et si l’on veut pas se retrouver dans les bouchons, c’est là que ça se passe, il faut absolument envoyer, vient une bosse au 2,5kms pour ensuite replonger vers Montberon. C’est là 3e fois que je fais ce trail, je sais donc qu’on peut allonger sur ces chemins qui sont plutôt en bon état car après la cote dans le village qui fait monter le cardio, on va rentrer dans le bois pour en ressortir 13kms plus loin et vue la flotte qu’il est tombée, ça va être mouvant.
Le début n’est pas forcément problématique, car l’on peut courir sur les bas coté même si ça y est j’ai un kilo de boue de chaque coté, le tout est de trouvé 2/3 coureurs à son allure et de garder un rythme régulier, chose que je fais. Il y a énormément de relances, en fait on ne part pas bien loin dans la commune, c’est plutôt des montagnes russes.
Vers le 12kms, c’est la jonction avec le petit parcours dans THE montée, il y a tellement de boue que la moitié des coureurs finissent sur le cul ou à plat ventre, sur les 30 derniers mètres, il y a même une corde. Depuis l’an dernier et l’acquisition de mes Slab 3 Soft Ground je suis ultra satisfait, presque 300 bornes avec et les crampons sont toujours efficaces, j’en ai vu devant moi finir dans le décors alors que je restais tranquillement debout, ça a été un net avantage durant la course. Sur plus d’une kilomètre je me retrouve derrière un petit bouchon pas facile à gérer car les coureurs du 12 ne sont pas à la même allure que nous, un peu plus loin on va encore bifurquer pour faire une boucle supplémentaire. On part assez loin en faux plat montant, puis place à de belles descentes que je négocie particulièrement bien, j’ai pas peur de me faire un adducteurs, c’est peut être ça la différence.
On arrive dans la dernière partie en sous bois, on longe un ruisseau, pour le traverser un peu plus loin et effectuer tout le retour en devers, là c’est hollidays on ice J.
Trail des coteaux 2016 1865Ca y est j’aperçois la station d’épuration, je sais que l’on est à la fin du parcours, du moins maintenant il va falloir remonter un chemin en terre pour retrouver le goudron sur la partie haute, encore une fois, on fait la jonction avec le 12, mais là fini de rigoler, il me reste un poil d’énergie alors j’essaye de gratter des places, je remonte pas mal de coureurs, et pour mon moral c’est sacrement bon, il y a deux ans j’en pouvais plus à ce niveau là, voilà le stade, encore un petit effort, on contourne le gymnase, un dernier effort, je franchis la ligne d’arrivée.

Je termine 172/403 en 2h06’53 soit 20’ de mieux que l’année dernière, en peu en dessous de l’objectif mais quand je vois le chantier avec les kilos de boues sous les shoes ça fait quand même plaisir, et je suis prêt pour enchainer.


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CR course: Trail des Citadelles 22 km et 1200m de D+

blason2013Cela fait plus de 3 ou 4 ans que je veux prendre le départ de cette course, et chaque fois j’arrive après la bataille au moment des inscriptions, soit la planification de ma saison fait qu’un marathon se trouve pas loin ou bien la cyclo La Castraise. Cette année c’est décidé, j’ai coché la date des inscriptions sur mon agenda, et dès l’ouverture j’obtiendrais mon dossard pour le petit de parcours de 22kms, mais avec tout ce que j’ai entendu sur cette course (boue, pluie, neige, froid…) je pense qu’il vaut mieux la découvrir tranquillement, d’autant plus que la première manche du Défi Sud Trail n’a pas vraiment été un succès du coté sportif.

Après une grosse heure de voiture me voilà arrivé à Lavelanet, le départ n’est qu’à 9h30 mais les coureurs du 40 et du 73 sont déjà en train de s’amuser dans la gadoue. Le comble c’est qu’il a fait 25° toute la semaine, j’ai même cru que la course allait se dérouler au sec, mais voilà que depuis la veille, il est tombé des cordes ce qui va rendre le terrain bien gras, des vrais Citadelles. Je pars récupérer mon dossard et le fameux Buff 11170337_857578047612695_4918415780747609820_oque tout bon traileur de la région se doit d’arborer à chacune de ces courses. Je suis pas tellement en avance, je croise des connaissances dans la salle, on discute trail épique notamment la Barkley avec Remy Jegard, puis je pars me changer pour aller prendre la départ. J’essaye de ne pas faire les mêmes erreurs que le mois d’avant à Quillan, donc je partirai avec un petit coupe vent Slab facile à enlever et surtout à ranger en boule dans mon sac.

9h25, tout est prévu, le petit chapiteau au niveau de la ligne de départ, nous permet d’être à l’abri durant le briefing de Michel, fameux organisateur qui à travers toutes ces photos sur Facebook m’a permis de découvrir le terrain avant d’y être.9h30, le moment tant attendu, le départ est donné sous une petite bruine, on remonte la ville sous les applaudissements de courageux qui sont venus voir le spectacle. On prend la direction de la maison de repos et de la caserne pour commencer à emprunter un sentier le long d’un camping, premier sentier en sous bois, la sortie se fait sur un des dernier chemin de bitume que l’on va emprunter. J’en profite pour souffler et surtout enlever mon coupe vent, que je glisse dans la poche de mon sac à dos. On redescend a travers bois, ou l’on entend comme un bruit de ruche, c’est juste le drone qui plane au dessus des coureurs, je suis curieux de voir le résultat ça doit claquer.IMG_0094

Vient ensuite le début des choses sérieuses au niveau du km4, une belle première bosse de quasiment 300m de D+, le début du parcours est relativement glissant, il faut dire qu’il y a un paquet de coureurs qui sont déjà passés devant nous, du coup chaque appuis est un un peu comme un mouvement de patin à glace. Contrairement à Quillan, je ne suis pas dans le rouge, je me fait doubler par 5 ou 6 coureurs mais je m’accroche, j’essaye de relancer dès qu’il y a 10m de plat, puis on fini par déboucher au niveau de la crête de Madoual. Dommage que la vue soit complètement bouchée car ça devait être magnifique, ça commence à me frustrer le temps sur toutes ces course. Après un léger passage en dévers, où il convient de faire attention au niveau des rochers glissants, on entame une belle descente, ou certains coureurs sont sur les freins, pour ma part je lâche tout. On passe sur un chemin assez sympa, on est à 900m d’altitude et il y a des cordes attachés aux arbres pour faire de la balançoire (bonne idée de rando avec la famille.

Sur notre gauche arrive le parcours de 40kms, je suis impressionné, même si on arrive comme des balles, les gars ils doivent avoir 20 bornes de plus dans les jambes et ils me semblent bien frais. On entame déjà le dernier gros morceau, encore une fois je me sens pas trop mal, cette descente m’a complètement revigorée, je suis toujours dans le même petit groupe, on va s’efforcer de tirer les bras jusqu’à ce qu’on l’entende des voix et des cloches, on doit approcher le parking de Montségur, encore une centaine de mètres, on y est!trail des citadelles 2015 952
Malgré le crachin, il y foule, je ne m’attendais pas du tout ça, surtout au fait qu’il fasse faire demi tour en haut du château. Au moment ou je déboule au pied de la piste, je croise sur le chemin retour, Marion Clignet qui est bien à bloc. Je trottine dans cette belle première partie. Le terrain ne m’est pas inconnu j’y ai emmener mon fils en rando, et sur le dos s’il vous plait! Je sais que la montée est composée de marches toutes irrégulières, mais bon là j’ai que ma poche à eau. J’arrive au niveau de la caisse, ça commence à être tend car il y a quelques coureurs qui descendent à bloc. A 400m du sommet, je croise Yann, qui est canne comme jamais depuis le début de l’année, je suis pas près de le rattraper, surtout qu’il m’en reste à monter. Donc on continue, arrive certains endroits, on peut couper en escaladantt 2-3m, puis vient la terrasse en bois au niveau de l’entrée, on y est, je passe cette majestueuse porte vieille de milliers d’années. Ca fait quand même bizarre de courir dans cet endroit, on passe de l’autre coté, avec vue sur la ville en contrebas, une petite pose pour la photo et ça repars.

La descente est une toute autre histoire, je commence à doubler un groupe de 3, je suis à 2 doigts de passer par dessus le ravin. Ca se complique du fait qu’il y ait un gros paquet de coureurs qui montent, mais comme tout le monde est bien éduqué, ça s’arrête quand on nous voit arriver, et à force on arrive dans la grande descente sur l’argile qui est vraiment très raide, on nous encourage avant de disparaitre sur un chemin dans la forêt. Je connais les 3 prochains kilomètres et je sais que s’est pas forcément engagé si on veut envoyer, chose que je fais. Je suis avec un coureur du 40, on y va franchement , on a de la boue jusqu’aux chevilles. On débouche sur la route, lui part tout droit, quand moi je bifurque à droite, ce morceau de bitume me permet de me décrotter les chaussures, et bim, nouvelle montée sur un sentier empierré. EN haut de cette côte, c’est le ravito, je m’arrête pour boire un verre de coca et une orange, ça me permet de me recharger en sucre rapide.

A partir de là c’est la plus de 3kms de descente assez rude, les fameuses qui te titillent les cuisses le lundi matin quand il faut que tu montes les escaliers pour aller bosser. J’hésite entre glissade et course, au final j’ai un kilo de boue dans les chaussettes. Un passage sous les pins, dans un espèce de champs assez marécageux, on passe non loin de Montferrier, la fin de la descente se situe au niveau du ruisseau de Freychinadel que l’on franchis une première fois, je m’en sors plutôt pas mal, c’est à dire pas forcément trempé. Je fais mon malin, mais 500m plus loin c’est pas là joie, en prenant un appui relativement franc sur des feuilles, on est en plein dans le ruisseau, j’en ai jusqu’au mollet! On poursuit pour commencer arriver sur la partie plate au niveau du km14.

Cette partie est assez monotone, j’essaye de garder un rythme régulier entre 12 et 11km/h, certains commencent à faiblir, je ramasse des coureurs, puis au fur et à mesure, je commence à constituer un petit groupe de 5-6 coureurs qui trouvent mon allure assez régulière, du coup personne ne prend de relais, mais tout le monde s’accroche. On remonte sur le même chemin qu’à l’aller, je continu à accélérer et du coup et je commence à lâcher mes compagnons. On tourne à gauche au milieu d’un bois, pour plonger, vers le camping, je pensais que l’on allait directement à la dernière  difficulté, mais c’était sans compter par un petit détour.

IMG_0477Il ne reste plus que deux bornes, mais ça commence à tirer de tous les cotés, on plonge dans un un champs au milieu des vaches, pour remonter de l’autre coté, enfin sur le bitume. Je trouve encore la force de courir, en faisant gaffe de pas me faire coucher par une voiture, puis tout à coup, virage à 90° à gauche, THE dernière bosse. Là ça fait bien mal, mes mains sur les cuisses et je m’efforce de monter tant bien que mal. Je commence à voir la croix, ça y est on est en haut, Remy Regard immortalise le moment et c’est déjà la descente, le gars devant moi va tomber 3 fois, il est complètement mort. Puis vient le fameux mur avec une corde qui nous amène jusqu’à la place une dernière accélération et voilà l’arrivée.

Je termine 134e/317 coureurs en 2h47 ces 22 kms pour 1200m de D+, je me suis régalé de bout en bout, à coup sur je reviendrais en 2016, et il parait qu’ils veulent faire ça en mars….j’espère qu’il aura de la neige!

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CR course: Trail de Quillan 24,5kms et 1400m D+

affiche-trail-quillan-2015En ce dimanche matin il faut en vouloir pour se lever à 4h du matin et affronter les éléments de cette première manche du Défi Trail Sud. En même temps je me dis que ça s’intègre parfaitement dans mon plan d’entrainement qui m’annonce: « Sortie de 20kms ou trail en compétition 20km ». Après un bon trajet sur les routes audoises qui me rappellent ma première jeunesse, j’arrive à Quillan sous une pluie relativement forte, ça promet. L’organisation est bien rodée, je vais dans le gymnase pour récupérer mon dossard avec les manchettes (ça change du tee shirt), j’en profite pour m’équiper mais surtout j’enfile mon GoreTex car j’ai pas envie d’être une éponge du début à la fin, on y reviendra mais je ne sais pas si c’était le choix opportun… Je pars m’échauffer sur les premiers kilomètres, il y a pas mal de beau monde, notamment un petit contingent de la légion étrangère (de Castelnaudary, je pense) ainsi que beaucoup de coureurs des PO.

Nous y voilà, 7h50, le départ va être donné dans quelques minutes, c’est la première fois que je vois ça, il flotte tellement que tous les coureurs sont sous les bâches d’un restaurant ou sous les balcons, bref on dirait que l’on à peur se mouiller. 7h58, tout le monde se précipite sur le ligne, 8h00 c’est parti!

Un départ un peu rapide à travers les rues du centre ville, en gros je sais que la première difficulté se situe au niveau du kilomètre 3,8. Donc je remonte pas mal de monde tout en essayant de filmer avec le GoPro autant allier l’utile à l’agréable, j’essayerai de monter le film un peu plus tard. Bref, devant ça part très très vite, au bout d’un kilomètre, une mini mine sur une petite cote me met le cardio pile poil, parfait quand on est bien froid. La descente vers le village de Ginoles me permet de me refaire un petit peu, mais comme j’ai envie de me faire plaisir, je ne contrôle rien, je lâche tout on viendra quand ça va exploser. Pas besoin d’aller chercher bien loin, on remonte un bon coteau dans le village, premier cliché de photographe, je m’efforce de passer ça en marchant mais ça tire, quelques encouragements dans le village, on sort de se dernier and here we are!
Quillan GHU (81)THE difficulté de la journée une première montée de 700m de D+ sur 4,6km de montée. Le début n’est pas évident nus sommes sur du schiste qui s’effrite sous la pluie et les pas de tous les concurrents. Sur le premier kilomètre je vais me faire déposer par plus de 50 coureurs, No Pain No Gain, je n’ai fait aucune sortie en montagne depuis le début de l’année et ça se voit d’entrée de jeu, mes mollets me font un mal de chien, le bas du dos idem, on dirait un petit vieux, je vais tenir jusqu’à la moitié de la montée avec les mains sur les genoux pour pousser à chaque pas. J’accumule également les bourdes, car mon fameux Gore Tex me fait transpirer comme un fous et la flemme m’empêche de l’enlever. Sur la fin de la montée, mon moral revient au beau fixe, je suis dans un petit groupe qui me semble être à mon niveau, on va arriver jusqu’au premier petit sommet, dommage que ça soit bouché car la vue doit être magnifique. Je suis avec un gars costaud juste de vent moi, on bascule et on lâche tout sur cette petite portion de descente en single au milieu des arbres, un vrai régal.
Toute bonnes choses ont une fin, et quand il faut prendre la direction de la fin de la grosse bosse, c’est le passage Talasso, une boue de fou furieux avec l’impossibilité de prendre un appui au milieu de ce passage entre les pins, le seul avantage c’est que j’ai repris du poil de la bête et que je cours sur l’ensemble de cette montée, une coureuse devant moi prend une gamelle digne de la médaille d’or pour bêtisier, mais on arrive enfin en haut du Col des Crasses Crabides (1148m), où l’on nous contrôle.

Le début de la descente est une succession de bosse type montagnes russes, je me régale sur ce premier 1,5km  car l’on peut courir régulièrement jusqu’au Col du Rouat (1057m). La deuxième partie n’est pas du tout du même acabit,on est sur des pentes entre 25 et 30% de déclivité et là c’est la douleur au niveau des quadris qui commence à monter. Il n’y a pas de secret, il faut travailler le spécifique pour arriver à être à l’aise en course, si on ajoute en plus une pincée de surpoids, on obtient le mélange idéal! Mais bon je ne vais pas me démonter, je fais la totalité de la descente en courant.

Quillan_2015_G_ry_126_Puis vient la deuxième erreur de débutant de ne pas assez bucher le parcours, j’avais vu qu’il y avait une deuxième grosse bosse en terme de longueur pas forcément de dénivelé, mais pour les chiffres ça donne 1,8km pour 150D+ au milieu je croise un ravito qui va me faire du bien, mais j’avoue que cette bosse je vais la passer en marchant que je suis ruiné, du coup je vais un petit peu récupérer pour enchainer sur la descente, ou je vais être tout seul pendant plus de 25’, entre bois, feuilles, et sentier ça se passe plutôt bien jusqu’à ce que j’arrive dans un versant avec des cordes placées partout sur le versant de la paroi, et là après 200 coureurs des litres de pluies, autant vous dire que je suis content de croiser ce cordes pour arriver jusqu’en bas, je vais même peter mon alliance sur l’avant dernière corde.
La fin de ce supplice, on va enchainer un passage magique, plutôt chaud mais magique, on est en haut des gorges, dommage que ça soit bouché, mais l’endroit est majestueux, je pense même que j’y reviendrais en mode rando.  Tout à coup on débouche sur du goudron ou je vois sur ma gauche d’autre concurrents, c’est ceux du 14km qui sont beaucoup moins sales que nous et surtout beaucoup plus frais. On traverse Belvianes et Caviars, on traverse le ruisseau par un pont métallique, je lève là tête et je vois la dernière bosse, mes jambes m’en tombent presque…

J’essay de m’accrocher, mais là j’ai quasiment plus de forces, je vais passer toute la bosse à marcher, là vu le nombres de coureurs , le chemin est une marre aux canards, mais il ne reste plus que 3 kms alors on ca serrer les dents, une fois en haut, on aperçois le village de Quillan, ça y est..

Quillan_2015_G_ry_370_Là il ne me tarde plus qu’une chose d’arriver et de souffler, je vais courir toute la descente plutôt rapidement d’ailleurs, je récupère au moins une dizaine de coureurs, puis nous arrivons sur la terre ferme et le goudron à l’entrée du village, une dernière acceleration dans la grande rue, et je passe l’arche d’arrivée.Au final un chrono de 3h38’21 à la 213e place sur 277 coureurs, c’est pour vous dire comment j’en ai bavé. Un autre fait marquant, seul le top 10 est entre 11 et 10km/h, tous les autres en dessous de 10, ce n’était pas de la haute montagne, mais les conditions ont rendu le terrain très compliqué.
Quillan GHU (388) Bilan de cette première manche du Défi Trail Sud, compliqué… suite aux Citadelles…

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CR 5e Edition Forest Trail, un petit air de Sainté Lyon

2015-02-15_23-25-50Comme chaque année, je programme ma saison en fonction de ce premier objectif qui est le Forest Trail, pour 3 raisons: j’adore courir la nuit, ce sont mes chemins d’entrainements, mais surtout parce qu’on a le temps de s’entrainer après les fêtes. Cette année, la prépa n’a vraiment pas été au rendez vous avec mon problème dentaire qui me poursuit encore aujourd’hui, mais je ne me serais défilé pour rien au monde car depuis plus de 4 mois, j’ai motivé des collègues de boulot à prendre le départ à savoir Benoit et Denis.

C’est avec un petit -3° que je rejoins mes compères à Levignac, personne ne c’est défoulé et ça sent vraiment la bonne soirée, pas de pluie à l’horizon, on est bien couvert donc on ne devrait pas forcément avoir froid, et il n’y a pas de plaques de verglas, conditions idéales. On se retrouve donc tous les 3 sous la halle, on va attendre le dernier moment pour sortir, car ice n’est pas forcément le mois de juin. Par rapport à l’an dernier, on part au centre du village et non au niveau de la poste, je me dis qu’en fait on va faire une boucle pour revenir sur la route de Pibrac, mais j’ai vraiment tout faux, le parcours 2015 est inédit. Dernier briefing d’avant course avec les consignes de sécurités, on est en plein milieu, je dis à Benoit et à Denis que l’on peut s’avancer car je crains les bouchons un peu plus loin. IMG_0853

Les fumigènes s’allument, ça y est la meut est lancée, je leur souhaite bonne course et de mon coté j’ai décidé de faire la mienne, avec un objectif entre 2h00 et 2h10. Ça pousse pas mal, on marche même jusqu’à la ligne de départ, puis on commence à trottiner, j’entend un grand boom derrière, un coureur est allongé il s’est mangé un container, il démarre bien :-). departOn prend la direction de la Save, pour emprunter un chemin de terre qui longe la rivière, comme chaque année, sur premiers kilomètres j’essaye d’éviter les grosses flaques d’eau que je découvre au dernier moment car on est vraiment en gros paquet, j’essaye de doubler à droite à gauche quitte à me mettre dans le rouge car je sais que ça va bloquer à un moment. Tout à coup, le paquet s’arrête, premier entonnoir, ça ne va durer bien longtemps, heureusement pour moi, par contre derrière je pense à ce qui vont galérer, on continue pendant 500m le long d’un champs, la boue est ultra collante, je suis content de mon choix de chaussures (Salomon Slab Sense 3 SG), tout simplement car elles sont légères, mais surtout l’accroche est parfaite, quand je vois certains partis en chaussures de routes, je me dis qu’ils vont en chier.
On arrive sur la route, en fait ça fait un U, je regarde donc sur le coté, où l’on vois tout un flot de frontales, c’est juste magnifique et ça me fait penser à ma participation lors de la Sainté Lyon, du coup je vois que je suis dans le premier tiers. Je décide d’accélérer et de continuer à doubler quitte à le payer un peu plus tard, mais je veux absolument pas perdre mon temps dans des bouchons, d’autres utilise la même technique que moi, ça donne une allure à 13km/h, virage à gauche et nous voilà dans la première bosse, heureusement elle est sur goudron. Je suis avec un gars du TUC (club de Triathlon), qui monte au train, les jambes sont là, même si j’ai le cardio qui grimpe à 90%, je vais passer toute cette cote en coup.
En haut, ce sont les choses sérieuses qui commencent, il y a encore beaucoup de neige qui est plutôt dure ce qui permet de ne pas être encore trempe. Après une courte descente, nous voilà dans un vrai mur, je suis content d’être bien placé car le sentier n’est pas encore une tranchée mais ça devrait venir. Il est très difficile de prendre ces appuis, la moindre branche, ou tronc est bon à agripper pour pouvoir monter. Une fois en haut on fait la bascule, et j’avoue que toute cette soirée, je vais prendre mon pied dans l’ensemble des descentes, ou je vais débrancher le cerveau m’engager sur l’avant pour arriver à prendre de la vitesse., du coup je vais doubler pas mal de coureur qui ont peur de se faire une cheville.
Au 5e, on sort du bois, pour récupérer un chemin de terre qui longue une haie, c’est le moment que je vais choisir pour inaugurer mes chaussettes, en effet, j’en ai marre de zigzaguer, le tout droit est le plus court, et vue que j’ai envie de relancer, je vais passer dans 10cm d’eau, ça a le mérite de me réveiller.Pendant 2kms, on va être un groupe de 6-8, ça va nous permettre de relancer en permanence, mais également d’être vigilant, en annonçant « souche », « branche », j’avoue que ça me saoule un peu, jusqu’à ce que je mette un énorme shoot dans une souche, et que je sois à 2 doigt de me ramasser, bref derrière je vais annoncer les souches :-).
Le parcours est relativement roulant, si ce n’est de temps en temps de beaux tape culs qui ont le dont soit d vous mettre le feu dans les cuisses, soit de vous faire marcher sur les 10 derniers mètres. Comme si on n’avait pas assez d’eau ou de boue, on va se mettre à longer l’Arsène, c’est le pont bas de la course. Derrière, c’est l’avant dernière difficulté de la course, une belle montée par paliers, là c’est également chacun pour soi, il faut s’agripper à tout ce qui dépasse, non seulement pour rester debout, mais pour pouvoir monter. Ca fait un bon moment que je suis avec 2-3 coureurs que je double, puis qui me rattrapent, une fois au sommet, on est au point culminant de la course, on va traverser un champs plein de neige, mais surtout c’est le seul endroit où je vais vraiment avoir froid du fait du vent glacial qui nous vient de coté.10959699_918434101521104_3288868977097708923_n

A partir de là, je décide de serrer les dents et de tenir la cadence, on s’est regroupé à 5, personne ne double, on est juste bien concentré à ne pas glisser, et à ne pas se prendre les pieds dans une racine. A force on arrive sur la route, où j’en profite pour décrotter mes chaussures, mais ça ne va pas durer bien longtemps, car l’on va bifurquer sur la gauche pour reprendre un chemin de terre ou de boue, pour revenir sur le sentier que l’on a pris à l’aller.

On va enchainer une première descente, ou l’on se traine car l’on est sur un single, je ne vois pas la tête, mais dans tous les cas, soit il a peur, soit il aime pas descendre. J’avoue qu’à force je suis complètement désorienté, je ne sait pas du tout où nous sommes. Durant cette dernière montée, je vais doublé le coureur qui créait le bouchon, ainsi qu’une féminine, que je croyais être la première. Dernière descente dans la boue, je lâche tout, je vais finir 2 fois contre un tronc car les virages sont larges, mais peu importe, le final est proche, tout a coup on débouche en haut de la toute première côte que l’on a monté au train un peu plus tôt. Il reste 3kms.

Sa tape fort, avec la fatigue, j’avoue que j’ai du mal à amortir mes foulées, du coup je descends comme un pantin, mais j’avance plutôt bien (13km/h) et que je commence à ramasser les morts, notamment ceux qui sont perclus de crampes. Sur la route du bas, j’ai 2 féminines en ligne de mire, pensant que c’est la n°1 et 2, et mon coté matcho en mode ON, j’accélère pour les doubler, il me faudra un bon kilomètre, dernier effort le long de la Save, ou je passe encore quelques coureurs, on passe le petit pont et on m’annonce arrivée, 500m, un dernier effort à travers le village et je passe la ligne d’arrivée en 2’00’59, pour 18,4km et 382m de D+ à la 105e place sur 600 coureurs.
IMG_0989Très satisfait de ma course, et surtout dans l’objectif temps fixé initialement, la saison est lancée!

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http://www.movescount.com/fr/moves/move52307427

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Test chaussures: Salomon Slab Sense 3

2014-12-14_21-31-59Depuis presque un an je parcours les sentiers avec les Sensé 3 aux pieds, la rolls de la chaussure Trail sur parcours rapide. Cette chaussure fait partie de la gamme Slab développée depuis plus de 3 ans par Kilian Jornet himself. Vous l’aurez compris, sa philosophie sur la liberté et le mouvement naturel sont au premier plan sur ce modèle.

Basé sur le mouvement courir au naturel, on est d’entrée de jeu aidé par le drop faible de 4mm (13mm en haut du talon et 9mm sur l’avant du pied), habituellement je suis pas forcément fan des chaussures à drop très faible mais là j’avoue que le chausson aide à se sentir comme dans des pantoufles avec la technologie EndoFIT. Le trail exige un changement d’appuis en permanence, il est alors primordial de ne faire qu’un avec la chaussure, ces Sensé, ont une languette qui enveloppe la totalité du « coup de pied », ce qui fait que l’on perd aucunement de l’énergie sur la reprise ou le changement d’appuis, au départ, il faut s’y habituer car on est légèrement comprimé, mais au bout de quelques minutes, tout se met en place et c’est l’efficacité assurée.
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Lorsqu’on les sorts de la boite, ce qui frappe c’est la légèreté, 220g en 42, on se demande même comment elles vont nous protéger lors d’ultra, tellement il semble que tout le superflu est été supprimé. Coté look, très sobre mais chaleureuse, elles abordent les couleurs classiques de la gamme Slab, blanc et rouge, ce qui diffère de la gamme Ultra qui sont noire et rouge. Le chaussant est très fin, j’adore ce principe, elle me font penser au Adidas Adizero Adios Boost, ou là légèreté et le dynamisante son les axes de développements.Si sur route vous utilisez ce modèle, foncez, les Sensé sont faites pour vous. Niveau mesh, il est ultra aéré, j’ai eu l’occasion de les utiliser en course cet automne au milieu d’énormes flaques de boues, certes, j’avais les pieds tempes, mais l’eau s’évacue très bien, on pas l’impression de courir dans des éponges. Coté laçage, Salomon est resté sur son modèle « QuickLace », pour avoir des Speedcross, des X-Scream, ou encore les XT6, j’avoue que je suis fan de ce système, si vous serrez correctement, que vous verrouillez le système en venant coincer l’extrémité du lacet dans le loquet et que vous ranger le tout soigneusement dans la filet situer sur le dessus de la languette, impossible d’avoir les lacets défaits jusqu’à la fin de votre sortie ou course. Par contre, il convient de faire attention à deux petits détails, la languette (ou le système EndoFit) est tellement fin, que si vous serrez un poil fort, parsec vous craignez que ça se défasse, vous avez vite fait de vous coincer la circulation sanguine, et vous allez vous arrêter de vous même. Deuxième détail, le laçage monte très haut, du coup il convient de tirer vers le haut la languette quand vous faites les lacets, sinon la poche est coincée sur le dernier passage,c’est un coup à prendre.
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Et sur les sentiers ça donne quoi?
Je les ai portées dans toutes les situations inimaginables. Tout d’abord sur sentiers et sous bois secs, j’insiste sur le terme sec! C’est vraiment leur terrain de prédilection, vous souhaitez aller vite, le dynamisme est assez exceptionnel, quand à l’accroche dans se cas là, elle est vraiment au rendez vous, ce qui permet de relancer à chaque virage, ou sur chaque changement d’appuis.

2014-12-14_21-31-39Trail urbain, j’ai couru deux courses cette année sur ce principe et j’avoue que je préfère 100 fois chausser les Slab Sensé plutôt qu’un modèle destiné à la ville type City Trail comme les X-Scream. Encore une fois ces Sensé sont destinées à aller vite, loin de moi l’idée de me prendre pour Ussan Bolt, ou Kilian, mais parfois chausser des chaussures « pataude » peut être un handicap, clairement, si vous avez des soucis de dos, ou que vous vous rangez dans la catégorie « coureur lourd » passez votre chemin, car sur bitume ça tape, encore plus si vous avez une belle attaque talon. Par contre si c’est l’inverse, que l’attaque média pied est votre, alors la montée d’escaliers, les courses le long des digues va être un jeu d’enfant.

Mais Salomon, c’est pour le trail, le vrai, non?
Une de me premières sorties avait été l’ascension du Mont Fourcat, en Ariège. Au bout de 50m de sentier, j’ai rencontrer les premiers centimètres de boues pour arriver à des épaisseurs commune jusqu’à mis course d’une bonne dizaine de centimètres. Alors là, Solomon à beau nous vendre, son système Dynamic Traction, c’est à dire que les pavés plus larges (je pense que l’on parle des endroits en simili carbone) doivent prendre le relais dais que le sol devient meuble. Croyez moi, ici la magie n’opère pas du tout. De vrai patinette, qu’il y ai 1 ou 10cm, l’accroche devient pitoyable, et là on est déçu. Du coup pas besoin d’être en haute montagne pour rencontrer ces conditions, il suffit que vous soyez sur un petit trail de campagne de 15 bornes et qu’il y est une bosse de 30m de D+ un peu glissante, je vous jure que votre note artistique au niveau glissade, va être proche de 10/10. Sur cette même sortie au Mont Fourcat, j’ai rencontré la neige sur le dernier kilomètre, là encore, vous avez l’impression de marcher sur des oeufs, les crampons ne s’enfoncent pas, du coup en décente, là seule option est de se prendre pour Kilian, droit dans la pente et lâcher les chevaux, à vos risques et périls. Clairement, on sent que cette chaussure à été développée par ces soins, son besoin principal est la légèreté et le dynamisme, ses capacités physiques et ses jambes de cabris font le reste, par contre un Kilian il y en a qu’un et le commun des mortels, à besoin que Salomon, se penche sur ces petits détails. Pour l’accroche, ils ont réglés le problème, de manière efficace (grâce à leur service marketing digne d’Apple), ils ont créé un modèle spécifique les Sense Ultra SG.

J’ai enchainé les sorties en montagne avec notamment quelques sommets Ariégeois plutôt technique avec pas mal de pierriers, car j’avais l’intention d’emmener les Sensé à la Marathon race. Sur cailloux et pierres sèches, ont sent que ça le fait, je pense que l’on doit se régaler sur les autoroutes Alpines, mais les Pyrénées sont beaucoup plus sauvage et lorsque vous avez le malheur de prendre un appui bien franc sur une pierre pointue qui dépasse du sentier, là on sent que la semelle n’est pas bien épaisse, alors que le pare pierre en TPU, lui, fait bien le boulot. Pour toutes ces raisons, j’ai décidé de partir à Annecy avec les XT6, beaucoup plus «dure au mal » que les Sens, j’avais également peur de patiner sur les 2800 de D+.
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Dernier point concernant l’usure. j’avais attendu beaucoup de mal de ces chaussures sur les premiers modèles qui étaient à 200€. J’avais lu des CR de certains coureurs qui ne faisait pas plus de 250 bornes avec, n’étant pas sponsorisé par Salomon, je ne peux pas me permettre d’acheter 4 paires par an :-). Comme vous avez pu le voir, je les ai utiliser dans pas mal de situations et notamment autour de chez moi, ou je suis obligé de faire pas mal de route avant de trouver un chemin, si ce n’est quelques crampons qui ont sautés au niveau de l’extérieur du talon, pas d’usure dramatique, je pense que l’on peut faire 800 bornes tranquillement.

Pour conclure je dirais que chausser les Slab Sensé 3 est une vrai expérience, tellement on a l’impression de courir nu pieds mais très bien protégé. J’ai décidé de les utiliser sur mes séances rapides (fartelek), mais également en montagne quand je ne veux pas avoir l’impression de me trainer 3kg à chaque pied. Mais surtout je les réserve pour toutes les courses allant jusqu’à 25-30kms sur terrain sec, au delà, j’ai préfère me sentir plus protégé comme avec les XT6 par exemple.

Prix: 170€
Où les trouver: http://www.salomon.com/fr/product/s-lab-sense-3-ultra.html

Pour les curieux et ce qui voudrais attendre, ci dessous la photo du modèle dans sa 4ieme version (d’après le site Trailrunning)
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Test ceinture Salomon S-Lab S

329225Depuis mes début en course à pieds, sur mes sortie longues sur route j’utilise une ceinture porte bidon, jusqu’à ce jour j’utilisais la ceinture marathon Raidlight. Car choisir une ceinture n’est pas chose aisée, il faut qu’elle soit légère, qu’elle ne ballotte pas, que l’on puisse porter le minimum syndical, et surtout que les bidons soient facile à enlever et à remettre.

Alors lorsque Salomon a sorti sa ceinture avec les flasque souple, j’ai pas hésitez trop longtemps,car j’utilisais ces dernières avec les « gants », mon hésitation a juste durée le temps d’avoir une bonne promo, car comme d’habitude les produits S-lab sont toujours hors de prix.

Coté look, je la trouve assez sympa avec ces couleurs racing, à n’en pas douter, il y aura une version avec d’autres couleurs dans les prochaines éditions, mais le rouge et noir du coté de Toulouse ça fait toujours mouche… (Allez le Stade pour les incultes). Le système est assez intelligent, en fait c’est la ceinture est composée de 2 demi parties qui sont liées par l’intermédiaire d’une sangle. L’avantage incontestable de ce produit reste son poids de l’ordre d’une 100g hors flasques. J’ai même vu sur le net un petit malin qui a séparé complètement les 2 parties et qui a clippé la partie avant sur son sac Hydro 12L, il devait pas être serein car le sac qu’il portait, j’ai vu des gars faire le MDS avec…

Partie avant:
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Il y a deux poches nippées plus deux poches à élastiques, la matière est une sorte d’élasto du coup on peu mettre des choses assez volumineuses, pour ma part j’y glissait mon Iphone 5 qui ne rentre pas forcément dans toutes les poches, et dans l’autre j’y est mis jusqu’à 4 gels + mes clés.
Concernant les 2 poches élastiques sur l’avant, je m’en sert avant tout pour ramener mes déchets, mais il m’est également arriver d’y glisser des barres céréales.

Partie arrières:
IMG_0935-1C’est là que l’on vient glisser nos « fioles » magiques, on retrouve donc 2 poches au volume pas forcément généreux.La ceinture est livrée uniquement avec UNE flasque de 237ml! Marketing quand tu nous tiens, c’est comme si vous alliez chez Décat, et qu’ils vous donnaient qu’une seule gourde, c’est complètement aberrant, mais comme vous vous vous sentez tout con, vous êtes obligé d’en prendre une deuxième, sinon à quoi ça sert de s’acheter une ceinture porte gourde pour même pas une cannette d’eau. J’ai la chance d’avoir un sac hydratation S-Lab 5l, donc j’avais des flasques en stock, mais je trouve que la contenance 2x237ml bougeotte un peu, mais c’est surtout difficile à mettre et à enlever, j’ai donc opter pour des flasques de 150ml. J’ai utilisé cette ceinture en trail mais également sur semi et marathon, donc en compétition, où l’on n’a pas forcement le temps de s’arrêter pour venir gérer le maintient en position. Au départ, il est assez facile de les glisser, il ne faut surtout pas oublier de mettre le petit élastique car au bout de 2 accélérations, la flasque est par terre. Dès que l’on a bu 2 ou 3 gorgées, c’est là que ces flasques souples sont parfaites car on peut les comprimer et les glisser dans la poche, mais le mieux c’est à vide, car on a l’impression de courir sans rien autour de la taille.

Entre les 2 poches, on retrouve 2 élastiques pour pouvoir glisser un coupe vent, s’il est assez volumineux la compression marche assez bien, mais pour ma part j’ai eu la désagréable surprise de perdre ma veste en course sans m’en rendre compte…

Vous l’aurez compris, cette ceinture mise tout sur la légèreté et la technicité (par ailleurs, le mesh est juste magique et sèche ultra vite), bien sur tout cela est phase avec la gamme S-lab de Salomon, mais on est en droit d’attendre autre chose sur la tenue des flasques, le fait d’en avoir au moins deux, je trouve également que le système de serrage, se défait de temps en temps, ou du moins se relâche, bref je suis sur ma fin et à ce prix là c’est dommage voir interdit.
Version bleue
2014-11-22_23-48-18Prix: 65€
Ou la trouver:http://www.salomon.com/fr/product/s-lab-advanced-skin-1-belt-set.html

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Test veste :S-LAB LIGHT JACKET M

resizeImagePour compléter ma panoplie Kilian, les rayons mollets et poumons étant dévalisés, je me suis rabattu sur les vestes ultralight. L’Object de mon achat avoir une veste ultra légère, avec la possibilité de la plier en boule et de la glisser dans mon short ou ma ceinture porte gourde, ou encore mon sac 5l sans prendre une place inconsidérée, grâce à ce modèle Light Jacket Salomon remplit pleinement la mission.

Ce produit s’insère parfaitement dans la gamme S-Lab mais également dans la catégorie Sense avec le côté light&perform.Coté poids on est à 105g autant vous dire que ce n’est pas ce poids-là qui va vous freiner dans une monté ou dans une descente. Mais coté performance ça donne quoi ?

La respirabilité : j’ai acheté cette veste en début d’année, et comme à cette époque-là je courrais le matin à jeun, j’ai pu la tester avec un tee-shirt à manche longues ou courtes, le constat est mitigé mais balance plutôt du côté positif. Lorsque la température n’est pas forcément élevée (je dirais <15°), on transpire normalement, mais l’évacuation arrive à ce faire car le mesh du textile laisse passé la vapeur d’eau. Néanmoins, j’ai utilisé la même veste en montagne dans un gros dénivelé au levé su soleil, la sudation était beaucoup plus importante et elle avait beaucoup de mal à s’évaporer.
Mais ceci n’est pas forcément irréversible, la qualité et la légèreté du textile fait qu’il suffit d’ouvrir à moitié la veste, une légère brise fait que le vent qui s’engouffre à l’intérieur assèche la veste en moins de 10’’.
0120Confort : avec un poids de 105g, on va dire que l’on ne sent même pas cette veste, pas même sur une sortie longue de 3h00, ça c’est vraiment agréable. Elle taille assez près du corps, donc si vous pensez pourvoir, mettre votre sac à dos et enfiler cette veste par-dessus, je dirais qu’il ne vaut mieux pas car vous allez être gêné. La fermeture éclair se monte et se descend sans aucunes embuches, j’ai aimé le petit détail au niveau du cou avec une moreau de feutre qui vous protège des irritations, mais ce que j’ai aimé par-dessus tout, c’est la remonté de l’encolure, pour moi, ça ne me convient jamais, les fabricants pensent toujours que cette partie doit remonter le plus haut possible pour protéger le cou, mais au final ça gène, ça frotte, ça fait du bruit, bref ça ne va pas, ici c’est juste l’idéal, encore une fois on privilégié, le confort à la fonctionnalité.

13Imperméabilité : à 110€ sur le papier, on est en droit d’exiger qu’en plus de la légèreté ça soit un minimum étanche, et là…c’est le drame. Chaque fois que je suis partis en montagne avec je priais pour qu’il ne tombe pas des cordes car cette veste trouve vite ces limites. Pour s’isoler du froid du petit matin ainsi qu’une légère bruine, elle fait le boulot admirablement bien, je dirais c’est là qu’elle excelle. Mais si vous êtes sur une sortie de 40 bornes en montagne, où ils ont prévu un orage, au bout de 5mn il y a plus d’eau dedans que dehors, elle n’est pas assez déperlante non plus. En résumé c’est plus une Windstoper.

Prix : je l’ai abordé précédemment, on est sur 1€ le gramme, c’est malheureusement quelque chose qui devient commun chez les équipementiers. En gros en 110€, on a envie que Salomon se gratte encore plus la tête pour la rendre imperméable ! Heureusement qu’il n’y a pas que Salomon dans la vie, vous trouverez également Newline (que j’avais emporté avec moi lors du MDS), GoodPeoplerun, et Asics.. Votre deuxième arme sera les bons de réductions, sur le site running, j’ai eu 40% de réduc, du  coup le produit m’a paru beaucoup plus abordable et je me suis fait plaisir, et à ce jour je ne regrette rien.

Où la trouver : http://www.salomon.com/fr/product/s-lab-light-jacket-m.html
Prix : 110€

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Test produit: Chaussures SALOMON Speedcross 3

Au mois de novembre, je me suis posé la question de savoir avec quelle paire de chaussures j’allais courir la Saintélyon mais pas seulement, car durant le mois de janvier j’avais également prévu un trail blanc ainsi que d’autres trails certainement très boueux. Du coup, ma première réflexion c’est portée sur une chaussure qui doit comporter une accroche sur tous ces terrains si particuliers, j’ai donc choisi les Salomon Speedcross 3. Avant de passer à l’achat j’ai discuté avec le Gérant du magasin Running Zone, Régis Godilion, pour savoir si cette chaussure était faite pour les coureurs universels (elle corrige également une légère pronation), car Salomon m’a causé de sacré soucis dans le passé avec ses XT Wings et son contrôle de pronation qui m’a provoqué une TFL après un mois d’utilisation, depuis ce jour-là, je m’étais dit Salomon plus jamais.
Mais la marque m’attirant toujours autant, j’ai voulu re tenter une nouvelle expérience avec les Speedcross 3, profitant d’une belle promo je n’ai pas longtemps hésité. Lorsque l’on ouvre la boite, il y a rien à dire, leur look sobre (toute noire, mais existe également en modèle flashy), surmonté du système Quicklace rouge, en jette, mais là n’est pas l’essentiel. Le point clé c’est la semelle et tout le système de cramponnage, on voit clairement que ce n’est pas de chaussures pour faire 100 bornes de bitume par semaine car je pense que l’investissement pourrait vous revenir cher avec l’usure des crampons. Clairement cette chaussure, est faite pour le sentier, bien entendu si vous avez quelques kilomètres à parcourir sur la route entre votre domicile et vos chemins d’entrainements, ne vous inquiétez pas, elles n’auront rien. Mais la semelle « monobloc », on voit clairement qu’elle est fabriquée en une seule fois laisse présager que c’est du solide. L’avant du pied est quant à lui protégé par un pare pierre qui intègre 2 crampons sur l’avant, au cas ou vous voudriez faire des « pointes », et les flancs des chaussures sont surmontés d’un renfort plus ou moins étanche qui permet de passer dans la rosée sans avoir les pieds particulièrement mouillés. Niveau confort, c’est relativement douillet, on sent l’expérience de Salomon sur ce point-là et surtout son retour d’expérience, avec des coureurs qui veulent faire toujours plus long avec leurs chaussures.

Et en mode trail ça donne quoi ?
Malgré la légèreté des chaussures (XXg), le changement après des heures et des heures d’Adizero Adios 2, se fait sentir même si globalement le confort est relativement correct. Coté dynamisme ces Speedcross 3, sont assez intéressantes, du fait qu’elles ne soient pas rigide au  niveau du chausson, ce qui nous permet une certaine souplesse au niveau de la foulée et par conséquent une utilisation sur tous les terrains.  Je me suis même amuser à réaliser des séances de côtes ou des séances au seuil, à chaque fois le résultat a été satisfaisant à savoir que je n’ai jamais été bridé par la chaussure.
Mais venons-en au fait de l’achat de ces chaussures : l’accroche. Je les ai emmené sur tous les terrains, à savoir route, sentier enpierré, sentier herbeux, terre, neige, verglas, le choix est vaste. C’est assez simple, elles n’ont jamais été prises à défaut, non seulement il est possible de relancer à n’importe quel moment et ça c’est sacrément appréciable, notamment lorsque l’on se trouve sur des sentiers boueux, on sent vraiment que c’est leur terrain de prédilection. Dans la neige, encore mieux, au moment de cet épisode climatique, j’ai vu fleurir des tests ici et là de « Yakatracks ou easyshoes », certes ces systèmes sont assez bien adaptés, mais avec les Speedcross pas besoins d’accessoires supplémentaires, vous ne resterai jamais bloqué et c’était la raison numéro un de mon achat. Cependant, il faut noter une remarques, les crampons sont relativement prononcés, et comme des crampons de foot, si le sol est très lisse et humide, type dalle de béton, ou escalier en bois, c’est la chute assurée, il convient donc de ce méfier de ces surfaces-là. Au niveau des crampons, j’ai n’ai fait pour le moment que des sorties de 30kms maximum, et sur du très long, je m’interroge quant à savoir si on les ressent vraiment sous le pied (pour les anciens footballeurs l’image va parler : mais c’est peut être comme jouer avec des vissés au mois d’août…).
 Revenons un peu sur la chaussure en elle-même, et essentiellement sur le mesh. Encore une fois, on sent l’habitude de la maison Salomon sur l’ensemble de ces éléments, et notamment le retour d’expérience de nombreux testeurs que ce soit des élites ou des traileurs lambdas. Le mesh parait pas forcément très aéré et c’est relativement agréable en hiver pour éviter qu’un vent glacial ne vienne vous geler les pieds en traversant le chausson, mais il est assez aéré pour :

– évacuer la transpiration
– évacuer les litres d’eau dans lesquels vous êtes en train de courir lors de vos sorties longues hivernales, la plupart du temps pluvieuses.
Je pense même qu’en été si vous utilisez ces chaussures par forte chaleur et qu’il vous venez l’idée de traverser un ruisseau (ça arrive parfois en montagne), au bout de quelques temps vos pieds retrouveraient le sec.

Aujourd’hui avec presque 300kms au compteur, elles n’ont pas bougées, le tissu ne c’est pas décousu, les crampons ont une usure normale, alors que le début de mes entrainements débute sur le bitume, le système de laçage n’a pas bougé, je peux donc dire que pour l’instant, je suis relativement satisfait de ces chaussures et Salomon reprend petit à petit une place de choix dans ma sélection de chaussures pour le reste de la saison.
La légèreté est relativement agréable, ainsi que son dynamisme, pour ma part je les réserve en usage trail court (<40km), si je devais donner une piste d’évolution, ce serait plus d’enlever du volume autour du chaussant pour sentir encore plus la chaussures (c’est un peu ce qui est fait avec le modèle Felcross)

Poids: 313g en taille 42
Prix: 120€
Ou les acheter: http://runningzone.fr/shop/trail/223-speedcross-3-homme.html

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Qui suis-je

Records CAP
- 5km: 19'31 (Larra,2012)
- 10km: 40'44 (Toulouse,2012)
- Semi: 1h32'01 (Carcassonne, 2012)
- Marathon: 3h21'22 (Paris, 2012)

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